OL-OM (2-0) : La Gones Académie sort de sa grotte

“1 mois et demi sans rien poster, maintenant ils reviennent, 5 jours pour pondre 1000 mots… On se moque de qui ?”. Ferme-la.

Salut les Gones,

Depuis le derby mémorable vécu à Geoffroy-Guichard, rien ne fut publié au compte de cette formidable Académie. N’émanèrent ni le relent pernicieux du scalp putréfié de Lucien Favre ni le fumet typique de cannelle et de caoutchouc grillé laissé par les prêtes-plumes de l’attaque du MHSC après notre court passage en Coupe de la Ligue. Tout cela nous a laissé presque indifférents. En effet, tels la Sabina de Kundera, nous avons pris en légèreté, et, par relation de cause à effet, en hauteur. La bonne nouvelle, c’est qu’à présent tout le monde en prendra pour son matricule, en dépit de tout mérite. Après tout, si les piafs décidaient sur qui ils chiaient, ça ferait bien longtemps que le ciel serait dépeuplé.

Suite à cette prise de dispositions nouvelles, restait à cocher la date du retour dans le calendrier. Quoi de mieux qu’une victoire contre l’OM, bien sale, absconse et si possible entachée d’une grossière faute d’arbitrage afin de revenir déverser un peu de sel sur les plaies que ce bas monde s’ouvre si bien tout seul ?


La compo

T’aimes le veau ? Oui. T’aimes la mie ? Bof. Alors t’aimes le vomi. Remix de cette fameuse blague de CE1 pour Nénèse, avec Aouar et Cornet sur les ailes. Et oui, on vous connaît donc on a vérifié: le 14 novembre 2016 de la 84e à la 92e contre Bournemouth, Guardiola a mis David Silva ailier, le coup de l’inspiration est donc validé pour Pep Genesio. Dire qu’on a failli croire que le mec était juste con au point de mettre son meilleur créateur au duel avec Hiroki Sakai. On précise ici le nom du latéral droit parce qu’une rumeur Bouna Sarr a tourné pendant quelques jours, soit exactement le laps de temps pendant lequel, en juillet 2015, une personne sur Terre a cru que l’ancien Messin deviendrait un bon joueur de football. Pas de bol, le mec c’était le responsable du recrutement de l’OM. Sinon, Rafael est à nouveau écarté lors d’un gros match, ce qui pourrait bien être le signe d’un départ en fin de saison d’autant qu’après des performances plus délicates, les critiques sortent Dubois.


Le match

La partie débute et les joueurs sont en jambes. A l’image d’une course au tracé un peu technique sur Mario Kart, les défenseurs marseillais, beaucoup trop lents et lourds peinent à reprendre des Lyonnais très vifs. Pour rester dans le thème, l’ensemble de la Canebière s’en va percuter la banane du kop et part en glissade incontrôlée. On ne s’étendra pas davantage sur le fond de ces accusations provenant de décérébrés qui ont voté à près de 25% pour Marine Le Pen en 2017, chacun comprendra le ridicule de la chose. A titre de comparaison, c’est un peu comme si Bernard-Henri Lévy reprochait à un franc-maçon d’appartenir à un groupuscule dont le but est la domination du monde par l’infiltration des plus hautes strates dirigeantes, culturelles et économiques… Hôpital, charité, vous connaissez le proverbe. Sur la forme en revanche, cette soi-disant saillie raciste des Bad Gones fait d’une pierre deux coups puisqu’elle démontre non-seulement que les supporters marseillais n’ont pas vu un match de l’OL depuis belle lurette malgré des affirmations pourtant très appuyées sur la supériorité de Thauvin ou Payet par rapport à Fekir mais également le niveau d’effort minimal nécessaire à l’institution OL pour mettre les nerfs en pelote aux médisants.

En parlant d’effort minimal, l’OL fait la différence sur son premier tir du match lorsque, suite à un coup-franc anodin de Fekir depuis les 35 mètres, Steve Mandanda brise en un instant les illusions marseillaises qui voyaient en lui un patron de vestiaire et le taulier légitime de l’équipe de France. 1-0. Il nous rappelle au demeurant qu’il n’est pas le mâle alpha que certains pensent mais bien l’ex 3e gardien de Crystal Palace et, en toute concordance, le genre de type victime du syndrome de la savonnette glissante.

