OL 2016-2017 : La Gones Académie dresse le bilan

« C’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens ». Et bien nous y sommes, accrochez-vous, ça va valser.

Salut les gones,

C’est terminé ! Les joueurs et les supporters vont pouvoir profiter d’un peu de répit suite à cet exercice éprouvant mais pour nous, pas le temps de niaiser : c’est l’heure du b-b-bi-b-b-bilan !!!

Si nous prenons ce ton si enthousiaste, ce n’est pas simplement parce que nous avons hâte d’en mettre plein la courge à ceux qui le méritent, c’est aussi pour vous prévenir vous, chers lecteurs, que cette académie se veut (en majeure partie) rigoureuse et objective. Ainsi, ne la lisez pas sur vos toilettes ou vous risqueriez bien de dépasser le temps critique des « fourmis dans les jambes ». Cet avertissement étant prodigué, passons au vif du sujet.

L’analyse générale que nous faisons de cette saison est fort simple : d’un point de vue strictement comptable, l’OL a réalisé une performance décente avec une nouvelle qualification européenne via la Ligue 1 et s’est hissé jusqu’en demi-finales de C3 sur la scène continentale. Pour beaucoup de clubs, ce bilan seul rimerait avec saison réussie pourtant nous diagnostiquons, en toute objectivité, un OL souffrant. Nous explorerons ainsi, au cours de cette académie, les causes mais aussi indices qui nous poussent à un tel constat et tâcherons de proposer des solutions ou pistes de réflexion, parce que critiquer sans proposer est aujourd’hui devenu synonyme d’être « un gros rageux ».

Point objectifs. 2 octobre 2016. Oupsy.


1.   La force des illusions

Record de points depuis le dernier titre lyonnais, record de buts en championnat en une année pour Alexandre Lacazette, l’OL a multiplié les indicateurs aussi rutilants qu’inutiles cette saison. Peu importe pour Jean-Michel Aulas, bien décidé à ne voir que le positif. Aussi, nous marcherons en son sens pour l’instant.


Des individualités de classe internationale

Cette académie ne pouvait exister sans un passage relatant le caractère exceptionnel de la saison d’Alexandre Lacazette : 45 apparitions, 37 buts, 4 passes décisives, 10 fois homme du match (source whoscored.com). Cette ligne statistique ferait rêver plus d’un entraineur, et ça n’est pas fini ! Avec seulement 2.7 tirs tentés par matches (en comparaison, Cavani est à 4.1, Aubameyang à 3.6 et Griezmann à 2.5), Alex possède donc des ratios de tirs cadrés et de but attendu par tir (xG/shot) absolument stratosphériques avec 50% de tentatives cadrées en Ligue 1 et 0.19 but par tir tentés. Quant à son impact dans les offensives lyonnaises, sa saison de Ligain le voit classé 5e du championnat avec une contribution à 0.75 buts par 90 minutes. Et cela ne glorifie pas la qualité de ses appels, décrochages, perforations qui ont sorti l’OL de la galère un nombre incalculable de fois cette saison ainsi que l’importance vitale de certains buts, notamment sur la scène européenne.

Derrière, des joueurs de grand talent se sont distingués offensivement, notamment Corentin Tolisso premier milieu relayeur au classement avec une contribution à 0.4 but par match. D’autres attaquants complètent les premières places: Mathieu Valbuena, Memphis et Nabil Fékir. A ce titre, la demi-saison de Memphis le propulse au coude à coude avec Kylian Mbappé pour une contribution à 0.94 buts par match. Aucune autre équipe de Ligue 1 ne possède autant de joueurs aussi haut dans ce classement, pas même Monaco ou le PSG.

Un budget d’envergure européenne

65 millions d’euros. C’est environ le budget de l’ASSE pour 2016-2017 mais c’est aussi l’augmentation d’une année à l’autre du budget de l’OL qui porte le total à 235 millions. Ceci permet donc au club d’intégrer le gotha européen en matière financière, et ce sans avoir encore vendu d’actifs significatifs. Forcément on peut donc se dire que l’OL est sur la pente ascendante et qu’à un rythme pareil, il ne faudra pas longtemps avant de pouvoir s’installer confortablement sur la scène européenne. Les moyens sont enfin là.


