Arsenal – Hull City (2-0) : La Gunners Academy livre ses notes

Bon, c’est vrai le moral n’est pas au top. L’heure est la désillusion et au désenchantement. Sûrement la fin d’une ère. Mais il faut tout de même se remettre au boulot. Contre Hull, allez, pourquoi pas. S’ils peuvent servir de victime expiatoire et me faire oublier temporairement à quel point on n’est pas brillants, je prends. Pour l’occasion, Arsène nous aligne une petite équipe, avec Alexis en pointe, Oxlade-Chamberlain aux côtés de Coquelin pour protéger l’axe et Gibbs en lieu et place de Monreal. Soi-disant pour contrer Grosicki. On pourra se gausser vu la gueule de l’excuse, surtout qu’au final, l’ancien joueur de Rennes finira face à Bellerin. Nan la vérité, c’est que Monreal a touché un gros low-bottom à Chelsea.

Je parlais de Hull en potentielle victime expiatoire quelques lignes plus haut, mais la vérité, c’est qu’Arsenal s’est encore une fois montré particulièrement triste, dans tous les secteurs du jeu. En manque d’inspiration, de mouvement et de solutions devant – avec un Alexis qui me rappelle de plus en plus Henry sur la fin de sa carrière londonienne – un milieu souvent inexistant, et des errements défensifs beaucoup trop nombreux pour un match face à un mal classé de Premier League. Preuve déroutante de cette tristitude, il a fallu un but franchement scandaleux de la main d’Alexis, puis un penalty insignifiant dans les tout derniers instants du match pour voir Arsenal prendre les trois points. Sans avoir rassuré, sans avoir montré quoi que ce soit, avec un niveau toujours aussi inquiétant. Et ce soir, il faudra se cogner ça contre le Bayern. Tout est en place pour une belle boucherie.

 

CECH : 4/5
Retour en forme après un match paraît-il désastreux contre Chelsea. Je ne suis pas totalement fermé à l’idée de regarder cette rencontre un jour. Quand ma vie sera parfaite.

BELLERIN : 3/5
Hors de position à plusieurs reprises, pas sûr que ça valait le coup de se découvrir autant vu le résultat de ses montées constantes. Quelques bonnes combinaisons en début de match puis plus grand-chose après.

GIBBS : 3/5
Préféré à un Monreal complètement à la ramasse, l’Anglais n’a pas lâché son air inquiet de tout le match. N’a pas dénoté dans un match où tout le monde a fait n’importe quoi, dans un sens ou dans l’autre. Ses centres sont toujours aussi catastrophiques.

KOSCIELNY : 1/5
Complètement passé à côté de son sujet et c’est assez rare pour être signalé. Si même lui n’arrive plus à produire son niveau habituel de performances, on est gravement dans les choux les amis.

MUSTAFI : 2/5
Pas plus dramatique que d’habitude, ni plus rassurant. Il serait temps qu’il prenne un peu de bouteille et se stabilise, j’ai l’impression d’avoir Koscielny 2010 sur le terrain, en moins tranchant.

COQUELIN : 2/5
Continue de me décevoir âprement. Pourtant, j’en attends pas des montagnes, je ne demande pas Busquets ou Xabi Alonso. Je demande juste le Coquelin des débuts, celui qui était vissé devant sa défense, qui grattait tout ce qui passait et qui transmettait proprement sans jamais être mis hors de position. C’était le bon temps, mazette.

OXLADE-CHAMBERLAIN : 4/5
Un match qui s’ajoute à une étonnante série de prestations intéressantes. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit, c’est toujours pas un Prix Nobel et c’est pas devenu Messi non plus. Mais disons qu’il y a une nette progression, une simplification de son jeu, et une utilisation enfin pertinente de ses capacités techniques et physiques indéniables. Il était évident que la laisser mûrir sur le banc pendant un temps lui ferait du bien, il semble que ce soit avéré. On va attendre qu’il confirme contre un gros. Il devrait être aligné ce soir contre le Bayern.

IWOBI : 2/5
A essayé de faire des choses, mais n’a trouvé personne de vraiment concerné pour combiner avec lui.

WALCOTT : 0/5
Son seul fait d’armes, une embrouille avec un connard qui le faisait trois fois et qu’il n’a jamais réussi à déstabiliser une seule fois en 90 minutes. Tocard.

ÖZIL : 1/5
Je vais peut-être un peu me répéter, mais Özil n’a jamais été un joueur capable de tirer une équipe vers le haut à lui tout seul. Et ça, c’était déjà le cas au Real, tout le monde la savait avant qu’il arrive. Si le collectif est malade, comme c’est le cas actuellement à Arsenal, il plongera avec le reste de l’équipe. C’est ce qui se passe actuellement. Özil est un joueur capable de sublimer un ensemble qui se tient déjà correctement, alors que les Gunners pédalent dans la semoule. On aimerait pourtant qu’il tente un minimum et qu’il se montre un peu plus, à défaut de transformer du plomb en or.

ALEXIS : 1/5
Pour son dernier centre sur la tête de Lucas, qui est parfait. Pour le reste, il demeure le plus gros poids de cette équipe. A l’heure qu’il est, seuls les chiffres lui permettent de passer entre les gouttes et d’être relativement oublié dans les critiques. Parce qu’à côté de ça, le néant ou pas loin. Un taux de déchets abyssal, des touches en trop, des touches en trop, des touches en trop, un ralentissement constant du jeu, des passes à contre-temps et je pourrais continuer comme ça pendant des lignes.

 

EL-NENY (pour Walcott à la 69e minute) : Sanction pour un carton jaune de débile et une prestation ridiculement inexistante.

PEREZ (pour Chamberlain à la 82e minute) : Décisif, encore. Dommage qu’il porte tellement bien l’ADN d’Arsenal, Monsieur se pète tous les deux matchs. Sinon, il pourrait vraiment prétendre à une place de titulaire depuis quelques mois.

WELBECK (pour Iwobi à la 82e minute) : Me souviens pu. Voilà. J’ai dû m’assoupir.

 

Le bruit autour d’un départ de Tonton en fin de saison se renforce, même s’il balaye toujours toutes ces allégations d’un revers de main. D’après plusieurs médias plus ou moins safe, Massimiliano Allegri, Leonardo Jardim et surtout Tomas Tuchel seraient pressentis pour lui succéder à la fin de l’année. Comme je vois que vous brûlez de me le demander, sachez que ma préférence personnelle va au coach de Dortmund, qui constituerait une vraie continuité stylistique et philosophique. Certes, le BvB peine en ce moment, mais j’y ai vu des choses magnifiques et il faut bien se rappeler que cette équipe a subi de nombreux départs.

Le Père Fidalbion

J'ai décidé de supporter Arsenal grâce à FIFA 99 : y avait Dennis Bergkamp sur la jaquette et c'était la première équipe disponible dans l'ordre alphabétique. Ce jour-là, j'aurais mieux fait de me péter une jambe.

3 commentaires

  1. C’est le signal de départ de la remuntada fantastique et tout ça grâce à une équipe qui tangue : Hull

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