METZ – LILLE (0-3) : LA METZ QUE UN CLUB ACADÉMIE A L’AMOUR AMER.

 

La détresse, c’est moche…

Savez-vous ce qui est plus risible qu’un roux qui prétend être un « blond vénitien » ? Un supporter du FC Metz qui croit encore au maintien.

Il ne fait vraiment pas bon être fan du FC Metz en ce moment. On déserte ce stade où il faut payer 23 euros pour voir une équipe en bas de classement nous foutre une branlée. On se cache, on s’abrite, posé, pendant une soirée bar et bières en ville. On stocke de la haine à ne plus savoir quoi en faire. On se surprend à rêver honteusement d’un autre club. Le match débute, et on commence à sortir le vocabulaire du supp’ désabusé…

Branleur. Maladroit. Flasque. Terne. Dénué de talent. Insipide. Chiant. Cataleptique. Impuissant. Imbuvable. Horrible. Fragile. Domino’s Ligue 2.
On les enchaîne dans un excès de rage. Les balancer nous fait autant de bien que de mal. La haine et la douleur nous empêchent d’établir un autre constat que celui posé à travers le prisme difforme de l’amertume. Au début, on commence à en vouloir à la Terre toute entière… Et seulement après, on commence à cibler…

Tous ces adjectifs de la haine… c’est pour tous ces soit disant « joueurs de foot », incapables d’envoyer un tir cadré, de faire une passe ou de stopper un attaquant qui tricote dans la surface. Ces adjectifs… C’est pour ce club au dragon famélique, couché sur le ventre, qui attend qu’on l’achève. Ces adjectifs… C’est pour ces onze types avec un maillot grenat qui chaque match ressemblent à de petits chatons en train de se noyer dans un sac de toile !
Ces adjectifs… C’est pour toi, ô « nouveau » coach, toi et ton discours d’inauguration qui pue la défaite que tu nous as balancé tel un « babtou » fragile ! C’est aussi pour toi président incapable de comprendre qu’on ne retire pas ses bénéfices sans réinvestir dans un club qui recommençait à devenir sérieux. C’est pour ce staff : incompétent ! C’est pour ces vendeurs de merguez : toxiques ! C’est aussi pour tous ces patrons, chômeurs, dealers qui s’entassent au stade le dimanche, pour tous ces fans du FC Merde, qui votent pour la vieille droite, la grosse gauche, ou pour les « marcheurs » vides, pour Dominique GROS.
C’est pour Metz ! Pour tous ses habitants, tout autant qu’ils sont, avec leurs rêves moisis de victoires, leurs images de succès qui se disséminent dans les toilettes, les chants de supp’ pétés criés à tue-tête contre l’adversaire nancéien même quand il n’est pas là. Pour eux, pour lui, pour elle, mais surtout pour tous ceux qui ont un jour rêvé de voir Metz soulever une coupe ! Relisez chacun de ses adjectifs et collez-vous les là où je pense !

J’en ai marre ! La défaite, on la pue, on la sue, elle nous pollue. Jusque dans mes rêves, il me vient des images de chansons d’ultras avec des lapins qui essuient leurs jolis petits pompons fessiers sur nos visages, nos idéaux, ces fameux mirages de victoires ! Je vois de la honte et de la gêne tandis que cette peluche blanche frotte délicatement son fondement sale et poilu sur ma face de supporter débile d’un club amorphe et comateux !
Je me réveille, sans âme, le maillot encore sur le dos. Je pue les larmes et la bière et alors j’allume mon ordi pour vous faire part de la sensation que ça fait de voir perdre cet ami si cher, ce collègue du week-end, ce pote de beuverie sur pelouse, mon amour, ce FC Metz…
Je t’aime, mais là sérieusement : DEGAGE !

