METZ – STRASBOURG (3-0), TOUT CE QUI NE TUE PAS LA VERDAM MI! ACADÉMIE LA REND PLUS FORTE

Quand vous touchez au petit Martin, c’est l’attaque de l’équipe de France au mondial que vous fragilisez, alors pensez-y.

 

Donc, oui, pas d’acad’ pour le match de Paris, tout bonnement parce que c’est plus fort que moi : la coupe moustache n’a jamais su me séduire, malgré les exploits de Pierre-Alain Frau, Jean-Claude Darcheville et autres Dado Prso dans ma jeunesse, je la délaissais déjà. J’ai vu le début du match, on a offert deux buts, merci au revoir, je suis allé me coucher.

Ensuite est venue la victoire contre Toulouse, qui est passée à la trappe aussi, et y aura pas d’explication pour celle-là. Voilà. Point. Il est temps de passer à autre chose. (Mais on a gagné, c’est cool !)

Et là, c’est le moment où je dois faire une bien belle intro pour le derby, le premier en Ligue 1 depuis perpette ! Sauf que, dans mon grand malheur, je n’ai pas pensé à la rédiger avant, et donc là, on ne va pas se mentir, la motivation est moins palpable quand même.

Donc, suite au désastre que je m’apprête à vous conter (Aaaah ces belles histoires typiques de la période des festivités !), vous n’aurez pas le droit à tous mes meilleurs chants sur les lorrains. Je ne vous développerai pas plus toutes les raisons qui font que, depuis des temps immémoriaux, telle Shelbyville avec Springfield la belle et fière Alsace toise de haut sa voisine Lorraine. Ne vous attendez par conséquent à aucune démonstration scientifique de la supériorité de la choucroute sur la quiche, pour tout type d’activités allant de l’entartage de boutonneux, du mets à préparer pour sa chère et tendre, au moment de convivialité à partager autour d’une bonne bière (d’Alsace, bien entendu !), à la qualité des nutriments pour le teint… Non, et pourtant, toutes ces preuves existent ! De la même manière, nous n’allons pas nous engager sur le terrain de la comparaison entre célébrités locales, et expliquer pourquoi un bon Robert Wurtz ou Matt Pokora valent bien tous les C. Jerome de la planète…

Et, bien entendu, nous ne nous épancherons pas outre mesure sur la triste ville de Metz (que je n’ai jamais visité, bien entendu) par rapport à la splendeur et la magnificence de la capitale de l’Europe : sa cathédrale, son marché de Noel, son université, la plus grande d’Europe, et encore récemment classée parmi les meilleurs mondiales selon le classement Nature index (16e mondiale, devant Harvard et Yale mon cochon !), son ouverture sur les autres civilisations avec les ambassades de tous les pays de l’UE, mais également son fort ancrage local et patrimonial, ses musées, spectacles en tout genre, son stade de la Meinau, plus grand, plus neuf, plus bruyant que tout autre enceinte dans la galaxie (là j’ai perdu mes sources, mais vous pouvez me faire confiance), la propreté de ses rues, la beauté architecturale de ses bâtiments…

Non, notre piteuse prestation du soir nécessite d’adopter profil bas, de reconnaître, en tout esprit sportif, la supériorité de l’ad… pardon, le fait que les coups de chance arrivent.

Et donc, me demanderez-vous, Leonard, quelle belle équipe est allée se faire martyriser par des Lorrains ?  Comme mon professionnalisme n’a d’égal que ma tendresse à votre égard, j’ai anticipé sur cette question et je vous ai même fait un petit schéma :

 

 

La rencontre :

 

Hhmpfffeerbbchh qu’est-ce que c’est compliqué.

Après quelques minutes à balancer des parpaings devant (aaah ambition esthétique, quand tu nous tiens), on se crée pourtant une grosse occasion dès la 4e, action menée par Terrier et Da Costa, qui prennent de vitesse la défense. La frappe du second finit sur le poteau…

Mais ensuite, ça se complique sérieusement. En face ça joue plutôt bien (eh oui), en cherchant à écarter le jeu (ils ont peur d’Aholou, ils ont raison), ramener des centres et ensuite à être agressif pour gagner les duels aériens, ou être sur les seconds ballons. Comme notre milieu se fait balader et que nos défenseurs ne sont pas très motivés par l’idée de gagner des duels, les Messins se créent plusieurs occasions, notamment une tête de Rivière sur laquelle Bonnefoi réalise un très bel arrêt. Mais dans la foulée, pour qu’on n’ait pas trop confiance en lui quand même, il se troue sur une sortie. On a également droit à une sublime volée de Cohade, qui passe tout près d’une jolie lulu des familles. Pour se donner une idée, on a subi 12 tirs en 30 minutes…(stat qui passera à 21 à la 70e, ce qui illustre notre seconde partie « la suite c’était pas mieux »)

Malgré tout on arrive à se créer d’autres occasions, deux grosses avant la mi-temps pour Terrier et Mangane, donc il reste possible d’aller marquer, la défense en face ne semble pas non plus parfaitement rassurante.

