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Notre Footballologue analyse Allemagne-Angleterre et Argentine-Mexique

Lundi 28 juin 2010

700 millions de dollars, soit le coût de la sécurité du G20…pour décider de la réduction de moitié des déficits sans aucune taxe sur les transactions financières. Chasse au fonctionnaire, démontage des services publics, réduction des allocations sociales, …relancer la croissance en réduisant l’espérance de vie. La civilisation du progrès méconnaît l’espèce…

« Hymnes majestueux et respectés »…ou la reine au trois lions à l’épreuve des trois étoiles Bosch. Dans les travées, teutonnes brunes et blondes font regretter la Résistance et excitent le Ben Dover rosbeef. « On ne s’aime pas …(mais) on va se le montrer (quand même.) » (Leboeuf)

Rôtis au soleil de l’hiver austral, les anglais avaient revêtu leur tenue red fétiche préfigurant la grosse fessée. Si Calamity James et ses « chandelles » des « années 1930-1940 » (Leboeuf), John « Casanova des discount » Terry, Wayne « sur un écran géant HD c’est encore pire » Rooney et consorts restent « très agréables à voir » par l’œil-de-bœuf, l’exposition en mondovision restait sans doute prématurée pour ce Four-Four-Two dragué par Capello. Charnière Upson-Terry, couloirs dévolus à Johnson et Cole, Lampard et Barry au centre d’un milieu complété par Gerrard à gauche et Milner à droite au service d’un duo Rooney-Defoe. Le profil des attaquants permet le jeu long en profondeur de Lampard ou Gerrard pour un Kick and Rush dénoncé dans la semaine par Beckenbauer. Face à des allemands attentistes, les anglais développent pourtant un jeu court autour de Gerrard, en balade, Lampard et Barry. Ce trio se recentre, libérant le couloir gauche pour Cole, tandis que Milner les rejoint afin de former…un trio, sa présence annulant le rayonnement de Lampard. Face à des allemands jouant bas, il n’est pas rare d’observer 6 anglais bloqués à l’entrée de la surface teutonne.

En face, l’Allemagne rappelle France 98 augmentée d’un finisseur et d’un milieu percutant. Ozil mène à la baguette Muller et Klöse sur un côté droit fait de combinaisons en passes courtes tandis que le flanc gauche appartient à Podolski, complice avec Schweinsteiger et dont les appels donnent plus d’ampleur au jeu allemand. En phase défensive, les allemands se regroupent 10 mètres sous la médiane, le seul Klöse compliquant la relance adverse. Ainsi, les anglais sont privés de profondeur, castrant de fait Lampard et Gerrard. Neuer au kick et Klöse au rush la jouent à l’anglaise tandis que Terry fait du Gallas, Upson du Upson et Calamity du James : 1-0, 19ème. La demi heure de jeu résume le match : 30ème, Lahm sur le côté droit trouve Ozil qui oublie Podolski et sert Klöse, James intervient ; 31ème, Johnson quasiment dans l’axe ouvre sur la tête de Defoe, égalisation refusée pour un hors-jeu inexistant ; 31ème, Muller s’échappe côté droit et pense à renverser pour Podolski : 2-0. « Ca passe comme dans du gruyère », confie un Leboeuf au fond du trou avant que les reds n’aient un coup de sang. Centre de Milner pour Lampard (34ème), corner en trois temps jusqu’à Gerrard qui trouve la tête de Upson (2-1, 36ème) et, surtout, petit lob de Lampard sur Neuer, la transversale voit « but ! », l’arbitre déjuge et alimente le village médiatique (37ème) tandis que Podolski contre et manque d’élargir les ébats.

« Il n’y a rien de pire que l’injustice » se lamente Leboeuf, solidaire du combat de Petit contre les ONG, et prêt à financer la vidéo dans tous les villages d’Afrique. Dans l’immédiat, lovely boy vocifère sa méconnaissance de la loi 11 pendant que l’Angleterre étale son fighting spirit sur la pelouse : centre de Milner (51ème), combinaisons verticales Gerrard-Rooney-Defoe (56ème, 61ème), mouvements sur la largeur Gerard-Rooney-Milner (60ème) mais rien ne déstabilise la dense défense allemande. Machiavéliques, les germains contrent côté gauche où la percussion de Schweinsteiger et Podolski défonce l’arrière garde de sa Majesté. Ainsi, Schweinsteiger renverse sur Podolski, relais avec Khedira pour une frappe de tête de Sammer (62ème), avant que Muller ne combine avec le même Schweini jusqu’au face à face avec James : Calamity ne couvre pas son premier poteau, 3-1, 66ème. Dans la foulée, Ozil, toujours côté gauche, prend de vitesse Barry et sert Muller : 4-1, 69ème. Généreux, Capello et Löw partagent l’histoire avec leur banc, l’occasion d’apprécier l’ersatz allemand de Jerôme Latta. Ben Dover croyait se farcir de la teutonne, mais l’allemande est fisteuse et l’Albion repart queue basse et cul rouge.

