Troyes – Red Star (3-2) : La Jules Rimet Académie livre ses zubar notes

« La révolte sans les points » y parait que c’est ce qui ressort du dernier match du Red Star. Et puis, on va pas s’étendre, y’aura bien un résumé accessible sur dailymotion et plein de commentaires sur le match pour ceux que ça intéresse.

Et puis aucun académicien n’a daigné se déplacer, Troyes ça puait l’arnaque : la preuve, la ville est surtout connue pour ses magasins d’usine, ses outlets, là où tu crois faire de bonnes affaires et que tu te fais empapaouter bien profond, aussi gros qu’aux puces de Saint-Ouen quand tu achètes des fausses sneakers L.V. qui détruisent illico tes arpions.

Si ce n’est qu’à Troyes, c’est en toute légalité que les marques dealent des vêtements de qualité moindre destinés à des gogos qui n’ont certes pas acheté du fake mais ont payé une blinde un logo ornant une pelure. Et oui, ton short Ralph Lauren se décolore au premier lavage quant au polo Lacoste, il ressort en mode brassière tellement il rétrécit… Et oui, la fibre c’est pas ça et la finition aussi…

Troyes cela rappelle également les magnifiques andouillettes « AAAA » mais un plaisir défendu en ce vendredi saint qui opposait l’ESTAC au Mythique Red Star, bien mal en points avec quatre défaites d’affilée et une bien honteuse place d’avant-dernier… Les académiciens l’on donc fait en mode sédentaire, ils sont restés à la maison, se disant qu’ils n’étaient pas les seuls chroniqueurs à bicorne qui allaient commettre une académie contant les heurs et malheurs de leur club sans avoir vu en vrai, sans avoir reniflé l’odeur du stade.

Le professeur Lapoutre avoue là sa naïveté, son comparse Jean-Claude Pied lui dessilla les yeux, il y a peu lorsqu’il lui dit que nombreux sont les académiciens pourtant fort prolixes qui pondent avec assiduité un résumé du match de leur club de merde sans s’être rendu au stade… Sans avoir reniflé l’odeur du shit, sans avoir souffert de l’haleine à bière de ton voisin de tribune – souvent il s’agit de Jean-Claude Pied qui ne suce pas que de la glace (NdJCP : on en reparle de tes teilles de rouge tonton ?) – sans avoir eu les oreilles malmenées par des propos discourtois, orduriers où il est question de tarlouzes, de fiottes, d’invertis, d’esthètes du marais…  et de membres du comité d’éthique.

On comprend mieux pourquoi certains se la jouent sérieux, comme le Roland Gromerdier, qui écrit comme  un correspondant du « progrès » le média des pecnos du coin, un truc que ne pourrait pas lire un habitant de l’Île-de-France, incompréhensible à la limite de l’abscons, les provinciaux y sont tous bizarres.

Faut dire qu’à l’Académie Jules Rimet, les statistiques c’est pas notre truc pas plus que les analyses fines, nous on s’exprime avec le cœur et avouons-le, quand on se rend sur les lieux de l’événement, on voit pas grand chose.

On était à Jean Babouin, lors du match nous opposant au Gazélec, un club qui n’attend pas grand chose de cette saison et dont le maintien était quasi assuré. Les Corses en mode sérénité déconcertante et facilité obscène nous colleront trois pions sans que le Red Star manifestât une quelconque révolte. Amorphes les joueurs, sans envie, sans rien, même après le premier but alors qu’il restait une heure de jeu.

On a rien vu du match contre les Troyens. Pas ceux d’Homère, ceux de Babouin, pas celui du stade mais le politique. D’ailleurs, c’est pas la peine de voir pour témoigner, avec de l’information partout, c’est pas difficile… Et puis les recueils d’histoire ne se limitent pas à John Reed humant l’atmosphère de la révolution russe ou à César et sa guerre des Gaules… Et Jacques Bainville et Jérome Carcopino, ils ont pas vu grand chose de ce qu’ils ont raconté, ils furent pourtant d’éminents Académiciens. Mais pour faire un peu dans l’histoire, disons-le, la révolte est à bannir, trop spontanée, animée par l’indignation, le désespoir, et pas souvent victorieuse… Révolte de Spartacus, des pastoureaux, des canuts, des marins de Cronstadt, tous ces mecs-là ils ont perdu, tous ces mecs-là ils ont mal fini leur saison, tous rétrogradés enfin plutôt cannés, y a eu du sang des larmes et surtout du sang, parait-il.

