Alerte spoiler: les prévictions de la finale!

Bientôt la finale, et la fin de ma série de prévictions sur Horsjeu.net. Elles m’ont donné le doux privilège envié par tout académicien de déverser mon fiel, selon l’humeur, sur toutes les nations du tournoi qui me pètent les burnes (à peu près toutes, vous l’avez remarqué). À dans deux ans si ma mère ne m’a toujours pas dégagé de chez elle.

Place à une finale très « comme un symbole », donc, qui oppose deux nations liées par une belle amitié, faite de dons et de partage : quand les Portugais nous faisaient le carrelage de mac de nos piscines et la faïence ultra propre de nos salles de bain, la France leur offrait la vie d’Adrien Silva, Anthony Lopes et Raphaël Guerreiro. Je suis bien sûr taquin, cet échange un peu léonin est plutôt en notre faveur (quoique, nous au moins on leur fournit des ouvriers en puissance, alors que les salles de bain qu’ils nous font ne se maintiennent pas toutes seules) ; mais la France a aussi vu naître Maxime Poundjé sans qu’on ne s’en plaigne, et le Portugal a cimenté les abdominaux de Cristiano Ronaldo sans qu’on ne les envie. Tout va bien.

Finale de l’Euro 2016, Portugal – France

Le Portugal n’a cessé de montrer des carences dans le jeu, ne gagnant jamais brillamment (Deux d’Épée), mais il est en finale, parce que. Ce que les cartes nous ont déjà dit tout de même : cette équipe a parfois douloureusement conscience de ses limites, et le Gominé ressent bien trop souvent une pression digne d’Atlas sur ses épaules (Sept d’Épée), reste à voir si cela sera suffisant pour le faire s’écrouler comme dans… ben comme dans toutes les finales qu’il a jouées en fait. Quant à la préviction française, je dois dire que depuis le début du tournoi, je suis en mode Jeanne d’Arc : en feu, entendant des voix divines (et détestant les Anglais, mais ne nous égarons pas). Pour être modeste, la méthode était assez facile, il suffisait de toujours croire à la victoire des Bleus, et l’interprétation vient toute seule, notamment avec l’Empereur inversé qui annonçait un bouleversement de la hiérarchie (dehors les champions du monde, finie la lose contre l’Allemagne !) Le double Huit était évidemment indicateur du péno contre le cours du jeu, et notre Dix de Bâton traduisait l’énergie phénoménale développée dans le match pour tenir contre les assauts germaniques : on les a notamment plutôt bien empêchés de passer par les Ardennes-Patrice-Évra.

Toutes les niaiseries étalées plus haut ne m’intéressent pas. Je suis impatient de tirer les cartes du match pour enfin, au moins dans mon imagination, renvoyer à leurs études de maçonnerie ces salauds de Portugais! Comprenez, je suis un peu aigri : je vous parlais récemment de Portugaises dont je suis tombé amoureux dans le merveilleux outil Parc OL ; vous me direz, il suffit de les voir pour les aimer, quand on ne voit que des femmes.jpg la plupart du temps… Hélas, elles n’ont pas voulu de moi, et cela me rend irritable. Quoi ? Ce qu’elles m’ont fait comme râteau ? C’est que… Pas grand-chose à vrai dire, je ne suis plus sorti de ma cave depuis que je les ai vues, en fait, l’intempérant éclat du soleil m’en a dissuadé à jamais. Bref, oublions ce chagrin d’amour par le travail.


Ô douce Portugaise, qui bâtis les songes des poètes plutôt que les bâtisses de tes compatriotes ! Ô belle étoile sublunaire, ô astre lumineux, toi qui me ranges sous tes lois jusque dans ma cave obscure, mieux que toutes les étoiles de la voûte céleste ensemble conjurées par les astrologues ; toi qui m’inspires cet églogue pastiche : pourquoi ne veux-tu pas me sucer ?

