Nantes – ASSE (0-0) : la Forez Académie pa(e)nse ses blessures

Pas d’Europe cette semaine, mais de la Ligain. Les Verts enchaînent les mâches tous les 3 jours et malheureusement, ça va se ressentir dans les organismes.

Le match résumé en 1 phrase : « Malgré le mur, des fissures apparaissent »

Un match aux 20 premières minutes complètement folles. Mais pas dans le sens que l’on aimerait. 3 changements sur blessures, 1 expulsé et 1 penalty arrêté : les Verts nous ont déjà testé le palpitant alors que l’on n’a même pas dépassé la demi-heure de jeu. Et j’ai vécu les 70 minutes les plus longues depuis le début de la saison (oui, même après le match contre le Toulouse « joga bonito » Football Club).

 

La compo :

Je ne vais pas m’attarder sur les péripéties des changements, j’y reviendrai plus tard. Attardons nous plutôt sur la compo. Un 4-3-3 classique, mais remanié en fonction des blessures et du besoin de faire souffler certains joueurs. Exit donc Théophile-Catherine qui a pris une béquille, Malcuit, Selnaes et Beric sont laissés sur le banc. Rentrent donc Pierre-Gabriel, Pogba, Dabo en sentinelle et Roux en pointe. Pour le certes, pas de surprise, Veretout enchaîne sa 2e titularisation de suite, comme Monnet-Paquet qui profite de la méforme de Tannane.

 

Le mâche :

Disons qu’on va surtout parler de ces 20 premières cauchemardesques. Le mâche démarre sur un rythme moyen, les Verts ayant plutôt le contrôle de la gonfle. Et puis tout s’enchaîne. Lemoine, sur un appui malheureux, se tient le genou ou l’arrière de la cuisse et s’écroule. On sait tout de suite qu’il ne simule pas, et j’ai peur que la blessure soit sérieuse. Papy n’arrive même pas à se mettre debout tout seul et sort du terrain en boitant salement (8e). Terrible image que son retour aux vestiaires aidé par le doc Bouzaabia. Attends… Mais c’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce qu’il branle Pogba à le suivre là ? Oh putain, il est blessé lui aussi (9e). Et personne pour prévenir donc ? OK, ben allons-y, rentrons 2 joueurs à même pas 10 minutes du début de la partie, ça commence bien, on peut pas faire pire. Ah tiens… Si, on peut faire pire. Légère touchette de Malcuit sur un mec en jaune dont on aura oublié le nom dès ce week-end, penalty et… carton rouge ! (18e) Double sanction complètement débile, Delerue estime qu’il y a annihilation d’action de but alors que le Nantais nous gratifie quand même d’un joli saut de carpe pour accentuer la faute, j’espère que tu ne marqueras pas de la saison mon con. Et vous voulez savoir la meilleure ? La faute est en dehors de la surface. Quitte à se faire enculer, autant le faire une bonne fois pour toute, et on en parle plus, hein ?

 

 

Donc rouge pour Malcuit et penalty. Sala s’avance pour le tirer, les miquettes plein le caleçon, il ne regarde pas le rempart qui se dresse devant lui, et frappe mollement à gauche de Ruffier. Mon CRS se couche bien et bloque le ballon comme à l’échauffement. Bon, ça va aller là ? On peut jouer sans avoir la poisse de Pierre Richard ? Non, toujours pas. Dans la foulée du penalty arrêté, c’est Perrin qui sort sur blessure, en se tenant l’arrière de la cuisse (21e). Cette fameuse cuisse qui lui a pourri tant de saisons et qui fait des siennes au pire moment. En fait, y’a jamais de bon moment pour ce genre de trucs. Tannane rentre, et il est temps de faire un point sur la compo :

Voilà à peu près la formation qu’a adopté Sainté après cette entame de match apocalyptique. Un 4-4-1 avec Monnet-Paquet qui glisse en latéral droit et Dabo en défense centrale. Roux, à qui je ne prédisais pas un match de gala, va devoir encore plus galérer pour avoir un ballon potable. Il reste 70 minutes, et les Verts vont devoir nous illustrer en live la définition du mot solidarité.

