J’AI TESTÉ POUR VOUS : Suita City Football Stadium

En vrai c’est le stade d’Osaka au Japon

Yo,

Profitant d’un voyage au Japon j’en ai profité pour aller voir si la bière était moins chère que l’eau les stades de foot étaient en pente comme le laissait penser certaines japonaiseries des mercredi matin de mon enfance.

Un ami à moi ayant trouvé le moyen d’être à la fois expatrié et débrouillard s’est demerdé pour avoir lui-même une amie nous ayant trouvé des places.

Ce problème de place était préoccupant vu que le stade (de 40 000 places) était à guichets fermés mais pas trop. C’est-à-dire qu’ils se laissent un matelas de quelques centaines de places à vendre au dernier moment pour ceussent ayant l’envie pressante de changer de place en cours de match contre quelque pécule.

 

DU MÉTRO AU STADE : 4/5

Si vous arrivez en métro il faut sortir à la station Bampaku-kinen-koen à une vingtaine de minutes du centre d’Osaka ou une quinzaine de minutes de Shin-Osaka qui est la gare du Shinkansen (sorte de TGV local en version fiable pour les horaires) située à peu ou prou 3h de Tokyo.

En sortant du Metro vous allez tomber sur la tour du soleil, vestige de l’expo universelle d’Osaka en 1970. Loin d’être une cousine de la tour Eiffel elle semble plutôt sortir de la famille des objets terrifiant de Téléchat.

 

là c’est la tour du soleil vestige d’un temps passé

 

là je vous colle le fer à repasser, très bon moyen de filer la frousse à votre progéniture si celle-ci se refuse à partir se coucher.

L’arrivée au stade prend une dizaine de minutes à pied et tout se fait de manière très (trop) ordonné que même que j’en ai été choqué (parfois).

le stade se trouve derrière cette galerie marchande, tout est bon pour favoriser la consommation.

Jusqu’au sortir d’un petit parc pour enfant donnant enfin lieu à notre première rencontre avec le stade.

le stade est un peu enterré, il ne fait donc pas mastodonte.

Fun fact pour finir, on te déconseille de venir avec un sac mais si tu viens avec … on le fouillera pas (ou très peu). Après avoir vu/subi des contrôles assez poussé en Europe, ce sentiment de liberté et de confiance était assez réconfortant. On traite juste un supporter comme tel.

 

LA GUEULE DU TRUC : 4/5

vue depuis une des entrées du stade, à mi-hauteur donc. (à gauche la tribune visiteur séparée par des barrières jaunes)

Alors c’est très « cosi ». Toutes les tribunes sont juxtaposées avec à peine une barrière arrivant à la ceinture pour différencier le coin visiteur.

On arrive à mi-hauteur dans le stade, au niveau de la « galerie marchande » et la plèbe doit descendre pour trouver sa place alors que les nantis on des loges surplombant ce chemin de traverse.

La dernière partie, la plus haute, la plus éloignée de la pelouse, semble être la partie réservée à ceux voulant profiter de la douceur du mois de septembre pour siester vu que la lumière y est rare et les clameurs inexistantes durant le match.

Concernant la zone marchande à mi-hauteur on y trouve un peu de tout. Des trucs pour bouffer sur place, la boutique des supporters (attention, les tailles sont toutes très petites, la plus « grosse » correspondant au L occidental) mais aussi un local pour enfant (avec ballon et autre goodies ne se vendant pas en boutique officielle) et bien sûr les stand de boissons qui ne désemplissent pas du match.

 

L’AMBIANCE : 3/5

On avait posé nos séants en tribunes latérale mais très proche du « kop » visiteur. Et je dois avouer qu’avant match les virages locaux et visiteurs se répondaient assez bruyamment (les coups de grosses caisses semblent être un sport tout aussi national que le foot) mais de manière à ce qu’un gaijin (c’est-à-dire tout ce qui n’est pas japonais … mais qui reste humain désolé pour les trans-species) comprennent qu’il se réponde de manière ordonné.

