Pau-Bordeaux (3-2): La Scapulaire Académie à la sauce béarnaise

Alors comme ça, on leur laisse la recette et eux ne sont même pas fichus de nous donner la leur pour passer en huitièmes ?

Pau-Bordeaux en seizièmes de finale de la Coupe de France, soit la fête du Sud-Ouest. De la Nouvelle-Aquitaine, devrais-je dire. Je ne me suis jamais fait à cette appellation. Aquitaine et le reste serait plus juste mais la mode en a décidé autrement. En Nouvelle-Angleterre aussi, le jeunes filles boivent jusqu’à plus soif ? Dans le Loiret, on joue de la trompette ?

A Pau en tout cas, on pratique le foot. Actuellement au troisième échelon national mais visant la montée en Ligue 2, la Section Paloise est devenue un club jumelé des Girondins de Bordeaux. Au programme : échanges de connaissances, liens commerciaux et probablement prêts de joueurs dans un sens et recrutement d’espoirs dans l’autre.

L’occasion était belle d’annoncer le partenariat même si cela peut aussi donner aux Girondins un sentiment de supériorité pas toujours bienvenu avant une rencontre de Coupe de France.

La composition :

Poussin

Jovanovic Mexer Benito

Cafu Aït-Benasser Adli Poundjé (c)

Oudin Hwang

Maja

Poussin poursuit son parcours en Coupe.

Pablo étant resté à Bordeaux et Koscielny protégeant ses articulations, Benito est aligné dans l’axe. A sa gauche, le retour du grand Max! Il n’y a qu’à espérer que le côté droit ne soit pas le point fort de l’équipe paloise…

Cafu joue en piston droit, Otavio a le droit de souffler et Paulo Sousa profite que la clause des quinze matches ne comprenne pas la Coupe pour faire jouer Aït-Benasser. A ses côtés, Adli est attendu pour animer le jeu.

Devant, première pour Oudin, retour de Hwang et titularisation de Maja. Sur le papier cela a de la gueule. Mais on joue sur de l’herbe.

Le match:

Bon. Voilà voilà…

Si l’écriture ou la lecture d’une académie peut s’avérer être un bon exutoire, cela ressemble plutôt à une double peine en ce moment. Afin de nous épargner un ulcère (et m’éviter une radiation à vie pour propos déplacés), nous allons éviter de trop détailler le résumé des deux heures de match.

Allons à l’essentiel: Bordeaux s’est incliné 3 à 2 après prolongations alors que le match était largement à sa portée.

Mais alors, que s’est-il passé?

Trois occasions, trois buts, Pau a eu un maximum de réussite.

Un poteau et une barre, Bordeaux n’a pas eu de pot.

S’il ne faut rien enlever au mérite des adversaires, les Girondins leur ont donné la qualification en jouant à deux à l’heure, en manquant de hargne, en faisant des erreurs d’amateurs (pardon aux amateurs).

Un coup-franc concédé bêtement, un centre dégagé plein axe et personne à l’entrée de la surface, cela fait 1 à 0.

Un centre de Poundjé et un renvoi contré par Maja qui lobe le gardien, 1-1.

Concéder une occasion lorsque tu perds le ballon en phase de construction et que ton équipe est déséquilibrée, pourquoi pas. Mais quand c’est ton attaquant de pointe et qu’en deux passes, l’adversaire te perfore et finit l’action… Je ne demande pas que notre défense soit aussi serrée que l’arrière-train d’une pucelle mais de là à ressembler à celui d’un catéchiste, il y a des limites. 2-1.

Un coup-franc direct d’un De Préville entré peu de temps avant, 2-2.

Là, normalement, on se dit que le gros va finir par prendre le dessus…

Sauf que Bordeaux a beaucoup de mal à se procurer des occasions franches et sur un ballon en retrait bêtement perdu par l’Alcoolo-Marocain, Pau a inscrit le but de la victoire à la fin des prolongations. 3 à 2, score anal.

Les notes des 33 :

Poussin (1/5):

Comme cela, on ne pourra plus dire qu’il est invincible. Lâché par sa défense, il n’a pas été impérial. Va falloir bosser les horizontales.

Jovanovic (2/5):

Un match sérieux, il a essayé de donner du rythme dans ses relances. Il n’a pas hésité à sortir pour créer le surnombre.

S’il tarde à intervenir sur le contre à l’origine du deuxième but adverse, il en a néanmoins montré assez pour jouer davantage. Hein, Pablo?

Mexer (2/5):

A pris la place de Kos. Jamais vraiment pris a défaut. Son jeu long a été précis. Pas de chance, c’était souvent sur Poundjé.

Benito (2/5):

Impact: check.

Vitesse: pas check du tout.

Vivement les vétérans.

