Arsenal – Swansea (3-2) : La Gunners Academy livre ses notes

Arsenal a beau s’être troué lors de son premier match face à Liverpool, il faut bien avouer qu’on réalise jusqu’ici un début de saison vraiment pas dégueulasse. Pour de multiples raisons, mais l’efficacité du mercato semble notamment en être une. Ceci étant, les Gunners sont passés pas loin de retomber dans leurs travers le week-end dernier en accueillant un Swansea tout boîteux, dont Bob Bradley, l’ancien entraîneur du Havre, venait de prendre les commandes.

Alors ça veut dire quoi retomber dans ses travers pour Arsenal ? Ça veut dire mettre un doublé contre une équipe à côté de ses pompes en maîtrisant le début de rencontre, avant de se mettre à claquer des fesses à cause de sautes de concentration et d’un peu de stupidité aussi. Walcott ouvre donc le bal en continuant de nous faire avaler nos vilains mots à son encontre, avec un doublé opportun – comprendre ici « en face, ça dormait comme pas permis ». Puis sans raison aucune, alors que le match semble tranquillement emballé et que Swansea peine à hausser son rythme, Xhaka saborde une relance anodine en tentant un crochet devant sa surface, une main dans le slip. Le Suisse se loupe et Gilfy les idées de génie enroule tranquillement sa frappe dans la lunette de Cech. Oui, c’est à peu près le seul d’en face à qui il ne fallait pas filer ce genre de ballons. M’enfin, revoilà Swansea tant bien que mal dans la partie.

Les Gunners ont dû se faire légèrement gangasser à la mi-temps par Tonton, et ils repartent pied au plancher pour la deuxième période avec du très joli jeu, et un manque criant de justesse dans le dernier geste. Spécialiste du genre, Alexis finit tout de même par être décisif avec une diagonale lumineuse pour Özil qui reprend à cinq mètres sous la barre de Fabianski, d’un bababoum parfaitement drivé. Si vous êtes là, c’est que vous savez potentiellement ce que c’est de supporter Arsenal : à ce moment-là, on se dit que c’est bon que c’est plié. Oui. Mais non. Modou Barrow, international gambien qui a fait ses armes en Suède, continue de tordre le côté gauche de la défense londonienne et dépose une nouvelle fois Monreal avant de centrer au point de penalty. Koscielny couvre le premier poteau et Mustafi est au marquage de mes couilles. Baston peut donc tranquillement aligner Cech. Et nous prévoir une fin de match rocambolesque.

Qui eût cru toutefois que Xhaka allait ajouter à notre joie son expulsion, peut-être exagérée, mais complètement crétine, histoire vraiment de offrir vingt minutes d’enfer ? Car à onze contre dix, les Swans se sont découvert une audace et se sont offerts quelques occasions assez nettes donc pas mal de centres qui ont fini fort heureusement dans les gants du Grand. De l’autre côté, Walcott s’est concentré pour être constamment hors-jeu et/ou manquer toutes ses occasions. La différence peut-être avec les saisons précédentes ? Celui-ci, on l’a gagné.

 

Les-notes

CECH : 3/5
Oui, bah là, forcément t’es pas aidé coco. T’as fait ce que t’avais à faire, no problem.

BELLERIN : 3/5
Pour une fois que c’est pas trop passé de ton côté, c’est à marquer d’une pierre blanche. Un apport relativement mesuré devant mais toujours pertinent. Un bon match globalement.

MUSTAFI : 1/5
Note un peu dure notamment vis-à-vis de ses bonnes interventions et de sa participation au jeu devant (il n’hésite jamais à monter balle au pied pour fixer la première ligne). Mais concrètement, il se troue beaucoup trop en deuxième période et ça aurait pu coûter bien plus cher. Attention à ne pas se relâcher après son bon début de saison. Je l’aime toujours.

KOSCIELNY : 3/5
A passé son match à lancer des regards furieux à ses deux collègues qui l’épaulaient. Faut passer le niveau au-dessus et leur gueuler dessus maintenant.

MONREAL : 1/5
S’est fait ravagé les fesses tout le match par le dénommé Barrow, qui avait la particularité de courir vite. Vous me direz que c’est quand même courant dans le football pro, mais Nacho s’est pourtant fait démonter la tête à chaque prise de balle. Va falloir très vite corriger ça avant qu’Aurier ne revienne.