Dès le coup d’envoi donné, c’était un peu plus la panique, chaque virage encourage son équipe sur des airs de chants utilisés également en Europe. Seul fait dépaysant, on n’insulte pas l’équipe adverse, de ce que j’ai pu comprendre, tous les chants ont vocation à ne transcender que ses propres joueurs.

Au coup de sifflet final, petite minute d’applaudissement de la part de tous les supporters et réponse des joueurs par les mêmes applaudissements depuis le centre du terrain. Les joueurs de Kobe (équipe visiteuse) sont venus devant les supporters pour les remercier, les autres sont restés au milieu du terrain.

 

LE MATCH : 1/5

C’est ce qu’on pourrait qualifier de derby (moins de 50Km entre les 2 villes).

Sans vouloir le moins du monde être péjoratif je dirais que le niveau se situe entre le ventre mou de la Ligue 2 française (avec une marque de pizza qui mardifoote) et le haut du National (le premier puisque maintenant on a tout plein de niveau national en France).

Les joueurs sont très (trop d’après moi) ordonnées et les compositions tactiques se repèrent en un coup d’œil.

Les équipes sont à forte consonance japonaise et le seul joueur que je connaissais avant de rentrer dans le stade était Lukas Podolski arrivé fin juillet chez le Vissel Kobe.

Aucune folie dans le déroulement du match, les deux transversales effectuées par le Podolski en question ont d’ailleurs soulevé un étonnement généralisé de la foule et même quelques applaudissements pour la deuxième. J’imagine qu’une roulette ou un râteau aurait provoqué une ou deux syncopes dans les tribunes.

En face, le seul élément « détonnant » était un Brésilien arrivé de Sao Paulo et semblant avoir appris les règles du Horsjeu(.net … mâtin quel site) avec un Bafétimbi Gomis atteint de troubles musculaires. Ce Ademilson puisqu’il me faut le nommer était totalement incapable de se situer vis-à-vis d’une ligne de défenseur tellement droite qu’aucun révélateur d’un quelconque télédiffuseur aurait pu se planter.

Bref, heureusement qu’on était pas venu pour voir du grand spectacle, nous aurions été déçu mais l’expérience était à faire et nous ne le regrettons absolument pas.

 

LE POINT GUIDE DU ROUTARD : 5/5

Tu peux venir avec ta bouffe. Pas mal de gens s’étaient d’ailleurs arrêté à un Mc Donald local vu le nombre de sachet présent.

Si t’as opté pour la bouffe sur place tu vas être servi.

Si tu veux esquinter les yeux à comparer les prix, 150 yens ça fait un poil plus d’un euro.

Tu as absolument de tout à bouffer, des burgers, des ramens (plats à base de soupe et de nouilles), des sushis, des plateaux de légumes frits, des brochettes … Et si t’as soif c’est pareil, ça va de l’eau plate aux sodas en passant par de la bière (avec alcool mais guère plus de 2° de mémoire).

Tu as la possibilité de voir le match pendant que tu commandes (ils ont des télés derrière les comptoirs pour pas que tu rates « l’action du match » et t’as même une application te permettant de te faire servir directement à ta place dans le stade. Ça commence à se démocratiser en France pour l’avoir vu dans le sud mais là-bas c’est totalement au point.

Du coup, comme aux USA, tout plein de monde se lève à tout moment pour aller commander / manger / faire je sais pas quoi. Et comme tout est vraiment sécurisé, c’est pas dit qu’au stand tu te retrouves pas à attendre à côté d’un mec ayant le maillot de foot de l’équipe rivale sans que ça dégénère le moins du monde.

 

Quoi j’ai pas donné le résultat du match … Ouais beh ça a fini sur une victoire 2 à 1 des visiteurs malgré un pénalty obtenu par les locaux.

Lorent Questsche

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *