L’oranje akademie a maté les gonzesses et a aimé ça.

Comprenez moi, ce n’est pas le vice qui m’a poussé à suivre l’euro 2017. Mettez vous à ma place. Un euro sans vareuse orange… J’ai souffert le martyr. Ne me jugez pas. Oui, le premier coup d’œil était lubrique… mais je me suis pris au jeu.

Le niveau technique n’était pas stratosphérique, certes, mais je vous signale que je mate les matches de Lens aussi. Alors, les contrôles du tibia, les têtes du nez, les reprises à côté du ballon ou les sorties merdiques du gardien, c’est un peu mon quotidien. J’ai toutefois été rêveur devant l’impact physique de certaines (coucou à toi Agla Maria Albertsdottir, toi qui m’a fait rêver de tes impacts dignes du district Escaut, alors que tu étais à peine majeure).

de l'amour

Love is in the air.

Certes, l’euro se déroule dans des stades relativement modestes. Pas de Johann Cruijff Arena, pas de Abe Lenstra stadio, d’Euroborg, de Philips stadion ou encore de Kuip. Hormis les 30 000 places du Grolsch Veste , les stades ont une jauge proche de 15 000 spectateurs. Tous ces stades se situent dans la partie sud des Pays-Bas. Mais en m’intéressant à ces demoiselles, je me rends compte que Lieke Martens, Viviane Miedema, Sherida Spitse, et Sisca Folkertsma ont un point commun : elles ont porté le maillot le plus classe du monde, celui du SC Heerenveen. Et qui est dans l’ombre de Sarina Wigman ? le beau Foppe de Haan. L’homme qui a façonné Heerenveen pendant 22 ans, le faisant passer de la 2ème division néerlandaise à la Ligue des Champions et qui l’a structuré. L’homme qui a été champion d’Europe deux fois en 2006 et 2007 avec les U21 et qui a fait passer Kruiswijk ou Drenthe pour des futurs cracks.  Alors oui mes amis, je bande.

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Fier comme un coq (seuls les néerlandophones auront la blague).


La Compétition


Pays-Bas Norvège : 1-0.


« Kanske vil der gå både Vinter og Vår,
og næste Sommer med, og det hele År; —
men engang vil du komme, det véd jeg visst;
og jeg skal nok vente, for det lovte jeg sidst. »

Edvard Grieg : ode à Vivianne Miedema.

La première occasion de l’euro aura lieu à la 24e seconde du match, centre tendu de Van de Sanden, pour Martens qui bute sur le portier (la portière ?), enfin la gardienne norvégienne. Martens est intenable et Miedema est aussi précieuse en appui que malhabile devant le but. Les Lionnes dominent mais s’offrent aux contres. C’est sur un  nouveau déboulé de Martens que van de Sanden met la tête et délivre le pays. 1-0.
Fin du match. Sans être inquiétés, les Pays-Bas peuvent interroger par leur manque de réussite devant le but.

Oui, Miedema n’a pas marqué, mais est-ce vraiment grave ?

Pays-Bas Danemark : 2-1.


« Your ordered me

off my knees

into yours arms

Wasn’t to beg

that I knelt

Only to see you once

from below »

Aragorn a essayé de demander grâce à Van Veenendaal. Ça n’a pas marché.

Le match a lieu dans le Sparta stadion, appelé aussi het Kasteel ( comme la bière) ce qui signifie le château.
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Y a un petit air, en effet.

Les Pays Bas rentrent bien dans le match et le dernier rempart danois doit repousser des poings une frappe lourde de Spitse dès la troisième minute. Miedema loupe (« encore » diront les mauvaises langues, qu’elles aillent croupir en enfer interrogées pour l’éternité par Patrick Montel). À la 19e van de Donk s’écroule, (très) légèrement poussée par une adversaire en retard. Spitse se charge de la sentence suprême. 1-0.
Malheureusement, les Néerlandaises deviennent fébriles. Nadim, (au fait, connaissez vous son histoire racontée toutes les 25 minutes ?) est infer(a)nale. Mais Sari van Veenendaal est sur un nuage, anticipant tous les ballons en profondeur et repoussant toutes les frappes.

Pays-Bas-Belgique : 2-1.


« Elle m’a fait rêver,
Elle est jolie comme du feu
Elle m’a fait tellement peur,
Elle a l’odeur des fleurs »

Arno, évoquant la beauté aérienne de Lieke Martens.

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Spoiler alert : Lieke Martens sera la meilleure joueuse de la compétition.

