Alerte spoiler: les prévictions des quarts

Il fallait reposer les doigts avant d’écrire ces prévictions, après une folle nuit d’amour avec soi-même. Si ce genre d’occupation est un lieu commun sur Horsjeu, c’était cette fois pour fêter la retraite de Messi, puis l’élimination des Espagnols et des Anglais (certes annoncée dans ces colonnes, plus ou moins clairement).

Nous nous sommes privés des cartes volte-faciales pour les huitièmes de finale, puisque qui dit « huitième », dit « huit », et dit donc double équilibre à ne surtout pas menacer avec ces cartes propices aux renversements d’équilibre. Sinon c’est sept ans de mauvaise baise (voilà, vous comprenez mon têtu célibat). Mais elles sont de retoure ici pour empêcher les purges taromanciennes illisibles.

Pologne-Portugal
La Maison-Dieu des Polonais s’adressait en particulier à Robert, lui interdisant effectivement de faire quoi que ce soit d’autre du match que marquer son tir au but. Est-il utile de préciser que j’avais bien sûr prévu l’arrivée aux tirs au but en eux-mêmes après un 1-1 ? Difficile également de ne pas me gargariser de la préviction du Portugal : il a gagné au bout après une belle inefficacité croate, et un coup de chance final très bien exploité.

Le 8 de Bâton, déjà tiré pour le plus grand malheur de l’Espagne (héhé), promet encore une fois de la vitesse, mais aussi un horizon qui s’étend rapidement. Comme c’est l’atmosphère du match, il y a fort à parier qu’il sera à sens unique. La Justice inversée est transparente pour la Pologne, reste à voir rapidement que le Valet de Bâton désigne des idées qui émergent et l’énergie qui augmente. Attention tout de même à la volte-faciale qui est de RETOURE dans ces quarts : le 7 de Coupe prévient que tout ce qui brille n’est pas d’or, soit pour les non-diplômés en lieux communs (oui c’est requis pour être taromancien), quelque chose peut sembler de loin très classe et être en fait assez médiocre.

Enfin, les deux 8 (développements surprises) et le double valet (troubles causés par des amis, ici s’adressant à la Pologne car son valet est inversé) complètent la conclusion évidente : le Portugal fait taire ses détracteurs via une victoire large 3-0, dont les buts sont incontest… ah non en fait, il y a au moins une injustice et un coup de chance, ce qui fournira donc un excellent moyen de savoir si nos chers consultants regardent vraiment les matchs, s’ils considèrent ce 3-0 comme une vraie preuve de beau jeu ou pas.

Synthèse : 3-0 pour le Portugal, ce qui semble large mais est acquis par des moyens plus ou moins honnêtes, la réalité des cartes nous affirme qu’on n’a pas plus de certitudes sur la qualité de cette équipe.

Pays de Galles – Belgique
Pas la peine de revenir sur le match affreux contre lequel votre serviteur a invoqué les Puissances Supérieures, quant à la Belgique, la hype est immense car Hazard a retrouvé son « « « vrai » » » niveau, la Hongrie a bien été stérile, mais le score final 4-0 est franchement flatteur (10 de Deniers).

Plein de Coupes chez les Belges, c’est qu’ils commencent à m’emmerder avec leur névrose obsessionnelle de soulever la Coupe. Si j’étais eux, j’irais consulter un psychanalyste.

Le Pendu inversé, plus encore que son pendant (vous l’avez?) à l ‘endroit, préconise la réflexion avant toute action, il ne faut même pas agir à l’instinct pour conserver ce qu’on a. Le sang-froid et la tactique seront donc primordiaux dans cette rencontre. Rappelons que la Belgique aurait un très bon tirage de base si je n’étais pas de si mauvaise foi (alors que celui du Pays de Galles est mitigé) mais un bon charlatan sait interpréter les choses dans le bon sens. En tout cas, le 4 de Bâton inversé Belge est une vraie tuile pour eux car elle augure d’un succès retardé (une mi-temps, deux ans, dix ans, jusqu’à l’éclatement du pays, qu’en sais-je ? Je ne suis pas devin), probablement lié à un repos dans la carrière, c’est-à-dire une magnifique PAUSE DANS LES GONFLEMENTS DE CHEVILLES BELGES, on pourra respirer deux minutes.

Jusque-ici tout se passe bien dirait-on, mais c’est là que mon art est précisément nécessaire : le Pendu inversé entre en résonance avec l’Hermite (inversé) Gallois, ce qui suggère qu’ils en subiraient les effets plus grandement, et ce n’est pas la seule carte à le faire : la volte-faciale du 4 d’Épée, elle aussi enrichie, suggère une convalescence voire un séjour à l’hôpital : aïe Gouffran, chute dans le peloton du Pays de Galles (une personne dans ma tête adore le Tour de France, mes excuses) ! Mais c’est là qu’en taromancien malin, j’ai gardé en mémoire le 5 de Deniers gallois : il indique leur capacité à se remettre d’une grosse perte dans leur équipe, en jouant petits bras. Bizarrement, c’est ce qui perturbera le plus les Belges : encore une fois, ils auront affaire rapidement à une équipe qui défend. Achevons la hype avec l’As d’Épée qui permet de travailler efficacement à tous les problèmes de logique et des décisions rationnelles, ainsi les Gallois sauront parfaitement surpasser la blessure et vaincre nos voisins jaloux et infliger un ulcère carabiné à Wilmots, merci à eux.