Le Monde en État d’esprit annonçait depuis un mois la progression de la France en finale, contre vents et marées, comme nous l’avions annoncé dans nos colonnes (que voulez-vous, j’utilise les mêmes formules que l’élite du charlatanisme, mes deux grands inspirateurs dans l’art de l’esbroufe étant Nostradamus et le magazine l’Équipe ; le second pour l’analyse rétrospective, la prose et les notes des joueurs qui sont un véritable défi à prévir). Nous ne nous laissons pas griezer par les superstitions ridicules : on a assez entendu parler de l’Euro de la fin des malédictions, mais cet arcane excellemment positif ne va pas enterrer l’équipe de France maintenant ; on peut d’ores et déjà, sans autre analyse, annoncer que le jour de gloire est arrivé…

Seulement, sans doute conscients de leur démocratisation, aidée et accélérée par votre serviteur Nostradanus Escroc n°1 de l’Euro 2016 (et pourtant, la concurrence fut rude, certains de mes rivaux dirigent même des nations hautement placées au classement FIFA), les astres ont voulu donner des indices plus explicites à la masse profane. Nous avons donc, tiré pour la France, un As d’Épée, ce qui est une bonne lame : elle renferme en effet toutes les qualités aériennes des Épées, promettant par conséquent des prouesses intellectuelles (ici, pensons à l’intelligence de jeu et à la tactique) et, disons-le, des succès dans les affaires où la pensée logique domine…

… Et il en est bien question dans ce match, puisque l’Atmosphère est donnée par la Justice, qui invite à prendre des décisions et à trancher rationnellement pour être juste. Qu’a le Portugal à proposer, en réponse ? Une Reine de Coupe, chouineuse typique (la Coupe est liée à l’émotion, donc forcément, quand c’est une femme…), donc Cristiano Ronaldo. Rappelons que Cristiano Ronaldo est sous l’influence du Dix de Coupe, transcendance de l’émotion, d’où son assimilation à la Reine ; mon jugement n’a rien à voir avec une envie de railler plus avant le gommeux gominé sur son passé à l’Euro, je n’oserais pas chambrer des monteurs de chambranles (vous l’avez ? Elle est nulle, OK, et vous nous méprisez, moi et les gens dans ma tête, mais vous savez quoi ? On chambranle). Bref, l’arcane français suit davantage les prescriptions de la Justice que le pendant portugais (d’après certaines intelligences politiques, cela vaut contre tout pendant immigré) : avantage très net, même, avec l’As, et probabilité de succès français renforcée, puisque Ronaldo va pleurer. Le Portugal ne sera pas ridicule pour autant : ses lames d’État d’esprit et de Force montrent qu’il excelle aussi dans le domaine des Épées.


Le dernier tirage de la saison, qui scelle l’avenir français : quelle émotion !

Entendons-nous bien, les astres font régner la France sur l’Europe. Et pourtant, je ne vous sens pas très enthousiastes : vous voulez en savoir davantage. Très bien! Je vais vous contenter! Vous saurez tout! Voilà, il suffisait de demander! (vous ne l’avez pas demandé, certes, mais j’ai prévi que vous alliez me le demander, donc j’anticipe sinon on en a pour trois quarts d’heure ; vous me faites déjà perdre mon temps avec cette parenthèse explicative, ce n’est pas possible d’autant me faire chier, bande de béotiens)

Pour en savoir plus, commençons par regarder la carte volte-faciale, indicatrice des tournants du match, qui est ici le Cinq d’Épée, c’est-à-dire l’arcane mineur avec le nombre le plus chaotique et conflictuel (5 comme rupture de l’équilibre du 4), dans la série la plus chaotique (les Épées). C’est une carte complexe, présageant de nombreuses choses, dont l’analyse dépend forcément des cartes aux alentours ; l’entourage très favorable des arcanes l’environnant me pousse à l’unique conclusion possible : on verra une perte, mais une perte sans conséquence dramatique, la seule chose heurtée étant la fierté (pour rester dans le thème aérien des Épées). Après avoir disserté quelque peu avec les gens dans ma tête et moi-même, nous nous sommes dit que la seule chose qui nous ferait nous sentir sales malgré la victoire (et je ne parle pas de la semence jubilatoire qui nous souille en voyant Sa Majesté Évra soulever le trophée, achevant ici son œuvre rédemptrice) serait, en cumulant : un doublé de Cristiano Ronaldo, avec un second but magnifique du genre de van Basten en 1988, après avoir fait glisser comme un vulgaire Boateng l’Irremplaçable de notre flanc gauche (mais l’Irremplaçable étant intouchable, les vines qui tourneront à foison ne tempéreront pas son aura mirifique ; on a déjà tenté de le réduire à un événement ridicule avec Knysna, sans succès), suivi d’une célébration tous abdominaux au grand jour, accompagnée d’un cri non moins embarrassant que celui qui avait assourdi l’audience à la remise de son Ballon d’Or. Notre imagination pèche sans doute encore, à vous de compléter. Peut-être que la pire humiliation pour nous serait qu’il cadre son premier coup-franc direct.

