Nancy – Saint-Étienne (3-1) : La Chardon à Cran Academie livre ses notes.

Combien de Nancéiens pour croire au maintien lors de cet ultime match de la saison ?

Très peu. À juste titre, car hormis un incroyable renversement de situation, Nancy a les deux pieds en L2. Dont acte, SFC et Red Sharks décident une grève d’animation vocale et pyrotechnique, et se privent d’un tifo pourtant préparé de longue date.

90 minutes plates à venir, peu importe le score, les prestations des uns et des autres pour faire monter les enchères, le probable dernier match de Pablo sur le banc, Platini en tribune, Kim et André Luiz qui foulent la pelouse de Picot…rien ne fera oublier la mauvaise gestion du club, de l’effectif et du précédent marché des transferts dont les flops ont dépassé tout probable imaginaire, on y reviendra.


L’Équipe :

4-3-3.

Ndy Assembe, chaussures fixées à sa ligne de but.

Badila, chouchou de Pablo, Cabaco pour son dernier match (option d’achat probablement non levée), Diagne, Cuffaut .

Cétout, Aït-Bennasser, Guidileye, milieu de terrain à la technique similaire au milieu blaugrana. Les formateurs de la Masia seraient en tribune Hazotte afin d’enrôler Guidileye pour un poste d’entraîneur technique des U15 espagnols.

Maouassa (dernier match lui aussi ?), Dalé, Busin : un grand espoir (au sens propre, appelé dans le groupe EDF U20 cette semaine), un grand sert-à-rien et un grand blond avec une chaussure rouge.


Le Match :

0 : Picot est rempli. Une chose qu’on ne pourra reprocher cette saison, c’est l’investissement des supporters, ultras, moins ultras, tous confondus, pour une très belle moyenne au taux de remplissage.

0 : Anniversaire des 50 ans oblige, une flopée d’anciens joueurs (dont Platini) sont venus se gaver dans les grands salons de l’hôtel de ville rendre hommage au club du chardon, fondé en 1967. Bizarrerie du calendrier, ça tombe un jour de relégation. Tant pis pour Kim et André Luiz, figures de 2008 qui donnent un coup d’envoi fictif.

5 : Les Nancéiens ont la balle, les Stéphanois sont en cercle, tongs aux pieds, et jouent à la belote ou à Clash of Clans, selon les âges.

10 : Ruffier, seul joueur vert à être concerné par le match, stoppe déjà 2 tirs cadrés d’une dangerosité relative.

10 : D’un coup 800 ultras stéphanois arrivent en parcage. Ça bâche Magic Fans, ça bâche Green Angels.

17 : Servi de droite à gauche, Busin, tel un attaquant lambda (ce qui a fait défaut à l’ASNL toute la saison) bien démarqué, rentre dans le ballon et frappe vers Ruffier à bout portant. Ouverture du score. 1-0.

20 : Nancy domine, les verts s’en branlent et comparent leurs destinations de vacances.

25 : 5 tirs à 0. C’est bien de se réveiller le jour ou tout ne sert plus à rien. Très bien, même.

30 : Ah la voilà la belle bourde de GuyRo qui, figé sur sa ligne grâce à de la superglu, ne peut sortir au devant du ballon, lui-même à 3 mètres de la ligne de but. Heureusement, il est sauvé par ses défenseurs.

35 : Les Stéphanois se lèvent et jouent un peu au football, 2 tirs cadrés en 5 minutes, de quoi rappeler le classement des deux équipes.

40 : Cétout, capitaine (lol), sort sur blessure, remplacé par Nguessan qui va pouvoir nous éblouir de sa technique habituelle.

45 : 10 minutes sans que les Nancéiens ne touchent le ballon, les Steph poussent sans piéger Ndy Assembe.

Mi-temps : Bordeaux mène, Nancy aussi, manque plus que Marseille contre Bastia et l’improbable se produirait. Personne n’est dupe, personne n’y croit.

Retour de mi-temps, dédicace des Red Sharks à Dalé :

Oui mais le club est-il en surcharge pondérale ?

50 : 38e journée oblige, spectacle pyrotechnique. Les verts ne se font pas prier, on les connaît artistes en la matière.

On dit que certains ont vu le visage d’Albert Cartier se dessiner dans la fumée, en ce jour funeste.

55 : Nancy a le ballon, les Stéphanois font des châteaux de sable, merci le synthétique.

60 : Malheureusement tout seul dans sa surface, Ruffier ne peut rien faire devant Diagne sur un corner tiré par Maouassa : 2-0.

