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Notre footballologue analyse Allemagne-Espagne

Jeudi 8 juillet 2010

« La meilleure équipe du tournoi » affronte « la meilleure équipe du monde » (Lizarazu), « Joachim Löw », 50 ans d’âge contre Vicente Del Bosque, « 35 ans au service du Real Madrid » (Larqué) pour une conversation sur tableau vert. « Enorme concentration palpable » clame CJP tripotant son « vuvuzela mobile » tandis que Lizarazu confirme qu’ « elle plie mais ne rompt pas (…) elle est bonne celle-là », incitant le fils de Burns et Smitters à provoquer Robert Duverne : « Deux préparateurs physiques américains…tout est super professionnel du côté de la Mannschaft. »

Trèfle de plaisanterie anale. La Redoute Collection « bleu cobalt » à même une peau satinée au verre à soif, Löw aligne son 4231 amputé de Müller, nonobstant la bonne volonté de Mme Trochowski. Si la France utilise son Empire pour les sélections, l’Allemagne envahit la Pologne pour sa ligne d’attaque : Podolski, Klose, Trochowski soutenus par Özil devancent Schweinsteiger et Khedira  tandis que les couloirs appartiennent à Boateng et Lahm, Friedrich-Mertesacker composant la charnière. Encensée jusqu’à l’intoxication, la Mannschaft semble stone et le couple Khedira-Schweinsteiger sombre dans le triangle des Ibères. Les Allemands varient habituellement le jeu long à gauche (Podolski en profondeur) et les combinaisons entre Schweinsteiger, Lahm, Özil et Müller sur le flan droit. Las ! L’absence de ce dernier castre le dispositif tandis que Del Bosque a placé Pedro en sus de Sergio Ramos dans le couloir droit afin de sédentariser Podolski et Boateng. « Manque d’ampleur…d’allonge…écarter plus…étouffée…problème de distance », les maux teutons s’étalent sur la pelouse durant le premier quart d’heure avant que Löw n’intervienne. L’équipe descend de 10 mètres, Podolski-Boateng et Trochowski-Lahm sont doll’sés pour bloquer leur couloir, Khedira se rapproche des centraux tandis que Schweinsteiger se multiplie sur une bande axiale de 40m au service de Özil, qui plonge sur les ailes afin d’écarter l’adversaire et/ou de temporiser, et de Klose, en point d’appui notamment sur le jeu long, où il amortit les ballons pour la tête de Günter Wallraff. Sur les conseils des Frères Hullé, l’Allemagne joue le contre en pariant sur trois joueurs mais Schweinsteiger pioche dans ses foulés, Özil ne dispose pas – encore – d’un volume de jeu suffisant et Klose, volontaire, n’y peut rien. Dans ce contexte, le renfort des latéraux s’impose mais le visage de Lahm figure dans La Fabrica de Vésale et Boateng n’est qu’une crevette Bigeard en attente de son baptême d’hélicoptère.

« Petit dernier du Barça » (Larqué), le « petit tripoteur » (Lizarazu) Pedro s’installe couloir droit pour achever un Mannschaft déjà privée de son côté gauche. La Roja exerce son Total Football alternant combinaisons courtes à 4 et jeu long par Xabi Alonso et Piqué le plus souvent pour Sergio Ramos couloir droit, insistant sur ce côté pour éviter le « couloir fort » allemand et empêcher Podolski de chercher la profondeur. Le triangle des Ibères tourbillonne – Xavi en haut en mode prudent (dès la 22ème), Busquets en bas en version offensive (début de match, lors des temps forts) – mais les joueurs conservent une position fixe là où Pedro et Iniesta, faux ailiers mais véritables meneurs de jeu, arpentent le terrain, soucieux de se rendre constamment disponible au porteur du ballon. Les latérailiers n’hésitent pas, couverts qu’ils sont par les relayeurs, tandis que Busquets compense les montées de Piqué voire Puyol, premiers meneurs de cette Makina. Historie de varier les plaisirs, Xabi Alonso et Pedro délivrent des frappes de 25 mètres et chaque joueur possède la technique exigée par son poste : Capdevila pivote sur lui-même pour éliminer son adversaire et s’ouvrir le couloir, Sergio Ramos ratisse le ballon derrière la jambe d’appui, « Piquenbauer » joue long tel un libéro, Puyol illustre la « grinta » du stoppeur, les autres Culemen disposent d’un flipper entre les jambes et Villa impose son style crado, toute en puissance le nez planté dans l’aisselle de son adversaire : « à montrer dans toutes les écoles de football. » (Larqué)

Mi temps : « Comme un boulet… »

CJP n’a toujours pas compris le principe du Mur des Symboles.

