Nantes-Rennes (0-3), la Breizhou Académie livre ses notes

Académie moyennement SFW

« J’irai chier dans ton vomi
Pour t’apprendre la poésie
»
Métal Urbain

La Breizhou rattrape son retard, mais faut l’excuser, elle n’arrivait plus à arrêter son hélicobite depuis cette épique victoire à la Beaujoire. C’est gênant, un hélicobite qui ne s’arrête plus. J’aimerais bien vous y voir, vous, à aller bosser en faisant mine de rien alors que votre attirail fait inlassablement le grand huit, là, en bas.
Bon d’accord pour Roazh Takouer qui bosse pas, ça compte pas vraiment. Mais j’aimerais bien vous y voir vous à faire la manche place Ste Anne avec un hélicobite incessant.

Heureusement, nos amis Guingampais nous ont tiré de ce mauvais pas, mais revenons d’abord sur ce déplacement à Nantes.

1001 raisons de détester le FC Nantes

Apprenant que leur club est un fruit de la collaboration avec les Nazis (voir académie du match aller pour ceux qui ne savent toujours pas, ou – pire – qui ne lisent même pas la Breizhou Académie), quelques courageux supporters Nantais, sans doute soucieux de respecter leur histoire, sont passés aux travaux pratiques.

Quelques supporters rennais ont en effet été victimes de ratonnades aux alentours du stade, avant et surtout après le match. Agissant avec un courage et une témérité sans épreuve, le jeu de ces sous-Lucas Deaux consistait à repérer des gens avec du rouge, si possible seuls et chétifs, et, au choix :
– leur casser la gueule
– leur tirer leur écharpe pour la brûler
– leur courir après
le tout, sans même prendre le temps de parler de « palmarès » ni de « public« , ces mots qu’en temps normal, les Nantais ne peuvent s’empêcher de répéter dans chaque phrase en présence d’un Rennais.

Notons d’ailleurs que c’est sans doute une envie de renouer avec son passé de collabo et de restaurer les traditions des ancêtres esclavagistes que les Nantais se sont mis en chasse de tout ce qui pouvait être rouge et/ou noir.
Le représentant de la Breizhou, n’ayant pas l’habitude du périphérique parisien de Nantes et étant donc arrivé à la bourre au stade, n’a pas été témoin directement de ces ratonnades, mais les vidéos circulent un peu partout sur les internets pour les curieux. La Breizhou se refuse à mettre des liens, car c’est sale : on y voit trop de jaune pipi, d’acné et de roux.

Pour être tout à fait juste, signalons tout de même que des Nantais ont aussi pris la défense de Rennais en mauvaise posture.
Signalons également que le représentant de la Breizhou a fait rire – jaune – une poignée de supporters nantais à la sortie du stade en leur avouant qu’il avait trouvé leur match contre Bastia excellent. En retour, point de mandale dans la gueule, mais une jolie série de « palmarès » et de « public« .
Ces ratonnades ont bien sûr été commises par une toute petite minorité de Nantais. Et si l’on en croit quelques autres témoignages, elles ne seraient pas uniquement dû à la douce atmosphère du derbreizh, puisque quelques lyonnais auraient connu pareilles mésaventures lors de la réception précédente organisées par les Canaris démoniaques.

Les instances du foute français, si soucieuses de coller des amendes lors d’un envahissement festif de stade lors d’une victoire en demie-finale de coupe de la Ligue (exemple pris totalement au hasard) n’ont pour le moment rien moufté. Le FC Nantes et le Stade Rennais non plus.
Tout va bien, donc.

Konpozision

 Comme chaque semaine, Guy-Gilbert innove quelque peu, cette fois-ci contraint par la blessure d’Enflurini.Seules inquiétudes avec la compo de Monty la présence de John Boye et Cheick Mbengue qui font comme d’habitude frémir nos poils de fesses mais le derby oblige il faut de l’expérience et de l’agressivité. Du coup on comprend pas trop que Konradsen soit titulaire, s’il monte en puissance depuis le début de l’année 2014 il se montre encore juste dans l’impact physique. Monty décide donc de jouer la carte technique pour l’animation offensive : 3 nouveaux joueurs ont été achetés il leur faut tout de même des ballons. Alors pour déboucher la baignoire, euh Beaujoire, parlons justement des attaquants : Grosicki joue comme d’habitude le rôle de plombier de service dans le tuyau droit tandis que N’tep essaie toujours de rentrer dans l’embouchure de celui de gauche après ses prestations timorées. Toivonen, quant à lui, est pépère sur son trône et supervise le tout, siphon en main au cas ou un Nantais voudrait la jouer dure. En clair ça donne ça.s.