Le reste de la première période démontre un niveau footballistique peu pertinent. L’OL se contente de gérer tandis que l’OM développe difficilement du jeu. Pas aidées par le niveau technique faiblard de Payet et Germain, les offensives marseillaises font penser à une petite brésilienne de 9 ans mise enceinte par son violeur : elles n’avortent pas mais quand on voit le résultat final on aurait préféré que c’eût été le cas.

Le service relecture devant la tournure que prend cette académie.

Au retour des vestiaires, nouveau but. Après un bon coup de pied arrêté qui trouve Mariano seul au point de penalty, Mandanda repousse mais Cornet suit et remise directement dans les 6 mètres.

Rami, plus occupé ces derniers mois à s’afficher en compagnie de sa poupée gonflable Pamela qu’à enfin apprendre comment défendre, manque son marquage. D’un point de vue psychologique, il nous semble incroyable de complexer à ce point sur son homosexualité, d’autant que ça n’a rien de grave en 2017. Parenthèse close, l’OL profite de la confusion pour marquer, par l’intermédiaire de la hyène Mariano qui préfère marquer de sa propre tête. 2-0

Tete aurait pu tuer l’OM mais Mariano a mis en bière ton kill Kenny.

De la même manière, le reste de la période est très moyen. Genesio fait entrer Ferri et Mendy pour tenir le score tandis que l’OM essaie de rattraper son retard. Entre 2 ballons sur l’aile à 35m de nos buts protégés par 2 lignes, les Marseillais tentent des grosses verticales sur 15m qui envoient leurs attaquants au casse-pipe. Mais peu importe, l’important c’est d’avoir la possession et quelques tirs, histoire de se sentir légitime en disant “qu’on a perdu un match qu’on a gagné” et que l’OLFP a encore fait basculer un match qu’il ne méritait pas de remporter. Le tout relayé bien sûr par le Phocéen, ce torchon avec lequel même Vincent Duluc n’oserait pas se torcher après avoir lâché au rédac-chef de L’Équipe son bel étron fumant sur Marcelo Bielsa.


Les notes

Lopes (5/5) :

Y en a un qui avait la banane, l’autre l’a subie.

Tete (4/5) :

On lui reproche souvent d’être un peu dans la Lune mais ce soir, Kenny avait bien la tête sur les épaules.

Marcelo (4/5) :

Comme nous sur sa note, il n’a pas eu trop à se fouler ce soir. D’ailleurs il aurait refusé la séance de kiné en disant aux préparateurs que pour l’aider à récupérer ils n’avaient qu’à lui filer un Mars et de l’eau. Fermez-la.

Morel (3/5) :

L’ironie du passage de Bielsa à l’OM, c’est que c’est bien l’OL qui a récupéré sa plus belle œuvre. (Au delà de la créa “champions d’automne” pour les rézosocios).

Marçal (3/5) :

Quand il repique dans le halfspace en mode false full-back, ça nous fait des choses. On espère que vous avez solidement tressailli à la lecture de cette phrase.

Tousart (3/5) :

Chaque jour qui passe le transforme un peu plus en un clone de Gonalons. Pour le meilleur et pour le pire.

Ndombélé (3/5) :

À ce jour, impossible de savoir s’il s’agit d’un homme ou d’un bulldozer en jetpack. Dans le doute, on le notera dans le cadre de cette dernière échelle.

Aouar (2/5) :

Envoyer un joueur axial moyennement rapide déborder un latéral aguerri, on appelle ça un hara kiri.

Fékir (5/5) :

35 mètres des cages, le mec se dit qu’un gardien international ne va pas l’avoir et il a raison. L’insolence du talent pur.

Cornet (3/5) :

Merci de la passe décisive Ricardo Quaresma. Maintenant prends ton chèque en Premier League, grosses bises.

Mariano (4/5) :

Les attaquants experts dans le pourrissage d’actions collectives sont légion mais ils se résument en 2 catégories. Ceux qui marquent dans les gros matches et ceux qui se font remplacer par Kostas Mitroglou.


BA,

LN & PI.

Lexie Najas

Forme avec Paul Igarque le duo d'anal-yse le plus infernal depuis Thierry Roland-JM. Larqué. Jour 307: Le respect des autres académiciens n'est toujours pas acquis.

3 Comments

  1. Steve Mandanda lèvera la coupe du Monde. Oui Monsieur. Et chez vous ?

    Votre photo de Tété résume bien l’attitude de cette académie je trouve.

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