65 : Busin centre pour Maouassa, seul à deux mètres de la cage. Ruffier, resté sur sa ligne tel un GuyRo quotidien, est battu, mais le futur arrière gauche de l’équipe de France se troue et envoie sa tête du mauvais côté du poteau.

70 : But de Lorient, si personne n’y croyait (même si tous les téléphones sont sortis), là c’est vraiment foutu. Enfin, le multi L2 de la veille … nous a prouvé le contraire.

75 : Finies les constructions : comme en 1e mi-temps, les verts rechaussent les crampons et jouent au football. Deux minutes plus tard, but de Nordin, qui profite d’une belle erreur de la défense nancéienne pour marquer un but et faire sauter le parcage stéphanois. 2-1.

80 : Maouassa signe son 3e but en championnat. Sur une erreur stéphanoise, il s’empare du ballon et fixe Ruffier avant d’envoyer un caramel petit filet mi hauteur. 3-1.

85 : Youssouf Hadji entre à la place d’un Dalé invisible (oui les pléonasmes sont acceptés sur HorsJeu.net,  et puis je fais encore bien ce que je veux). Youssouf Hadji qui foule peut être pour la dernière fois la « pelouse » de Marcel Picot. À 37 ans, pas sûr que Rousselot lui serve encore la soupe. Enfin, après tout, on ne sait jamais.

90 : Bastia perd, Bordeaux pousse, à un but d’un barrage, parait que le gardien lorientais sauve tout.

90 : Nancy 3-1 Saint-Etienne / Marseille 1-0 Bastia / Lorient 1-1 Bordeaux.

Nancy est officiellement relégué en L2.

Noter individuellement des joueurs dans un match avec aussi peu d’enjeu et dont les adversaires sont déjà en vacances relève d’une utilité vaine.

Note artistique de l’équipe 4/5.

Ici se clôt notre saison en L1. De quoi être moqué, beaucoup de déceptions à tous les étages, comme l’a très bien mentionné le Saturday FC par sa banderole ce soir : « Staff incompétent, joueurs transparents, supporters présents, anniversaire écœurant ».

Le staff semble le premier fautif de tout ce bordel. Budget similaire à un Angers, un Guingamp et même au voisin honni qui ont tous trois visé juste pendant les marchés des transferts.

Que dire de nos recrues ? Quelle valeur ajoutée pour un effectif Ligue 2 limité ? Aucune des recrues (peut être Chernik pendant son faible temps de jeu) n’a été à la hauteur de l’événement, aucun joueur du titre de L2 ne l’a été non plus (hormis Lenglet parti fin janvier).
La responsabilité est double : staff-joueurs. Un staff qui n’a pas su trouver, penser une harmonie dans l’effectif, un Pablo Correa buté sur ses choix, ne pouvant changer ses plans (Dalé titulaire toute la saison est une hérésie), …

De gros regrets nous affligent au soir de la 38e journée, des regrets dans la gestion du club, dans la gestion de l’effectif et de l’avenir.
Dans l’image qui a été donnée du club, des investisseurs chinois à la candidature à la FFF de Rousselot, deux flops monumentaux. Dans le jeu, où tout, comme souvent chez nous est attendu, bien en place, sans aucun folklore, surprise ou volonté d’emmerder tactiquement l’adversaire.

On regrette le faible temps de jeu de Busin, qui à chaque match joué (au Parc notamment) a tenté des choses, en a réussi quelques-unes. On regrette la rigueur de Pablo devant les jeunes d’un centre de formation qui intègre le top 7 français (jamais vu Mabella, vu une seule fois Bassi, Maouassa seulement en fin de saison). On regrette les déclarations faites après Lorient (match où se jouait le maintien – défaite 3-2) sur Chernik notamment, seul joueur applaudi par les ultras nancéiens ce soir. On regrette enfin la bassesse et l’imposture des pouvoirs publics, qui, une fois de plus, ont prouvé leur amateurisme, en empêchant le derby de se tenir dans de bonnes conditions, en empêchant plusieurs groupes historiques de se rendre à Nancy (La Brigade Loire notamment).

Beaucoup de déception, beaucoup de regrets, mais la Ligue 2 nous attend et on connaît cette terre d’accueil, souvent synonyme de plaisir, que ce soit en tribune ou sur le terrain.

1 pinte offerte à qui reconnaît cette image d’un film culte.

Roger Piantoni-Vairelles.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

7 Comments

  1. Venez donc boire une pinte lors de votre visite à Clermont-Ferrand la saison prochaine. Promis je me parlerai pas de Pablo.

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