Mi temps : « Attends ! Moi je vis à Hollywood. La gay secret society, ça existe… »

Leboeuf parle des centres de « déformation » dans TEUM TEUM. Ici.

C’est simple le football…une défense qui défend, une attaque qui attaque, et pleins de bisous de Maradona. Gaucher défoncé, el pibe plante son arbre à l’envers et doute quand d’autres s’excitent devant les « pétards mexicains » (CJP) de Salcido et Guardado (7ème et 8ème.) Comme pour Herzog, des indiens déguisés en Gypsy King proposent à Maradona de le débarrasser de Aguirre (voir ici) mais Diego garde confiance en son « système. » Deux centaures et un Burdisso, Heinze en poney aux côtés de Mascherano et Otamendi constituent la défense, soit l’ensemble des joueurs qui ne dépassent quasi jamais la médiane. La préférant « plus tueuse que joueuse » (Wenger), Maradona se fait une ligne d’attaque Di Maria-Messi-Teves-Maxi Rodriguez en soutien de Higuain. Ainsi, Teves joue second attaquant tandis que Di Maria et Maxi Rodriguez restent soucieux des tâches défensives, et l’ensemble du système repose sur les percées de Messi. En face, Aguirre oppose une charnière Rodriguez-Osorio, Salcido et Juarez dans les couloirs, Torrado-Marquez à la récupération derrière Guardado, Bautista, Gio en soutien de Hernandez. Bautista reste en couple avec Hernandez, Guardado et Gio piquent dans l’axe, laissant les couloirs aux latérailiers.

Jean-Michel Larqué apprécie la « fréquence du touché de balles » du prodige dès la 7ème, puis lorsque Perez se fait presque lober sur sa ligne (11ème), avant que l’héritier ne trouve la tête de Teves hors jeu pour renvoyer le dernier italien chez lui : 1-0, 25ème. Vérifiant le hors jeu sur l’écran du stade, Osorio entame un concours de râteaux avec Higuain : 2-0, Higuain, 32ème…et taloche de Heinze en mondovision. CJP prétend connaître « 100 millions de mexicains en colère », Wenger s’interroge et s’interrompt car « c’est long et pénible », surtout quand il faut acquiescer après le « des verts vert de rage…c’est venu tout seul ! » du petit. La reprise permet d’apprendre que Barrera, remplaçant de Bautista, est « un contemporain de Benzema et Ben Arfa » (CJP) tandis que Guardado passe dans l’axe, laissant l’homme qui révéla l’identité de capitaine Flemme à la face du monde dans le couloir gauche. Le temps d’observer le chapelet de trois mexicains main dans la main sur la pelouse, Teves « gologologologologooooalllll » (CJP) des « 23 mètres » (Larqué) : 3-0, Teves, 51ème. Concédant à CJP que « ça ne sert à rien de mettre de l’huile sur le feu », Maradona sort Teves et met  Veron aux fourneaux (68ème), pendant que Heinze sauve sur la ligne et que Gio à droite trouve Torrado pour Hernandez : 3-1, 70ème. Définitivement kinésique, le fisteur de légende sort Di Maria pour Jonas, histoire de tripoter du jeune homme en reconstituant son mythologique trio de centaures de la pampa.