2.   Derrière le masque, la vacuité sportive

Cette partie est celle que Monsieur Aulas refuse de voir, ou en tout cas d’admettre publiquement, celle qui rend aujourd’hui la position de Bruno Genesio intenable, celle qui fait que l’OL peut rester indéfiniment ce club « à fort potentiel » à la lutte avec des projets comme l’OGC Nice version 2016-2017. Dès lors, si les statistiques évoquées en première partie sont un très bon signe pour l’OL, elles sont également un argument de poids en défaveur de Bruno Genesio. En effet, comment expliquer que l’équipe avec le plus de joueurs offensivement décisifs de Ligue 1 termine seulement 4e ? Il peut y avoir deux raisons à cela : soit la défense n’est pas à la hauteur soit ces 5 joueurs sont les seuls capables d’apporter un réel danger. En fait, dans le cas de l’OL il s’agit des deux. La faute à qui ? Selon nous, Genesio est en première ligne, et ce pour plusieurs raisons.


La famille OL ou la secte au sang-bleu

Le premier point flagrant à relever concernant cette saison est celui du copinage et du manque d’exigence lié à ce-dernier. De nombreuses sources internes, parfois confidentielles, parfois publiques (à l’image de Mathieu Valbuena) ont dénoncé le confort et le manque d’ambition qui prend de plus en plus de place aux entrainements collectifs. Le staff se la joue copain-copain avec le groupe qui ne cherche plus à se dépasser voire se repose carrément sur ses lauriers et finit par se faire honteusement surprendre en rencontre officielle (coucou Lorient, Dijon etc…). Ceci s’étend à l’ensemble du club lorsque des personnalités comme Cris en équipe jeunes se voient confier des responsabilités en dépit d’un manque de compétence avéré et se voient même confortées grâce à leur bonne relation avec l’institution et notamment Jean-Michel Aulas. En guise de simple information, la deuxième académie d’Europe a terminé la saison en 10e position sur 14 en championnat U19.

Autre conséquence déplorable, les joueurs préférés du staff jouent systématiquement, en dépit de toute prestation et aux dépends des recrues qui se voient reléguées sur le banc voire en tribunes à la moindre erreur. On en arrive alors à titulariser des peintres finis, des joueurs hors de forme ou simplement pas au niveau des enjeux quand des entraîneurs, eux, véritablement professionnels louent les mérites de joueurs que notre staff ne considère même pas dignes de la feuille de match. Qui a raison ? Ceux que vous pensez évidemment. Statistiques à l’appui, Sergi Darder qui sort d’une saison délicate parvient néanmoins à écraser tous les joueurs qui lui ont été préférés, et ce en un seul chiffre : 0.32 xG/match. En comparaison, Gonalons est à 0.09, Ghezzal à 0.30, Ferri 0.23. Cela signifie que si les buts et les passes décisives avaient été réalisés en suivant parfaitement les chances qu’avait chaque action de terminer au fond (si Cornet n’avait pas vendangé comme un malpropre par exemple), Sergi Darder aurait été impliqué dans 0.32 but par match. Mieux que Gonalons, évidemment, mais également mieux que son concurrent direct et mieux que celui qui le pousse sur le banc pour être placé ailier. D’autant que défensivement, avec 1 tacle et 1 interception par 90 minutes, il dépasse encore Jordan Ferri. Sans transition, on enchaine avec Mammana. Défensivement, l’argentin a réalisé 2.2 tacles, 2 interceptions 5.9 relances pour seulement 0.8 fautes. En comparaison, les lignes statistiques respectives de Nkoulou, Diakhaby et Mapou sont 1.4-2.4-4.3-1.3 / 1.4-2-6-1 / 1.5-1.6-3.7-1.1. Cela confirme le ressenti visuel qui est qu’Ema est notre défenseur le plus intelligent et le plus propre au duel.

