OL-FCM (2-0) : La Gones Académie note à l’aveugle

« L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté » – Nicolas Boileau.

Salut les Gones,

Paf ! Les mecs se tirent un mois, aucun signe de vie et les voilà de retour ! La raison ? On s’en fout un peu non ? La chose qu’il faut retenir c’est qu’on a tenté d’innover. La problématique était la suivante : nous voulions faire une académie afin de préparer un peu cette semaine de dingo qui arrive MAIS nous n’avons pas vu le match. L’histoire aurait pu s’arrêter là, on reporte et on va se la coller douce au bar du coin. Sauf que non, comme nous l’a révélé le Grand Gourou Emmanuel Ier, l’homme s’accomplit dans le travail et chaque faiblesse peut devenir une opportunité. Matrice TOWS, stratégie Weakness-Opportunity, les fumiers parmi vous sauront. Aussi, nous avons essayé de réaliser une académie de cet OL-Metz avec comme seules indications : les statistiques de base du match, les cartons et les noms des buteurs. Le match qui va suivre sera donc imaginé de toute pièces, serons-nous dans le juste ? A vous de nous le dire. Premier élément de prédiction, la compo.


La compo

Rien d’anormal, le onze majeur est au grand complet. Le couloir Memphis Marçal annonce beaucoup de courses dans le vide pour le Brésilien et beaucoup de frustration aux avant-postes. Aouar et Fekir vont devoir charbonner pour maintenir leur coach à la première place du classement des entraîneurs L’Equipe.


Le match

L’OL débute la partie avec un bloc assez haut. Metz n’y voit pas d’inconvénient et un jeu d’attaque-défense se met en place. Sous l’ère Genesio, l’OL a démontré des difficultés à créer des espaces et à les exploiter collectivement. Le plan messin est donc parfait à un détail près : le FC Metz est un club de niveau absolument exécrable. Première véritable incursion d’un des deux latéraux, bien servi par Aouar, la remise pour Fekir est contrôlée impeccablement. La sanction tombe, 1-0. Déstabilisé par ce début de match anal, Metz, fraîchement libéré de son coach, ne sait pas trop comment réagir et se met à hésiter entre tenter de revenir et suivre le plan initial. Inoffensifs parce que Nolan Roux, les Grenats sont punis pour avoir refusé le quitte ou double et avoir opté pour un entre deux pitoyable qui donne presque envie d’inventer la relégation à la mi-saison. Suite à un ballon donné en profondeur sur l’aile, Fekir réceptionne un centre à mi-hauteur dans la surface et ne se fait pas prier pour doubler la mise d’une belle demi-volée. 2-0. Metz est aux abois et l’odeur du sang donne faim aux requins du trio offensif lyonnais. Traoré, Mariano et Memphis enchainent les frappes difficiles et les actions perso tout en pestant l’un contre l’autre, profitant de leur rancœur respective pour avoir la conscience tranquille lorsqu’ils oublient leurs partenaires. Memphis et Mariano sont à rien de se mettre sur la gueule après une tentative de 35 mètres de ce-dernier. Le coup de sifflet de la mi-temps annihile juste à temps leurs velléités belliqueuses.

