OM-Toulouse (1-0) : La Canebière Académie fait (encore) l’Elibauptère

Aïoli les sapiens,

Plutôt que d’épiloguer sur une énième purge, infligée par notre équipe bouillie face à un énième exsudat purulent d’une Ligue 1 en pleine gangrène, récapitulons plutôt les épisodes que vous auriez pu manquer au cours de cette série de matchs au rythme dantesque. Ce n’est pas pour nous vanter, mais si vous avez raté quelque chose ces dernières semaines, mieux vaut rattraper les académies que les matchs :

25/01 : PURGE ! l’OM se heurte au blocquéquipe angevin.
29/01 : L’OM aurait pu gérer ce tour de coupe contre Strasbourg une main dans le slip, mais depuis quand refuserait-on une petite demi-heure de panique complètement gratuite ?
2/02 : PURGE ! non seulement nous ne parvenons pas à gagner à Bordeaux, mais de surcroît la solidité défensive s’effrite.
5/02 : Une embellie contre les faible Stéphanois, que nous écartons sans génie mais sans la moindre espèce de crainte.

Encore une semaine à passer en apnée, et l’OM retrouvera un rythme un peu plus apaisé en même temps que, on l’espère, un peu plus d’élégance.


L’équipe

Mandanda
Sarr – Alvaro – Caleta-Car – Amavi
Lopez (Strootman, 78e) – Kamara – Sanson (Sakai, 86e)
Radonjic (Khaoui, 67e) – Germain– Payet

Benedetto est ménagé pour cause de douleur au tendon d’Achille et poussée de mitroglisme. Rongier est mis au jeûne pour mieux manger du tibia lyonnais mardi.

Devant les incertitudes sur la date de reprise de Thauvin, il a été choisi de recourir à un processus de décision parfaitement transparent et démocratique. Sa date de reprise fera ainsi l’objet d’un consensus, dont l’élaboration a été confiée aux partis de gauche marseillais experts dans ce domaine. Florian devrait par conséquent faire son retour entre septembre 2023 et juillet 2028.


Le match

Comme on dit à Marseille, il y a vraiment de quoi se poignarder le cul avec un couteau à beurre. Face à une équipe condamnée et dépressive, le match promettait d’être le plus facile de la saison, avant même les déplacements à Trélissac ou Granville. Cela se confirme quand nous évitons cette fois-ci d’encaisser un but à la 20e seconde. Alvaro couvre ridiculement l’appel de Leya Iseka, qui élimine Mandanda avant de rappeler qu’il n’a pas trop changé depuis son passage chez nous : le Belge trouve en effet le moyen de trouver le poteau au lieu du but vide.

L’OM ne sait pas percer les blocs resserrés, c’est un fait. Néanmoins, l’accumulation de stupidités défensives, de passes foireuses et de boulevards en contre-attaque laisse à penser que nos difficultés du soir vont encore au-delà : soit on joue bourrés, soit on prend un tout petit peu les Toulousains à la légère. On n’a pas encore atteint la 10e minute que Mandanda doit sauver une nouvelle occasion.

Pour employer votre temps de manière plus instructive qu’en évoquant davantage cette première période sans intérêt, nous avons choisi de vous montrer plutôt ce tutoriel sur l’extraction du fécalome.


On se retrouve au début de la seconde période, quand les espoirs de nous voir passer la seconde vitesse apparaissent rapidement vains. En général, dans les films de science-fiction, c’est le moment où les extraterrestres viennent déposer leur technologie de pointe sur Terre une fois conclu, après des siècles d’observation, que les humains étaient définitivement trop cons pour se débrouiller seuls.

Dans le rôle du monolithe noir : Dimitri Payet. Au début était une jolie ouverture de Caleta-Car pour Amavi, un centre repoussé comme d’habitude et un second ballon récupéré par Sarr. Dimitri passe par là, contrôle à vingt mètres, et also sprach Zarathustra dans la lucarne (1-0, 51e).


Une fois l’Oeuvre accompli, Dimitri regagne sa galaxie et laisse les autres acteurs vaquer à leur médiocrité coutumière. Face aux derniers de la classe, la perspective d’une fin de match plan-plan agrémentée pourquoi pas d’un second but paraît une attente raisonnable. Pourtant, à l’entame du dernier quart d’heure, l’état de fraîcheur jeanclaudegaudinesque de l’effectif se fait sentir et nous conduit à reculer plus que de raison.

Les Toulousains affolent ainsi le slipomètre pendant toute la fin de match, remportant tous les duels physiques et, partant, s’installant dans notre camp en permanence. La rétractation gonadique de l’équipe, entraîneur compris, nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. La défense tient bon, mais doit néanmoins être sauvée par une parade exceptionnelle de Mandanda, à bout portant devant Leya Iseka.