Cependant, il y a plus grave encore : les totems d’immunités réservés à certains joueurs – Maxime Gonalons pour ne pas le nommer –  conditionnent intégralement le dispositif tactique, le rendant bancal et inefficace. Ceci reste malgré tout du fait de Bruno et de son staff qui n’ont pas le cran de mettre sur le banc certains joueurs et qui n’ont pas le professionnalisme pour voir plus loin que leur favoritisme de bas étage et leur chauvinisme écœurant. In fine, le staff sait, lorsque le match débute, que l’équipe choisie n’est pas celle qui maximise nos chances de produire du jeu et de remporter le match, ce qui est une aberration complète à tous les points de vue.

– Du coup j’ai pas compris… C’est quoi cette histoire de vidéo avec le clebs de Morel qu’ont trouvé Gonalons et Ghezzal ?

– J’ai pas envie d’en parler.


L’imposture Genesio

A l’image des multiples essais tactiques réalisés jusqu’à 6 mois après le début de saison, Genesio n’a jamais eu d’idée précise de ce qu’il désirait accomplir ou proposer. Il se perçoit comme celui qui doit gérer le groupe et disposer les joueurs en une composition, que soit 3-5-2, 4-4-2, 4-3-3 etc… Pour lui l’important est « l’animation offensive ». Et cette animation offensive fut peu inspirée cette saison, d’autant que les combinaisons se travaillent à l’entrainement et on en revient donc à notre point précédent. Cependant, même lors des 6 derniers mois de 2015-2016 pourtant pleins d’entrain et d’enthousiasme nous avions déjà relevé des lacunes structurelles fortes dans le jeu tel qu’imaginé par Bruno Genesio. En effet, au-delà d’une baisse de motivation au sein du groupe, l’équipe ne produit même pas, de base, un jeu ne serait-ce que cohérent. Si Jean-Michel Aulas s’est refusé à toute critique cette saison, nombreux sont ceux qui ont été exaspérés, blasés pour ne pas dire complètement repoussés par l’incohérence et les erreurs (au demeurant jamais corrigées d’une semaine à l’autre) qui émergent des plans de jeu de ‘Pep’ Genesio. A ce titre, nous avons décidé d’utiliser une nouvelle fois les chiffres qui, s’ils sont plus rébarbatifs qu’un crochet intérieur de Rachid Ghezzal, ont le mérite, eux, d’être pertinents. Très simplement d’abord, l’OL a encaissé 48 buts en Ligue 1 ce qui en fait la 10e défense de Ligue 1, entre Lille et Angers. Plus intéressant encore, à domicile, Lyon possède la 17e défense de Ligue 1 avec 26 buts encaissés, comme si lorsqu’elle jouait haut, avec la volonté d’attaquer, l’équipe lyonnaise était incapable de défendre les contres. En termes visuels, c’est effectivement ce qu’on a pu voir à de nombreuses reprises, avec comme point d’orgue la défaite contre Lorient. Offensivement maintenant, l’OL a souvent semblé sans inspiration, répétant un schéma de possession en U jusqu’à ce qu’un des joueurs offensifs se décide à un exploit individuel. En guise d’illustration, l’OL a réalisé 45 passes décisives en Ligue 1 et 12.7 dribbles par match. En comparaison, Nice est à 49 passes et 10.6 dribbles, le PSG à 55 passes et 12.6 dribbles et Monaco à 65 passes et 10.6 dribbles. Rapporté au nombre de buts marqués, l’OL marque 0.58 buts suite à une passe décisive, Nice 0.78, Paris 0.66 et Monaco 0.61. Les statistiques ne veulent pas tout dire, Lyon a eu beaucoup de penalties nous direz-vous. Justement, parlons-en. L’OL a obtenu 12 penalties cette saison, plus que toute autre équipe. Pourtant il serait malhonnête de dire que nous possédons de façon irréfutable les meilleurs dribbleurs du championnat. D’ailleurs, d’après Whoscored toujours, nous n’avons aucun joueur dans les 15 meilleurs dribbleurs du championnat (en termes de dribbles réussis par match). Qu’en déduire alors ? Ce que nous avons relevé plusieurs fois cette saison : la tendance qu’ont les attaquants lyonnais et notamment Alexandre Lacazette ou Nabil Fékir à foncer frénétiquement dans le tas en espérant qu’un défenseur maladroit leur crochète le pied d’appui. Souvent nous avons vu des tentatives de percée sans autre but que celui de provoquer la faute, le joueur partant s’excentrer ou s’enfermer complètement, à défaut d’autres solutions. Ainsi nous arrivons bien à la conclusion que ni offensivement, ni défensivement, ni même dans son jeu de transition, Genesio n’a su proposer un plan de jeu qui fonctionne.

