Le Red Star l’emporte contre la Rhodésie (du sud)

Week-end sportif qui nous conduit en Afrique australe, la France rencontrant l’Afrique du Sud dans un sport apprécié des cadres dynamiques et des pecnos du sud-ouest, le Red- Star rencontrant Rodez Capitale de la défunte Rodhésie. Une géographie bien douloureuse rappelant à certains les heures les plus sombres du continent africain, remplissant d’autres de nostalgie quand une poignée de paysans blancs déclarèrent l’indépendance et tinrent le pays d’une main de fer durant presque 20 ans malgré le courroux des instances internationales et l’inévitable isolement.

En ce temps là Rhodésie forte de son agriculture intensive et de ses dynamiques « farmers » exportait largement ses denrées bien qu’il était en théorie interdit de commercer avec ce pays. Le pays finalement se libéra de l’oppression des colons, devint le Zimbabwe et connut la famine. Mais revenons au match, il n’y a pas de statue de Ian Smith à Rodez, un mec assez couillu soit dit en passant, car l’adversaire du soir se trouve dans l’Aveyron.
Cette fort douteuse digression a pour responsable Jean-Claude Pied, chroniqueur de la Jules Rimet Académie tout comme votre serviteur, qui dans son article précédant relatant les exploits du Red Star contre l’ESSCG s’est complu à moquer ma connaissance de la Géographie.

Il est vrai que les Ruthénois sont des pecnos pur sucre et pour les académiciens que nous sommes dès lors que l’on s’éloigne trop du périphérique la géographie devient très vite incertaine, enfin on y déguste là bas de fort bonnes choses, on s’y essaiera lors du match retour, mais revenons au match.

Le red Star affrontait donc le Rodez Aveyron Football, match ô combien important pour les joueurs de l’étoile rouge face au leader du championnat, l’occasion de démonter ses ambitions face à un promu étonnant leader et représentant d’une contrée exotique qui ne transpire guère le football mais plutôt le fromage qui pue.

Les spectateurs ne furent pas déçus, le spectacle fut de qualité, et le Red Star pris l’ascendant très rapidement, circulation de ballon fluide, maîtrise des situations délicates et des occasions multiples dont une seule se concrétisa, le Red Star l’emportant par un unique but à zéro.

Si les Ruthénois eurent quelques occasions en début de match très vite le Red Star imposa son jeu, Salti marquant d’une magnifique tête piquée sur corner dès la 25e minute. Les Red Star men tentèrent de ne pas en rester là et multiplièrent les offensives, repoussées par un gardien aveyronnais plutôt efficace ou par les bois, un tir de Sané s’écrasant sur le montant moins de 10 minutes après l’ouverture du score.

La seconde mi-temps ne fit que confirmer la domination des hommes à l’étoile rouge hélas sans aggraver le score, avec pour le spectateur ce sentiment paradoxal qui consiste à se dire que rien ne pouvant arriver au Red Star ce soir tant il semblait jouer à merveille sa partition et qu’un contre assassin, un moment d’égarement de nos joueurs peut changer la donne. Ce ne fut pas le cas, belle victoire avec la manière.

Enfin les mauvais langues pourront toujours dire que cette victoire le Red Star la doit à la virée des joueurs aveyronnais en Polynésie qui quelque jours plus tot se défirent de l’AS Tefana en coupe de France, Un voyage bien lointain et certainement éprouvant. Faut dire que le climat y est humide et que les organismes souffrent lorsqu’ils sont soumis à des efforts. Tefana bien que gagnant régulièrement le championnat tahitien n’est tout de même pas un adversaire redoutable à moins que les joueurs de Rodez se soient livrés à quelques plaisirs que prodiguent cette île enchanteresse… Ses plages accueillantes, sa mer d’huile, le radieux lagon ou plus prosaïquement une surconsommation de « Paka lolo » de de « rae-rae ». Qu’est ce donc se demande le lecteur ?

Le Paka lolo c’est tout simplement la beu locale, elle s’épanouit aisément compte tenu des conditions climatiques plus que favorables, elle y est vendue pourtant plus cher qu’à Saint-Ouen, faut dire que le répression y est féroce et que la bigoterie protestante qui sévit sur l’île favorise pas mal la délation. Pas facile de cultiver en son jardin. Donc pas d’autre choix que de se rendre dans les quartiers pauvres et délabrés pour acheter aux lascars locaux la substance. Faa la ville du club de Tefana accueille pas mal de lieux de vente faut dire que cette ville c’est un peu leur neuf-trois, aux tahitiens, ça bikrave pas mal et ça se fout un peu des lois de la république lointaine. Heureusement on trouve aussi du magnifique thon rouge exquis et très abordable et qui n’est pas une substance prohibée.

