OM-Monaco (1-4), La Canebière académie dérouille (encore)

C’est encore loin, l’OM Champions Project ?

Aïoli les sapiens,

Il est des temps où l’inspiration fuit l’auteur, où l’implacable défaite paraît si évidente, si naturelle même qu’elle en vient à ne plus être si douloureuse. Privée de ses carburants essentiels aux lendemains de rouste que sont la rage et le dégoût, l’imagination s’étiole et la publication s’éloigne à mesure que tarde à poindre le texte introductif. Heureusement, l’auteur peut en appeler aux mânes d’une région éternelle, ces valeurs millénaires qui lui offriront à coup sûr l’entrée en matière rêvée. Notre région, c’est la Provence, cette belle, cette grande région où Préfet et Maire sont capables de s’écharper publiquement à propos d’une histoire de terrine. Ne cherchons pas à faire mieux en tentant de parler football, ces échanges sont indépassables. Inspirez. Lisez. C’est beau. C’est nous.

 

L’équipe

A gauche, les blessures de Bedimo et Hubocan continuent à rendre notre couloir aussi inquiétant que celui de l’hôtel Overlook. Après avoir pris huit Lexomil, Rudi Garcia renonce à convoquer Alessandrini de peur de faire la même connerie qu’au match aller. Diarra est absent pour blessure diplomatique / instance de départ / grossesse nerveuse (rayez les mentions inutiles) tandis que Diaby a eu l’autorisation de s’absenter pour négocier son transfert à l’Olympique Lyonnais (selon une source sûre, proche du dossier). Clinton Njie est à la Coupe d’Afrique des Nations. Dans la mesure où Payet est lui aussi absent du groupe pour des raisons inexpliquées, Cabella conserve sa place.

 

Le match

Dès les premières minutes, nous comprenons que notre récente série de 4 victoires contre des seconds couteaux n’a rien à voir avec les enjeux du soir : c’est un autre championnat qui se joue, supérieur en intensité et en qualité. Comme à l’aller, l’OM propose un impact à la hauteur de l’adversaire et se procure d’ailleurs une belle occasion, ratée par Cabella. Comme à l’aller, Monaco fait le dos rond, nous laisse espérer en considérant nos efforts d’un air narquois, puis nous viole.

C’est tout d’abord Lemar qui, suite à une bête touche, efface Sakai une main dans le slip pour se retrouver seul en position de centre ; le Monégasque se ravise et préfère finalement, d’un lob subtil, inviter Pelé à se torcher avec ses fameuses clean sheets (0-1, 15e). Inspirés par l’inauguration de la Capitale-européenne-Red-Bull-du-sport-mondial-demain-on-rase-gratis, les Monégasques passent sur notre milieu de terrain comme les patineurs sur la place Bargemon : en le dévalant à 4 comme des tarés pour arriver dans notre surface à 80 km/h, et le tout en se touchant les couilles pour la photo. Une charge sur Thauvin déclenche ainsi une contre-attaque fulgurante envoyant Falcao souiller une nouvelle fois notre gardien (0-2, 21e).

Défensivement parlant, tous les ingrédients d’une branlée en bonne et due forme sont réunis. Offensivement en revanche, l’OM rivalise de fort belle manière notamment grâce aux combinaisons entre Thauvin, Lopez et Sakai. Cabella rate de peu une tête décroisée puis Gomis est injustement signalé hors-jeu, au grand dam des mamans de Clément Turpin et de ses associés. Pas le temps cependant d’insulter plus que de raison notre représentant de l’autorité favori (avec Manuel Valls), puisque l’OM parvient quelques minutes plus tard à réduire le score. Une faute sur Rekik offre un coup-franc que Maxime Lopez dépose à grande altitude sur la tête de Rolando (1-2, 28e).

Aussi sûrement que la déroute s’annonçait, c’est désormais l’espoir d’une remontée folle qui paraît crédible. Le spectacle atteint des sommets d’autant que, d’un commun accord, les deux équipes accordent la même importance à la notion de prudence défensive que le parti socialiste aux valeurs de la gauche. L’OM se procure des occasions mais Monaco rate aussi deux opportunités criantes de nous punir en contre-attaque. Alors que l’on salive d’avance à l’idée d’une seconde mi-temps du même tonneau, Bernardo Silva vient nous calmer violemment en initiant une action qu’il vient ensuite conclure de la tête devant une défense dépassée à tous les niveaux (1-3, 45e).

Assommé, l’OM tente timidement de repartir de l’avant en seconde période, mais voit ses espoirs rapidement éteints. Ayant visiblement partagé les mêmes cours d’éducation sexuelle que les militaires français en Centrafrique, les Monégasques entreprennent d’en effectuer la récitation intégrale à notre défense, ce qui aboutit après quelques humiliations assez pénibles à un tir de Fabinho repoussé dans les pieds de Bernardo Silva, encore lui (56e, 1-4).

Dès lors, le match n’a guère plus d’intérêt, entre des Monégasques faisant enfin preuve de retenue et des Olympiens subissant un mélange d’impuissance et de résignation. Loin de lointaines et épiques désillusions contre le PSG, où Monsieur Lapin sortait plus souvent qu’à son tour pour sanctionner ces sempiternelles « défaites honorables » qu’un surplus d’implication et d’attention eût pu permettre d’éviter, cette fois-ci peu de choses sont à reprocher à nos joueurs : la marche était simplement trop haute pour leur niveau. Voici d’autant plus de quoi regretter la sortie de Rudi Garcia contre l’arbitrage. Entendons-nous bien : jamais nous ne considèrerons les reproches voire les insultes à Monsieur Clément Turpin comme autre chose qu’une mesure de salubrité publique. Mais si un « Oh Turpin, ta mère c’est Valérie Boyer » est et sera toujours bienvenu, il est autre chose de prétendre que ses erreurs ont influencé la rencontre davantage que l’écrasante domination adverse.