Point objectifs. 23 février 2017. Oupsy bis.


Le néant de l’identité sportive

Le deuxième aspect qui nous a interloqué cette saison est celui du vide intersidéral qui correspond au projet sportif lyonnais. Pas de directeur sportif, un Gérard Houiller à la fonction plus que douteuse, un Flo Maurice bien seul et dont les transferts sont mutilés par le staff, un coach sans projet qui navigue au cap, l’OL est un amas d’actifs, de valeurs marchandes mais n’a aucune identité sportive. Niveau mercato, Lyon ne cherche ni à recruter en termes de profils, d’âge ou de potentiel comme le prouvent les cibles récurrentes ces derniers temps : Traoré, Mounié, Marcelo… Les joueurs évoqués forment un ensemble hétéroclite qui ressemble plus à une stratégie de « bonne affaire » à l’image de l’ovni Rybus qui a eu pour seul mérite cette saison d’avoir été gratuit. Ainsi, un mercato fourni cette saison renforcerait très certainement l’effet patchwork de notre projet sportif plus qu’il n’améliorerait l’effectif de façon cohérente. Et quand bien même Flo Maurice parvenait à convaincre les dirigeants de suivre son plan de recrutement 5 étoiles, tout cela serait sabordé par Bruno Genesio de la même manière qu’un pendentif en pierres précieuses passerait pour un inutile étron brillant lorsqu’accroché au cou de Christine Boutin.


3.   Synthèse et propositions

En conclusion de ces deux premiers développements, on peut affirmer que le bilan de Bruno Genesio bénéficie de ses individualités car il en est en réalité absolument dépendant. Il n’est donc pas étonnant de voir que les joueurs les plus brillants sont ceux qui partagent les meilleures relations avec lui. Cependant, avec des rumeurs de plus en plus crédibles concernant l’avenir de nos pépites, l’OL pourrait très rapidement se retrouver sans grand joueur mais avec un beau pactole en poche. Une aubaine pour une restructuration nous direz-vous.


Les bienfaits d’un coach compétent

Un entraîneur avec une vraie identité de jeu, voilà ce dont l’OL a besoin. Cela lui permettrait non seulement de gagner plus souvent mais aussi d’améliorer le spectacle au stade relativement au prix prohibitif de nombreuses rencontres car, ne l’oublions pas, des personnes ont payé des centaines d’euros cette saison pour venir assister à des matches préparées par-dessus la jambe par l’équipe et le staff. A ce titre, les graphiques suivants sont révélateurs : la courbe bleue qui représente l’affluence moyenne au Parc OL en Ligue 1 au fil des matches montre une tendance à la baisse. Si celle-ci s’explique en partie par l’absence de confrontations comme Paris ou Sainté en deuxième partie de saison, l’histogramme rouge montre que les matches « normaux » ne dépassent plus les 35’000 spectateurs de façon quasi systématique sur la deuxième moitié de la série. Par ailleurs, le match 10 (Marseille) et 17 (Monaco) ont été bien moins suivis que Sainté (4) ou Paris (7), preuve que le jeu made in Genesio en a dégouté plus d’un.

Point billetterie.