Conscient de l’importance des matches à venir pour son équipe, Genesio ordonne à ses hommes de lever le pied tandis qu’il fera souffler les joueurs importants de son dispositif à travers une rotation devenue classique. Au retour des vestiaires, l’OL attend. Bas, presque amorphe, l’OL encaisse les assauts faiblards du FC Metz à l’image d’un Ronflex niveau 100. Repos. Repos. Repos. Seul Mariano continue d’essayer de marquer tel le grand con qu’il est. Sa cinquième frappe du match atteint enfin le statut de « presque but », ce qui n’a pas l’air d’impressionner ses compères sur l’aile. Genesio laisse le « presque sélectionné » espagnol jouer au « presque football » et sort Memphis puis Traoré. Entrent en jeu Cornet puis Maolida. L’un nul et l’autre tout pareil, on sait sur la jeunesse duquel Bruno tapera en fin de rencontre. Indice : l’un des deux a 28 ans. Du reste, pas grand-chose à raconter à part qu’un feu d’artifice a été tiré lorsque Ndombele a collé une grande boîte à Renaud Cohade une minute après son entrée en jeu. Un autre fut tiré lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match tandis que la moitié du public s’était endormie. 10 balles la sieste, c’est certes toujours plus rentable qu’un film de Kev Adams au Pathé Bellecour mais il faudra reconnaitre que la fidélisation risque d’être un poil difficile à concrétiser, même avec les meilleurs logiciels CRM de la Cegid. Néanmoins, avec toute la bonne foi du monde, Jean-Michel Aulas déclarera que le jeu était très encourageant et se félicitera de la ferveur nouvelle du public pour l’équipe de Bruno.

 


Les notes

Lopes (3/5) : Une grosse sieste en première période et des plongeons excessifs pour parer les tentatives honteuses de Nolan Roux en deuxième. Classique.

Tete (3/5) : Ne sait toujours pas se placer mais comme Metz n’a pas dû mettre un pied dans sa zone défensive sur l’aile, ça ne s’est pas vu.

Marcelo (4/5) : Ah ça, pour ruiner Nolan Roux au physique, il y a du monde. C’est sadique mais on ne boudera pas un tel plaisir.

Morel (3/5) : Avec Dossevi dans les pattes, c’était un peu plus difficile. Au moins, à la différence de Roux, le type a une certaine vitesse de pointe. Ceci dit, on n’ira pas jusqu’à dire que Jerem a transpiré.

Marçal (4/5) : Belle passe décisive pour Fekir (on a décidé que ce serait lui, plus proche d’Aouar) sinon on lui met surtout les 4 points parce qu’il faut endurer Memphis quand il décide de surenchérir sur la connerie de Mariano et Traoré.

Aouar (5/5) : Divin, rayonnant, il a souillé le bus messin en à peine 5 minutes. Spécialiste de l’avant-dernière passe. Le joueur que Zidane rêvait d’être.

Tousart (3/5) : Récupérer un ballon contre Metz c’est comme voler sa sucette à un bébé ou dribbler Patrice Evra. N’importe qui pourrait le faire.

Fekir (5/5) : Thauvin a été élu homme du match contre Lille, il faut le savoir.

Traoré (2/5) : Très con, peu précis.

Memphis (1/5) : Très très con, le point c’était juste pour nous rappeler qu’il existe toujours pire.

Mariano (0/5) : Abyssal, le même match que d’habitude, toujours plus perso à cause de sa guerre d’ego avec Memphis, surtout, mais aussi Traoré. Sauf que cette fois il n’a pas marqué.

Genesio (2/5) : Le mérite du type en ce moment c’est de faire confiance à l’Andres Iniesta de 2008-2009 pour faire le jeu. Parler de l’influence de Pep Guardiola pour jouer comme Raymond Domenech, ça va 2 minutes.

On en termine donc pour cette rencontre, n’hésitez pas à nous dire à quel point nous nous sommes fourvoyés ou, a contrario, à quel point cet OL est affreusement prévisible. On se retrouve bientôt, espérons-le, pour des affiches hot potatoe.

BA,

LN & PI

Lexie Najas

Forme avec Paul Igarque le duo d'anal-yse le plus infernal depuis Thierry Roland-JM. Larqué. Jour 307: Le respect des autres académiciens n'est toujours pas acquis.

2 Comments

  1. C’est triste à dire, mais vous êtes pas loin du tout de la réalité du mâche.
    J’ai perso trouvé Depay plus abyssal que Mariano. A noter que le premier a quand même tenté une passe dans la surface pour le 2e, en première mi-temps je crois. Il y a donc un mince espoir que ça finisse pas en fist-fight au bout de 15min de jeu au prochain mâche. Enfin on verra.

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