Paris SGEL / NÎMOIS (3-0) – Salade-tomates-oignons pour la Porte de Saint-Cloud Académie

Salut les aminches,

Avouons-le-nous une bonne fois pour toutes, ni vous ni moi n’en avons eu quelque chose à carrer de la fin de saison dernière de Paris-Saint-Germain-en-Laye. Les joueurs non plus, d’ailleurs. Notre petit intérêt cupide d’enfant gâté biberonné à l’hymne de la piste aux étoiles européennes s’est tari, aussi vite qu’il était apparu, au soir de ce fameux jour de mars, dans le non moins fameux temps additionnel si cher à ce roublard d’Ole Gunnar. 

 

Souvenirs, souvenirs

 

Bref, on va pas s’emmerder avec un fastidieux bilan tactico-technico-psycho pompé dans la rubrique sexo d’un magazine pseudo-féminin, pas plus que l’on ne va se faire suer à s’intéresser aux mâches amicaux ou autres tournois de sixte et trophées estivaux à deux francs, et encore moins à cette pitrerie de marché des transferts : gnagnagna la complicité naissante entre Sarrabiata et trucmuche, gnagnagna Némarre il fait plus la bise à la cantoche de l’hôtel, gnagnagna Nasser il paie des pots-de-vin pour voir de l’athlétisme (non mais franchement, de l’athlétisme, faut vraiment qu’il aille mal)…

Non, rien de tout ça pour nous autres : on a rien vu, on ne sait rien, et puis de toute façon, même si c’était le cas, on vous le dirait pas. Alors y a pas de « on monte en puissance depuis trois semaines », ou bien de « le directeur sportif du football de la performance technique a fait un bon mercatruc », ou autre analyse pseudo-pro assaisonnée de rumeurs de transferts pourries. Non, on arrive en touriste, les mains dans les poches, sans aucune info croustillante, sans rien à vous donner, mais avec beaucoup de temps à vous faire perdre. Faites pas chier, c’est pour la grande cause du trotskanal. Alors maintenant, on arrête d’espérer, on pose le cerveau à l’entrée, et on met son cul devant le canapé (euh).

 


LA RENCONTRE


Inutile d’épiloguer sur l’adversaire du soir : on aura oublié leur piteuse existence d’ici la semaine prochaine, et pour eux ce sera juste un mauvais moment à passer avant de pouvoir enfin espérer toucher une bille contre leurs petits congénères. Autant abréger les futilités, et arracher le sparadrap d’un seul coup, pendant qu’il est encore chaud. 

 

Coucou vous, ça faisait longtemps

 

Avant de commencer, faut quand même que je vous prévienne : j’ai retrouvé le stade Bauer et ma belle Étoile rouge l’autre jour, après une bien longue absence. Et je ne saurai que trop vous alerter sur la nécessité d’un bon échauffement, après trois mois sans football, avant de replonger dans le grand bain. J’ai fait l’erreur de passer sans transition, en à peine deux jours, des tacles en retard d’une minute, contrôles-passes en touche et autres gants de gardien moites de notre cher championnat National, aux appels-contre-appels, redoublements de passes et ouvertures de 40 mètres de Paris SGEL. Redoutable erreur. C’était un coup à se choper un claquage au cerveau. 

En somme, nos srabs du Ouest Side nous ont déballé toute leur palette d’entrée de jeu, ne relâchant la pression sur les pauvres Nîmois que pour mieux resserrer l’étreinte en contre. Kyky nous a éclairé de sa classe sur une tripotée d’actions de standing, à base de une-deux, appels en profondeurs, et enchaînements double contact-grand pont-frappe, malgré la présence de sa traditionnelle garde rapprochée. 