XHAKA : 0/5
Depuis qu’il est à Arsenal, il est beaucoup trop facile. Ça se voit constamment dans son application, dans sa vitesse d’exécution, dans son niveau de concentration. Et je pense en partie que c’est pour ça, et pour l’adapter au rythme de la PL, que Wenger l’utilise avec tant de parcimonie. Là, il fait une grosse erreur sur le premier but, il tente un truc inutile et mal réalisé alors qu’il a des solutions de relance tout le tour du ventre. Et coupe vulgairement une action de jeu ensuite. L’arbitre a peut-être un poil abusé, mais il semblerait que les joueurs aient été avertis de ce genre de sanction en cas d’antijeu flagrant. Bref, va falloir rebrancher.

CAZORLA : 3/5
Son influence ne s’est pas fait sentir plus que ça sur le jeu, hormis quelques jolies ouvertures ou du jeu en petit périmètre en première période. Il a fait le taf tranquillou.

WALCOTT : 3/5
A deux buts je peux pas lui mettre moins, et ce même si sa participation au jeu était quasiment inexistante et s’il s’est appliqué pour rater chacune de ses grosses occasions de la deuxième période (au nombre de trois, quand même). Sa rédemption sera longue et difficile.

IWOBI : 3/5
A tendance à s’éteindre en deuxième période, même s’il nous a offert un petit slalom des familles entre les jambes des Gallois. Il est sorti d’ailleurs assez tôt. Sûrement pas encore assez mûr physiquement.

ÖZIL : 3/5
Développe son goût pour le but comme un garçonnet de treize ans qu’il est agréable de se tirer sur la nouille. Ceci n’a rien d’autobiographique.

ALEXIS : 4/5
Même s’il a un talent pour foirer le dernier geste, la dernière passe, la dernière décision, pour en faire trop en règle générale, il faut lui reconnaître une volonté colossale, une capacité à multiplier les efforts prodigieuse et donc cette propension à amener le danger dans le camp adverse.

 

Substitutes

COQUELIN (pour Iwobi à la 68e minute) : Arsène a eu du nez, c’était une minute avant le rouge de Xhaka. Et le Francis a nettement contribué à stabiliser un milieu en sous-nombre.

OXLADE-CHAMBERLAIN (pour Alexis à la 82e minute) : Une très bonne entrée, avec une passe décisive théoriquement assurée, si Walcott n’était pas pété à la finition. D’ailleurs, je suis sûr que le mot « théoriquement », c’est un hommage. PS : Chamberlain, c’est toujours mieux en joker fin de match.

GIBBS (pour Özil à la 82e minute) : Le fameux changement béton, utilisé d’ailleurs par ce cher José avec MU contre Liverpool la semaine passée. Un gage de qualité du ciment.

 

Sinon

Ah oui, alors y avait un match face à Burnley avant la trêve. Johny vous en a touché deux mots, mais j’ai tellement failli crever d’ennui que j’ai préféré vous épargner ça (là, comme excuse, ça passe crème). Mais en gros : on a été nuls devant, parce qu’Alexis en pointe contre un bloc, c’est toujours un peu caca, et parce que Mesut était complètement à côté de ses pompes entre autres. Je retiens l’excellente perf’ de Mustafi face à du costaud en face en la personne de Vokes.

Ah oui, et on marque sur une main, mais j’ai aucun remord vu le déroulement du match.

Je reviens sur un truc qui était peut-être passé inaperçu : sachez que le Programme de chaque match à domicile est désormais gratuit pour les membres en version dématérialisée. Profitez-en, c’est cool.

Bob Bradley, on est d’accord, il était prof de plongée avant ?

C’est l’anniversaire d’Arsène, 67 ans, toutes ses dents, plus ancien et plus vieux manager de PL.

Le Père Fidalbion

J'ai décidé de supporter Arsenal grâce à FIFA 99 : y avait Dennis Bergkamp sur la jaquette et c'était la première équipe disponible dans l'ordre alphabétique. Ce jour-là, j'aurais mieux fait de me péter une jambe.

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