Arsenal – Aston Villa (4-0) : La Gunners Academy te raconte la finale de Cup 2015

Salut vous tous,

Confinement oblige, on cherche une façon de s’occuper entre le télétravail, les conneries du chat et l’intégrale de David Lynch (je ne saurais que trop vous la recommander en ce moment : le temps de comprendre la moitié d’un film, le virus sera éradiqué. Depuis un an). Quand soudain ressurgit ce running-gag ultime, celui qui a convaincu certains de nos lecteurs (la bise @ArseneVener) de donner pour le Téléthon l’an dernier, le retard des retards : la finale de la Cup 2015. Pour rappel, Le Père Fidalbion et moi-même avions regardé le match ensemble au Lion’s, accompagnés de deux cents French Gooners, mais l’euphorie de la victoire, l’absence d’anecdotes à base d’urine, de commissariat et de Tristan Bourrepif (BA sur toi, où que tu sois mon grand) et surtout une certaine flemme nous ont empêché de vous conter ce moment.

A bien y réfléchir, le scénario du match n’a pas aidé non plus à nous motiver. Autant une lourde défaite ou une déroute contre plus faible que soi sont très faciles à académiser, tant la colère a besoin de sortir, autant vous parler d’une rencontre maîtrisée contre un adversaire aux fraises est aussi amusant que de conter un Lucas Pouille – Novak Djokovic. Cependant, ce qui m’a convaincu pour de bon de revenir sur ce match, c’est qu’avec la victoire contre le Bayern et celle à Leicester quelques mois plus tard, ce sont peut-être les derniers moment où on a vraiment cru Arsenal capable de gagner quelque chose de beau. Et 2015 fut pour nous la plus belle année de la décennie en termes de jeu et de résultats. Avant de vous laisser, je vous informe que la suite de l’Acad sera narrée au présent, comme de juste.

Déjà à l’époque, on se saluait en se touchant le pied

THE GAME :


A ma gauche, Arsenal, invaincu depuis seize matches et une sortie prématurée en huitièmes de finale contre Monaco (pas d’inquiétude, on fera mieux l’année prochaine). A ma droite, une équipe d’Aston Villa qui reste sur quatre défaites consécutives. Sur le papier, la rencontre est totalement déséquilibrée. Mais ce serait oublier qu’Arsenal a bien failli passer à la trappe au tour précédent contre Reading, alors que nos adversaires se sont offert le scalp de Liverpool (les pauvres, ils sont au fond du trou, ils ne sont pas prêts de revenir au sommet). Prudence, donc. 

Tonton semble avoir passé la consigne, tant dès l’entame la partie vire au siège d’Alésia (d’ailleurs un petit message pour nos lecteurs : si vous soutenez la thèse d’une Alésia jurassienne, je vous invite de ce pas à enfiler vos chaussures bateau, votre pull sur vos épaules et à vous exiler en Vendée). Les Villans ne voient pas le ballon. Santi s’illustre rapidement en aspirant l’âme de Benteke côté gauche. Le Belge est obligé de lancer un gogo-gadgeto-tacle au genou pour arrêter l’Asturien. Peu après, c’est Tom (Not So) Cleverley qui prend son jaune pour avoir fauché Nacho sous le nez de John Moss. Sur le coup-franc, Cazorla trouve Sanchez dans la surface, lequel remet de la tête sur Koscielny, qui permet à Given de sortir un arrêt magnifique le jour de ses noces de diamant.

Les occasions s’enchaînent côté Gunners et il faut une combinaison improbable de maladresse londonienne conjuguée à des exploits improbables de Richardson pour maintenir le score vierge. Pour l’amoureux d’Arsenal, ce tableau de marque immaculé contre une équipe de Birmingham rappelle des souvenirs VTH (vraiment très hémorroïdaires). Heureusement, un coup-franc de Cazorla et une remise de la tête délicieuse d’Alexis Sanchez permettent à Theodore James Walcott d’ouvrir le score peu avant la mi-temps (1-0, 40e). Et à nos proctologues, pour une fois, de poser leur samedi.