Craignant la comparaison avec Leboeuf ou Gravelaine, CJP et Larqué musclent le jeu en prenant modèle sur Wenger. Objectif : jouer la carte de la compétence en prolongeant les phrases du premier de la classe. Démonstration…

Wenger : « Celui qui tombera sur l’Allemagne en quart tombera sur un os… »

CJP : « …difficile à ronger. »

Wenger : « Ils viennent de faire 13 passes dans leur moitié de terrain… »

Larqué : « …et la première passe en profondeur est perdue. »

Wenger : « Ils font très équipe de club… »

CJP : « …et c’est un compliment. »

Mais parfois, l’analyse experte dépasse l’imagination…

Wenger : « Plus il vient de loin, moins il sera dangereux… »

CJP : « …oui. »

… et le premier se rebelle :

CJP : « Double contact, crochet, frappe… »

Wenger : « … égoïste derrière, ça ne fait rien. »

Larqué spectateur : « Vous êtes impitoyable, Arsène. »

ALLEMAGNE

ANGLETERRE

MEXIQUE

ARGENTINE

puis…

puis…

 
Vos commentaires (vous pouvez créer votre gravatar en cliquant ici)
  • AlexMinot dit :

    « 31ème, Johnson quasiment dans l’axe ouvre sur la tête de Defoe, égalisation refusée pour un hors-jeu inexistant »…
    Euh, dis donc Footballologue, La tête de Defoe, elle est pas sur la barre, plutôt?

  • Nick Tarem dit :

    Et voilà, préparez-vous pour 2 semaines de « Mais pourquoi y’a toujours pas d’arbitrage vidéo dans le foot? Et ca existe au rugby et même au curling et gnagnagna ».

    Hmm… Oui, je sais, j’m'énerve.

  • AlexMinot dit :

    M’en fout, je suis contre la vidéo, et j’aime pas Lampard. Donc tout bénef pour moi, ce week-end…

  • Nick Tarem dit :

    +1
    sauf que moi j’aime Rooney alors bon, c’est plutôt mitigé …

  • Choublanc dit :

    AlexMinot m’a devancé…
    Pour les erreurs d’arbitrage peut-être auraient-elles été évitées avec un arbitre derrière les cages.
    Le premier but argentin correspond au seul cas où on peut utiliser la vidéo : le but est « accordé » et le jeu est arrêté, mais on fait appel à la vidéo pour s’assurer de sa validité.

    C’est bien plus facile d’utiliser la vidéo au rugby, car c’est un sport avec de nombreuses phases statiques. Cependant, cela n’empêche pas de prendre des décisions litigieuses comme la validation d’un essai pour l’Afrique du Sud en finale de la coupe du monde 2007.

  • mc.hill dit :

    @ Nick Tarem :

    s’il n’y avait pas autant d’erreurs d’arbitrage, le débat n’aurait pas lieu d’être. Là ça fait beaucoup, et TOUTES les gaffes ou presque commises depuis le début de la compétition ont été clairement mises en lumière par la vidéo en quelques secondes.

  • AlexMinot dit :

    Et Terry/Upson qui défendent comme des peintres (sans vouloir faire offense à cette corporation), c’est dû à l’absence de vidéo?

  • rana dit :

    Un arbitre derrière chaque but (comme en coupe UEFA) pour le cas du but de Lampard, et des arbitres compétents pour le cas Tévez.

    Mais évidemment, on réclame sa vidéo (d’ailleurs, Lebœuf n’a-t-il pas commenté quelque chose comme « Il n’y a pas que l’intérêt financier, mais etc. » ?

    Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps de cela (quelques lustres), on trouvait qu’il n’y avait pas assez de buts marqués, et on réclamait des cages plus grandes…

    Le football produit un pactole facile et bien des rats pour le grignoter.

    Et puis, je me lâche d’une parano tout aussi facile : étrange quand même, deux grosses « erreurs » d’arbitrage le même jour, et la même réponse immédiate: la vidéo.

  • jah dit :

    En 2006, ils ont du bien rigolé à l’international Board (plutôt au national britannique board) quand l’arbitre a utilisé la vidéo sur la superbe reprise de volée de la tête de Zizou.

    Cette année ils doivent s’en mordre les doigts et commencer à faire du lobbying auprès de la FIFA.
    Reste plus qu’à les convaincre que leur position de 2006 n’est pas adaptée quand il s’agit d’une équipe Britannique.

  • Nick Tarem dit :

    Une fois de plus, force est de constater que je suis d’accord avec toi Alex : Vidéo ou pas si l’Angleterre avait mieux joué on en parlerait même pas de ce but refusé.

    @Mc Hill : La « mise en lumière » par la vidéo c’est super relatif. C’est facile pour nous du haut de nos canapés parce qu’on voit très clairement grâce au zoom x100 et ralenti 100000 de fois que le lacet de l’attaquant était un 1/2 cm devant l’élastique du short du défenseur.
    A vitesse réellé avec des vrais yeux c’est une autre histoire.
    Là je parle en général. Pour les erreurs d’hier même à vitesse réelle je pense que c’était visible ^^

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