 

Les joueurs

Pelé (2-/5) : Amateurs de golf, les Monégasques ont vérifié son surnom d’albatros en lui parcourant le trou trois fois plus rapidement que d’ordinaire.

Rekik (1-/5) : Plutôt que de mentionner ses qualités ou défauts intrinsèques, mettons plutôt en avant son inadéquation au poste. Je veux dire, si l’on regardait un porno où Rocco Siffredi aurait été remplacé au pied levé par Gérard Jugnot, nous aurions aussi de fortes chances d’être déçus.

Doria (56e, 2+/5) : Appelé par Garcia après quatre Risperdal, à fins d’euthanasie sportive de Karim Rekik.

Rolando (2/5) : Un but en forme de légalisation du mariage homosexuel par François Hollande : c’est bien, c’est même très bien, mais ça ne fait pas pour autant oublier le reste.

Fanni (1/5) : A l’image de Madonna, c’est seulement une fois mis à poil qu’il a fait son âge.

Sakai (2-/5) : L’école Nicolas Sarkozy du « plus je commets des choses indéfendables, plus je me montre offensif pour les faire oublier ».

Vainqueur (2+/5) : Appelé à colmater les fissures de Fukushima avec sa bite et un serre-joint. Une gageure.

Zambo Anguissa (1+/5) : Après son conte de Noël bastiais, les Monégasques lui ont fait comprendre que les fêtes étaient finies, la différence de niveau se chargeant de lui abattre le sapin de Noël sur la figure.

Lopez (2+/5) : Tout à fait à la hauteur dans la combativité et la production offensive en première mi-temps, avant de se laisser gagner par la morosité générale.

Thauvin (2+/5) : Parfois étincelant en première mi-temps, avant de faire comme une bonne partie du public et de disparaître quand tout était plié.

Khaoui (89e) : Pour participer au fis… à la fête.

Cabella (1/5) : « Si j’ai envie de faire le signe de Jul, je le fais. » Et si jamais un jour t’avais envie de défendre, ça se passe comment ?

Sarr (1/5) : Notre côté gauche est-il sinistre parce que les joueurs qui l’occupent y sont nuls, ou bien nos joueur sont-ils nuls quand ils jouent sur notre côté gauche ? Les copies seront ramassées à la fin du mercato.

Gomis (2/5) : Pas un match des plus faciles, on s’en doute, mais exemplaire au combat et parfois auteur de beaux gestes. Il y aura des temps meilleurs.

 

L’invité zoologique : Radamerle Falcao.

Oiseau charmant au chat agréable, le merle sait s’y prendre pour te séduire, ramener ses copains chez toi, te ravager ton verger en chiant sur la terrasse de surcroît. Bref, le merle est un gros forube, mais il faut bien reconnaître qu’il sait s’y prendre, le bestiau.

– Les autres : Espérons seulement que leur beau football remportent un trophée, ça atténuerait (un peu) les picotements dus à ce 8-1 infligé en deux rencontres.

– Les images : Kaï.

Le classement : Pas de gros changement, du coup, toujours sixièmes, avec l’avantage que cette rouste réglementaire soit désormais passée.

Les transferts : Une fois ôtées les rumeurs, nous en sommes actuellement au stade walou, mais les choses ne devraient pas tarder à bouger. Sinon faites comme moi dans le paragraphe « l’équipe », inventez des rumeurs sur n’importe quel support, avec un peu de chance elles seront reprises.

– La page abonnement : Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Georges Cloonesque réussit le doublé au concours zoologique.

Cette semaine, Jacques-Henri Eyraud a recruté un nouveau directeur de la sécurité, au CV impressionnant.

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

9 commentaires

  1. J’aurais bien aimé être dans la tête de Jardim quand il a compris qu’ils n’arriveraient pas à nous mettre le cinquième. Coucou mon pote t’as cru quoi ? Qu’on allait accepter la manita sans broncher ?

  2. Je ne comprends décidément pas comment marche ce concours. J’espère qu’un jour, on aura mon animal en invité zoologique. Ce vieux mammifère décati et puant, dont je refuse de citer le nom ici.

  3. Le mec se prend un 4-1, il t’en fait un poème. C’est beau, et pas seulement parce que je fais une remontada de tous les diables sur Padls.
    Encore bravo Chameau !

  4. Blah vous êtes le clément tupin de ce concours zoologique. J’aurai du gagner même Padls le dit, ca vaut tout les votes possibles.
    Merde putin.

    • Je m’inscris en faux. Si j’avais été le Turpin du concours zoologique, j’aurais fait gagner le Lyonnais.

  5. Moi je dis que Gomis était horsjeu.net je l’ai vu sur le portable de Rudi

  6. Drôle dans le dur, c’est pas donner à tout le monde ! Par contre il y a un peu trop de références politiques. Je le répète, les chameaux n’ont pas le droit de vote.

  7. .Elevons notre niveau.

    OM!!! Kakà, Xavi, Drogba OM!!!

    Voilà.
    Signé: Les grosses pleureuses. et leur mamans.

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