 Compo alternative rennes

En face, on serait tenté de s’en foutre, mais comme il s’agit des forces du Mal, il nous paraît normal de tous les dénoncer.
Dordjevic était suspendu pour avoir un sens de l’humour complètement merdique. Vizcacaca qui avait du être sorti au match aller pour pas se faire expulser est bien là, Djilobodji dont le melon est toujours aussi visible que son cul, nous sommes un peu surpris d’apprendre que Veigneau joue toujours au football. Il y a un énième Gomis sur les terrains de foot’ mais on y fait plus attention, de toute façon ils sont tout mauvais. Lucas Deaux ne sait toujours pas à quoi ressemble une galette-saucisse, ça tombe bien on a prévu de lui expliquer comment lui mettre la saucisse. C’est à dire très profondément.

compofcn

 

Ar Matc’h

On commence quasiment tambours battant, comme un symbole de cidre de guerre avec du sang et de la violence dedans, titularisation de John Boye oblige. C’est tout d’abord Kadir qui lance les hostilités avec une vieille frappe moisie qui passe largement au-dessus du cadre mais qui aura au moins le mérite de faire mal à un supporter nantais. Les canaris démoniaques tentent de répondre par une tête pas terrible et pas cadrée qui constituera, mais ils ne le savent pas encore, la seule occasion nantaise montrable dans un résumé vidéo. Ahahaha, les nuls. On retrouve encore le même Kadir pour sa quasi-dernière occasion du match laissant espérer que oui, on fera bien quelque chose ce dimanche après-midi, alors qu’il fait beau et que les gentils oiseaux chantent (pas les canaris démoniaques, ceux qui sont gentils et qu’on mange avec délectation).

A la 14e minute, Lucas Deaux, vil et prétentieux, fait une grosse faute qui lui vaut un carton jaune, chose logique pour un canari. Le coup-franc est mal tiré par Kadir, qui disparaîtra à son tour. Notre hélicobite apparaît 1 minute 30 après lorsque Sex N’tep profite des largesses des défenseurs nantais, qui n’aiment pas reculer car sinon comment voulez-vous, et de la sortie moyenne du Riou chauve pour expédier le ballon sous la barre. Premier buteur pour la recrue la plus honéreuse du dernier mercato qui en profite pour demander au virage de bien fermer sa gueule avant de partager sa joie avec le parcage. Yeah baby.

Un peu fâché par la tournure des évènements, les Nantais prétextant qu’ils n’étaient pas encore tout à fait prêt, l’un d’entre eux s’en prend au pauvre Sylvain Armand, sans doute à cause de son physique disgracieux. Saignant comme un steak de cheval spanghero, le sosie de Quasimodo est obligé de sortir, et revient bandé, pendant que nous, nous continuons à…

Bessat est hors-jeu, parce qu’il était quand même trop haut. Preuve s’il en est que les offensives nantaises sont totalement incohérentes en plus d’être ridicules. Ils ne sont pas beaucoup plus habiles des pattes, à l’image de Djilobodji qui s’emmêlent les crayons, et permet à Toivonen de décaler Kadir, dont le centre est contré. Grokiki fait une reprise un peu pourrie qui ne tuera pas le match tout de suite. En même temps, on doit être à la 28e minute.

Même lorsque Nantes s’approche du but de Costil, par exemple pour un corner, le seul résultat est un contre dangereux. On est pas passé loin de la correctionnelle comme on dit, bien que je pense qu’il faudrait enfermer tous les canaris, avec un centre de Danzé pour Toivonen qui léchouille le bout du poteau bien dur.

Rennes continue à dérouler, comme un symbole de cidre de tapis rouge, rouge pour le maillot, tapis comme Bernard qui place son pied en plein dans la paire de Praud. Le même Sex N’tep aurait dû bénéficier d’un pénalty pour une charge du Riou chauve, mais Monsieur Turpin rappelle qu’il est un arbitre français, et hésite à siffler faute de l’ex-Auxerrois.

