OL – Reste du monde : La Gones Académie vous l’avait dit

Nul n’est prophète en son pays. Un certain Jésus de Nazareth avait tout juste.

Salut les Gones,

Ce n’était pas faute d’avoir multiplié les papiers plein de tristesse, d’ennui et de frustration. Ce n’était pas faute d’avoir argué des bilans froids, secs et sans appel. Ce n’était pas faute d’avoir essayé…

Contre Moscou, la réalité a fouetté au visage l’ensemble des observateurs mais également les groupes de supporters jusque-là obnubilés par un idéal de loyauté bien malheureux. Bruno Génésio est un médiocre entraineur, au moins tout le monde le sait à présent. Plus de maigre bambou européen pour cacher la déchetterie immense qu’est sa « philosophie » et sa pseudo-compétence. L’OL a fait le choix de conforter son coach l’été dernier, malgré des signaux alarmants (que nous avions jadis détaillés ici). L’OL a fait le choix de laisser son coach choisir ses profils au mercato, pour mieux imposer sa patte, avec la réussite qu’on lui connait tant dans le style que les résultats. L’OL a fait le choix d’investir modérément cet été, comme nous l’analysions ici, probablement pour se prévenir de tout risque financier en cas d’échec. Et aujourd’hui, tout cela lui explose au visage avec une saison ridicule terminée à la mi-mars.

Il n’y a pas grand-chose à ajouter sur Bruno Genesio qui n’ait pas déjà été dit : tacticien faiblard, technicien n’ayant rien à envier à José Mourinho, l’homme se présente également comme arrogant, imbu son image et se dévoile être un piètre meneur d’hommes. Si Darder, Rybus et Mammana ne sont plus là pour parler du tact légendaire de « Pep » Genesio, la dernière altercation filmée avec Marçal ne saurait que trop nous conforter dans l’idée que Bruno possède certainement l’amitié, ou du moins la connivence de joueurs satisfaits par la paresseuse médiocrité qu’il a instauré au club, mais pas leur respect. Incapable de se remettre en cause, incapable de tirer des leçons en dehors du résultat – combien de fois a-t-on vu le même match d’une semaine à l’autre mais a-t-on entendu des discours très différents selon la réussite de nos attaquants ? Tout cela, nous en avions eu la démonstration mathématique l’an passé. Mais non il fallait poursuivre, il fallait soutenir…

A présent que Bruno Genesio constitue un sujet éculé depuis des nombreux mois, nous aimerions parler des autres. Ceux qui ont eu leur part de responsabilité dans ce cycle catastrophique, qui auraient du mieux faire et qui n’ont rien changé.

 

Nous en voulons :

Aux joueurs et notamment à ceux qui n’ont eu cesse de défendre Bruno Genesio dans la presse, quand bien même l’équipe affichait encore récemment une forme minable de relégable. Aucune ambition, aucune espèce d’étincelle. Des porcs grassement payés à se snober les uns les autres, à tourner des clips de rap, à fanfaronner sur des trottinettes OL, à brandir des maillots devant la vermine aux abois. Une vraie estime pour l’institution aurait dû vous pousser à faire mieux qu’encaisser votre chèque et accepter le cirage de bottes de Genesio qui vous disait voir du positif dans une défaite contre Caen pour ne pas perdre votre soutien. Vous étiez dirigés par un étron et vous vous en êtes satisfaits, une honte.

Aux supporters même si certains ont osé ou ont voulu parler, les mégaphones sont restés vierge de réprimandes, sauf quand il s’agissait de siffler des U21, certes finis à la pisse. Vous avez bu, volontairement ou non, la communication infecte du club qui vous a eu pendant 2 ans à l’affectif. « Union sacrée », « Bashing anti-Genesio », etc… Nombreuses sont les fois où Jean-Michel Aulas vous a retourné le cerveau avec une aisance déconcertante. Il vous a insulté, a nié le pouvoir et les droits qu’ont les supporters sur un club et vous n’avez fait qu’abonder en jouant son jeu. Devenez plus forts, soyez un vrai contre-pouvoir, utilisez les quelques armes que vous possédez pour représenter les supporters plutôt que le club qui essaie de vous gaver de méthode Coué à l’entonnoir. Vous avez été faibles et vous auriez pu en finir avec Genesio l’an passé déjà. La loyauté se mérite, Jean-Michel Aulas ne vous respecte pas car vous êtes ses larbins.

