Notre Footballologue analyse France – Ukraine (2-0)

Disciple…

…de Lobanovski, Oleg Blokhine rêve son Ukraine conquérante et ambitieuse malgré les limites de ses joueurs. Initialement disposé en 4231, son dispositif évolue au gré des déplacements de Tymoschchuk et Nazarenko. En phase offensive, le staretz  passe sentinelle tandis que son coéquipiers glisse sous le duo Voronine-Shevchenko. Une telle hominisation permet de gagner rapidement la zone rouge adverse où se tient une ligne de quatre attaquants soutenue par Nazarenko et les latéraux. Ambitieuse, la tactique laisse des espaces dans des couloirs sources de tous les maux. En phase défensive, les latéraux serrent en effet les centraux et la surveillance des couloirs dépend alors du repli défensif des ailiers. Ajoutant à cela le forcing axial de Tymoschchuk-Nazarenko, la zone rouge semble sous haute protection mais le désert laissé dans les espaces verts permet à l’adversaire de préparer son offensive. Projet du soir, l’Ukraine construit et contre en ciblant par la gauche où Shevchenko n’est qu’à un Lloris de son troisième but (33ème.) Remuant, Yarnolenko ramène le jeu de l’autre côté mais sans plus de réussite (24ème, 35ème.)

 

Flux et événementiel…

…au programme des bleus avec un socle de quatre en gonades chargé d’alimenter une escouade offensive composée d’un passeur, d’un finisseur encadrés par deux percuteurs. L’équipe compte ainsi un élément offensif de plus que face à l’Angleterre et gagne en largeur. Zone préférentielle de relance, le couloir gauche bénéficie de l’entente Munich-City-Madrid pour tirer des diagonales jusqu’à Ménez (8ème, 9ème, 15ème, 18ème, 27ème, 25ème, 28ème.) L’équipe de France écartèle un adversaire dont la virginité ne tient qu’à la maladresse de Ménez et les réflexes de Piatov (tête de Mexès sur coup-franc de Nasri; 37ème.)

Association…

 

…Ribéry-Ménez à droite (46ème) puis à gauche (47ème) tandis que Shevchenko défie Rami (47ème.) L’Ukraine insiste à gauche et Tymoschchuk gagne la zone rouge mais manque sa frappe (49ème.) Dissociation rapide des jeunes pacsés et les bleus tracent une énième largeur que Ménez convertit: 1-0, 52ème. Après avoir cédé dans la largeur, l’hôte goûte en profondeur l’ouverture de Benzema pour Cabaye: 2-0, 55ème. Mono maniaques, les hommes de Blokhine poursuivent leur travail côté gauche où Yarkolenko vient s’illustrer (63ème) avant de regagner l’autre rive et sanctionner la seule construction « gauche-droite » réussie par ses coéquipiers d’un hors-jeu (66ème.) La France enterre ses contres (61ème, 64ème: frappe de Cabaye sur le poteau) aussi Blanc entre M’vila-M²-Giroud ( pour Cabaye-Ménez-Benzema) et consolide l’axe. Ultime occasion, le coup-franc de Roset Ghilif  (86ème) met un terme au calvaire des ambitieux.

L'ancien

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