Alors que le scénario leur est ultra favorable, les Nantais n’arriveront pas à être dangereux sur cette fin de 1e période, et c’est sur un score nul et vierge que les équipes regagnent le vestiaire. On se dit que la 2e mi-temps va être difficile pour Sainté : pas tant que ça. Les Canaris sont énervés de voir 10 joueurs leur opposer une résistance acharnée, et commencent à mettre des boîtes (jaunes pour Kaka-Pique-Nique à la 49e et Waka-Waka à la 56e). Au contraire, ce sont les Verts qui auraient dû ouvrir le score sur une tête de Pajot, refusée pour une soi-disant poussette de Lacroix sur Vizcarrondo. Quand on connaît le jeu tout en finesse de l’Urugayen du Vénézuélien, on ne peut qu’avoir des doutes sur cette interprétation arbitrale (61e).

 

 

Dans la foulée, la seule erreur de Dabo (très bon mercredi) aura raison de mon slip, déjà bien entamé, avec cette tentative de dribble complètement ratée sur Sala qui va défier Ruffier. Haha, il est mignon le grand tout maigre : il se présente avec la conviction d’un Cahuzac face aux juges et se fait manger tout cru par un CRS affamé (62e). Tannane queute une nouvelle fois un coup-franc (72e, après celui de la 30e), et Nantes va connaître son temps fort dans les 10 dernières minutes : d’abord, c’es un débordement de Lima sur la gauche qui centre, Sala se jette au 2e poteau mais il est trop court. Stepinski tente de reprendre mais Ruffier veille et contre la balle (82e). Ensuite, Gillet tente une reprise déviée de la tête par Pajot, mais Ruffier se détend et boxe (86e). Enfin, sur une frappe de Dubois à l’extérieur de la surface et flottante, mon Ruffier, masqué, repousse la balle du genou (88e). Ce sera tout pour ce soir, et c’est déjà pas mal.

Un mâche héroïque qui va laisser des traces dans les organismes, mais qui pourrait aussi se poser comme le point de départ de quelque chose de grand. A 10 contre 11 pendant plus de 70 minutes, les Verts ont tenu et n’ont jamais refusé le jeu, portant même le danger devant le but de Riou. Face à une équipe en panne d’imagination offensive, certains se sont trouvés des ressources mentales et physiques pour évoluer à un autre poste que le leur (Dabo, Monnet-Paquet), sans compter ceux qui se sont sortis les tripes pour compenser l’infériorité numérique (Pierre-Gabriel, Roux). Grosse performance collective, sublimée par un gardien encore une fois en état de grâce, le tableau est déjà assez noir avec les blessures et suspension à venir, essayons au moins de voir le positif de ce côté-là. Les échéances à venir sont importantes (Lille d’abord puis Anderlecht et le derby), et on va devoir faire sans Perrin, Lemoine et Pogba (info de dernière minute : Malcuit serait lui aussi blessé. Putain de stade maudit…), en plus de M’Bengue, Polomat et Saivet. Pas forcément la joie, mais c’est dans l’état d’esprit entrevu ce soir qu’il va falloir puiser. L’effectif est conséquent, les solutions existent, et le talent est là (n’oublions pas que Selnaes et Beric n’ont pas joué). Perso, j’ai envie de faire comme les Verts mercredi : ne rien lâcher.

La défense de Sainté après la 21e minute.

 

Les buts (enfin le résumé du mâche plutôt) :


En Vert et contre tous ! par ASSE

 

Les notes :

Ruffier (infranchissable, 5/5) : jamais l’expression « dernier rempart » n’aura aussi bien qualifié un gardien. Les frêles attaques nantaises sont venues s’écraser sur les gants de notre CRS qui nous sauve encore une fois les miches. Il n’aura pas gagné autant de titres que Curkovic, mais il va quand même falloir lui garder une place au chaud dans la légende.