Mais revenons au match.

Certes le Red Star, il aura lutté mais avec l’énergie du désespoir, il aura marqué deux buts, fait trembler les Troyens qui s’étaient un peu endormis sur leurs lauriers, mais pour rien, même pas un petit point. Le Red Star ne fut pas loin de l’exploit mais il n’y parvint pas. Y parait que c’est la faute des entraîneurs et au Red Star y’en a plein… Ils utilisent les mauvais mots, le discours passe pas, trop de mots empruntés à des exploits guerriers, à des situations tragiques ; et au sein du club à l’étoile rouge, c’est compliqué.

Steve Marlet s’exprimerait avec le langage en cours sur les plateaux de télé, Sébastien Robert comparerait ses joueurs à des purs sangs ou des trotteurs selon les situations… Quant au binôme constitué de l’entraîneur général et de l’entraîneur principal on sait d’ailleurs pas qui de Pirès ou Robin est le principal ou le général, c’est la cacophonie complète. L’un déclamerait du Shakespeare en Portuguais, l’autre y dirait pas grand chose d’ailleurs il est pas là pour ça. On aurait même eu droit au discours mobilisateur de Courbis en langage marseillais, beurk !

En cette période difficile pour le club, pas certain que le vocabulaire guerrier et les accents tragiques inversent la fatalité. Certes les clubs qui gagnent toujours on les envie pas, on les trouve bien tristes, bien ternes on se dit qu’ils ont pas grand chose à raconter, et que la victoire ça marque moins que les souffrances, les saloperies en tout genre et les descentes aux enfers… L’histoire du club est suffisamment riche de galères pour se dire qu’un répit ne ferait pas de mal, tout comme une saison prochaine en Ligue II.

Ne demandons rien, n’attendons rien, disons-nous que seuls les joueurs détiennent la possibilité de renverser le destin. C’est eux qui sont sur le terrain… Et espérons.

Les notes :
5/5 à l’ensemble de l’effectif afin de leur donner du baume au cœur lorsqu’ils liront ces lignes, pour leur dire qu’on les aime quand même, et qu’on les aimerai bien plus si ils maintenaient le club.

Et surtout encouragements particuliers à Zubar, en reprise depuis janvier toujours pas apparu et dont on espère beaucoup en cette période tourmentée.

Vive le Red Star, vive l’andouillette, vive Zubar,

Professeur Pierre Lapoutre.

Pierre Lapoutre

Historien viril tenant à l’intégrité de son orifice, Pierre Lapoutre pratique depuis des lustres sa vocation d’historien en s’étant plus particulièrement intéressé à la statuaire, au dandysme et aux écarts de langage sévissant dans les stades. Panégyriste du Red Star et des valeurs qui font la mauvaise réputation du neuf trois. Doyen honoraire de l’Université de Sapologie de Yaoundé.

7 Comments

  1. Molise et Pied déteignent sur vous Lapoutre : vous vous abaissez à des attaques qui ne sont pas dignes d’une personne se réclamant « professeur ». Je ne serai pas surpris de vous voir porter un pull sur les épaules.

    Si vous ne comprenez pas ce que je dis, alors je vais employer des mots clairs pour que vous les saisissiez : Nîmois !

  2. Très belle académie qui donne envie de faire des doigts à la gente arbitrale.

    Pour le reste, analyse très fine et très juste de la supercherie Gromerdier.

  3. Monsieur Gromerdier, il y a une ligne éditoriale à la jules Rimet, et se moquer des stéphanois ne fait pas de mal. bien vu car je porte aussi un pull sur les épaules, l’une des marques de fabrique de nos académiciens

  4. L’autre marque de fabrique étant de sentir mauvais. Je le sais puisque j’ai déjà eu à croiser la route de Molise et Pied : même la ligne 12 un samedi soir sent moins mauvais que ces deux-là.

    Moquez vous plutôt des Lyonnais, ça vous donnera meilleure mine (jeu de mot).

  5. Un jour, j’irai voir jouer le RED STAR !! Pour l’Honneur.

    :Êtes-vzubs encore en possession de Monsieur Steevy Bourleyt (1,80m – 69kg – 23 sélections) dans vos organigrammes?

  6. Steve Marlet occupe un emploi moins fictif que celui de Vincent Doukantié.

    Enfin bon, que celui qui n’a jamais été payé à ne rien foutre lui lance la première pierre.

  7. J’aurais pas l’honneur de vous offrir l’apéro saucisson en terre auvergnate la saison prochaine à ce rythme.

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