A Jean-Michel Aulas, justement, qui s’est cru, et continue de se croire au-dessus de tout le monde. Insultant, condescendant, malhonnête, les armes qu’employait Jean-Michel autrefois pour déconcerter la concurrence, il les a retournés contre les siens. Préférant enfumer ses supporters et corrompre ses observateurs quand il aurait dû se remettre en cause. Oui Jean-Michel, personne n’est à l’abri de l’échec, même ceux qui ont construit un stade 100% connecté, bonus miel et remporté 7 championnats de France. Personne ne maitrise parfaitement le football et certainement pas quelqu’un qui n’a aucun diplôme ni aucune expérience en tant que sportif. Si même Pep Guardiola peut être défait par Wigan, ne pensez pas savoir tout sur ce sport et acceptez de prendre en compte, si ce n’est le ressenti de vos blaireaux chef d’escadrilles sur Twitter, la sagesse des foules. Vous, comme les supporters, êtes de passage. Peut-être le club vous doit-il ce qu’il est aujourd’hui. Mais cela ne doit pas vous empêcher de rester humble. Vous n’êtes pas le club et vous devez respecter le concept d’institution si cher à votre lexique rassembleur. Cet échec est aussi celui de votre entêtement, de votre manque de transparence et de vos fautes logiques insupportables. Vous n’avez fait que renforcer la frustration et envoyer 2 saisons à la poubelle car vous confondez résultats ponctuels et projet de jeu. Peut-être cette échelle de temps vous semble bien peu comparée à votre longue carrière. Peut-être pensez-vous tenir ce rôle pour le bien du club mais aujourd’hui votre capital sympathie s’amenuise à chaque démonstration de mauvaise foi et pour quels résultats ? Tout le monde en assez des excuses, ce n’est pas la faute du Qatar si le club sort contre Caen, Montpellier ou Moscou. Ce n’est pas la faute du régime fiscal monégasque si l’équipe termine de nouveau à une 4e place qui sanctionne une ribambelle de prestations indigentes.

A la secte OL qui, à l’image des joueurs, du coach et du président parasite le club. L’ancienneté en tant que joueur n’est pas un critère de compétence pour faire partie du staff et, en guise d’exemple, couler les U19 du 2e meilleur centre de formation d’Europe ne devrait pas valoir une promotion vers la Nationale 2.

Aux journalistes et proches de l’institution dont les discours n’ont servi qu’à conforter les acteurs de ce cycle raté dans leur orgueil et leur misérable ambition. Encore contre Moscou, on a entendu les joueurs accusés de tous les maux. Pourtant, l’avant-veille, la presse entière bavait sur Mourinho pour son élimination mais quand il s’agit de l’OL, la faute revient toujours aux « solistes », aux « jeunes », aux « inexpérimentés » ou plus généralement « à l’envie ». Certains gros médias ont même osé titrer que Genesio était le meilleur entraineur de Ligue 1. Sortez-vous les pailles du nez, regardez les matches et éduquez-vous.

A nous-même, académiciens et à tous ceux qui ont tourné en dérision les maux qui ont affecté l’OL pendant ces années. En riant, nous avons dédramatisé la situation et nous voici à présent relégué comme 4e projet français, derrière Paris, Monaco et Marseille. Le prochain entraîneur aura un travail monstre à réaliser sur l’effectif, les mentalités et les automatismes de chacun, il devra trouver la force de sortir un groupe enfoui depuis trop longtemps dans la médiocrité et risque bien de se heurter à quelques murs, un peu lorsque Marcelo Bielsa a voulu faire courir Fares Bahlouli.

A Gérard Houllier, qui continue de ponctionner le club et d’occuper la place d’un vrai directeur sportif. Directeur sportif, justement, il l’est pour les clubs Red Bulls en même temps qu’il est conseiller sportif principal à Lyon. Ne serait-ce que pour le conflit d’intérêt, c’est navrant. Et cela fait maintenant plusieurs années que la farce dure, comme un symbole des maux de l’OL.

La page Genesio semblant se tourner définitivement cette saison, nous avons tenu à inclure tous les responsables de sorte que l’OL, Jean-Michel Aulas et tous les autres ne s’en tirent pas à si bon compte en chargeant Bruno de tous les maux qui ont accompagné son cycle à Lyon. La technique est éprouvée (Fournier, Danic…) mais il convient de prévenir ceux qui seraient encore tentés par la confiance totale en le Dieu Aulas.

Soyez courageux, rigoureux et toujours insatisfaits. Tout est en place pour que l’OL intègre le top 10 européen et, à ce niveau, l’excellence ne tolère aucune de ces attitudes.

Allez l’OL.

BA,

LN & PI

Lexie Najas

Forme avec Paul Igarque le duo d'anal-yse le plus infernal depuis Thierry Roland-JM. Larqué. Jour 307: Le respect des autres académiciens n'est toujours pas acquis.

7 Comments

  1. Dire que l’OL est nul juste après avoir tapé l’OM c’est moche. Chambrer c’est le jeu mais là vous êtes durs.

  2. L’expression de Camelus « faces de deuil » pour décrire les lyonnais sied à merveille à cette belle Acad qui respire la joie de vivre…
    Petit Lexo peut être ?

  3. La gones académie ne sort de sa grotte que les lendemains de matchs contre Marseille ?

  4. Bon, du coup, j’hésitais à commenter, je vais le faire avec le plus de recul possible, en tant qu’ancien combattant de la Gones Académie.

