Manchester United-West Bromwich Albion (0-1) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Pour cette académie, nous n’avions pas prévu de parler du derby. Le derby de Manchester gagné par nos féroces lionnes chasseuses de petites pucelles en bleu ciel qui étaient allées croquer les mollets de ces arrogants sur leur terrain, à domicile, chez eux, devant leur public. Nous n’avions pas prévu de mentionner la fierté qui était la nôtre d’avoir assisté à cette puissante réaction d’orgueil de la part de nos vaillantes gagneuses, pour remonter face à l’adversaire le plus redoutable du royaume un désavantage de deux buts et finir par s’imposer avec des couilles plus lourdes que l’Everest, lavant du même coup l’honneur de la défaite du match aller. Nous n’avions pas non plus prévu de faire référence à la joie qui nous avait étreinte d’agiter à la face rougeaude de Kevin De Bruyne et consorts le refus qui avait été celui des rouges diablesses de s’incliner pour les laisser fêter leur titre devant nous, leurs rivaux, chez eux, devant leur public. Il eut été inutile d’en parler puisque de toute façon, nous n’avions eu qu’un aperçu du match et que le résumé de la chaîne française autorisée ne rendait honneur au match que par la bêtise patente et le parti pris savoureux de ses commentaires. Inutile encore d’en parler quand il était temps de se remettre en selle pour assurer la seconde place face à une équipe somme toute à notre portée puisque relégable : West Bromwich Albion.

Seulement tout dans ce match nous renvoie au derby. L’envie. Les enchaînements techniques foireux. La faiblesse tactique de Mourinho qui ne se décide à exploiter les ailes qu’au bout d’une mi-temps. L’attitude dégueulasse de nos joueurs sur coup de pied arrêté défensif (phase de jeu qui à elle seule nous coûte le titre cette saison, ou du moins la possibilité de lutter pour). Le constat de nos performances trop souvent en demi-teintes face à des petites équipes nous renvoie à nos démons : malgré tout le cynisme de Mourinho, le talent de nos joueurs et certains progrès dans le jeu, Manchester United n’est toujours pas redevenu le monstre froid qu’il était du temps de Ferguson. Une équipe pourtant capable du meilleur, qui semble toutefois dans l’incapacité d’affirmer sa supériorité pendant toute une saison et dans des moments clés (je vous renvoie au miraculeux article de Luke Seafer sur Séville).

Tandis que nos voisins fêtent leur titre de champion en partie grâce à notre incurie en ce dimanche après-midi, on râle, râle et râle encore contre toutes les promesses non tenues, contre ces frustrations ponctuelles dans une saison où diverses réussites indéniables se trouvent contrebalancées par des échecs cinglants, contre…contre…bon allez, passons aux notes avant que mon ulcère ne se réveille.


THE NOTES OF THE BITCHES.

De Gea 3/5
Fusillé sur le but, parfaitement dans son rôle par ailleurs. C’était presque la routine pour lui, à un clean sheet près.

Valencia 2/5
Ça doit faire 20 matchs qu’on ne l’a pas vu réussir un centre correct, mais pas la peine de recruter à son poste car il est costaud et bloque bien son couloir.

Lindelöf 2/5
Toujours très brouillon dans ses interventions et un peu flippant au moment de relancer. Si contre ce genre d’adversaire il n’est pas serein au terme d’une saison, l’avenir s’assombrit fortement pour lui.

Smalling 3/5
Attentif, quitte à monter très haut pour empêcher les contres. Contre toute attente, c’est l’homme fort de notre défense cette saison.

Young 2/5
Une incapacité inhabituelle à simplement foutre le ballon dans la surface. La gestion des latéraux par Mourinho pose réellement question (surtout quand on a DALEY BLIND dans son effectif, bon sang de bon dieu de bois)

Herrera 2/5
Fut un temps sa présence sur le terrain signifiait intransigeance, domination physique, jeu vers l’avant. Maintenant à part ses déviations de la poitrine, on n’attend plus rien.

Matic 2/5
Toujours le travailleur de l’ombre préféré de tous les travailleurs de l’ombre d’Angleterre. En l’occurrence, sa performance n’a pas servi à grand chose d’autre que de parvenir à le faire jouer tous les matchs de PL cette saison. Bref il a plus le profil d’un working class hero que d’un footballeur, et pourtant c’est un de nos meilleurs hommes.

Pogba 2/5
Sorti prématurément par le Mou dans un match où il semblait pouvoir apporter son talent jusqu’au bout. Il va finir par nous faire croire qu’il ne l’aime vraiment pas, en fait.

Mata 2/5
Pas en réussite, condamné qu’il était à adopter un rôle d’ailier contre-nature.

Sanchez 1/5
…rôle d’ailier contre-nature imposé par le Chilien, qui n’a pas semblé capable d’apporter le moindre danger sans passer par l’axe dans ce match.

Lukau 1/5
Ce n’est pas faute d’avoir touché le ballon dans des positions favorables. Pour autant, il n’a rien réussi du tout.

SUBS

Lingard 2/5
Entré bien dans le rythme, mais son sens de tactique de pelle à tarte l’a poussé à aller embouteiller l’axe avec ses copains sans jamais se dire qu’il allait falloir un peu écarter le jeu.

Martial NN
Il paraît qu’il veut partir. S’il pouvait le montrer plus dans la presse et moins sur le terrain, ça nous irait (mais en vrai on veut tous qu’il reste, c’est quoi ce délire Toto ?!?)

Rashford NN
Mourinho devait avoir envie qu’on insulte tous ses attaquants à la fois, pour les sacrifier les uns après les autres de la sorte.

 

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

One Comment

  1. Puisque le titre était quoi qu’il advienne acquis pour City, m’est d’avis que Mourinho a bazardé ce match afin de priver Guardiola de la fête devant son public.

    José, ce génie du mal.

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