Pendant que Jean-Michel Bougainville et Christian-Jean Cook dissertent sur d’obscurs « pieds au niveau de l’équateur » (Larqué) ou de « l’hémisphère nord » (CJP), Löw remonte son équipe de 20 mètres et tente d’imposer son 4231. Vite revenus à la raison, le ronginvore teuton sort Boateng pour Jansen afin de souligner l’apport exceptionnel de Lizarazu : grand gabarit = tête = coups francs = désespoir allemand. Nonobstant la Melancolia des fils de Dürer, l’entrée de Jansen vaut surtout pour les raisons sus évoquées précédemment. Dynamiser un couloir dans lequel Podolski est bloqué par Ramos ou Pedro et offrir ainsi une alternative à l’animation axiale de Schweinsteiger, Özil et Klose. Véritable latérailier gauche, Jansen s’illustre immédiatement et contraint le garçon de « café-crème » à un repli défensif guère à son avantage. L’entrée de Kroos pour Trochowski, kicker de foot us, participe de ce mouvement de réanimation des côtés, mais sans la même réussite. Menés, les Allemands sombrent dans le Sturm und Drang en positionnant Schweinsteiger et Özil derrières une ligne offensive de 4 (Podolski, Klose, Gomez entré pour Khedira, Kroos) à disposition des centres de Jansen ou Lahm. Vidée, la Mannschaft ne parvient qu’à enflammer la crinière de Puyol.

Devant l’ambition allemande, la Roja entame la seconde période en mode prudent (Xavi en haut), et multiplie les frappes de 25 mètres par Xabi Alonso et Pedro. Villa, axial durant la première mi-temps, se précipite sur les côtés afin d’étirer la charnière adverse et offrir cibles aux archers. A l’heure de jeu, les Espagnols passent en mode attaque, Busquets retrouvant son poste de sentinelle, et ouvrent la marque sur corner concédé – comme un symbole – par Schweinsteiger que Xavi dépose aux 6 mètres sur la calebasse de Puyol : 0-1, 72ème. Cuit, Villa cède sa place à Torres afin de jouer les contres offerts par les Allemands, Pedro « gourmand » avale le break et l’entrée de Silva le sanctionne. Revanchard, Larqué jubilamine devant la capacité de XA et Iniesta à exécuter des « pas de l’oie » dans la surface germanique et la Roja s’en va disputer sa première finale de coupe du monde. Empruntant le sillon ouvert par Larissa Riquelme, la reine Sofia exulte, nue dans son drapeau. Promis pour dimanche, Juan Carlos pose pour Têtu…

 
Vos commentaires (vous pouvez créer votre gravatar en cliquant ici)
  • Votre Footballologue dit :

    De quelle révolution parlez-vous?

    La légalisation des paris sportifs est supposée amener de nouveaux flux financiers capables de financer le foot-spectacle et l’américanisation de ses infrastructures.
    Le processus s’est déroulé durant les années 80 aux EU (restructuration des ligues de basket de foot us,…)

    Juste un nouveau marché ouvert aux initiés (grandes manoeuvres entre médias, clubs et parieurs)qui finira en faillites et dossiers de sur-endettement pour la plupart…

    Cordialement

  • Moké dit :

    putain quel homme…

    Avec deux gros nichons en plus, Moké pourrait craquer un soir de cuite au Brésil. Moké déconne. Tu m’as pris pour qui? Range ça de suite le vieux..

  • TréTré dit :

    Moké n’est pas partisan du « ceux qui avaient le plus envie ont gagné ». En fait, CJP, ils ont surtout gagné car ils avaient un but d’avance…L’envie n’a rien avoir. Ceux qui ont le plus envie de baiser, ne baisent pas toujours. Demandez au comité.

    Du génie la dedans

  • credo dit :

    j’ai cru voir un remake du film « Didier » avec un caniche royal au lieu du labrador ^^

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