OM-Lille (5-1), La Canebière académie est légèrement au-dessus des moyennes saisonnières

Maintenir la pression sur nos rivaux tout en violentant un être faible, quelle meilleure après-midi de printemps pouvait-on espérer ?

Aioli les sapiens,

De la douceur, de la ferveur, du spectacle et des résultats : n’était cette vilaine affaire de Fanatics mis au piquet par un club devançant les exigences des enculés suprêmes avec l’empressement d’un préfet du Rhône en son temps, le Stade Vélodrome avait tout pour plaire en ce samedi après-midi.

L’équipe

Pelé

Sarr – Rami – Rolando (Zambo Anguissa, 63e) – Sakai (Amavi, 22e)

Lopez – Luiz Gustavo

Thauvin Payet (Sanson, 80e)– Ocampos

Mitroglou

Sarr et Rolando sont de retour, ce qui a pour effet de replacer Luiz Gustavo et Amavi à leur positions préférentielles, respectivement au milieu de terrain et sur le banc.

 

Le match

L’OM attaque tambour battant, bien aidés en cela par une défense lilloise se liquéfiant dans ses Pampers à chaque percussion de Bouna Sarr. L’enthousiasme aidant, nos offensifs se ruent à l’avant avec gourmandise, mais oublient un tantinet de se replacer. C’est donc dans notre camp que le slipomètre fait des bonds, avec dès la 10e minute un centre en retrait que n’importe quel joueur de football doté de facultés psychomotrices normales aurait converti en but.

Lille vient de laisser passer l’occasion de ne pas faire que de la merde dans ce match : assez miraculeusement sauvés de l’ouverture du score, nous nous empressons de châtier leur inefficacité. Thauvin et Payet tentent de combiner dans la surface et s’y voient contrés. Le ballon parvient à Sarr qui sauve la touche et expédie un centre parfait vers Thauvin, qui reprend au premier poteau d’une tête toute émoustillante d’adresse (1-0, 12e).

Si la rencontre tourne à notre avantage, l’OM reste empreint d’un certain flottement pendant encore quelques minutes. A deux reprises, les Lillois ratent le cadre de très peu, avant que Sakai ne soit contraint à la sortie du fait d’une blessure au genou plutôt inquiétante. Néanmoins, les minutes passant, la supériorité offensive olympienne pèse de plus en plus sur une défense de faire-valoir. C’est ainsi que Lucas Ocampos déborde et centre au second poteau. A la réception, Payet tente de bonifier son contrôle moyen par un coup du sombrero mais se voit stoppé par une intervention ch’ti aussi lourdingue qu’un scénario de Dany Boon. Après un dixième de seconde de réflexion, la VAR (Voice of Aulas Refreeing) vient au secours de l’arbitre : « non, vraiment, là si on ne siffle pas ça va finir par se voir« . Pénalty.

A cette occasion, Amaury Delerue a tenu à donner son point de vue quant au complot arbitral contre l’OM.

 

Payet laisse à Thauvin le soin de transformer la sanction d’un contre-pied, l’OM respire, tout le monde s’embrasse, c’est le printemps de l’amour (2-0, 30e) : un surplus de love qui, à la longue, commence à faire boiter les Lillois bien bas. L’OM n’a cette fois-ci plus d’opposition, et Ocampos a beau jeu de talonner pour Amavi, qui exécute à son tour une merveille de centre. Plein de maîtrise, Mitroglou décroise sa tête et s’empresse d’aller féliciter son passeur dans un grand élan de fraternité ; il ne manque plus que de la boue et des seins nus et c’est Woodstock (3-0, 35e).

Et Lille pendant ce temps ? Eh bien Lille regarde. Payet et Lopez combinent puis lancent Thauvin sur la gauche de la surface, Florian dribble et centre au deuxième poteau, Ocampos remet de la tête à Mitroglou qui conclut d’une volée à bout portant dans un nuage de pétales de roses (4-0, 38e).

Quelques nouvelles occasions plus tard, les Marseillais regagnent les vestiaires munis de ce qui ressemble fort à une autorisation de passer la seconde période une main dans le slip. Du reste, une splendide occasion ratée de peu par Thauvin nous aide un peu plus à sombrer dans une facilité coupable. Notre relâchement se paie quand une perte de balle d’Ocampos, suivie d’une tentative de tacle grotesque de Rolando, laissent Benzia évoluer dans notre surface avant de tromper Pelé (4-1, 54e).

Sans forcer, l’OM se procure plusieurs occasions de tester les gants en savonnette du gardien nordiste mais, à force de ne pas forcer, s’expose également à un deuxième but qui remettrait l’issue du match en question. Rolando est alors préservé en vue de jeudi, tandis que Zambo Anguissa se voit chargé de calmer les modestes ardeurs de nos adversaires, qui semblent certes ne pas y croire plus que cela. Si Payet rate une occasion que même Clinton Njie aurait mise, il se rattrape rapidement d’un raid dans le camp adverse aboutissant à une passe pour Ocampos. Du pied gauche, Lucas envoie une lourde au premier poteau qui anéantit nos faibles craintes de remontée lilloise (5-1, 68e).

Deux occasions de Thauvin puis Payet, suivies de la dernière tentative nordiste bien repoussée par Pelé, animent la fin de rencontre. Le dernier quart d’heure s’avère ainsi très dispensable, tout l’intérêt résidant dans les chants des Winners annonçant leur intention de transformer le Parc OL en annexe de la fac Tolbiac, en cas de qualification en finale de Ligue Europa. Mais ceci est une toute autre histoire.