Après vingt minutes, ça finit par payer sur une situation ubuesque comme seul l’arbitrage vidéo peut nous en offrir : sur un corner parisiano-saint-germanois, un défenseur NÎMOIS tend les bras devant lui pour tenir son adversaire à distance, et voit le ballon lui atterrir sur la main. L’intervention vidéo-divine se produit une éternité plus tard, la Turpine prenant le temps d’aller vérifier sur son petit écran après avoir entendu des voix. Ô surprise, pénaltoche pour Paris SGEL, transformé par le camarade Eddy, en force, mille ans après l’action litigieuse (1-0).

L’entraîneur adverse, perdu pour perdu, prend son carton réglementaire pour avoir gentiment fait remarquer que, si on voulait vraiment faire la fine bouche, la présence de joueurs bleus-et-violets dans la surface au moment de la frappe devrait conduire l’arbitre à retourner à son pupitre vidéoludique et à faire rejouer la pénalité. La gent arbitrale ne l’entend pas de cette oreille. Police partout, justice nulle part. 

 

Sans transition

 

Bref, quelques longues minutes de tripotage de ballon devant la surface plus tard, et après qu’ait été atteint le quota de ratés immanquables de Cavanuche, nous arrivons à l’heure de jeu : Markiki, d’une ouverture de 40 mètres (attention au claquage cérébral, on vous aura prévenu), dépose la balle dans la course de Jean-Bernard à gauche, lequel contrôle à merveille et centre en retrait pour Mbappette, qui fusille le goal au premier poteau (2-0).

Une grosse dizaine de minutes plus tard, c’est au même Mbappette, en position de pivot devant la défense, d’être à la passe pour l’Angelot de Marie, esseulé à droite, qui crochète pour se mettre sur son pied gauche et aligner cette passoire de Bernardonut, 3-0 (c’était juste pour la blague du gardien troué, loin de moi l’idée de manquer de respect à ce jeune homme chauve (c’est arrivé à des gens très bien, regardez Frank Lebœuf)).

Bon, bref, voilà qui est fait, ça déroule tranquillou, c’est déjà premier du championnat… On sent d’ici qu’on va se faire chier en attendant l’élimination de mars prochain. Mais bon, comme dirait l’autre, c’est la vie qu’on a choisi de mener (ou presque (en même temps, y avait un créneau à prendre sur cette académie, fallait bien que quelqu’un s’y colle)).

 


LE SOVIET PONCTUEL ET MOTIVÉ


 

Alphonse-sama (?/5) : Encore eut-il fallut qu’il eut quelque chose à faire. 

Kilo Terreur (3/5) : Suite à l’épidémie de poux de son kindergarten, on a rasé le nid à bestioles qui lui servait de tignasse. 

(Remplacé à la 75e par Tommy la Meule, toujours vivant, toujours debout) 

Titoune Silva (4/5) : J’ai envie de verser une petite larme chaque fois que je le vois réajuster ce petit brassard étriqué sur son bras beau et solide… Et ce n’est pas à cause des lacrymos… 

(Remplacé à la 80e par Léandre Murets, même pas de nouveau look pour sa nouvelle life de substitut du substitut de Titi Motta)

Abdo Diallou (3/5) : La Borussia-Monaco-PSGEL-Perrier-menthe connection a encore frappé.

Jean-Bernard (4/5) : Ça repart du bon pied pour Nanar, à la passe pour le second but, toujours dans les bons coups offensifs, parfois un peu dépassé derrière mais contre un gars qui s’appelait Zinédine, donc on va l’excuser.

Markingos (4+/5) : Décidément, ce replacement en sentinelle / libéro / ouvreur / voltigeur des CSI, je m’en remet pas. Quel coup de génie, mes aïeux.

 

 

Juju la Drax (3/5) : Il est devenu très mignon avec ses petites pattes seventies.

Marcoco (4/5) : À le regarder, rien n’a changé, on oscille toujours entre la l’envie tenace de lui donner des claques jusqu’à ce qu’il lâche enfin sa balle, et le désir fulgurant de le câliner lorsqu’il se sort d’un pressing à 20 mètres de ses buts aussi facilement que s’il ouvrait un pot de confiture. Et puis le petit jaune qui va bien pour rappeler que non, vraiment, rien n’a changé.