Payet apporte de rares lueurs d’espoir, d’abord par un contrôle surnaturel aboutissant à un tir cadré de Khaoui, puis par un face-à-face vendangé comme le premier Jo le Sconse venu après une ouverture lumineuse de Sanson.


Un gardien dans la forme de sa vie, un nouveau joyau enfilé par notre meilleur joueur : voici comment l’OM peut se dispenser de jouer au football pour empocher les trois points, malgré un état physique pour le moins dégradé. Haut les slips ! sachons accompagner sans réserve nos combattants du moche vers leurs objectifs chiffrés, en espérant que viendront un jour des temps meilleurs, footballistiquement parlant.


Les notes

Mandanda (4+/5) : Videur intraitable : quand tu t’appelles Pablo, Diony ou Leya Iseka, tu peux te pointer devant lui en Tesla rose métallisé au bras de Scarlett Johansson, quand t’as pas le standing pour entrer, bah t’entres pas.

Sarr (2/5) : A passé son temps à se faire déborder par des joueurs qui rataient ensuite leurs centres, un peu comme si Romain Grosjean se mettait au bord de la RN113 pour voir les accidents de la route.

Alvaro (2/5) : Réputé pour sa sobriété, Alvaro a visiblement fini son Dry January.

Caleta-Car (3+/5) : Colosse aux pieds d’argent.

Amavi (3+/5) : Pompier efficace, se ruant plus d’une fois au secours de notre surface et sans écraser d’enfant au passage, qui plus est.

Kamara (3+/5) : Puisque nous sommes infoutus de créer quoi que ce soit de joli, excellons au moins à détruire les maigres tentatives des voisins.

Lopez (2+/5) : Quelques passes lumineuses qui donnent la mesure de ce qu’il est capable de faire et qu’il ne fait pas. Sa résignation n’en paraît que plus triste, on imagine Noureev en école de commerce, qui n’a pas le temps de danser parce qu’il a un PowerPoint à rendre.

Strootman (78e) : Another brick in the wall.

Sanson (3/5) : Se bat pour récupérer et remonter les ballons avec une énergie désespérée, un peu comme les poissons s’évertuent à s’évader de leur aquarium dans Nemo.

Morgan et ses copains une fois passée la ligne médiane.


Sakai (86e) : Remplacement totalement Ligue 1 de la part de Villas-Boas, que l’ensemble de la corporation des entraîneurs français a accueilli aux cris de « Il est des nôtres ».

Payet (4/5) : He’s a starman, came down from the sky, finally come and meet us, and for sure he blew our minds.

Radonjic (1/5) : C’était bien vu de la part du médecin du club, de dissimuler des suppositoires de Risperdal sur le banc de touche, mais quand Nemanja est titulaire ça fout en l’air tout son protocole thérapeutique.

Khaoui (67e, 2/5) : « Equipier modèle », comme on dit en cyclimse, c’est-à-dire qu’il ne fera parler de lui que le jour où il se pètera une clavicule.

Germain (1/5) : Il essayait très clairement de faire des choses, quant à dire exactement quoi et avec qui, je ne m’y risquerais pas.

Jeu : un avant-centre marseillais se cache sur cette photo d’équipe, sauras-tu le trouver ?


L’invité zoologique : Denis Zankoala

Animal célèbre et attendrissant, le koala a ces temps-ci pour caractéristique principale d’être absolument carbonisé, ce qui en fait l’invité zoologique approprié pour commenter ce match contre le futur pensionnaire de Ligue 2.

– Les autres : Comme dans Ken le Survivant, ils sont morts mais il ne le savent pas encore. Ou en tout cas ils font bien semblant.

– Le classement : Rennes ralentit et se voit décroché à 8 points, un point donc devant les Lillois. Juste derrière, la présence de Monaco et Bordeaux suffit à dénier toute crédibilité à notre championnat.

– La mesquinerie de la semaine : Cela faisait trop longtemps que le camarade Jacques-Henri n’avait pas fait montre d’un de ses stupides accès d’autoritarisme. Le voici donc qui interdit de conférence de presse un journaliste de l’Equipe coupable d’avoir écrit un article déplaisant. Une bassesse certes insignifiante mais néanmoins condamnable, sauf à s’être torché avec ses cours d’éducation civique comme beaucoup de monde semble certes le pratiquer en ce moment.

– Les boutons : as-tu seulement remarqué les boutons qui figurent sous cette académie et qui t’invitent à nous donner respectivement de tes mots et de tes sous. Vois comme ils sont beaux, attrayants et doux au cliquer.

– Les réseaux : Ton dromadaire blatère également sur Facebook, Twitter et Instagram. Homerc remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

3 commentaires

  1. Dites, vous n’auriez pas retrouvé l’auteur de la Viola Académie dans un coin du Vélodrome, par hasard? Cela fait un moment que l’on ne l’a pas vu et j’ai peur que le niveau de la Ligain ait eu raison de l’un des nôtres. Ou alors c’est Kombouaré qui l’a bouffé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.