Quant aux « rae-rae », ce sont les travestis locaux forts nombreux et plutôt pas mal intégrés. En effet selon une coutume ancestrale, le premier enfant né au sein d’une famille tahitienne qu’il soit mâle ou femelle était éduqué comme une fille afin de seconder sa mère dans les tâches ménagères mais aussi d’assurer le repos du guerrier du père en cas d’indisponibilité de la mère.

Cela peut heurter mais il ne faut pas être ethnocentriste et se dire que les interdits peuvent différer selon les traditions et que pour être pratique, leur réputation en matière d’administration de fellation a largement dépassé l’immensité des océans, qu’il-elle-s n’ont pas leurs pareil-le-s pour pratiquer cet art, nous n’en savons pas plus et puis l’académie Jules Rimet ne dispose pas des fonds nécessaires pour financer un périple expérimental à Porthos Molise qui a découvert les joies de la turlute depuis peu et dont nous ne doutons pas de la qualité de jugement si il était confronté à cette expérience, revenons au match…

Et saluons le retour d’Arnaud Balijon dans les buts du Red Star, Renot qui avait débuté la saison n’avait pas toujours été rassurant, certes assez bon sur sa ligne mais plutôt fébrile sur ses sorties. Relatons tout de même que votre serviteur tout comme son compère Jean-Claude Pied n’ont remarqué ce changement qu’en début de seconde mi-temps. Peut-être est ce dû à la piètre visibilité que nous donne la tribune lorsque le gardien joue à l’opposé, peut-être aussi l’habitude Renot ayant jusqu’alors la confiance de l’entraineur, peut-être aussi les quelques atermoiements de Balijon qui nous ont icité à penser que Renot occupait la cage du Red Star..

Apres il y aura toujours de mauvais langues pour affirmer que cela est dû au paka lolo largement consommé par le maigre public de la tribune Jules Rimet. On attribue cette méprise à l’ensemble de ces causes en se disant que le retour de Balijon est plutôt une bonne chose et devrait aider le club à remonter.

Enfin le Red Star a eu raison du leader et est sur la bonne voie pour l’accession en ligue 2 avant d’affronter Boulogne-sur-Mer plutôt mal en point. Suite au prochain épisode Jean- Claude se rendant en terre chti produira peut-être bien une académie, si il est pas trop foncedé, si il en a le courage et l’inspiration.

Les notes

Balijon : 3/5
Un retour hésitant en première période et assez peu d’interventions à réaliser. Il faut reconnaitre que si nous avons trouvé sa première mi-temps très moyenne c’est que nous étions persuadés que c’était Renot qui gardait les cages

Ferreira :4/5
Une salope ce joueur enfin on dira cela de lui lorsqu’il aura quitté le club (pour le PFC ?) ce qui ne devrait pas tarder, il a véritablement du talent et il est d’une grande efficacité

Derrien : 3/5
Mine de rien il rassure et devient un élément clé de l’effectif

Salti : 3,75/5
Positionné en défense centrale, il a accompli le job et mis une superbe tête piquée

Fomen : 3,25/5
Il a de la technique, il a réellement réalisé un bon match

Lefebvre : 3/5
La belette est revenue, précis dans ses gestes et utile

Teuma : 3,5/5
Une bonne trouvaille ce joueur, combattif, engagé joueur et passeur sur le but

Sylvestre : 4/5
Le métronome, l’homme qui bonifie les ballons, et oriente le jeu

Mfulu : 2,5/5
Peu de choses à dire à son sujet, a participé à la victoire c’est déjà pas mal

Mhirsi : 2/5
Décevant et puis obtient un jaune en commettant un acte vengeur inutile un de ses travers. On attend plus de lui compte tenu de son potentiel

Sané : 2,5/5
Signalé pas moins de 5 fois hors-jeu, ce n’est pas digne d’un attaquant qui doit savoir se placer, il demeure toutefois un attaquant intéressant

Vive le Red Star, vive les paka lolo vive les rae-rae

Pierre Lapoutre

Historien viril tenant à l’intégrité de son orifice, Pierre Lapoutre pratique depuis des lustres sa vocation d’historien en s’étant plus particulièrement intéressé à la statuaire, au dandysme et aux écarts de langage sévissant dans les stades. Panégyriste du Red Star et des valeurs qui font la mauvaise réputation du neuf trois. Doyen honoraire de l'Université de Sapologie de Yaoundé.

3 Comments

  1. Le Professeur se mets à la page et à l’écriture inclusive… Sûr qu’on en entendra parler aux prochaines journées du matrimoine…

  2. j’avoue que l’écriture inclusive est un exercice difficile. C’est assez amusant qu’au nom de l’égalité on veuille imposer ce type d’écriture pas aisée alors qu’écrire correctement notre langue est déjà une prouesse

  3. la jules Rimet académie, une bande d’obsédés sexuels et pervers et de drogués. vous êtes le parfait reflet de votre club

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