Pablo Sarbacane (3+/5) : C’est bieng, ça bouge bieng, belle complicité naissante avec… oh, la ferme.

(Remplacé à la 64e par l’Ange de Marie, qui en a gros et qui marque d’entrée, il attend pas le mercato d’hiver pour se montrer le bougre)

Kyky Mbappette (5/5) : Voilà pourquoi il a été totalement inexistant pendant les 5 derniers mois : il s’économisait pour la saison suivante. Pas fou le gars. À ce rythme, à cinquante berges il joue encore. Tonton Jian-Louiji lui aura au moins appris ça avant de partir.

Eddy Cavanouille (3/5) : Après son but, il a échangé sa carabine pour le tir à l’arc. T’as raison, le temps du survivalisme, c’est pour bientôt. Tout compris le gusse.

 

Le dernier point Lassana :

Une petite pensée pour ce bon vieux Lass, qui a bien mérité sa retraite, comme tout bon travailleur qui se respecte… Non, je déconne, pas besoin de travailler pour mériter de l’argent, on est pas chez les stals ici. Bien vu mon Lass, encore un qui a tout compris. Bon vent à toi, mon salaud, on t’aimait bien, finalement.

 

Bon, puisqu’on y est, on peut bien parler un peu des autres départs, en attendant celui que l’on espère tous depuis 3 mois (suivez mon regard). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça a sacrément dégraissé le mammouth dans les salles de classe de la #Formidableacadémie de PSGEL, Claude Allègre a du passer par là avant la rentrée. Chris N’coucou, Mousse-Mousse Diabousse en Germanie, Tim-O-thy Ouais-ah à Lille… Le coeur de Papus Camarade saigne devant tant de titis-totos sacrifiés sur l’autel du « franc-jeu financier ».

Adrien nous a quittés aussi, sa maman a laissé un mot d’excuse à Thomas. Il a sans doute filé rejoindre la figure paternelle qui lui manquait pour régler son Oedipe : tonton Jean-Louis, de retour chez lui là-bas en Ritalie, l’a accueilli à bras ouverts chez la Vieille Dame (purée, j’aurais voulu l’inventer que j’aurais pas fait mieux).

Pour ce qui est de Giovani Le Celsius, Grzgzggrzgrgzhgorz et Kévain Trappe, ils étaient déjà un peu partis, donc ça compte pas vraiment comme départs, mais bon c’est officiel du coup. Quant à Tatie Daniel, l’éternel side-kick, il a senti le roussi des mèches peroxydées de son copain Némarre, et il s’est rentré au pays pour consoler sa saudade en mangeant des bananes contre le racimse. Bon vent à eux, sauf un.

 

Et allez hop, ça, ça dégage

 

À la revoyure les enfants, et n’oubliez pas les deux boutons ci-dessous pour collectiviser vos talents et vos liquidités avec le gros site (RENDEZ L’ARGENT)

Trotskanalement vôtre,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

3 commentaires

  1. « Inutile d’épiloguer sur l’adversaire du soir » mais laissez moi donc l’honneur de le faire pour vous. Des voleurs. Des fils de pute. Des usurpateurs dont la place est au fond des enfers et certainement pas en Ligain. Des Nimois. Des Nimois de droite dopés, truqueurs, mal fagotés et qui puent de la gueule et de l’entrecuisse. Des arnaqueurs. Des sous-crèmes de fientes qui bouffent les noyaux des olives, des vendus qui achetent des résultats avec des caisse de vin même pas bon. Des Nîmois. De sombres doubles salopards à foie jaune, sans couilles ni uterus. Rien. Ils n’ont rien entre les jambes à part des morpions transgeniques et des plaques de moisissures à faire défaillir un breton biberonné à l’algue verte. Des Nîmois. Des Nîmois du sud est et du sud ouest à la fois. Des Nîmois indecrottables à qui nous vouons un mépris éternel. Des Nîmois. Voilà.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.