Pierre-Gabriel (tranchant, 4/5) : il a débuté arrière droit pour finir arrière gauche. L’opposition était faible en face, mais il n’a jamais failli, réussissant même quelques belles interventions défensives, très propres. Il n’a pas trop pu se mettre en évidence devant, ce qui est compréhensible. Très bon match j’ai trouvé.

Lacroix (monte en régime, 3/5) : seul défenseur central de métier au bout de 20 minutes, il a tenu la baraque derrière, sans jamais commettre d’erreur. Il va être amené à avoir un rôle plus important dans le groupe au vu des circonstances, mais je lui fais confiance. Attention aux passes quand même, seulement 58% de réussies sur ce mâche.

Perrin (l’aile ou la cuisse, non noté) : il a eu à peine le temps de jouer, que sa cuisse l’a lâché. Point faible du cap’tain depuis des années, il est sorti rapidement pour éviter que la blessure ne s’aggrave. Espérons un temps d’indisponibilité pas trop important.

==> remplacé à la 21e par Tannane (par défaut, 2/5) qui ne fait rien de bon quand il est sur le terrain ou presque. Tire mal les coups de pied arrêtés (putain, on est à 10, essaie au moins de cadrer pour que ce soit dangereux), ne provoque plus balle au pied, envoie des saucisses sur ses frappes. Bref, déception de ce début de saison.

Pogba (vas-y, fais ta vie, non noté) : l’autre il est blessé, et il sort sans crier gare. Il nous faudra un plan sur le retour de Lemoine au vestiaire pour comprendre qu’il est blessé. Décidément pas fiable au niveau physique, sa carrure de gros costaud contraste avec le nombre de blessures qu’il a subi depuis son arrivée à Sainté.

==> remplacé à la 9e par Malcuit (dehors, non noté), 9 minutes sur le terrain et puis s’en va. Déjà le 2e penalty qu’il provoque après Paris, même si celui-là est inexistant puisque la (très) légère faute est commise en dehors de la surface. De là à espérer que la commission revienne sur le carton rouge et annule la suspension, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.

Dabo (couteau suisse, 4/5) : on l’a recruté pour être relayeur, il a démarré sentinelle devant la défense avant de finir carrément en défense centrale. Une polyvalence appréciable, surtout qu’il s’en est sorti avec les honneurs, si ce n’est cette grossière erreur de gourmandise devant Sala qui aurait pu coûter cher.

Veretout (le retour du fils prodigue, 3/5) : il honorait sa 2e titularisation sous la liquette verte, face à son club formateur. Et il a prouvé qu’il jouait bien en face, sans sentiment. Il a efficacement bloqué le milieu nantais, n’hésitant pas à aller gratter les ballons assez haut. Lui aussi monte en régime, c’est une bonne nouvelle.

Lemoine (force et courage, non noté) : au vu de la douleur qu’il semblait éprouver, Fabien est parti pour une longue convalescence. Je crains que les ligaments croisés soient touchés et dans ce cas, on le reverra au mieux pour les derniers mâches de la saison… La tuile.

==> remplacé à la 8e par Pajot (prends ses responsabilités, 3/5), qui a marqué un but parfaitement valable, refusé par la malédiction qui pèse sur lui. Plus en jambes que sur ses autres mâches, il a effectué un bon travail de sape au milieu, afin de soulager sa défense. Fini le match sur les rotules.

Monnet-Paquet (pas attaquant mais défenseur, 4/5) : il a démarré ailier avant de reculer latéral. Il avait dit ne jamais vouloir jouer à ce poste, là il n’a pas eu le choix. Et il s’en est parfaitement sorti, assurant une excellente couverture défensive tout en se montrant disponible pour la relance. Bouilli de chez bouilli à la fin.

Roux (le forçat, 3/5) : il a passé son temps à dévier des ballons de la tête et recevoir la balle dos au but avec Vizcarrondo sur les épaules. Grosse conservation de balle qui nous a valu quelques coups francs salvateurs, soit pour essayer de porter le danger devant (oui, juste « essayer », merci Tannane), soit pour soulager un peu l’équipe. Gros match de bosseur.