Synthèse : 1-0 pour le Pays de Galles qui piège la Belgique malgré (grâce à ?) la blessure d’un des leurs, entraînant une réorganisation beaucoup plus défensive.

Allemagne–Italie.
Ma réputation semble stagner, et pourtant j’enchaîne les prévictions parfaites : ici-même, un Deux de Deniers renversé m’avait mis sur la voie d’une action absurde allemande ; il n’en fallait pas plus pour qu’Özil tente et rate son penalty : je suis donc le seul à faire l’effort d’interroger les astres avant les matchs ? Le Mat (El loco en vieux français) démontrait que le match allait avoir beaucoup de buts. Pour l’Italie, seule la Réalité pouvait viser plus juste (et encore, elle s’est un peu trompée, d’un but), avec une Papesse qui présageait la nécessité d’être patient pour gagner, le retour de l’Espagne au tiers-monde footballistique se voyait dans le Six de Bâton à l’envers, et la Tempérance montrait bien le contrôle italien des événements : seule la maîtrise de Nostradanus surpasse celle de Conte.

S’il vous plaît, je sais que vous planifiez de me faire toucher une commission pour tous les paris sur Betclic gagnés grâce à moi (du moins, je croyais en avoir convenu ainsi avec vous), mais est-ce que vous pourriez vous dépêcher ? Je n’ai curieusement rien eu, encore, et j’aimerais bien passer des vacances à la lumière du soleil pour une fois…

Le sens de ce jet de cartes saute aux yeux (ce n’est pas sale) dès la première seconde, avec tant d’arcanes majeurs parfaitement explicites (bien plus que les majeures à qui je croyais avoir plu parce qu’elles m’avaient souri, mais c’est une autre affaire qui se termine au tribunal) : les Boches ont la Maison-Dieu, dont les effets dévastateurs ne sont plus à expliquer. Pour ne rien gâcher, les Italiens ont la carte mirifique du Jugement, qui leur garantit que toute décision prise sera bonne : non seulement leurs idées tactiques s’imposeront (en plus du Bateleur !), mais en plus s’ils décident de plonger dans la surface adverse, ils auront raison : tout sera en leur faveur. Vous allez me dire que c’est un préjugé anti-rital éculé et méprisable, mais les astres transcendent les nations, et la musique pythagoricienne des astres chante Say no to racism ; ne voyez-vous pas cette combinaison entre la Justice renversée tirée par les Allemands au tour précédent, et le Sept de Coupe de l’Atmosphère qui met en garde contre les illusions (comme tous les Sept) ? Il est évident que les Shleus se feront prendre par le savoir-faire ravanellique !

Ce n’est pas tout : le double Huit du plateau (la Justice est le huitième arcane, et nous avons le Huit de Coupe italien) annonce des développements surprises, disons une contre-attaque issue de nulle part, en faveur des Italiens évidemment (regardez où et quels sont les différents Huit, et réfléchissez). Bref, l’Allemagne va découvrir de nouvelles couleurs.

Synthèse : l’Axe du Mal Allemagne-Italie sépare finalement les deux nations sur une victoire très nette des Italiens, qui broient 3-0 les Allemands, avec entre autres une contre-attaque contre le cours des choses, et un pénalty absolument volé sur une simulation : leur gestechnique signature. On en a rien à foutre de la justice dans le sport et on les remercie pour ce sacerdoce, bien qu’ils ne semblent pas y avoir laissé assez de plumes pour déclarer forfait contre la France.

France–Islande.
Encore une grande performance de ma part, pourvu que ça dure aussi longtemps que la France dans cet Euro… Quoique cela n’arrange pas mon agoraphobie… Bref : lorsque j’ai prévi le huitième de finale français, n’avais-je mentionné que Matuidi à droite serait perçu comme une mauvaise idée, avec l’Amoureux à l’envers ? Non ? Ne l’avais-je pas dit ? Répondez enculés, c’est plus humiliant pour vous quand vous êtes contraints d’acquiescer (et c’est ma seule façon de jouir sans perdre la précieuse semence aérienne). Après une certaine résistance irlandaise et des débats houleux (Neuf de Deniers), n’avions-nous pas vu la France revenir et mener ? Non ? Non ? Bon vous faites chier à ne pas jouer le jeu, allez lire la préviction du match ici.
Pour l’Islande, leur victoire 2—1 était bien démontrée ici, puisque la trahison entre les deux Reines s’est soldée par un pénalty en faveur des Anglais, qui se trouvaient ensuite bloqués et contraints de changer pour progresser (Huit d’Épée), ce qu’on vit péniblement en fin de match avec Rashford qui s’est un peu mis en valeur au nom de ses dix pairs ; le Deux de Deniers montrait bien que la compensation au pénalty, donc l’égalisation, serait rapide. Le Roi de Bâton islandais, enfin, a fait montre de son autorité sur le match pour arracher la victoire. Certes, un œil réducteur semble lire que j’ai prévi un match nul conclu aux tirs au but, mais est-ce de ma faute si vous ne savez pas lire entre les lignes ?