    J’ai fait pas mal de chemin finalement avec la Gones Académie, il y a fort longtemps pendant deux ans ( de début 2010 à fin 2012). Donc déjà je compatis, parce que les périodes de merde et les matchs pourris j’ai connu. Et c’est dur de ne pas tomber dans la gueulante au final, surtout lors des matchs où t’as envie d’entrer sur le terrain pour les frapper (tu as connu le CSKA, j’ai fait l’Acad’ sur notre glorieuse élimination à Nicosie…) .

    Si Paris est effectivement le premier projet français, est-ce qu’on est réellement le quatrième? C’est une vraie question que je pose et à laquelle on aura une réponse valable pour cette saison uniquement après la dernière journée. Parce qu’on est aussi capables d’aller taper tout ce qui bouge jusqu’à fin mai, histoire de passer notre déception de ne pas jouer la finale d’Europa League à domicile que d’aller faire deux nuls et deux défaites sur les quatre prochains matchs et de finir quatrièmes en roue libre. Mais après, si l’on parle de projet, je considère qu’on est revenus au niveau de projet de nos premiers titres: des jeunes et quelques beaux potentiels piochés ça et là (bon, à l’époque, les beaux potentiels s’appelaient Diarra, Essien, Cris, Juninho, certes). Fondamentalement, on a raté la transition vers un niveau supérieur par des achats foirés (Gourcuff, Cissokho, Keita, etc…) qui nous ont pénalisés financièrement. Paris ne connaitra pas ce problème tant que les Qataris seront là (ce n’est pas une attaque contre Paris, c’est un constat. Ils ont dépensé une montagne de pognon pour ne pas réussir leur plan l’an dernier? Pas grave, ils en lâchent encore plus pour Neymar et MBappé et feront pareil cet été. Ils sont dans une dimension économique à part sur le plan français). Mais au final, le « projet » est le même à Lyon et à Monaco. Pour l’instant, ils ont des bonnes pioches, mais leur réussite et leur équilibre financier ne valent que par la poursuite de ces bonnes pioches à chaque départ à compenser. Marseille est dans un projet un peu différent dans le sens où ils ont choisi de construire d’abord une colonne vertébrale à leur équipe, mais cela nécessitera de compenser les départs et les baisses de niveau dans les années à venir pour les cadres que sont Mandanda, Rami, Luiz Gustavo, Payet et Mitroglou qui va être appelé à être un cadre aussi. En bref, je pense qu’on a une lutte à trois pour les places européennes, modulo les candidats surprise (Nice l’an dernier, pourquoi pas l’ASSE ou un Bordeaux irradié d’argent néocons l’an prochain). Mais je ne considère pas forcément le projet lyonnais inférieur aux deux autres.

    L’entraîneur parlons-en. Je suis arrivé avec un Puel décrié, aux résultats médiocres (il avait été embauché pour gagner le championnat, rappelons le) et au jeu en déclin. Garde a pris une succession plus aisée, Fournier plus compliquée avant Genesio. Personnellement, je pense que Genesio aurait été adéquat à la place de Puel (jeu plus offensif, bon copain dans les vestiaires et surtout une capacité à remonter ses troupes à la mi-temps des matchs avec le staff qui nous a été fort utile en quelques occasions, la Roma l’an dernier par exemple) et Puel parfait ces trois dernières années avec des joueurs talentueux, mais jeunes, à mettre dans un contexte tactique plus rigide. Genesio n’est pas forcément le coach le plus adéquat pour l’effectif que l’on a, mais je pense qu’il est conscient de ses limites. Du côté des supporters, enfin des groupes de supporters, et de la presse, tout est à jeter. C’est du copinage abject avec la direction, à ne rien remettre en question. Oui, Cris s’est complètement foiré, oui Génésio est un brave gars au mauvais poste, oui Houillier est une farce. Bordel, vivement que cela change. Et si c’est Ranieri, je serais content comme un gosse. Parce que gamin, mon idole (en dehors de Jacek Bak) c’était Batistuta. Et qui coachait la superbe Fiorentina de cette époque? Ranieri.

    Est-ce que les académiciens sont responsables? Non, je ne pense pas. Certes, on cache notre frustration et notre colère tant bien que mal sous une couche de rires et d’humour. Mais justement, on les point ces problèmes. Et c’est ce qu’il faut continuer à faire. Bon courage en tout cas!

    • Je viens de tomber sur la réponse et cela fait chaud au coeur. Nous restons bien sûr derrière l’Olympique et il est vrai que parfois dédramatiser est une bonne chose. Sans toutefois normaliser des actes inacceptables.

  5. Je comprend l’aigreur, et en même temps je n’arrive pas à dramatiser la situation. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fini le championnat dans le ventre mou ? Tous les clubs, même les plus grands, passent occasionnellement par une vraie saison galère, du genre où on flippe vraiment. ça fait 20 ans que ça nous est épargné, et je me considère toujours comme chanceux. Peut-être que je manque d’ambition, peut-être que je suis trop lyonnais, finalement. Moi je trouve qu’on est pas très loin en dessous de notre place naturelle, et je considère toujours les années 2000 comme une curieuse anomalie.

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