Sochaux-Nîmes (2-1) : La Crocro Académie est repartie frustrée

L’analepse

On va pas remonter très loin parce que là j’ai pas la foi. D’abord, j’ai manqué la belle tarte infligée par les collègues aux pitres de QRM l’autre jour, un nouveau 4-1 qui est en passe de devenir le gimmick de la saison, et un nouveau triplé pour le pitbull des Costières, notre Tartarin turc qui fait glapir de trouille les anus des défenses de France. Ce fut une bien belle soirée, que votre serviteur n’a vu que d’un oeil un peu perturbé, occupé qu’il était à se pinter la gueule avec un collègue, le match ne passant que dans l’extrème gauche (je suis plutôt mélenchoniste d’adoption quoiqu’anarchiste de droite, enfin c’est assez complexe) de son centre de vision, qui plus est sur un mauvais streaming. Toujours est-il que les bribes qui me restent de la soirée sont fort satisfaisantes, j’ai même souvenance d’un but et deux passes décisives de ce tocard de Maxime Ripart, miracle probablement annonciateur d’une révolution prolétarienne, d’une partie de baise avec Eva Green, d’une coulée de boue sur la Paillade, que sais-je. J’ai terminé ce mâche en me disant que BORDEL DE DIEU il n’en faudrait bientôt plus beaucoup pour que je me mettes à sérieusement rêver, à sérieusement me dire que PUTAIN CETTE SAISON C’EST LA BONNE, qu’on va enfin pouvoir expier ces dernières années faites de purges innommables, de stade vide, de combines minables, de points de pénalité, de saison à jouer à le maintien et de caisses de pinard dans le vestiaire adverse.

Ensuite, j’ai également manqué la victoire du bout du slip contre les Marseillais du pauvre en Coupe de France. Une victoire à l’arrache sur un but de bogosse de Paquiez à la 93e, sous la pluie et le Mistral. C’est laid mais ça passe, et du moment qu’on tape les gars du 13, je prends. On est au huitième tour et la France du foot va commencer à trembler face à notre montée en puissance en Coupe de France.

Le mâche

Aucune raison de s’inquiéter donc, si ce n’est pour mon foie, avant ce déplacement à Sochaux-Montbéliard, patrie de la ouature et de la saucisse. Ce match devait être pour nos braves une possibilité de conquérir provisoirement la tête du championnat. Las. Je ne vais pas vous mentir, ce mâche m’a mis pas bien. Je suis encore plus en vrac qu’après la race de l’autre soir, c’est vous dire. Je suis colère. Je suis bloc de nerf. Je suis pétage de gueule inopiné. Je suis frustration. Manquerait plus que ma dame me parle de ses règles, et la soirée serait complète. Putain. On se prend deux buts de connards, le premier sur un genre d’oubli de marquage de notre défense de sénateurs à gros derche, le second suite à un viol caractérisé de la même charnière de pantouflards à gros bide. De façon générale, je le passais jusqu’à présent sous silence parce que notre attaque était là pour nous le faire oublier, mais punaise de purée de bordel, notre défense fait très peur parfois. Ce deuxième but où leur attaquant dépose Briançon et lobe Valette comme le milliardaire russe gicle sur la pute ukrainienne, MERDE.

Et je vous parlerai même pas de cette fin de match de merde où je me suis bouffé les doigts à regarder notre ailier greco-connard vendanger nos ballons de contre en faisant des dribbles de connard. Sur notre dernière action, il parvient quand même à placer une mine sur le poteau, Bozok reprend à bout portant en plein sur le gardien, qui peut ensuite se la jouer sauveur, le CONNARD.

Un match qui pourra, je l’espère, servir de contre-exemple. Un gros manque de construction et notamment un vide fâcheux au milieu, malgré une volonté louable de continuer à jouer sans faire nawak après le but des saucisses en 2e mi-temps. Bon bref, le match frustrant qui pue, la soirée qui pue, la vie qui pue.

 

Les collègues

Valette (0/5) : Bon toi tu vas bien aller te faire mettre. Tout seul. Tu te rappelles que ton boulot consiste à essayer d’empêcher le ballon de rentrer dans les machins derrière toi ?

Briançon (0/5) : Ouais, tu sais quoi ? Va aussi te faire mettre avec ton pote. Et prenez votre pied hein. Et puis tant qu’à faire, refais toi enfumer par ce connard de Kalulu comme sur le deuxième but, CONNARD.

Harek (1/5) : à peine mieux. Va falloir sortir les tripes si on veut faire trembler Reims, collègue.

Boscagli (2/5) : un peu quelconque ce soir même si ce n’est pas vraiment à lui que j’ai envie de m’en prendre.

Paquiez (2/5) : a eu le bon goût de secouer un peu les attaquants adverses. Des montées pas vilaines.

Valdivia (1/5) : ouais mais là non. Il a clairement été insuffisant dans le liant au milieu de terrain. Un bon point quand même pour son retour dans les pieds de Kalulu avant la mi-temps. Sinon, on sent qu’il a besoin de son Savanier comme Gattuso avait besoin de son Pirlo (oui bon, toutes proportions gardées), au risque de passer pour un bon cheval ou un gros bourrin, tu as le choix.

Valls (2/5) : il a le mérite de bien suivre l’action suite à la mine d’Alioui sur la barre pour la mettre au fond. A part le but, je ne l’ai pas trop vu. Cette prestation plutôt laborieuse fait que j’ai amèrement regretté l’absence de Savanier, que j’absous derechef de mes reproches précédents relatifs à sa relative branleur-attitude.

Del Castillo (3/5) : à partir du second but des saucisses, à peu près le seul à réussir à amener le danger. Un chouette pied gauche, décidément.

Alioui (3/5) : Une frappe sublime sur la barre qui amène le but de Valls, un gros coup franc qu’il tire un peu trop sur le gardien, mais une deuxième mi-temps en demi-teinte, avec un peu trop de nonchalance. Remplacé par Vlachodimos, à qui j’aurais tout pardonné s’il avait placé sa frappe dans le petit filet à la dernière minute. Malheureusement c’est poteau, et ça n’excuse pas ses 36 choix merdiques avant ça.

Thioub (0/5) : enfin un match où il est suffisamment lent, mauvais et transparent pour que je puisse tranquilement l’insulter, ça me fait presque plaisir. GROS SAC A MERDE QUE TU ES. Remplacé par Desprès, qui a essayé, s’est frité avec presque toute l’équipe adverse, mais a quand même réussi à vendanger une occase en or sur un bon service en profondeur de Bozok. Il doit encore se demander pourquoi il n’a pas tiré.

Bozok (2/5) : toujours pesant pour les défenses, et à deux doigts de planter à nouveau à la 91e sur ce qui aurait été le but de raccroc le plus jouissif de la saison, mais il allume le gardien à la place, fait chier.

A l’arrivée, on est troisièmes, vu que Lorient nous passe devant à la faveur de son succès contre Brest. Merdasse. On reste en embuscade et cette défaite devrait être l’occasion de quelques remises au point. Comme le dit le coach Blaquart, ce bel homme, ça va aussi permettre de calmer la hype naissante en rappelant qu’une montée serait un gros putain d’exploit. Il va falloir être sacrément costauds, fada.

La bise quand même,

Kader Firoud

Karoud Fider

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