Côte nantais, on ne sait toujours pas trop quoi faire. Johan Audel se porte du coup candidat au suicide en faisant une faute sur John Boye. Le ouf-malade… Le reste du collectif jaune-pipi n’a pas encore totalement abdiqué et réussit même à enchaîner quelques passes tout en approchant de la surface de réparation rennaise. Cela débouche sur un centre en retrait qui aurait pu être pertinent s’il n’y avait pas Jean de Makoun à la réception du ballon.

Voyant que le match est tout sauf équilibré et qu’il reste quand même un peu plus de 5 minutes, Monsieur Turpin donne un petit coup de main aux locaux en donnant un carton jaune à Makoun et ensuite en accordant un coup-franc à Cissokho après une faute de la chaussette de Konradsen. Bruno Cheyrou aux commentaires espère que ça ne donnera pas un but et une polémique inutile. Les attaquants nantais vont tout de suite le rassurer. Dernière belle action de Monsieur Turpin avant la mi-temps : le centre au 3e poteau de Bessat donne un corner. Un corner qui ne donnera donc rien. C’est la mi-temps. Les Nantais pestent quand même vers l’arbitre. Ils n’ont aucune pudeur ou quoi ? Pendant ce temps Paul-Georges récite bien sa leçon au micro de BeIn ne commettant aucune approximation technique du langage. Il parle bien ce petit.

On sera plus bref sur la 2e mi-temps, parce qu’on ne comprend même pas comment les Nantais ont osé revenir sur la pelouse alors qu’un abandon et défaite sur tapis vert aurait finalement été moins humiliant.

Soyons honnête, les Nantais tentent de pousser un peu en ce début de seconde période. Mais ça ressemble plus à un constipé comme Jean-Fernandez en train d’essayer de pousser un semi-remorque sans avoir desserré le frein à main. Les centres finissent au mieux dans les bras de Costil, ce qui en ferait presque des tirs cadrés, et les corners aboutissent dans le meilleur des cas sur des nouveaux corners. Saluons tout de même Issa Cissokho qui a fini par comprendre qu’il serait plus utile au marquage de N’tep. A la 60e, l’entrée d’Ismael Bangoura est annoncée. La victoire ne fait plus l’ombre d’un doute.

La démonstration continue. Je n’ai pas vu un tel écart sur le terrain depuis Rennes-Dijon, en 2012. Mais à leur décharge, les Dijonnais étaient 8 sur la pelouse. Konradsen s’en va définitivement tuer tout suspense en levant sa balle puis en frappant vers la lucarne de Riou, bien trop court, comme tous les Nantais, alors que nous, Rennais, l’avons tout en longueur et en dureté. 2/0. La messe est dite, les carottes sont cuites, ce qui nous fait dire Kuit, comme en Hollande. Pourquoi ? Parce qu’on est putain de bien nous aussi.

Les Rennais chantent qu’ils sont chez eux. C’est la gigateuf. Bangoura tente un truc, mais il est arbitré comme un Rennais, ça ne prend pas avec Monsieur Turpin, qui lui refuse le corner qu’il pensait pourtant légitiment obtenir.

La victoire est donc entérinée, et les Rennais ont fait des canaris une bonne terrine pour l’apéro. L’hélicobite s’accélère un peu en voyant Grosicki partir sur l’aile gauche au moment où il comprend que son remplacement se prépare, ce qui lui permet de traverser tout le terrain sous les saluts plus ou moins amicaux des supporters ligériens. L’hélicobite devient définitivement incessant avec la balle piquée de Thorvoinen qui passe au-dessus du Riou chauve avant de finir dans les filets. Un but qui serait presque anecdotique s’il ne donnait pas l’impression qu’il lavait définitivement l’affront du match aller. Ben ouais, 1-3 chez nous, 0-3 chez eux, c’est bien nous qui sommes qualifiés pour la suite des évènements.

Ketchup

La tactique nantaise pour se taper du rouge

Les héros du Stade

les Rennais avaient faim et ont dévalisé tous les stands avant de partir. Victoire et humiliation oblige les estomacs sont remplis.

