La PL Academy te présente la vingt-quatrième journée


Leicester 3 – 1 Liverpool


From back to back title contenders to “les gars on va essayer de rester dans le Top 4 tout de même non?” very quickly pour les supporters des Reds. La descente d’organes se fait de plus en plus rapidement et de plus en plus régulièrement. Tout se détache, tout s’effiloche, tout tombe, à tel point qu’il n’y aura bientôt plus que des descentes sans aucun organe vivant restant.

Oui, le rédacteur en a gros. Outre les non-performances récentes et les résultats hautement négatifs, Liverpool fait dans le cumul de mandats comme un vulgaire élu LR-PS-LREM-EELV-euh n’importe quel politicard venu : cumul de défaites, cumul d’erreurs défensives, cumul de craquage mental intempestif et, non sans joie pour leurs concurrents, retour du cumul de blessures. Aussi, faute de vous faire un compte-rendu détaillé, retenons les éléments essentiels : 4 buts dans les 15 dernières minutes ; une ouverture du score de Mohamed Salah tout à fait jouissive sur le moment ; l’égalisation de Maddison ; la sortie complètement anale d’Alisson et le but de Jamie Vardy ; le coup final d’Harvey Barnes. Et, pour un résumé encore plus beau, donnons la parole à un beau membre d’Horsjeu lui aussi sujet à des moments difficiles avec son club :


Crystal Palace 0 – 3 Burnley


“Papy Roy aimeuh les fessées-ées, les fessées par Burnley !”. Ca fait mal d’en prendre trois à domicile par Burnley tout de même. Encore plus quand le premier buteur s’appelle Johann fils de Gudmund. Pas très classe tout ça. Au bout de 10 minutes de jeu, les Clarets menaient déjà par deux buts d’écart, Jay Rodriguez ayant en effet ajouté sa tête au fond des filets après le but du Fils du Gudmund. Sonnés, les Eagles n’ont jamais relevé la tête. Encore eût-il fallu qu’ils la lèvent une première fois me direz-vous, tellement ils étaient absents. Pas fous, les Clarets ont définitivement coupé les ailes des rapaces en début de seconde période : une magnifique chevauchée du défenseur Matthew Lowton, une remise, un coup d’épaule et une volée du même Matthew Lowton pour conclure. C’était beau.

Les deux équipes restent dans le bas de tableau mais avec une avance assez confortable sur la zone rouge.


Guardiola 3 – 0 Mourinho


Admettons-le, cette académie n’est pas peuplée de guardiolistes fanatiques. Vos académiciens consommateurs de puddings et de ginger ale aimeraient un jour voir Pep aux commandes d’un club moyen et/ou avec un budget limité, afin de vraiment voir ce qu’il vaut vraiment. Nous lui reconnaissons toutefois sa propension à sublimer des joueurs au potentiel déjà affirmé. Josep tient davantage du cuisinier qui saura améliorer la recette de gelée de homard au caviar de Robuchon que de celui qui te transportera avec des spaghetti alla putanesca.  

Ce sont pourtant les hommes de Jouzé, qui serait plutôt le tenancier de plusieurs restaurants touristiques Rive droite, qui manquent d’ouvrir le score sur un coup-franc de Harry Kane, au quart d’heure de jeu. Mais cinq minutes plus tard, les Citizens obtiennent un pénalty, après une faute mustafesque de Hojbjerg sur Gundögan. Hugo Lloris part du bon côté, mais la main droite du portier français n’est pas assez ferme pour dévier le tir de Rodri hors du but. Les choses se compliquent pour les Spurs au retour des vestiaires, quand Raheem Sterling glisse une merveille de ballon entre Sissoko et Sanchez (ce n’est pas sale) pour servir Ilkay Gundögan, dont le tir montre que la main dextre de Lloris est toujours aussi mollassonne.

Entre-temps, les jouzistes n’ont rien daigné montrer (il faudra attendre l’entrée du revenant Gareth Bale pour qu’ils se procurent une nouvelle occasion franche) et se font punir comme des enfants (Patrice Evra, lâche ce clavier !) sur un long dégagement d’Ederson. Davinson Sanchez ne juge pas pertinent d’intervenir à la retombée et laisse à la fois Gundögan fusiller Lloris et City filer vers le titre.


Brighton 0 – 0 Aston Villa


Les Seagulls n’en finissent plus de ne pas perdre ce qui est toujours intéressant quand on souhaite se maintenir. Face à des Villans globalement apathiques, the Albion a dominé les débats mais n’a pas su trouver la faille, la faute à un Emliano Martinez des grands soirs dans les cages d’Aston Villa : neuf arrêts au total, soit le plus haut “score” de sa carrière. Et les 26 tirs tentés par Brighton constituent un autre record pour les Seagulls. Ca leur fait une belle jambe me direz-vous car 1 seul point dans la musette. Le match face à Palace sera peut-être pour eux l’occasion de transformer l’essai (eh ho, on parle pas de rugby) et de prendre 3 points mérités (voilà, c’est mieux comme ça) (techniquement, ça marche aussi avec le rugby, JK). 