Le derby tant attendu arrive donc et les Oranje sont en position de force. Un match nul leur suffit pour passer. Pour les Belges, il faut absolument s’imposer.
Le match est tendu, à la hauteur de l’événement. Les équipes se rendent coup pour coup (enfin surtout les Néerlandaises qui prennent quatre cartons) et Martens ouvre les hostilités sur un service de Van de Sanden mais c’est détourné. Groenen se fait envoler dans la surface. Spitse, qui a récupéré le brassard, prend les mêmes responsabilités qu’au dernier match et ouvre le score. 1-0.
Mais comme contre le Danemark, les leeuwinnen se mettent à reculer et s’exposent aux assauts belges. Et Van Veenendaal, si sûre face aux danois fait une énorme faute de main sur une frappe apparemment anodine qui permet aux Belges de revenir. 1-1.
C’est Lieke Martens, qui donnera de l’air aux Lionnes sur une frappe contrée. 2-1. Après une ultime offensive des adversaires qui passe au-dessus de la transversale, les Pays-Bas font 9/9 avec de la réussite défensive mais un souci de finition.

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Malgré l’image, ce sont bien les Belges qui ont eu le droit à leur golden shower.

Pays Bas-Suède : 2-1.
« Lägg dig ner i gräset nu
Du är så varm här
Jag vill ha min tunga där
du är, så nära att du blir våt »

Kent, amoureux de Danielle van de Donk.

Début de match équilibré entre les deux nations. A la 32e, Miedema est bousculée à l’entrée de la surface. C’est Martens qui frappe et qui la met au fond 1-0.
Et puis enfin, la 64e. Le pays l’attendait, mais la gamine de 21 ans qui portait tous les espoirs des supporteurs a enfin retrouvé les filets sur un service superbe de Van de Sanden. Viviane, 21 ans allait arrêter d’être une vendangeuse mais allait devenir une tueuse à sang froid [spoiler]

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Quel beau châssis, madame Miedema.

Pays-Bas-Angleterre 3-0.

She’s the queen of all I’ve seen
And every song and city far and near
Heaven help me mademoiselle
She rings the bell for all the world to hear

Les frères Gallagher sont d’accord sur une chose : Jill Roord est pleine de promesses.

Ce match a été une purge à suivre. Pas par le jeu, non.. mais à cause d’ une Marinette Pichon aigrie au possible. Pour Tatie Danielle, impossible que les Pays-Bas surclassent cet adversaire qui avait sorti la France. La Perfide Albion faisait de la merde et a éliminé les Françaises juste par plaisir et se faire botter le cul après.
Dans le match, les Anglaises ont été asphyxiées par des Oranje Mécaniques ( oui, c’est un poncif mais je t’emmerde, cher lecteur). Groenen à la 22e minute dépose un ballon sur la tête de notre amie Vivianne qui ouvre le score. Les Anglaises tentent de revenir, Spitse détourne une balle sur le poteau, mais sinon on est serein. 1-0 à la mi temps.
A la 61e, Van de donk met un vrai but de renard en récupérant une passe plein axe de Fara Williams qui n’est pas « happy » sur le coup (non, je n’ai pas honte…). 2-0.
White et Taylor tentent de réduire le score mais retrouvent une van Veenendaal des grands soirs. À la toute fin du temps additionnel, Bright détourne dans ses filets un centre tendu de Martens. 3-0.


Finale – Pays-Bas…vous sentez ce qui va se passer ?

Pays-bas-Danemark : 4-2.

En junker red ved juletid
Tjing tjang tjing nutillej
Omkring ham dalet sneen hvid
Tjing tjang tjing nutillej
Han stred sig frem i regn og blæst
Med et der segnede hans hest
Tjing tjang lu Tjing tjang lu Tjing tjang tjing nutillej

Ivre , Nils Nielsen invoque les trolls de son pays pour battre les Pays-Bas.


Le staff danois était même plutôt confiant.

Dès la 5e minute, les Danoises commencent très bien leur match en ouvrant le score sur penalty par Nadia Nadim suite à une faute de Van Es sur Troelsgaard. C’est la première fois que les Pays-Bas sont menés lors de cette compétition et je me fais dessus. 1-0.

Mais dès la 10e minute Van de Sanden s’arrache sur son côté et sert Miedema qui égalise. Je fais d’autant plus l’hélicoptère qu’à la 27e, Martens frappe de loin et que la balle va se lover dans le soupirail. 2-1 putain.

Mais je suis calmé dans mes Harder qui égalise après un solo dans la défense et une Van Veenendaal médusée.
Score à la mi temps : 2-2.

À l’heure de jeu, Van de Vonk est poussée dans le dos. Un coup franc à ras de terre de Spitse surprend la gardienne du Danemark. Petersen se rattrape en arrêtant une reprise superbe de Miedema. Les Pays bas poussent alors qu’elles mènent et  les Danoises disparaissent au fur et à mesure. Dans les arrêts de jeu, Miedema fait le break. Les Pays-Bas gagnent une finale. Je suis joie. J’ai pris goût à cette compétition et j’attends 2019 avec impatience, en espérant qu’elles passent au stade du Hainaut, ou à Delaune.

Anaal Kusjes,

Bos Dast.

PS : merci à Fatale Fury pour  l’idée et à Lorré Porré pour sa connaissance scandinave.

 

Bos Dast

Caution « sabots/tulipe/beuh » de la Oranje akademie . (avec Rhinit)
Frison de Heerenveen.
Lensois consanguin

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