Au-delà de l’argument financier, un coach permet d’attirer de meilleurs joueurs, de faire progresser ceux qui sont au club et de faire éclore les jeunes, ce qui n’est pas le cas en ce moment comme le démontrent les cas Aouar et Gaspar, tous deux empêchés de briller par des joueurs dont la médiocrité est à présent sans équivoque (Ghezzal, Cornet, Jallet). Finalement un coach d’envergure permet à son club de céder des joueurs à bons prix tout en sachant que ses arrières sportifs sont assurés par un plan de jeu qui ne repose pas exclusivement sur l’exploit personnel. Cela permet alors de travailler en symbiose avec un directeur sportif qui sait quel profil recruter, à quelle échéance, avec quel budget et pour quel rôle dans l’équipe.

Et ce bien avant le N.E.U.F. P.U.T.A.I.N. D.E. J.U.I.N.


La nécessité d’une autorité sportive forte

Ces dernières années, aucun président dans aucun club de football sur cette planète n’a bâti une équipe capable de gagner des titres sans une figure reconnue l’épaulant dans les décisions sportives. Ainsi, Séville a gagné des titres grâces aux trouvailles de Monchi, la Juve s’est hissé dans le top 2 mondial à une vitesse record grâce à son trio infernal Marotta-Fabris-Paratici tandis que le PSG a perdu le fil depuis le départ de Leonardo et ne l’a pas retrouvé depuis l’arrivée du plagiste Patrick Kluivert. Aujourd’hui, les archétypes de joueurs se multiplient, des rôles sont inventés chaque saison : qui aurait pensé il y a 2 ans voir Mario Mandzukic ailier gauche ? Ainsi, les statistiques deviennent des clés de lectures aussi vitales que trompeuses pour les recruteurs et il est donc vital que les décideurs sportifs soient compétents et sachent faire entendre leur voix au Président qui a forcément autre chose à faire que passer sa journée à superviser des joueurs et s’enquérir des disponibilités. Impossible de continuer sans enfoncer des portes ouvertes, passons à notre proposition concrète.


Le facteur X Juninho

Juninho est un peu le Zidane lyonnais, toute proportion gardée. Et l’exemple du technicien madrilène nous a inspiré pour cette idée. Comme Zizou avant lui, Juninho bénéficie d’une immense côte de popularité dans son club mais souffre également d’un manque d’expérience flagrant aussi bien en termes d’encadrement que de travail administratif. Aussi, ce serait gâcher que de se priver d’un homme au charisme et au leadership aussi important dans l’optique de gérer un groupe. Notre proposition est donc d’amener Juni à moyen voire court-terme aux commandes de l’équipe. Pour ce faire, nous recommandons à l’OL de se séparer d’un de ses deux entraîneurs Cris ou Flachez qui ont tous deux suffisamment brillé d’incompétence afin de confier la direction de la CFA à Juninho. Cela lui permettrait en parallèle de passer ses diplômes d’entraineurs et d’inculquer aux jeunes lyonnais ses préceptes de jeu. Pendant cette période, ne pouvant continuer avec ce rigolo sur la touche, les dirigeants lyonnais engageraient un entraineur réputé, capable d’enseigner les ficelles du métier à Juni qui deviendrait, au cours de l’avant-dernière année du contrat dudit entraineur, l’adjoint de l’équipe pro. Au départ de ce coach de renom, Juninho se verrait alors seul aux commandes de l’équipe, bardé de diplômes, principes et astuces qu’il pourra mettre en application. Son immunité au sein des supporters pourra même lui autoriser une année d’adaptation.

Ou alors, on vend nos meilleurs joueurs, on achète des trentenaires et des mercenaires, on garde Genesio et on coule tranquillou.

Vous l’avez compris suite à cette note de cynisme, notre bilan s’achève ici. N’hésitez pas à partager le travail qu’auraient dû faire les pucelles encartées qui ont trop peur de perdre leur pass VIP au Parc OL. On se retrouve pour une académie de rentrée en août, profitez de l’été, buvez beaucoup.