Fort de déjà quarante-quatre bonnes prévictions d’affilée, j’espère bien être repéré par les hautes sphères du charlatanisme sportif au mercato d’été… l’Équipe, par exemple, je devrais y monter en puissance…

Le plus facile à analyser ici, l’Atmosphère personnifiée par le Trois de Deniers, est synonyme de grosse réussite et de succès, plus précisément de créativité sur le plan pratique : on devrait donc voir un gros match où les actions construites arrivent au bout ; en d’autres termes, nous verrons des buts (impression confirmée par l’omniprésence des Deniers).

Le reste a donné du fil à retordre à tout le monde dans ma tête emplie d’amis imaginaires. On a d’une part une France pourvue d’un Deux de Deniers à l’envers, dont le Deux symbolise la fluctuation (financière), le problème de balance (toujours en rapport avec le nombre 2, réfléchissez) mal négocié ; ainsi, la France jouera parfois au-dessus de ses moyens, et ceci se verra par une alternance entre périodes de beau jeu et phases assez faibles, le temps de récupérer (comme la Faiblesse de l’Islande disait, nous l’avions vu, que l’équipe « partageait les cadeaux reçus et donnés », ils auront exactement les mêmes moments de faiblesse et n’en tireront pas profit). On a d’autre part une Islande régie par la Reine de Coupe, une femme fantaisiste et imaginative qui figure probablement le jeu ambitieux mais déraisonnable des Islandais. Il est difficile de voir, après cette analyse, qui vaincra, nous avons simplement la trace d’un but : les deux Reines, couple synonyme de trahison, toutes les deux placées du côté de l’Islande, indique une trahison entre coéquipiers islandais. Disons un but contre leur camp. Pour le reste, nous ne savons pas trop, la partie semble équilibrée.

C’est là que la carte volte-faciale, fort heureusement réintroduite (ce n’est pas sale), nous permet d’y voir plus clair. Car il s’agit de l’Empereur, associé à la responsabilité, l’autorité, la hiérarchie, la stabilité, l’affirmation de la force… Que d’excellents mots-clés qui signifient, ici, que ça nous emmerde profondément, toutes ces histoires de magie de la Coupe, qu’on en a rien à foutre des titres honorifiques de bons perdants. De toute façon, la France n’a que l’habitude de perdre contre des équipes qu’on apprend à détester, nous sommes trop arrogants pour être les faire-valoir des gentils petits qui bouleversent les données, donc les sympathiques Islandais n’ont rien à foutre ici pour contester la hiérarchie : bref, la France finira par montrer qui est le patron et vaincra l’Islande. Merci l’Empereur, purée, nous aurons grâce à lui moins de sueurs que lors du match amical France-Islande de 2012 (cette vidéo contient beaucoup de fantômes, pour le plus grand plaisir des alchimistes ; malheureusement Rami est suspendu cette fois).

Synthèse : Après un match équilibré où les actions construites arrivent au bout (on verra donc des buts), et où nous verrons notamment un but contre-son-camp islandais, la France finira par l’emporter, disons 3-2, en asseyant son autorité incontestablement.

Nostradanus

Je tire les cartes plus vite que je ne tire vos mères.

12 Comments

  1. Cher Monsieur Anus, si vous faites fie de votre charlatanisme, quelle autre lecture de ce tirage Galles – Belgique proposez-vous ? Car le tout me semble orienté Brexit.

    Un homme qui compte sur l’argent parié pour boire ce soir.

    • Oui je peux faire ça, et c’est même assez facile, par exemple le Quatre de Bâton belge peut simplement signifier que la victoire sera scellée tardivement. Si vous me laissez deux heures pour analyser et écrire soigneusement une contre-lecture, je peux même vous donner le score exact de ce soir.

      • Après analyse approfondie, j’en reste à mon vainqueur gallois, mais le score devrait être un peu plus large. 3-1, à la louche.

    • Mais enfin, Blon, comment pouvez-vous m’abandonner comme cela, du jour au lendemain, pour des putains dont vous ne savez pas le nom, et que vous aimez sans même les avoir vues?! En m’aimant, moi, et mon esprit, vous aimez quelque chose de plus haut que moi-même. Revenez! Abandonnez ces beautés de vignettes, ces produits avariés, nés d’un siècle vaurien, qui n’égalent en rien un cœur comme le mien!

  2. Ma chère et tendre ces pauvres filles ne feront de toutes façons qu’empreintes mon sexe alors que vous @delphine avez depuis longtemps voler mon coeur!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.