Auxerre – Red Star (1-0) : La Jules Rimet Académie croit en l’esprit du jeu

Nationaaal, nous voilà…

Un premier bilan plus à chaud et pas encore à froid, le Red Star devrait évoluer la saison prochaine en Natianal à moins qu’un miracle ne se produise, en l’occurrence un repêchage. En ce pays l’administration est décidément implacable, ses tribunaux sont sans pitié, et bien peu respectueux pour ainsi défier les lois du sport… Le sport, bon pour la santé, bon pour l’âme car on y retrouverait parait-il un peu d’innocence, le seul truc qui avec les exercices mystiques t’aide à explorer d’autres états intérieurs, enfin plus prosaïquement à croire à des trucs pas possibles…

Les miracles de la Salette, celui de Fréjus, avec comme protagoniste le mythique club du Red Star… Les touchers des écrouelles des rois thaumaturges, une DNCG qui rétrograde deux clubs et offre ainsi au Red Star une saison supplémentaire au sein de ce petit Éden qu’est la pizza surgelée league. Ou plutôt ce jardin enchanté d’Alamut, car on y fumait du shit, beaucoup de shit, et y’avait aussi des meufs… Des almées lascives à la peau d’ambre et au parfum de miel… Et oui l’académie Jules Rimet se remet à délirer.

Pourtant jusqu’à la fin, on a cru aux vertus des mathématiques, enfin tant que cela fut possible… On s’est dit que c’était idiot de brûler des cierges, faire des incantations, alors que la science nourrissait notre espoir. Mais bon comme le Red Star est descendu et que le championnat est terminé, hormis un miracle, il y a de fortes probabilités que la saison prochaine, le Club affronte des clubs de rats, des pecnots qu’habitent dans des endroits pas possibles, les Herbiers, Consolat, la Duchère, et pleins d’autres…

Pourtant, on est quand même allé à Auxerre. A ce moment, les mathématiques, c’était notre dernier espoir pour envisager une troisième saison de rang au sein de la domino zapi league. Ça avait plutôt bien commencé car lorsque l’arbitre siffla la mi-temps, ces chiens d’Orléans, comme la fameuse famille de sales régicides, ils prenaient l’eau contre les pecnots de Havrais et la place de barragiste demeurait possible… Tout ça pour rien, le Red Star se prend un pion, et puis rien d’autre, rien à raconter. Pas facile de trouver les bons mots quand le spectacle que nous offrent les joueurs à l’étoile rouge exhale des saveurs bien ternes… De la désinvolture, de la résignation et pas de plaisir, y a pas pire comme mélange pour démolir ta petite inspiration de chroniqueur (Gros Nikeur en Allemand) enfin plus prosaïquement d’académicien.

La rigueur mathématique nous aura permis de rêver, le jeu pratiqué par l’équipe du Red Star nous aura rendu lucide : rien de rien de chez « Rien et Fils ». Certes le Red Star aura tenté comme d’hab’ mais sans succès, sans envie, sans réussite. Pourtant nos adversaires du soir n’étaient pas très à l’aise dans leurs crocnos, fébriles les mecs, clairement ils voulaient gagner du temps et jouaient la montre à qui mieux-mieux. Le Red Star était bien trop en mode erratique pour identifier chez l’adversaire si peu d’assurance, les Auxerrois tenteront de préserver d’abord le score vierge, pour marquer un but à la faveur d’une erreur relevant du gag et pour continuer à douter malgré leur avance.

Les joueurs, ils avaient déjà la tête ailleurs, c’est pas ça en fait ils savaient simplement que ce match illustrerait et ponctuerait une saison bien délicate et parfois honteuse… Un peu comme les dirigeants d’ailleurs, on les a sentis plutôt contrits, plutôt la tête dans le cul. Et puis faut dire que les recrutements ça a pas été ça, la faute à qui, pas la faute à celui qui a payé les salaires, qui chaque mois verse des émoluments à des conseillers, des directeurs, des bouffons, des entraîneurs…

Courbis fut le coach de la dernière chance, l’entraîneur général et l’entraîneur principal remplirent parfaitement leur rôle de bouffons, Chico Pirès et Harpo Robin, totalement dépassés les zigotos ! Ils ont trouvé le moyen d’aligner une équipe expérimentale lors du dernier match… Faut dire qu’ils pouvaient pas faire autrement car peu de joueurs trouvèrent leur place dans cette équipe au cours de cette saison calamiteuse. Mais fallait un peu s’y attendre, quand tu prends comme mascotte François Hollande, tu prends des risques, alors quand tu prends deux des Marx Brothers pour entraîner ton équipe, faut pas t’attendre à du panache ; là où ne sévit que le ridicule, vaut mieux en rire.

Le Red Star en a vu d’autres et des miracles ça existe, enfin comme les mathématiques ça permet d’espérer et ça s’appelle le règlement… Une bien belle ironie quand la pesanteur administrative, un drame français, une pandémie, vient s’insérer au cœur même de ce noble sport pour reléguer des équipes qui méritaient d’être maintenues et ainsi bafouer les sacro-saintes lois du sport… Mais bon on dira rien, si le Red Star s’en sort comme ça, cela fera des heureux comme les erreurs d’arbitrage et aussi des malheureux, mais le football n’est qu’un jeu. Y’a pas à avoir de morale là-dedans, le football c’est les lois du jeu « the laws of the game » et rien d’autre.

Dans le cul la morale, on t’emmerde la morale et le Red Star repêché, on y croit…

Pierre Lapoutre

Historien viril tenant à l’intégrité de son orifice, Pierre Lapoutre pratique depuis des lustres sa vocation d’historien en s’étant plus particulièrement intéressé à la statuaire, au dandysme et aux écarts de langage sévissant dans les stades. Panégyriste du Red Star et des valeurs qui font la mauvaise réputation du neuf trois. Doyen honoraire de l’Université de Sapologie de Yaoundé.

6 Comments

  1. Voilà où ça mène de lêcher le cul de ces gros losers de socialistes. Non seulement on a pas de stade aux normes, mais en plus on a toujours pas de centre de formation. Va falloir encore partager les locaux avec l’amicale salafiste.

      • A l’epoque, j’étais obligé d’être tolérant. Maintenant c’est bon. Ceci dit j’ai toujours un très grand respect pour les gens qui sont prêts à laisser mourrir les autres pour leurs convictions.

  2. POrthos a été traumatisé par un entraîneur barbu sévissant pour le club de footsal de Roubaix, il lui avait proposé la botte…Mais Porthos ne mange pas de ce pain là

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