So’ton 1 – 2 Wo’ton


Les Saints sont en complète perdition depuis quelques semaines. Les principes qui leur ont valu un superbe début de saison ne fonctionnent plus et les défaites s’enchaînent comme à la parade.

Contre des Wolves pourtant pas bien mordants (tu l’as ?) cette saison, c’est pourtant Southampton qui ouvre le score par l’intermédiaire de Danny Ings, d’une superbe reprise de volée. Hasenhüttl croit pouvoir souffler mais la sanction est une nouvelle fois sans appel pour lui et ses hommes : pénalty de Neves, l’homme en grande forme des Wanderers et joli numéro de soliste de Neto pour passer devant.

La dégringolade au classement se poursuit logiquement pour les Saints treizièmes, qui se font passer devant par leur adversaire du jour.


WBA 1 – 1 MU


Deux nouveaux points offerts à City : on ne parle plus de course au titre pour United mais de limiter les dégâts…face à un adversaire largement à leur portée, les Raides et Vils sont retombés dans leurs travers en ne sachant pas produire de jeu face à un bloc bas. Est-il nécessaire de mentionner le sempiternel but encaissé en début de match à cause d’une erreur individuelle ?

Les Baggies se sont montrés dangereux tout au long du match en contre alors que les Reds possédaient et possédaient encore…en pure perte. De nouvelles solutions vont devoir être trouvées de la part de Solskjaer pour conserver la fraîcheur de son groupe alors que la Coupe d’Europe maudite (celle du jeudi) revient frapper à sa porte. Les buts venus d’ailleurs de Bruno Fernandes ne viendront pas toujours sauver des performances qui oscillent entre le terne et le médiocre.


Arsenal 4 – 2 Leeds


Vous dites ? Une victoire convaincante d’Arsenal, un triplé d’Aubameyang et même, je n’ose l’écrire, un but d’Hector Bellerin ? Il y a deux mois, j’aurais rempli pour vous des bulletins pour votre hospitalisation d’office, mais l’équipe de Mikel Arteta étant devenue un générateur aléatoire tel que même Google ne saurait en concevoir avec ses ordinateurs quantiques, j’accepte d’y croire.

Hallucination à part, vous aurez prochainement un long retour sur la rencontre dans le nouveau numéro de Boulets Rouges, donc nous nous contenterons ici de rendre hommage, une fois de plus à Marcelo Bielsa, dont l’équipe ne ressemble absolument à aucune autre. Continuer à jouer et presser en étant menés quatre à zéro, c’est suffisamment rare pour être salué. Pour reprendre la métaphore culinaire évoquée supra, le Fou serait tout à fait capable d’obtenir deux étoiles au Michelin en ne cuisinant que des épluchures de légumes. 


Everton 0 – 2 Fulham


Fulham a-t-il trouvé son attaquant ? En tout cas le doublé de Maja pour sa première titularisation va sûrement leur donner des idées pour la fin de saison. Face à un client pourtant coriace, les Cottagers ont réussi une superbe entame de match et si tout s’est décidé en seconde période, ils ont eu le mérite de faire douter les Toffees d’emblée.

D’une passivité peu commune, les hommes de Carlo ont lâchement abandonné le match après un succès épique en Cup face à Tottenham qui a dû laisser des traces. Il va falloir corriger le tir avant d’affronter City…

Côté londonien, on reste relégable mais les sept points d’écart avec la 17e place semblent subitement moins loin. Et si…?


West Ham 3 – 0 Sheffield


Une équipe en pleine carburation contre une équipe probablement déjà reléguée dans son esprit. Si la première avait été Arsenal, le score aurait été inversé, mais la logique a été respectée au London Stadium (vla le nom n’empêche). Un pénalty de Declan Rice, après un découpage en règle de Chris Basham sur Jesse Lingard, une tête d’Issa Diop sur un corner de Cresswell et une frappe à l’entrée de la surface de Ryan Fredericks se révèlent être autant de clous dans le cercueil de Blades décidément bien émoussés (promis, on l’a utilisée, on la refera plus).


Chelsea 2 – 0 Newcastle


Oui, bon, voilà. Chelsea va mieux (quelle erreur d’avoir laissé filé Franck Lampard), Olivier Giroud a marqué peu après son entrée en jeu (classique), Timo Werner a doublé la mise (moins classique), les Blues remontent à la quatrième place, deux points devant Liverpool. Comment voulez-vous qu’on s’en réjouisse ?


THE TABLE :


Chelsea et West Ham beaucoup trop haut, City beaucoup trop chauve et un écart qui se creuse entre le dix-septième, Newcastle, et la zone de relégation. On n’ira pas jusqu’à dire qu’on y voit plus clair, mais ça se décante.

Edgar Allan Poeteau

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