En temps normal, ce genre de scénario nous paraît presque trop parfait et s’accompagne généralement d’une bourde située entre quatre et dix sur l’échelle de Senderos. Mais comme d’une part Tonton peut compter sur la charnière Mertsacker – Koscielny et que d’autre part Tim Sherwood n’a pas mieux à proposer pour dynamiser son attaque que Gabriel Agbonlahor, aka Birmingham Darcheville, nous restons relativement sereins. Avant d’exulter quand Alexis Sanchez décide d’envoyer un Exocet sous la transversale de Given (2-0, 50e).

Rideau, le match est terminé, les deux derniers buts, une tête de Mertesacker sur un corner en forme de bonbon de Cazorla (3-0, 62e) et une semi-talonnade d’un Giroud déguisé en blonde platine DJ pour l’occasion (4-0, 90e), sont anecdotiques. Pour une fois, Arsenal a tenu son rang, sans se mettre une seule fois en danger et en déployant une palette technique suffisante pour écoeurer son adversaire. Le genre de performance qui nous place parmi les favoris pour la saison prochaine. Allez, soyons optimistes, il faudrait un cataclysme thermonucléaire du style Montpellier 2012 pour que Tonton ne reparte pas avec un titre supplémentaire, surtout si le recrutement ambitieux tant attendu porte ses fruits (on attend un numéro six, et un défenseur central, ça ne devrait pas être trop compliqué à trouver). 


THE BÂCHES :


Szczesny (2+/5) : Face à une attaque pourtant peu inspirée, Wojciech a toutefois trouvé le moyen de nous faire passer quelques frissons dans le dos à coups de sorties improbables. Tu as déclaré vouloir jouer la Ligue des Champions tous les ans, contente-toi de réussir ton transfert à West Ham.

Bellerin (3/5) : Peu inquiété dans son couloir, le petit Hector en a profité pour apporter le surnombre à plusieurs reprises. Il faudrait toutefois qu’il apprenne à mieux se coordonner avec Ramsey, si Wenger maintient le Gallois dans le couloir droit.

Monreal (3+/5) : L’un des joueurs ayant le plus progressé cette saison. Son passage en défense centrale lui a fait prendre du plomb dans l’aile et son apport offensif est toujours aussi important. Discret, mais indispensable.

Mertesacker (3+/5) : Une lenteur de Panzer dans une côte ardennaise, mais une efficacité à l’unisson. Quand il ne tente pas de rester aux quarante mètres comme contre Monaco, il est redoutable. En bonus, ce très joli but qui vient enterrer définitivement les Villans.

Koscielny (4/5) : Christian Bentequi ? Pas vu. 

Coquelin (4/5) : Tonton a dit de lui avant le match que son début d’année 2015 était digne d’un recrutement à 40 millions de livres. Pour une fois, cette entourloupe de notre vieux grigou d’amour pour justifier un énième mercato au pain sec a du vrai, tant le Francis a annihilé avec hargne les rares velléités adverses.

Cazorla (4+/5) : Une tête à jouer Peter Pettigrow jeune, un boule de twerkeuse et de l’amour dans chaque pied. Pourvu qu’il ne se blesse pas la saison prochaine, tout notre jeu repose sur lui.

Sanchez (3+/5) : Il m’agace avec son côté soliste à la Ribéry exaspérant, il me fait fermer ma bouche avec une lourdasse. Attention mec, le jour où tu ne marques plus, tes défauts vont ressortir au grand jour.

Ramsey (2+/5) : A l’air aussi perdu à droite que si on lui demandait de jouer à la Juventus de Turin.

Özil (3/5) : Précieux, dans ses coups de patte et dans la gestion. En espérant qu’il garde toujours la même implication.

Walcott (3-/5) : Quatre hors-jeu, un but, du Théo dans le texte.


IF NOTE :


  • Ah on a aussi vu Wilshere, qui a contribué à vampiriser le ballon en fin de match, Giroud, pour le dernier but et Oxlade-Chamberlain pour les points COTOREP.
  • Le résumé de match est ici pour ceux qui ne l’ont pas vu ou, pour une raison que j’ignore, ne s’en rappellent pas. Attention, cette vidéo contient des buts et du jeu, donc si vous préférez le kick and rush ou si vous écrivez pour la Jouzé Académie, passez votre chemin
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La bise sur vous et, comme promis à tous les Gooners présents au Lion’s pour le match, cette Acad est sortie avec un retard tout relatif.


Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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