Bon, en revanche, la deuxième mi-temps… Alors autant la 1re c’était pas bien folichon, autant celle-là c’était juste mauvais. Déjà le rythme a nettement baissé, avec beaucoup de fautes. Ensuite on ne crée pas le danger. En plus, au lieu de rester compacts derrière, on décide de se prendre des buts : le premier j’ai pas vu, le deuxième, bon, Koné dort, donc rien de vraiment nouveau à signaler. Et puis, là, patatras. Le moment où tu te dis que c’est fini, que la choucroute est cuite et que c’est la fin des navets salés : Terrier sort sur blessure. Et comme décidément rien ne nous sera épargné ce soir, c’est Idriss Saadi qui le remplace. Et ça tu vois, ce genre d’avant/après, c’est un peu comme quand tu vois ta pornstar préférée sans maquillage : la fête est finie, ton adolescence est terminée et tu réalise qu’il vaut mieux que tu laisses tomber ce que t’étais en train de faire, parce que de toute façon y a plus de résultat à éspérer.

Pour finir, on se prend une madjer d’Emmanuel Rivière, son premier but depuis 2009. Donc celui-là il va tout droit sur ma note de suicide éventuelle (toujours en avoir une de prête), à côté de la frappe de 25 mètres en lucarne de Léo Dubois et le retourné de Gilles Sunu. Quand je vous dis qu’il y a des trucs qui n’arrivent que chez nous.

Et donc qu’est-ce qu’on retient de cette performance ?  – Qu’il aurait mieux valu se bouger le cul.

Bon, on va pas verser dans le catastrophisme non plus, c’est comme ça, il y a des jours sans. Ce soir on a les boules (de Noel ! ah si… c’est, c’est rigolo !), mais on se retrouve à mi-saison avec bien plus de points que prévu, et en plus ça va permettre de rappeler à tout le monde que ce championnat est serré, on ne peut pas se permettre de faire des matchs aussi pitoyables.

 

Les notes :

Bonnefoi : 3/5
Tu t’es quand même pris trois buts, dont un par un roux, et un par un type qui s’appelle Roux, donc c’est pas la fête du slip. On va plutôt retenir que t’as fait deux arrêts difficiles à 0-0.

Mangane : 1/5
Je sais pas pourquoi, j’ai envie de te mettre plus que ton collègue, mais continue comme ça (enfin non, qu’on s’entende, ne continue rien du tout, part le plus loin possible au mercato, c’est ce que j’ai demandé au père Noel… En même temps, j’attends toujours mon tigre de compagnie et mon lance-flamme, donc il y a moyen qu’on se revoie l’an prochain) et t’auras plus ce genre de petite sympathie de ma part.

Koné : 0/5
Là je m’adresse à tous les Alsaciens du groupe, élevés au schnaps et au marc de gewurtz dans le biberon : vous arrêtez de m’emmener mon petit Bako avec vous quand vous passez la mise au vert au marché de Noel, parce qu’il tient pas comme vous : j’ai bien reconnu ce temps de réaction, j’ai le même après 3 litres de vin chaud.

Martinez : 2/5
Allez, c’était pas trop mal. On a vu que t’avais envie.

Lala : 2/5
Quasi inexistant offensivement, dépassé par Nolan Roux…ça m’a fait de la peine.

Le milieu : 1/5
Parce que vous avez couru, quand même, on ne va pas être (trop) ingrat. Faut aussi reconnaître que vous avez servi à rien.

Terrier : 2/5
C’est dur de te mettre une mauvaise note, parce que bien sur que t’es bon, mais là on aurait voulu plus te voir. En tout cas je constate que nos cœurs vibrent à l’unisson, quand tu es mal en point, crois-moi, je souffre, reviens-nous vite. Et j’espère que tu recevras plein de cadeaux dans ta chaussette le 25 au matin, quoi que tu ai demandé, tu le mérites.

Da Costa : 3/5
Très percutant et dangereux en première, disparu puis blessé en seconde, c’est pas payé.

Bahoken : 2/5
Trop seul, a fait ce qu’il a pu avec les ballons qu’on lui a envoyé, c’était pas trop mal.

Le remplaçant : Ouais, il est pas seul à être rentré, mais lui a tout de même eu droit à une demi-heure, donc on va pouvoir s’interroger. Bon sang Idriss, c’est pas possible, t’as commencé le foot y a deux ans à tout casser, non ? Tu peux me le dire. T’es venu à l’entrainement un jour avec un pote à toi, l’ambiance t’as plu, tu t’es dis que ce serait pas mal de faire un peu de sport et la zumba te tentais pas plus que ça. Mais pourquoi tu te retrouves en Ligue 1 maintenant ? Une simple passe à 5 mètres tu me l’envoies à Klopperschlopp’rche, c’est pas sérieuxTu sais ce qu’on va faire ? Pour la deuxième partie de saison, tu vas venir jouer avec nous le dimanche matin, y a pas mal de clubs dans le Bas-Rhin tu verras : les trajets sont pas long, on taquine un peu la balle, rien de méchant, et puis tout le monde reste pour la troisième mi-temps plutôt que de rentrer chez sa bourgeoise. C’est un peu vieille France, comme on l’aime ! Ne t’inquiètes pas, tu t’y feras vite.

Bon, sur ce, je vous laisse. La bise anale, joyeuses fêtes, la bonne année, la santé, plein de bonnes choses sous le sapin et de bonnes grosses bouffes de daleux, c’est ça qu’on veut.

Leonard Speck.

Leonard Speck

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