Notre footballologue analyse le charity shield
Il a vraiment un air d’Eva Joly..
Charity Shield en faveur des banques et la civilisations des loisirs s’effondre pendant les vacances…
Le traditionnel Kick Off oppose une nouvelle fois les bleus sans Marcel Dumas contre les rouges de l’inévitable Ferguson. Orphelin de Ancelotti, l’écossais affronte un nouveau partenaire d’échecs en la personne de Mancini, diplômé de la Nick Leeson Managment School, et ses citizens qataris.*
S’il a offert un punching-ball à Rooney, Ferguson s’est également payé Young, De Gea, Jones et lance un projet Fergies Babes Next Gen avec Smalling, Jones, Cleverley, étendant même le domaine de la lutte à Welbeck. Le 442 avec Young et Nani sur leur pied de frappe est mu par la paire Anderson-Carrick, Evra et Smalling prennent leur couloir, Ferdinand-Vidic tiennent la défense tandis que Welbeck barbote aux côtés de Rooney. ManU est victime de lapeyronie clarckiste, Anderson portant à gauche où Young percute, Evra déborde et Rooney rode.
A la récupération, Rooney glisse sous Welbeck devant deux lignes de quatre. Le pressing rejette l’adversaire sur les ailes pour une prise à trois avec le milieu offensif, le latéral et le relayeur. A noter, que le relayeur opposé intègre la défense afin de former une ligne de cinq groupés dans la surface. Un truc que Deschamps rêve de mettre en place depuis 6 mois et qui, au vue du match contre Sochaux, semble incompréhensible pour ses joueurs…
Observer City c’est regarder Silva aux prises avec un Rubik’s Cube. Défensivement, Mancini empile des cubes (Richards-Kompany-Lescott-Kolarov + De Jong-Milner) ; offensivement, Mancini empile des cubes (Yaya Touré-Dzeko-Balotelli.) Seule combinaison, le passage de Yaya Touré en relayeur tandis que Milner devient ailier gauche et Silva meneur. Une trace de pneu en guise d’ornementation capillaire, Balotelli moque le jeu de City : sans maîtrise, à quoi bon la puissance. Car le pack citizens ne fait que subir, l’empilement de briques rappelant furieusement le tétris toulousain, et avec 40 joueurs sous contrats et un budget transfert illimité, avoir un ersatz – certes italien – de Alain Casanova comme entraîneur semble tout le moins regrettable. En attendant de lui refiler Gignac, et parce que les réputations ne sont que somme de malentendus, City ouvre le score d’une tête de Lescott reprenant un coup franc de Kolarov (37ème) tandis que Dzeko double la mise sur missile de 35 mètres (45ème.) A la mi-temps, City mène 2-0, seul De Gea sait pourquoi.
De retour des vestiaires, Ferguson lance sa Next Gen, occasion de découvrir le projet Jones, synthèse de Steve Bruce et Gary Pallister fabriquée dans les labos de Blackburn, ainsi que Evans et Cleverley (pour Ferdinand, Vidic, Carrick.) Et après que Smalling ait repris victorieusement un coup franc de Young (52ème, 2-1), le prometteur Cleverley invite Rooney, Welbeck, Nani au quadrige pour une égalisation d’école (2-2, 58ème.) Mancini réagit en sortant Balotelli – manifestement peu concerné par le match et le football en général – pour Barry et passe en 442 puis entre Johnson ailier droit à la place de Milner (67ème.) Au remplacement fétiche de Mancini, Ferguson répond par la sortie de Evra au profit de Rafael (71ème) tandis que Clichy remplace Kolarov afin de contenir Young passé ailier droit. Bref, successions de mesquineries là où le duel Ferguson-Ancelotti enchainait les fulgurances tactiques et conclusion à la hauteur du duel : mésentente Clichy-Kompany, contre favorable pour Nani, défaite de City, déçus sont les qataris, n’avaient qu’à pas prendre Mancini, nostalgique Ferguson doit l’être de Ancelotti, pour le biopic de Thuram Balotteli pressenti, à part nourrir son gros cul qu’est-ce qui va y foutre Nasri, et au lieu de flinguer le marché ça leur dirait pas d’embaucher Ancelotti, comment ça c’est au PSG que le suidécéphale est promis !?!?
* : Désireux de monter une équipe compétitive pour les qualifications de la coupe du monde 2006, les dirigeants qataris avaient envisagé d’acheter la naturalisation de joueurs non encore sélectionnés dans leur pays avant que la FIFA ne s’y oppose. L’IAAF est moins regardante.




Dzeko un missile de 35 mètres? Pas d’accord je suis.
Le footbalologue serait-il remplacé par un stagiaire pour paraphraser le slogan Pirelli?
En bon français le bibendum Michelin se retourne dans sa tombe et ça le footbalologue n’en a que faire.
Triste époque
Je suis très intéressé par la petite astérisque. Quelqu’un a un dossier à lire sur le sujet ?
D’ailleurs on est passé à Community Shield depuis 2002 les gars!
@Garrinchouille: Commun symbole d’une société qui s’est rêvée multiculturelle et qui se réveille faisant l’aumone…
http://www.lequipe.fr/Football/breves2011/20110809_140556_ces-bresiliens-qui-changent-de-couleurs.html
@Mhraya: Pour l’instant, les critères sportifs déterminent encore le choix de ces joueurs mais le lien préfigure PEUT-ETRE l’avenir des sélections « exotiques. » Monnayer des naturalisations (pour la vitrine et le transfert de compétences) puis – et surtout – développer dans les académies d’excellence mises en place dans ces pays (cf http://www.aspire.qa/) des jeunes recrutés sur l’ensemble de la planète.
Ce serait un peu le même esprit que les académies de Arsenal et autres grands clubs mais dans l’optique d’alimenter une équipe nationale voire les clubs possédés en Europe. Le Qatar jouerait le rôle de l’INF Clairefontaine (centralisation de la formation puis exhibition dans les clubs européens le we)mais à l’échelle mondiale et la sélection , dont Guardiola est pressenti sélectionneur pour 2022, deviendrait la Doha Globetrotters du football.