Manchester United-West Ham (4-0) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

En ce 13 août 2017, la Premier League, meilleur championnat au monde sans contestation aucune, reprenait en terre Raide et Vile. Pour l’occasion le Théâtre des Rêves est comble et les Jambons de l’Ouest nous font l’honneur d’une visite de courtoisie afin de nous présenter leurs ambitieuses recrues : Joe Hart bien sûr, et surtout Chicharito Hernandez, ancienne figure adorée de la maison Rouge.


COMPOSITION INFERNALE.

 

Ander Herrera likes this.

Pas de chichis pour le Mou : ce truc des trois défenseurs un temps évoqué repart à la cave, et on retrouve le 4-2-3-1 qui a fait nombre de ses succès passés.


LE MATCH.

Dès l’entame, la partie est globalement dominée par des diablesses rouges très sérieuses à la récupération et volontaires en attaque, en dépit d’une défense vigoureuse en face. Le premier but illustre parfaitement cet état de faits : Matic presse haut et transmet rapidement à Rashford, le jeune fond sur le ballon et sert parfaitement Lukaku dans l’intervalle pour une finition tout en finesse du Belge : 1-0, 33e.

La mi-temps interrompt ce beau spectacle en laissant le sentiment aux supporters d’enfin assister à la progression dans le jeu annoncée : tout ce que le recrutement et la prise en main du Mou ont promis semble en place, cette bonne santé des forces du mal expliquant probablement le retour des nazis, de la menace nucléaire et de Vincent Delerm.

Sans laisser le temps à quelque académicien que ce soit de noter « la seconde mi-temps repart sur les mêmes bases », Rashford se fait sécher par Zabaleta (qui prend un jaune et des quolibets lui rappelant qu’il fut un vilain Citizen). La double peine tombe sur le coup-franc qui suit, lorsque Mkhitaryan dépose le ballon sur la tête de Lukaku depuis l’angle gauche de la surface londonienne. 2-0, 52e.

Si l’on constate peu après que West Ham peut nous emmerder en jouant avec ses qualités (du jeu long, des muscles et les appels de Hernandez, principalement), on aperçoit aussi de vieilles sanctions tomber comme lors de temps révolus : ces fameux contres assassins, fomentés en l’occurrence par l’impétueux Marcus Rashford, rampe de lancement idéale. Oui le jeu de United c’était mieux avant, et revoir des avaleurs d’espaces s’engouffrer ainsi tête levée vers la prochaine passe victorieuse a quelque chose de puissamment jouissif.

Autre motif de satisfaction : l’entrée tout sauf discrète d’Anthony Martial, qui provoque à plusieurs reprises et soigne son placement. Une nouvelle passe de Mkhitaryan lui offre rapidement son premier but de la saison, dès sa première entrée. 3-0, 87e.

Garçon poli, Toto sent bien que Pogba a quant à lui pensé qu’il se devait de réaffirmer qui était le patron de cette équipe. D’une belle déviation dans la course, notre jeune numéro 11 offre le quatrième et dernier but de son équipe au dabeur fou, qui conclut d’une belle frappe à l’entrée de la surface. 4-0, 90e.


LES NOTES.

De Gea 4/5 Sérieux sur sa ligne, appliqué dans ses relances, autoritaire dans ses sorties. RAS.

Valencia 3/5 Sobre et violent, mais d’une violence parfois limite, comme sur ce tacle à la cheville qui aurait pu lui valoir plus qu’un jaune s’il avait touché un joueur moins costaud qu’Arnautovic.

Bailly 4/5 Comme il s’ennuie en défense, il monte et se démarque parfaitement sur les coups de pied arrêtés offensifs. Dommage que sa finition soit digne d’un Bernard Mendy.

Jones 3/5 Toujours propre dans son style garçon boucher. Le plus important étant tout de même qu’il reste invincible.

Blind 4/5 Il n’a pas seulement manqué marquer le plus beau but de l’année sur un centre de Valencia (eh oui, nos deux latéraux montent quand il est là), il a aussi montré à José ce qu’est un vrai latéral gauche. Et qu’il pouvait aussi se permettre d’aligner un joueur élégant entre tous ces golgoths.

Matic 4/5 Il ne fait pas grand chose dans le spectaculaire, mais quelle efficacité. Recupération, relance, jeu long, jeu court…on va attendre plus d’un très bon match pour s’emballer, mais il semble bien que Conte l’ait dans l’os.

Pogba 5/5 Sans briller, il s’arrête à une passe décisive, un but, des passes clé en pagaille, et une coupe de cheveux presque humaine.

Mata 3/5 Peu de mystère sur le fait qu’il devrait connaître un gros coup de mou en milieu de saison s’il reste aussi disponible en attaque tout en revenant autant défendre.

Mkhitaryan 4/5 Il existe deux Henrik : celui qui ne se casse pas le cul sur le moindre ballon aérien, et celui qui reçoit le ballon dans le pied. Le premier est médiocre, le second est un meneur de jeu d’une qualité folle, dont la passion première est le petit pont.

Rashford 4/5 Mal payé de ses efforts (cette frappe sur le poteau, bon diable que l’on a crié fort), mais quel plaisir à voir jouer.

Lukaku 4/5 Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas sa vitesse pour sortir au pressing qui fera trembler les défenses adverses. Sa présence physique et sa qualité de finition, en revanche…

SUBS.

Fellaini NN Chacune de ses entrées est prétexte à une innovation tactique de Mourinho. Joueur-laboratoire, il a donc poussé Matic seul à la récupération pour se placer à sur la même ligne que Pogba dans un 4-3-3 qui a fait très mal aux Hammers dans le dernier quart d’heure.

Martial NN Le Toto qu’on aime. Rapide, provocateur, efficace, buteur, passeur, merci bonsoir.

Lingard NN Difficile de prouver en 5 minutes qu’on n’avait finalement pas besoin de Perisic. On ne lui souhaite que d’avoir encore l’occasion de nous le prouver.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

One Comment

  1. Quel plaisir de retrouver du jeu, nom de dieu. Et l’acad’ aussi.
    Certes, c’était quand même assez faible en face, et on a vu Chicharito dézoner un paquet de fois au milieu pour venir toucher le ballon, tout sevré qu’il était sur le front de l’attaque des jambons. Mais c’est sans doute aussi parce que le milieu de terrain mancunien faisait le taf qu’il fallait. D’aileurs, comme chacun je pense, j’ai trouvé la paire Matic-Pogba très prometteuse, et le Serbe m’a fait l’effet d’un jeune Fletcher dans l’entre-jeu. Heureusement qu’il y aura de nombreuses occasions de faire tourner l’effectif pour avoir le plaisir de voir Carrick et son brassard.

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