Toutefois, non seulement nous savons que la France va gagner, mais ce Cinq d’Épée est une carte volte-faciale, donc un tournant du match : il ne s’agit pas de planter un doublé alors que le Portugal perd 5-0, on ne le remarquerait même pas et on ne retiendrait pas plus le nom de CR7 que celui d’un buteur islandais. Non, le Portugal prendra l’avantage grâce à ce doublé, et c’est pour réparer cet outrage que la France se révoltera pour arracher sa victoire ! Ah, ce scénario vicieux, purée, ça j’aime ! Arracher le trophée alors qu’on a été menés, quel délice !

Enfin, un examen attentif du plateau montre d’une part deux Rois (rien à foutre, venez me chercher surtout si vous faites du 90D), d’autre part deux Reines, toutes les deux du côté portugais : et qui dit deux femmes, dit trahison. Comme elle relie la Reine de Coupe (Cristiano Ronaldo d’après moi) et la Force portugaise, je pense que Nani gâchera une opportunité de Ronaldo. Et pour que ce soit comique, donc rien à voir avec mon don divinatoire, disons que ce but aurait été le troisième, et aurait mis à l’abri le Portugal pour de bon. Tout va très vite dans le tarot. Pour conclure, notons la présence de deux Dix, la Force française (Dix de Bâton, qui est le travail dur et la hargne) et Cristiano Ronaldo (Dix de Coupe). Comme lors du dernier match que j’ai prévi, deux Dix impliquent des avancées surprises, donc je pense que la star portugaise profitera de l’excès de zèle français, et du déséquilibre qu’il implique, pour savamment jouer le coup à un moment, et marquer ; ceci donne un indice sur le premier but que je lui avais promis ci-dessus, le second étant déjà assez pénible à imaginer.

Synthèse : Le Portugal mène au score, tôt ou tard, grâce à un doublé de Ronaldo, et manque de tripler la mise à cause de ce que nous appellerons poliment une mésentente, entre Nani et Ronaldo ; le second but pique vraiment notre fierté au vif (but magnifique, humiliation ridicule d’un défenseur, ou autre : les arcanes ne permettent pas d’y voir plus clair), et nous pousse à renverser la vapeur pour chercher le trophée. Victoire 3-2 pour la France, voire 4-2, tant le sentiment de supériorité est manifeste. ON EST LES CHAMPIONNNNNNNNNNNNS !

Note importante : merci de ne pas profiter de votre connaissance précoce de la victoire finale pour commencer à klaxonner avant même le match, à 16h par exemple, comme des mongols. Vous êtes lourds, cela me réveillerait.

Sur ce, longue vie à vous (à dire très vite pour ne pas s’étouffer de rire ; j’ai en effet prévi la date de l’Apocalypse et… ahaha), ce fut un plaisir de partager la vie des gens simples non initiés aux mystères de la nature astrale. Et rappelez-vous que j’aimerais bien m’initier à la divination dans les jeunes femmes vierges, d’avance merci.

Nostradanus

Je tire les cartes plus vite que je ne tire vos mères.

4 Comments

  1. Excellent vos prédictions en plus de me faire bien rire on agréablement accompagné mon euros et mon fais gagner quelques sous. Encore merci monsieur @nostradanus . Revenez nous vite.

  2. Pas capable de tirer les cartes pour savoir s’il vivra encore chez sa mère dans 2 ans. Nostradanus a peur, mais peur de quoi ? peur de qui ? T’as peur, et bah tu vas perdre mon gars, moi je te le dis. Tu vas perdre !

    • Merci beaucoup @blon, et je serai l’homme le plus heureux du monde si je vois qu’on peut avoir une femme à l’usure; j’attends ce résultat avec plus d’impatience qu’autre chose (pour savoir si je peux imiter cette tactique).

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