BA,

LN&PI


PS : Coucou toi. Tu pensais qu’on t’avait oublié ? On a failli. Mais quand on a vu que finalement Aulas avait décidé de s’agenouiller une dernière fois devant toi pour que ton entourage déclare que tu souhaitais aller à Milan, on s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser passer. Aussi, Rachid Ghezzal, si tu nous lis sache que bien évidemment nous ne souhaitons plus jamais revoir ton corps de lâche porter une tunique aux couleurs de l’institution mais nous espérons également de tout cœur te voir croiser un jour la route de Nigel de Jong, Neil Taylor ou autre Valentin Esseyric. La vaste fraude footballistique que tu es n’existerait même pas si l’OL t’avait laissé à ta place, en CFA au lieu de te proposer 300 000€ par mois. Tu ne vaux rien, ceux qui continuent à t’estimer sont des idiots, tu ne comprends même pas les fondements de ton propre sport mais tu réclames un pont d’or. Nous te souhaitons donc un mirifique contrat au Changchun Yatai, un de ceux qu’on ne refuse pas, afin que ta carrière termine au cimetière des surcôtés, juste entre celle d’Hatem Ben Arfa et celle d’Anthony Le Tallec. Sur ce…

Lexie Najas

Forme avec Paul Igarque le duo d'anal-yse le plus infernal depuis Thierry Roland-JM. Larqué. Jour 307: Le respect des autres académiciens n'est toujours pas acquis.

9 Comments

  1. Vraie question : quel est le bilan du recrutement fait par Florian Maurice ? Quels sont les joueurs qu’il a maené et qui ont été achetés, et quelles sont les pépites que le staff n’a pas voulu ?

    • Son blian est mitigé. Il a eu de bonnes idées en faisant venir Darder, Mammana et Tousart par exemple. Les deux premiers ont été et sont très mal utilisés par le coach selon nous. Au dernier mercato d’été il a aussi voulu faire venir Roger Martinez qui aurait été une excellente doublure à Alex mais malheureusement ça ne s’est pas fait. Et il y a des échecs comme Mapou à 8M.
      Mais le vrai problème est que le duo Aulas – Lacombe est le directeur sportif de l’OL. Il faudrait justement un homme qualifié pour trier les profils qui lui seraient suggérés par une équipe de recruteurs étoffée autour de Florian Maurice.

  2. Vous auriez du commencer par le PS. Sinon c’était bieng quand même, à part que je ne comprends rien dès qu’il y a ces formes bizarres qui servent à compter.

  3. Donc si j’ai bien compris c’est Gonalons, Ferri et Guezzal qui ont mis Darder sur le banc ou en tribune? Alors qu’il les éclate aux xG?
    Vous voulez vraiment nous pousser à imaginer Darder jouer à la place de Gonalons? C’est cruel pour votre chouchou!
    Et franchement, je crois pas que la place de Ferri cette saison soit très enviable.

    • On se contente de comparer avec les joueurs qui ont été préférés à Darder dans les compositions ou les remplacements. Histoire de montrer qu’offensivement, les chiffres soutiennent ce qu’on pense, à savoir qu’il est atout conséquent dans la création lyonnaise qui a été terriblement faible et sans inspiration cette saison.

      • Je continue de ne pas adhérer à vos arguments:
        – que Gonalons soit préféré à Darder, c’est une évidence: ils ne jouent pas au même poste, ils ne sont nullement en concurrence, je ne comprends du coup pas du tout pourquoi vous en parlez. Lopes aussi a plus joué que Darder, si on va par là.
        – Ferri: là oui, ils sont effectivement en concurrence au poste de milieu relayeur. Je wikipedie leur saison à chacun: c’est exactement la même. Darder 34 matchs, 2 buts, 3 passes décisives; Ferri, 35 matchs, 3 buts, 2 passes décisives. Donc dire que Ferri a mis, ou contribué à mettre Darder sur le banc est tout simplement faux, sauf à penser que Ferri est une buse intersidérale qui aurait dû faire 0 match, au profit de l’espagnol. Vu ce que l’un et l’autre ont montré jusqu’à présent, j’aurais tendance à pencher de l’autre côté, personnellement.
        – Guezzal: là aussi les postes ne sont pas les mêmes, donc on peut difficilement que c’est l’un qui a pris la place de l autre. Cette saison Guezzal n’a jamais joué relayeur, et Darder jamais ailier. Surtout, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que Guezzal a fait une saison de merde. Et vous dites qu’il est à 0,30 xMachin. Tandis que le très décisif Darder est à 0,32. 0,02 de différence entre celui que vous défendez et celui que vous descendez, vous sentez toute la puissance du recours à la stat?
        – Curieusement vous n’évoquez pas Tousart: vu qu’il a été bon ça aurait niqué votre argumentaire. Instinctivement j’aurais eu tendance à dire que c’est lui qui avait pris la place de Darder au milieu, mais wiki m’apprends qu’il a joué… 33 matchs.

