Nancy-Lorient (3-2) : La Chardon à Cran Académie en reste interdite.

On en aurait presque oublié ce qu’on doit dire dans ces cas-là. Toute notion de plaisir éreintée par des siècles poussiéreux de disette, on s’est retrouvé bleu comme un Polonais à 22h pétantes, au moment des trois coups de sifflet. La force de l’habitude, sauf qu’un léger goût de sucré accompagnait cette fois la clôture du match. L’alcool aurait dû nous faire tout oublier en temps normal, et puis la mémoire infaillible des internets…Non, rien n’était du côté du malheur, ce jour. Nous saurons attendre.


Les notes.

Ndy Assembé 3/5
Deux buts encaissés sans plus de révolte qu’un Mandanda noir et puis des sauvetages dignes d’un gardien de but : il a tout fait, ce qui doit l’amener à l’exact point central entre amour de ma part et haine de Piantoni-Vairelles.

Paye 3/5
Étrange, ce garçon qui semble habilité à défendre tout en acceptant de s’aventurer dans le camp adverse.

Seka 3/5
Gros, grossier et grotesque sur les deux buts, il a connu du mieux ensuite. Sans pour autant nous décider à dire qu’un seul de nos centraux était au niveau cette saison.

El Kaoutari 3/5
Très correct, bien élevé et plutôt bel homme. Pas un coup de cœur, juste un petit clignement, comme ça.

Moimbé 3/5
Zavez vu ? Toute la défense a la moyenne alors qu’on a pris deux buts. Ben ouais mais c’est parce que plutôt que d’attendre la fin pour encaisser un bouillon, on a commencé par ouvrir les cuisses pour ensuite CLAP les refermer telles deux grosses mâchoires adipeuses sur le freluquet de l’adversaire et le séparer de ses organes les plus précieux.

Abergel 4/5
Un bien aimable match pour notre capitaine que Da Cruz aurait voulu être (quelqu’un a des nouvelles ?). Il a subi les guilis guilis pas gentils des Bretons en première et a bien aidé à les gifler comme les sales gamins qui dépassent les bornes qu’ils étaient en deuxième.

Poha 3/5
Un match en premier lieu réussi dans la mesure où il est resté de son plein gré avec ses camarades jusqu’à la fin. En dehors de ça, il a été utile à défaut d’être brillant.

Bassi 4/5
On entrevoit encore un peu de son potentiel phénoménal lorsqu’il joue à nouveau en confiance, et il marque encore. Avec un peu de caractère, il aurait presque pu porter cette équipe avant la trêve, mais il préfère quand c’est des vieux messieurs qui lui regonflent, apparemment. On parle de sa confiance, eh, oh.

Triboulet 3/5
Vinni de son prénom. Vinni Dugary de son prénom composé complet. Les fulgurances dont il est capable nous font toujours nous extasier. Vivement qu’il colle encore des gros buts de la victoire dans vos triboulons.

Vagner 5/5
Va falloir remonter loin pour trouver meilleure performance à Picot. C’était Issiar Dia sans les prothèses postérieures, Youssouf Hadji sans le sex appeal, l’Olivier Rouyer do Praia ! Gardera-t-il des calories pour planter un doublé à Metz en fin de saison ?

Ngom 4/5
Il n’a pas la coupe de cheveux de Pam Grier et ne fait pas de saltos, mais son travail est tout autant précieux que son compère attaquant. Il aurait bien mérité d’inscrire le but de la victoire après un superbe travail, mais il a préféré les honneurs discrets des connaisseurs. Belle humilité.


Note artistique de l’équipe : 5/5

Qu’est-ce que vous voulez que ça nous foute. Ils ont bien dilapidé tout l’amour qu’on avait pour eux pendant tout ce temps, alors pour une nuit, flambons. Donnons les bons points et partons nous frotter la panse contre cette dame opulente qui minaude depuis tout à l’heure au bout du zinc, là-bas. Un dernier pour la route ? Ok : même pour Perrin on a de la galette. Oui monsieur. Mené, il a su tenir le cap et menant, garder la mainmise sur le score, ou je ne sais quoi.

On n’a plus l’habitude, chef. On ne sait pas quoi dire de spirituel, dans ces cas-là. Aussi bien sur le plan tactique que technique…on a réussi des choses…onze hommes contre onze enfants… l’important c’est les trois points…, tout ça avec un accent inindentifiable et quelque grotesque conviction inébranlable.

Est-ce que pour une fois, on a réussi quelque chose ? Non bien sûr. Tout cela n’est qu’une étape, certes épique, en vue d’un objectif qui continue à nous donner des haut-le-cœurs de honte : le maintien en Ligue 2. Seulement si les prochains matchs sont de ce tonneau, on va peut-être envisager, folie douce, l’esquisse d’un sourire.

Marcel Picon.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

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