 

Les joueurs

Pelé (3/5) : Quoique régulièrement sollicité dans le jeu au pied, le but de Benzia a tout te même semblé le réveiller en sursaut. Bien présent ensuite pour son seul arrêt du match.

Sarr (5/5) : Ou de son nom complet : S.A.R. Bouna, prince du tacle dans la surface, duc de la percussion offensive, chevalier de l’ordre de la justesse technique et du centre décisif.

Rami (2+/5) : Le genre de type à pouvoir gravir l’Aconcagua une main dans le slip et se casser la gueule dans le Puget par manque de concentration.

Rolando (3+/5) : Comme dans les jeux vidéos où il faut accumuler des points pour déclencher son super-pouvoir, Rolando a multiplié les belles interventions pour remplir sa jauge « Jérémy Morel », et le moment venu saloper le tout par une intervention défensive du plus haut ridicule.

Zambo Anguissa (63e, 3/5) : A fini de faire pleurer les Lillois par quelques interventions bien senties, et de faire rire les enfants par ses fameux tirs de l’entrée de la surface.

Sakai (NN/5) : Un sens du sacrifice qui le pousse à ruiner au mieux le match contre Salzburg, au pire la fin de saison et la coupe du monde, tout cela pour tenter d’arracher un ballon impossible contre le 19e du championnat. Cela a beau être très nippon, c’est surtout un peu couillon.

Amavi (3/5) : Une somptueuse passe décisive qui lui vaut les félicitations et le réconfort de tout l’effectif. Sur l’aspect défensif en revanche, on est encore loin du jour où on lui taillera des pipes, si je puis dire.

Luiz Gustavo (4/5) : La dernière fois que les ch’tis ont assisté au spectacle d’une telle élégance, les nichons de Line Renaud lui arrivaient encore au-dessus du nombril, c’est dire si cela date.

Lopez (3+/5) : A la différence de son aîné brésilien, Maxime n’a pas su élever son impact pendant nos temps faibles. Mais pendant notre domination, mâtin ! il leur a cassé plus de lignes que Manuel Valls ne nous casse les couilles.

Thauvin (5/5) : Florian avait déjà une fois pissé à ce point sur Lille, mais c’était alors nettement moins raffiné quoique tout aussi bénéfique pour nous.

Payet (4+/5) : Traçant sans relâche ses lignes fluides sur la page verte, Dimitri écrit le football avec ses pieds. Ce qui est également le cas de Pierre Ménès, me répondrez-vous, mais ce n’est pas le sujet.

Sanson (80e) : Entré au moment où ses coéquipiers sombraient dans la sieste et ses adversaires dans la dépression.

Ocampos (4+/5) : Devant la performance de Lucas Ocampos et soucieux d’attribuer le qualificatif de « dogues » à des personnes qui en sont dignes, les Lillois ont décidé d’adopter comme nouveau surnom d’équipe : « les jouets qui font pouêt ».

Les installations de Luchin ont d’ailleurs été modifiées pour refléter plus fidèlement les ambitions du projet lillois.

 

Mitroglou (5/5) : Kostas est un garçon discret et poli, ne sortant de l’invisibilité que de temps à autre pour massacrer une défense et ce sans jamais oublier de remercier le passeur. Un garçon adorable dans un corps de joueur de diabolo au festival d’Avignon, voilà qui pourrait réconcilier parents et enfants sur la notion de gendre idéal.

 

L’invité zoologique : Edgar Vié (marin)

Invité récurrent de la Canebière académie, le concombre de mer n’a de cesse de nous émerveiller par ses multiples facultés. Dont ne fait pas partie la vitesse, certes. Et l’habileté non plus, je le concède. De même il est vrai que l’ardeur au combat. Bref, l’holothurie était bien l’invitée appropriée pour nous livrer ses observations sur une équipe, dont on rappellera tout de même que sa déchéance aurait très bien pu être la nôtre au moment de la vente du club.

– Les autres : Navrant et triste spectacle : même le FC Metz est plus digne.

– Le moment MTVMG : Tout à sa joie d’avoir dépossédé M. Brisard et les dijonnais du bâton de Dildotte, M. Delerue en a oublié d’inviter Rudi Garcia à se taire. Il est vrai que, vu le déroulement du match, même Rudi Garcia n’a pour une fois guère trouvé de quoi se plaindre.

– Le classement : Monaco n’a toujours pas cicatrisé de sa rouste parisienne et s’effondre maintenant à Guingamp, laissant l’OM et le LFP FC revenir dans la course à la seconde place.

– Bonus patience : Pour ceux qui, parvenus au terme de cette académie, n’auraient toujours pas obtenu leur billet pour OM-Salzbourg sur le site de l’OM, nous vous proposons de tromper l’attente avec ce petit documentaire que nos lecteurs habitués connaissent déjà.

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, et sur Twitter. Nul participant au concours zoologique n’a suggéré le vier marin ce qui, ne nous le cachons pas, représente une immense déception.

 

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

3 commentaires

  1. J’avais Kévin Moulecuite ! Définitivement cette histoire de concours zoologique n’est qu’une vaste redite. On devrait mieux considérer les gens créatifs comme Roland Gromerdier !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.