        Ce que je crois, c’est que Darder sera peut-être un bon joueur, mais que pour l’instant ses entrées ont souvent été quelconques. 3 passes décisives en 34 matchs, c’est pas seulement la faute de Cornet, il y avait aussi un certain Lacazette à qui il pouvait donner le ballon.

        Franchement jusqu’à présent pas grand chose à part son but contre Paris l’an passé n’a justifié la hype qui l’entoure chez les hipsters de la stat. Sauf peut-être qu’il soit espagnol et qu’il soit aussi frêle qu’Eric Carrière. On est pour l’instant, justement, très loin d’un Carrière.

        • Nos arguments que tu résumes à la seule stat sont en réalité multiples et expliquent pourquoi nous plaçons Darder en concurrence avec des joueurs qui n’ont pas le même poste ou rôle.
          – Gonalons: le capitaine sort d’une saison très faible, il n’a pas plus apporté offensivement qu’à l’accoutumée et son rendement défensif nous a coûté beaucoup de buts et d’occasions adverses très chaudes. Tant et si bien que Genesio a été contraint de laisser Tousart titulaire à ses côtés. En conséquence le 4-5-1 s’est effectué avec deux numéro 6 ce qui a grandement impacté l’animation offensive. Darder s’inscrit donc ici comme une alternative plus offensive que gonalons dans le 4-5-1, probablement plus utile surtout si Tousart est déjà là pour racler tous les ballons.
          – Ferri: Darder est son concurrent direct. Les deux ont vécu une saison difficile car ils ont peu joué mais Genesio a plus souvent privilégié Ferri ce qui est assez gênant sachant qu’on a mis 15 millions sur un milieu qui a déjà prouvé qu’il avait une vision du jeu et une palette technique bien supérieure au gone.3 buts 2 passe de ça ne veut pas dire grand chose pour ces joueurs dont l’influence se ressent peu dans la dernière passe mais plutôt l’avant dernière. Bref Darder > Ferri.
          – Ghezzal finalement. La stat nous servait à illustrer l’inutilité de Rachon qui, bien que placé ailier faux pied n’a pas réussi à peser plus qu’un milieu relayeur qui a passé une saison très délicate. Je pense que la stat est plus la pour prouver que Rachid ne méritait pas ses titularisations même d’un point de vue purement sportif. La stat ne fait que confirmer le ressenti visuel. En comparaison Valbuena et Memphis ont des totaux bien plus élevés à des postes similaires.
          – Tousart: pour nous lui et Darder ne sont nullement concurrents puisqu’ils devraient être les titulaires aux deux pointes du pivot. Tousart est un excellent récupérateur et Darder serait ravi de profiter des espaces créés par l’agressivité de Lucas. Autrement dit il est impensable à notre avis de faire jouer l’un à la place de l’autre.
          Voilà, pour finir donc, nous pensons que quitte à ne pas remplacer Tolisso comme Aulas l’a dit dans son communiqué, le joueur à mettre est Darder et notre argumentaire assorti de la stat repose sur les arguments sus-cités qui nous font conclure que le meilleur choix est Darder. Libre à toi de ne pas avoir confiance en lui malgré tout.

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