J’en peux plus de toi… Tu m’as fait trop de mal. J’ai parlé de toi à tout le monde, je t’ai présenté à mes proches, je les ai bassinés, j’ai défendu ton honneur et l’amour que j’avais en toi. Et tu m’as poignardé le cœur jusqu’aux entrailles. Tu m’as trahi. Va ! Je ne te retiens pas ! Je t’en prie… FOUS LE CAMP !

Pourquoi ce désamour ? Et bien regardez !

 

12e journée : FC Metz – Lille OSC

Tu as essayé de te maquiller un peu mais à moi, on me la fait pas, j’ai reconnu ton gros cul défensif qui ne sait pas sauter, ta taille de guêpe sans abdos et ton visage offensif si laid que même payé, bourré, et embué par les larmes, je ne te toucherai pas sale grosse syphilitique !

 

Et pour comprendre un peu mieux comment j’en suis arrivé là, voici ce qu’il s’est passé :

-1e : Un gros nuage, un stade ouvert, c’est mauvais : avec le vent les frappes de Nguette risquent d’être cadrés… Moi de toute façon, j’ai l’âme vide, j’attends dans l’angoisse que l’on charcute mon âme et ma chair, un peu comme avant ma circoncision.

3e : Cohade tricote. Cohade découpe. L’adversaire reste au sol. Puis il se relève. Le foot, c’était vraiment mieux avant.

10e : Corner sur la droite. Cafù fait le foufou mais il est tout mou-mou le dernier joujou de notre Serin, c’est envoyé direct sur le goal comme un gentil toutou…

15e : Centre de Dossevi, encore dans les bras du goal adverse. Il reçoit tout sur lui. Je ne sais même pas s’il a décollé une fois les pieds du sol. Trop d’entraînements sans doute. J’espère que les opposants ont eu le même échauffement sinon il va être perdu Didillon.

 

 

 

22e : Tir de Dossevi. Toujours sur le goal adverse. Sérieux Freddy, tu leur as dit quoi à l’entraînement ? … On se croirait dans Malcolm quand le coach leur interdit de tirer au panier…

26e : Tir de Dossevi… Quoi en penser ? A un autre match, à une autre période, j’aurais pu m’enflammer. J’aurais pu… vous parler de la pureté de la frappe, de l’envolée du goal adverse qui la sort en corner. J »aurais pu dire que Metz faisait un bon début de première mi-temps mais sérieusement, on en est plus là. Moi je sens la défaite qui rode. Alors je préfère suspendre mon attention sur la course d’un Nguette qui se croit dans un remake en short du lac des cygnes et je me demande… plein de dépit… comment on en est arrivé là… ?

34e : Cohade reçoit son jaune. Ça surprend qui sérieux ? Je regarde le mec à ma gauche qui finit sa bière. Je crois que je l’ai déjà vu à un match. Il avait mis un genou à terre pour faire son lacet, devant moi, sa tête en face de mes joyeuses, et je lui avais dit : « Oh, du calme mon vieux, tu veux pas que je te paye un verre avant que tu me fasses plaisir ? ». Il a levé la tête. Il a rit. En y repensant, j’ai ri. Ça, c’était un bon moment au stade…

37e : Nguette dans la surface. Nguette qui tombe dans la surface. Nguette qui pleure dans la surface. Nguette qui reçoit un jaune pour simulation dans la surface.

39e : Niakhate, de la tête, sur corner, sur le goal. Ça vous dit quelque chose ?

41e : Nolan Roux, seul, devant le but, qui se viande. Ça vous dit quelque chose ?

45e : But. Pour… les autres… Juste… avant la mi-temps… Sur penalty. Ça vous dit quelque chose ? Le graoully rentre au vestiaire la queue entre les jambes. 0-1

60e : Nguette… surface… qui tombe… surface… qui pleure… Arbitre qui lui rappelle que s’il n’avait pas déjà eu un carton pour simulation, là, il aurait pu en avoir un deuxième. Les membres de l’académie des César se concertent pour lui décerner un prix de persévérance.