Hamouma (artiste, 3/5) : son sombrero enchaîné après un contrôle jambe en extension est superbe. Le centre derrière beaucoup moins. C’est le paradoxe de ce joueur capable du meilleur comme du pire dans la même action. Néanmoins, sa capacité d’accélération et ses dribbles ont fait du bien à un moment où Sainté souffrait pour ressortir la balle de son camp.

 

Les adversaires : une équipe taillée pour jouer le maintien. Des inconnus aux noms exotiques pour faire rêver les footix, du français formé à la maison avec des noms imaginés par les créateurs de jeux de foot sans licence (Léo Dubois, Valentin Rongier), un peu comme le 1er FIFA en 94, et un entraîneur sans idée, qui n’arrive même pas à réorganiser sa tactique pour foutre la pression sur une équipe qui joue à 10 depuis la 21e minute. Bon courage aux supporters nantais.

 

La question minitel : la question n’avait jamais vécu ça.

Un point du nul qui sonne comme une victoire. 3 blessés, 1 expulsé et 1 penalty arrêté : ça c’est pour les 20 premières minutes. Derrière, Sainté tient et c’est mon slip qui lâche. Mais vous en retenez quoi de ce mâche ?

Oui, encore une fois, les Verts ont fait match nul. Mais au vu du scénario, ce nul sonne presque comme une victoire. Enorme état d’esprit pour venir arracher ce point, et surtout un grand merci au gardien du temple, la Ruff’, qui a une nouvelle fois provoqué des aigreurs d’estomac chez ses détracteurs. 2e place pour Roux qui a fait un vrai match de mineur : au charbon pendant 90 minutes, il n’a jamais rechigné à demander la balle que ce soit au sol ou dans les airs, et l’a plutôt bien conservé malgré les charges quasi-systématiques de Vizacarrondo. Dernière marche du podium pour Tannane, qui commence à me crisper légèrement : va falloir comprendre que si u te sors pas les doigts, le seul PSG dans lequel tu vas jouer ça sera le Pôle Surgelé de Gronningen.

 

Roland Gromerdier

 

L’avis d’en face, pas sûr qu’on en ait un, la Canaris Académie étant portée disparue comme la Brigade Loire après un 4-0 à Rennes.

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Si tu veux te bidonner sur des images qui bougent, alors Fouillasse est ton ami. N’oublie pas d’aller voir sa boutique avec pleins de t-shirts faits maison.

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, viens donc le saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

4 commentaires

  1. Ces dernières années, j’ai souvent lu ici que notre équipe avait les miquettes, chié dans son froc lors des événements importants… Bref, le niveau mental c’était pas ça… Et ce n’est pas un reproche, vu que je pensais la même chose.

    Mais putain, cette année :O ! Les gars en veulent et ont les dents qui rayent le parquet ! En tout cas pour le moment. On a joué 4 matchs depuis la trêve, dont 3 à l’extérieur. A chaque fois on a eu des circonstances défavorables et on s’en est toujours sortis avec quelque chose. 5 points pris dans les ultimes minutes, dont le PSG au Parc.

    Et que dire du match de hier ! J’en ai discuté sur des forums ou avec des membres de mon entourage, ils n’ont jamais vu ça ! Il y avait tout contre nous, vraiment tout. En terre hostile, un arbitrage scandaleux, 4 blessés au bout de 20 minutes, un expulsé, un péno contre nous… Et on aurait du gagner, parce qu’on nous refuse injustement un but.

    J’éprouve beaucoup de fierté pour cette équipe. Les mecs se battent et ont une haine de la défaite. Je sais pas si ça suffira jusqu’à la trêve avec cette hécatombe de blessé. Mais on enchaîne les exploits, donc tout est possible…

  2. I’m really sorry for this terrible arbitrage.
    Delerue, Fautrel, Varela, Gautier…et si la solution c’était d’interdire aux chauves de devenir arbitre ?

  3. Ouais ouais ouais, Malcuit décidément je peux pas… grosse débauche d’énergie OK, mais plein de fautes, des centres de m…, deuxième pénalty provoqué… bref, dans la continuité de l’année dernière. Vraiment je ne comprends pas.

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