Red Star – Ligue 2 (nul nul) : La Jules Rimet Académie cherche les points

On a retrouvé le Professeur en train de ken la statue du lion au parc Montsouris, et on a réussi à lui faire cracher ces quelques lignes.

On est allé à Valenciennes, rien envie d’écrire, spectacle trop piteux, trop morne, enfin rien à relater et puis on va pas s’étendre, y’aura bien un résumé accessible sur dailymotion et plein de commentaires sur le match pour ceux que ça intéresse…

On est pas encore allé à Charlety (quand nous avons entamé cette chronique), là où le Mythique Red Star doit affronter le FC Sochaux Montbeliard (vive la saucisse). Le match contre les lionceaux aura certainement eu lieu et on sait un peu d’avance que y’aura pas grand chose à dire… Et qu’une victoire est une victoire mais qu’elle ne fait pas toujours le spectacle… Et qu’on voit pas comment cette équipe pourrait nous offrir un quelconque spectacle, on va pas au stade pour cela !

Enfin avouons simplement que les circonstances n’étant guère favorables au club à l’Étoile Rouge, le spectacle importe peu, on est pas exigeant, on demande simplement des petits points, mais ça vient pas. Pas la peine d’être fort en math pour réaliser que moins il y a de matchs à jouer moins il y a de points à prendre… Une vérité bien triviale et obscène (pléonasme volontaire) qu’un académicien ne puisse accepter malgré les palmes honorifiques qui ornent son Windbeaker de Chez PS by Paul Smith ou sa maille de chez Paul & Shark (la marque fétiche de Porthos Molise, celui qui habite dans l’ouest et a voté Fion). Lorsque le match s’engagea entre nos hôtes nordistes et le Red Star, Valenciennes était loin d’aligner ses titulaires, ils n’ avaient rien à gagner et à perdre, adversaire trop beau trop facile, tant et si bien que le Red Star mort de trouille comme d’hab’ ne provoqua guère son adversaire, il ne se passa donc rien (O-O).

Enfin, il y a eu les délicieuses frites avalées sur le pouce dans une baraque à frites fort renommée dans le Hainaut, à coté du stade éponyme, «la frite d’or». Peu amènes les indigènes qui servent la bectance locale, brutales les dames, mais les frites étaient exquises, croustillantes et fondantes. Leurs secrets c’est la double cuisson et la graisse de porc, enfin, c’est ce que disent les pecnots du coin ; on sait pas… En Île de France, les frites ont bien mauvaise réputation… Ce serait pas bon pour la ligne, et puis manger des légumes issus de l’agriculture biologique c’est moins ringard. Normal, le Red Star est un club à la mode, un truc de hipster selon les dires de notre ami Jean-Claude Pied. Cessons de médire, revenons au football et aux heurs et malheurs du Red Star.

Le Red Star est simplement relégable, alors qu’il ne reste que deux matches et que, non pas l’objectif, mais le rêve presque inaccessible est une piteuse place de barragiste avec encore deux matches pour se chier dessus… Ce qui ne constitue guère une garantie absolue de maintien, les statisticiens du football vous le diront, le simple bon sens ne permettant pas de les contredire. Après ça, comment voulez-vous chers lecteurs, que nous nous intéressâmes au spectacle en des moments si douloureux, seules la prière et l’espérance (et le shit) offrent un peu de réconfort et une possibilité de déjouer des lois mathématiques implacables.

On est finalement allé à Charlety, rien envie d’écrire, le Red Star n’a pas su vaincre et a dû batailler ferme pour égaliser et nous offrir quelques illusions au gré d’une bien belle occasion en fin de match. Mais bon, on se résigne pas pour autant les miracles ça existe, il s’en produit en des lieux aussi variés que Lourdes, Fatima ou encore Mashad, là où repose la dépouille de l’Imam Reza.

Il s’est hélas rien produit de la sorte dans l’antre pourrie du Pourri FC, nos joueurs, ils n’étaient guère en état de grâce pas du genre à marcher sur l’eau ou à multiplier les pains, ils ont comme d’hab’ joué en mode jeanfoutre pour prendre un pion au bout d’une demi-heure et ensuite manifester quelques sursauts illustrés par un superbe but de Toudic, qui est pas yougo, mais on fera comme si c’est mieux pour alimenter la future légende car on en doute pas une seconde qu’il sera le héros du dernier match contre Auxerre qui s’il se conclut par une victoire et pour peu que ces chiens d’Orléans (comme la famille du même nom) perdent, permettra au Red Star d’être barragiste ; et oui, quand la perspective de miracle parait illusoire mieux vaut se raccrocher aux mathématiques et se dire que c’est encore possible.

Les notes :
Une fois de plus afin de ne pas entamer le moral des joueurs apparemment bien bas, nous attribuons 5/5 à l’ensemble des joueurs, du staff… Ils sont bien fébriles, inutile de les accabler et puis le club a fait le nécessaire, Zubar serait sur la bonne voie et bientôt opérationnel (quand, on sait pas) et puis le Marabout Courbis appointé en la circonstance devrait bien pouvoir réaliser des miracles.

Vive le Red Star, à bas les superstitions, vive les mathématiques,

Professeur Pierre Lapoutre.

Pierre Lapoutre

Historien viril tenant à l’intégrité de son orifice, Pierre Lapoutre pratique depuis des lustres sa vocation d’historien en s’étant plus particulièrement intéressé à la statuaire, au dandysme et aux écarts de langage sévissant dans les stades. Panégyriste du Red Star et des valeurs qui font la mauvaise réputation du neuf trois. Doyen honoraire de l’Université de Sapologie de Yaoundé.

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