68e : Deuxième but pour les adversaires. Premier tir je crois. Didillon ne comprend pas, elle n’est pas sur lui. Elle heurte la transversale, et quand elle revient dans les pieds de son adversaire, le deuxième tir n’est pas sur lui non plus. Il reste, debout, et incapable de bouger face à ce nouveau système de jeu, regarde le ballon filer dans les cages. Ouaip… futur goal de l’équipe de France mes fesses ! 0-2

69e : J’appelle ma mère. Je lui dis que je l’aime…

70e : Que non, que je ne suis pas bourré.

71e : Que oui, que je suis au stade.

72e : Que non… Que je le répète encore une fois… que je ne suis pas bourré !

82e  : « Mais arrête enfin ! Ok, que je te rappelle tout à l’heure… »

86e : C’est le comble ça… Maintenant que mon désamour est consommé avec mon club, plus personne ne souhaite recevoir mon report d’attention… Il ne me reste que deux choix… Soit me trouver une femme et tenter de trouver la paix et vivre une vie heureuse, ou alors me laisser envahir par la haine et finir mon existence aigri, à jamais triste et sans jamais pouvoir à nouveau…

87e : MAIS BORDEL DE MERDE !!!! POBLETTE, T’ES SERIEUX ??!!! COMMENT ON PEUT SE PRENDRE UN BUT AUSSI DEBILE ??? CRACHEZ MOI DANS LA BOUCHE !! ENTERREZ MOI DANS VOTRE FOSSE SCEPTIQUE !! ATTACHEZ MOI LES PARTIES INTIMES A UNE BRANCHE UN SOIR DE GRAND VENT !! MAIS PITIE TOUT SAUF UN BUT AUSSI NAZE !! 0-3

 

LA CONCLU DU BARBU :

 

PAS DE GIFS ! PAS DE NOTES !
Une acad’ aussi pauvre que le score de Metz. J’en ai marre de ce club, de ce sport, de ma vie. J’en ai marre d’essuyer les vannes et d’avoir, à chaque journée, de moins en moins d’arguments pour me défendre. De voir la Horda qui quitte le stade avant la fin du match. De voir des tribunes de plus en plus vides avec un tarif incompréhensible. De voir débarquer dans mon club des soit-disant prodiges allemands qui se prennent des vestes en National. De diminuer à chaque fois les ambitions que je nourris pour un club que j’aime. Avant c’était au moins une dixième place, après la quinzième, pour finir par prier pour le maintien. J’en peux plus des quolibets, de me taper l’affiche avec ces taupes en grenats qui n’arrivent pas à nous donner la moindre compensation de notre soutien, de notre passion, de notre amour.
La situation est critique. Mes mots sont acides. Mon esprit est pollué par la haine et la vengeance d’un cœur plein d’amour meurtri et blessé.
Je suis fragile… Je suis à terre… J’ai besoin de toi FC Metz, alors s’il te plaît, bouge ton cul de là et assure nous au moins une sortie brillante. La voilà où je la place… ma foutue dernière ambition…

Au revoir.

LeGrasAuLLy

LeGrasAuLLy

8 Comments

    • J’avoue, vos largesse défensives étaient le bienvenue contre notre petite équipe si timide devant. Mais devant tant de politesse, nos attaquants n’ont pas osé tirer ailleurs que sur Maignan.

  1. J’ai hâte de lire les académies croisées de Nancy-Metz l’an prochain. Dépression vs mélancolie, bile vs amertume, haine de l’humanité vs dégoût de soi… on aura droit au meilleur de la Lorraine.

  2. FC Metz – Dijon FCO ??? Cher Legrasaully le désespoir vous égare …

    • Mes erreurs sont effectivement à mettre sur le compte de mon coma affectif à l’égard de mon équipe de coeur… Et je ne pense pas que cela puisse s’arranger.

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