Atletico-Real (0-0) : Au cœur de la boucherie

Pour ce derby de la capitale madrilène, l’Atletico et le Real se sont neutralisés 0 à 0. À un moment on s’est quand même demandé si on n’était pas plutôt en train d’assister à une reconstitution de la Bataille de Verdun pour le centenaire de la Grande Guerre.

J’ai toujours adoré le commerce de proximité. La boulangerie d’abord, l’odeur du pain qui sort du four, les éclairs alignés comme à la parade et les jolies miches de la boulangère. La poissonnerie aussi, son étalage de langoustines, ses crevettes tropicales et autres produits de la mer qui sentent bon le bébé phoque fraîchement tué. Mais j’ai toujours eu un faible pour la boucherie-charcuterie : sa ribambelle de carcasses ensanglantées, le vrombissement du hachoir et le gras du jambon gentiment proposé par la vendeuse… Le tout accompagné d’un grand verre de sang, et vous pouvez être sûr de convertir en un clin d’œil votre petite copine végane qui bouffe des graines à longueur de journée.

En Espagne, une célèbre enseigne bouchère est connue sous le nom de « Los Cochonsneros ».  Elle est tenue par Diego Simeone depuis 2011 et vient tout juste d’emménager rue Wanda Metropolitano à Madrid. Toujours à la limite des normes à respecter, la boutique vient cette fois de se faire choper par le service sanitaire. Une hygiène plus que douteuse, des kilos de viande qui naviguent entre les couleurs de Saint Etienne et du FC Nantes… A vomir. Même la boucherie de François Damiens tient mieux la baraque.

Oui, vous l’aurez compris, je ne porte pas l’Atletico Madrid dans mon cœur. Quoi de plus normal après avoir vu un match pareil ? Pour ce Derby de la capitale madrilène Zidane envoie au front son 11 type. Super Keylor est toujours absent mais il y a une bonne nouvelle : Carvajal est de retour. Content de te revoir Dani.

El partido :

Mis à part un cafouillage dans la défense merengue en début de match (2e minute) c’est évidemment le Real qui domine la rencontre. Honnêtement il y a deux classes d’écart entre les deux équipes : l’une joue au foot pendant que l’autre attend sagement dans son camp prêt à découper tout ce qui bouge. Pour ceux qui jouent un peu à FIFA ça doit vous rappeler quelque chose :

Forcément coté highlights ça coince un peu : Kroos se procure la plus belle occasion à la suite d’un beau une deux avec CR7 (32e). Entre temps Correa avait volontairement tiré le ballon sur Benzema qui se trouvait au sol et Savic s’était occupé de la cheville de Kroos sans pour autant prendre de carton rouge. Cerise sur le gâteau : Lucas Hernandez, le défenseur français, commettait un crime de lèse-majesté : coup de pied au visage sur Sergio Ramos qui s’était jeté au premier poteau pour placer sa tête. Cet idiot de Lucas Hernandez vient de lui péter le nez.

Oui bon OK là sur la photo il saigne pas du nez mais faites preuve d’imagination- Source Marca

C’est l’heure de venger votre capitaine les muchachos. 3-0 ou rien d’autre:

Bon ben ce sera pas 3-0. Il ne se passe absolument rien et on commence à s’emmerder. En fait on attend juste que Zidane fasse des changements mais là par contre tu peux toujours courir. Certes le banc du Real n’est plus ce qu’il était. Mais qu’un mec comme Asensio rentre seulement à la 75e minute j’ai du mal à comprendre. J’aurai bien aimé voir jouer un mort un mort de faim comme Ceballos sur ce genre de match caliente. Ce sera pour une autre fois.

Le Real n’aura vraiment tremblé que sur ce petit ballon piqué de Gameiro tout juste entré en jeu repoussé par Varane sur sa ligne (77e). Je vous passe l’action ou la frappe de Ronaldo est repoussée par la main de Godin dans la surface. Avant le match l’arbitre de la rencontre avait de toute façon décidé de ne siffler ni penalty ni carton rouge. Dommage. Ça fait encore 2 points de perdus pour le Real Madrid.

Las notas :

Casilla non noté : Quand il n’y a pas un arrêt à faire ça lui convient bien. Lui, l’Atletico, il veut bien les jouer tous les jours.

Carvajal 3/5 : Pour son retour, Dani est allé directement au charbon. Loin d’être le meilleur match de sa carrière mais l’essentiel est ailleurs : Dani peut rejouer au foot. Y’a deux mois de ça, certains médias annonçaient qu’on ne le reverrait plus sur les terrains.

Varane 3+/5 : Il commence le match par une belle connerie qui aurait pu coûter très cher. Il le termine en dégageant sur sa ligne la petite balle piquée de Kevin Gameiro. Heureusement pour le Real.

Sergio Ramos 5/5 : Ok il n’a joué que 45 minutes. Mais est ce que ce ne serait pas la mi-temps de la maturité pour Sergio ? Pas de tacles assassins ni même de petites insultes glissées à l’arbitre alors que c’était pourtant le thème de la soirée. Même pas un petit coup de coude à Lucas Hernandez pour lui faire payer son insolence. Exemplaire quoi… Comme d’hab en fait. Remplacé par le soldat Nacho.

Marcelo 3+/5 : Je crois qu’on a retrouvé ce bon vieux Marcelo hier soir. Sa folie, son envie et tout le tralala. Campion Marcel !

Casemiro 4/5 : Pour les matchs où il y a besoin de disputer des duels, de gagner les rucks (aucune idée de ce qu’est vraiment un ruck) et de casser des tibias, tu peux toujours compter sur Casemiro le bulldozer brésilien.

Modric 3-/5 : On ne peut pas dire qu’il est fait un mauvais match mais il est capable de faire beaucoup mieux. C’est peut-être lui qu’il fallait sortir pour tenter la carte Daniel Ceballos.

Kroos 3+5 : Comme d’hab mais en mieux. Toujours autant de ballons touchés, toujours aussi peu de ballons perdus.

Isco 4/5 : La classe.

Benzema 1/5 : L’homme invisible… Les opérations com’ pourquoi pas, mais derrière faut assurer un minimum sur le terrain. Or ça fait déjà un moment qu’il n’y est pas. Désolé Karim.

Ronaldo 3/5 : Toujours pas de but pour CR7 mais il s’est battu et a énormément tenté. On dirait que quelque chose a changé chez lui : il ne semble plus aussi obsédé par le but qu’il ne l’a été par le passé. Il lâche sa balle à des moments où il a peut-être la possibilité de la jouer solo. Cricri attend son ballon d’or. On le connaît.

On se quitte sur un petit souvenir qui date de 2014 :

Hasta luego

Sergio

Sergio Jamón

2 Comments

  1. Doucement avec les couleurs de Saint-Etienne, doucement. La douleur vous égare Sergio, mais je vous pardonne pour cette fois. Car vous êtes bel homme, comme Sergio Ramos.

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