Billy le beau : Comme les Nantais n’ont cadré aucun tir, il a passé une soirée plus que tranquille, hormis sur les corners ou on est toujours un peu à la rue mais il a su préserver ses cages et capter quelques centres vu qu’il se faisait chier. 5 saucisses

La Danz’ : Il restera à jamais le capitaine de cette victoire héroïque, y ajoutant le plaisir personnel de ne pas avoir été humilié par Gapké cette fois-ci, et d’avoir bien fermé la gueule à ce mécréant de Lucas Deaux, qui devrait appeler son fils Rémy. Dommage qu’il n’ait point couronné cette victoire exceptionnelle d’une passe décisive. Saloperie de poteau. 6 saucisses

Armand : pas exempt de tout reproche dans sa communication d’avant match ou il est pris en photo sur un fauteuil des canaris, il décide de se faire pardonner en adoptant le style pirate de Petter Hansson et devient par conséquent intouchable. Du sang froid et des interceptions pendant tout le match il a pris le luxe d’humilier les Nantais en allant chercher un ballon à la course. 5 saucisses et toutes ses dents évidemment !

Boye-Boye-Boye : Soyons sincères, certains d’entre nous étaient sceptiques sur sa titularisation tout en étant contents parce que le spectacle est toujours assuré avec cet artiste d’improvisation. John Boye restera à jamais le cauchemar des parieurs, ce symbole rennais de l’imprévisible car il faut le dire le Ghanéen aura convaincu tout le monde sur ce match. L’académie essaie encore de trouver une bourde sur ses 90 minutes de jeu, hormis une chandelle évidemment peu académique qui permet à Rennes de se dégager du pressing nantais on a rien. Non John n’a pas failli. Son seul et unique match parfait. Mais quel match. 6 saucisses mon Johnny.

M’Bengué : Il y a incontestablement du mieux. Après une hibernation qui aura duré tout l’automne, il semble bien que l’on soit passé du loir au Cheikh. Le gars s’est même permis d’être décisif en étant l’auteur de la passe pour N’tep, ce qui a totalement déboussolé les Nantais et permis au franco-camerounais d’aller seul au but. 6 saucisses aussi.

Makoun : Placement et récupération sur ce match impressionnants. Jean II n’a même pas eu l’impression de forcer, il faut quand même signaler qu’en face de lui il avait des joueurs de Ligue 2 et qu’il doit être plus régulier. Son sourire qui fait toujours plaisir à voir, ben, faisait encore plus plaisir à boire après le matc’h. 5 saucisses pour qu’on le voit plus souvent à ce niveau.

Konradsen : Même avec son but il est le joueur le plus discret du match. Il joue toujours le monsieur-propre avec des passes très appliquées, Monty ne s’y trompe pas il a un joueur de ballon dans l’entrejeu rennais. 6 saucisses pour le but et pour qu’il continue à prendre confiance.

Kadir : Pas toujours de bons choix mais beaucoup de bonnes intentions. Kadir se positionne toujours pour créer le danger, on sent qu’il a du mal à revenir de blessure mais on lui file 5 saucisses pour le consoler.

Grosicki : Il a plus d’un tour dans son sac, il est surprenant, il va vite, il a un côté quand même année 80 et fan de tuning. C’est donc un peu le K-2000 polonais, donc un K-2000 quand même un peu rabais ce K-1000 Grosicki. 5 saucisses, parce qu’il a beaucoup d’énergie à revendre, et quand même du talent.

Boye-Georges Sex N’tep : il a perdu son pucelage de la meilleure des manières et avec le plus beau des buts. Du talent et du culot pour réussir à marquer dans un tel angle fermé. On notera des dribbles réussis des tours de reins nantais et un penalty oublié pour le jeune joueur qui à coups sûrs en obtiendra d’autres. On était pas encore vraiment convaincu parce qu’il avait montré jusque là, mais ce seul match suffit à ce qu’on l’adore pendant quelques temps. 6 saucisses d’amour.

Thorvoinen : Son naturel pour marquer des buts est tellement choquant pour les Rennais qu’il va falloir penser à mettre un contrôle parental pour autoriser les enfants à regarder les matchs du SRFC. 6 saucisses c’est le minimum.

Les entrées en jeu

Doucouré pour Kadir : Il rentre, il fait la passe pour Toivonen. Il a tout compris puisque ça amène un but. 6 saucisses.

Emerson pour N’tep : Il rentre, il fait la passe pour Doucouré. Il n’a pas forcément tout compris, mais c’est efficace aussi. 6 saucisses.

Moreira pour Grosicky : Pourquoi pas non plus, hein. 5 saucisses.

L’autre apparition

Le jeu du FC Nantes tout en mouvement 5/5 :

Gif_Merde

Roazh Takouer, Nick Thomert & Pokou d’Amour.

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