Poundjé (2/5):

L’espace de dix minutes, on se dit qu’il a des jambes, on est content de le revoir, il faut se l’avouer. Il est nul mais on ne s’arrête pas à ça, à Bordeaux, ça se saurait non? Il semble être un bon gars, ça suffit pour être notre arrière gauche…

Mais ça, c’était avant qu’il se fasse déborder sur une action où JAMAIS l’attaquant ne doit réussir à se retourner! Il finit par le sécher, c’est tellement plus drôle.

Cafu (2/5):

Son dégagement de la tête dans l’axe et sur un adversaire a été le point noir de sa soirée. En dehors de cette action, il a été appliqué. Et impliqué. Par les temps qui courent, ça compte.

Remplacé par Briand. Vu à la vitesse où il court, pas étonnant qu’il se soit fait rattraper par le fisc.

Aït-Benasser (0/5):

Alors toi, prends ton gros cul, ta caravane et repars d’où tu viens. Et n’oublies pas ton stock de passes merdiques.

Adli (1/5):

Deux ou trois coups de reins intéressants mais ce n’est vraiment pas assez pour nous faire jouir.

Remplacé par Basic qui après avoir évolué attaquant droit a joué piston gauche. La diagonale du vide va-t-elle l’amener jusqu’à Metz?

Oudin (2/5):

En début de rencontre, il s’est montré disponible et a combiné avec Cafu. Mais globalement sa première fut terne.

Hwang (0/5):

Invisible. Il est vraiment rentré de Corée ? A ce niveau, il rend moins service que Basic.

Maja (1/5):

Il marque avec chance. Trop peu trouvé, il a eu du mal à se défaire du marquage. Dommage, c’était un match pour relancer la concurrence.

Sorti à la faveur d’un Nico de Préville volontaire et auteur d’un but sur coup-franc qui aurait pu nous relancer.

En face: Dans la peau de Jaune Malkovich

Avoir un Sabaly virevoltant sur le côté droit, inscrire trois buts en autant d’occasions, se relever après une égalisation et se qualifier en crucifiant son adversaire au bout des prolongations suite à une grossière erreur…

Et puis…

Le comble de l’humiliation, c’est peut-être l’adjoint en charge des sports de la ville de Pau, qui a une « pensée » pour ses amis les Girondins et qui leur souhaite une bonne fin de saison.

Le club amateur est-il celui que l’on croit?

Pour conclure :

Bordeaux est donc éliminé de la Coupe par une équipe évoluant à un niveau inférieur et ce pour la cinquième fois en dix ans. La « marque » Bordeaux, ce n’est pas que le vin, manifestement.

L’équipe se devait de réagir après les défaites successives en championnat. Costil avait prévenu qu’il était interdit de lâcher mais trop peu nombreux sont ceux qui l’ont écouté.

Sousa persévère dans son 352 mais le problème est-il vraiment là ? Si la réussite du début de saison nous a fuit, c’est peut-être parce que les gars font moins d’efforts.

En foot, on peut pardonner beaucoup de choses quand les joueurs donnent tout. Donc on ne pardonne plus…

Depuis trop longtemps, tout le monde prend plaisir à nous enfiler.

D’abord M6 qui vend le club à n’importe qui. Puis DaGrosa et Varela qui nous la mettent bien profond en s’avançant sur des moyens inexistants et en utilisant le peu de ressources pour s’engraisser. King Street et Longuépée ne sont pas en reste, eux qui n’en ont rien à foutre de l’esprit club et se moquent des supporteurs.

La tension qui monte entre Paulo Sousa et Macia au sujet du recrutement n’est pas de nature à nous rassurer.

Et maintenant, on peut ajouter certains branleurs joueurs qui s’amusent à nous enfoncer en ne prenant pas la peine de faire le moindre effort.

Notre rectum ressemble de plus en plus à l’A6 le premier weekend d’août. Gare à l’embouteillage !

Alors que se profilent un déplacement à Nantes et la réception des Sardines, il est grand temps de réagir. Même si on n’est pas à une humiliation près, il serait souhaitable de garder le peu de dignité qu’il nous reste.

Vous retrouverez Kiki la semaine prochaine. Lui aussi aura droit à un Pallois. En lui souhaitant une meilleure issue…

A bientôt.

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl

Nausée Savajicl (50% Vosgien, 50% Arcachonnais, 100% Bordelais) Vosgien issu de l’immigration girondine, j’aime surfer à la Moselle et faire du patin à glace sur la jetée Thiers. Mais surtout j’aime les Girondins car parfois, leurs matchs me paraissent beaucoup plus longs que l’hiver de par chez nous.

6 commentaires

  1. Sans talent
    Sans excuse
    Sans envie
    Sans orgueil
    Sans amour
    Sans culotte
    Sans 9
    Sans benasser
    Avec toi ou Sans toi
    L’empire des Sans
    Sans laisser de trace
    Sans piternel recommencement
    Bientôt le sixième Sans

  2. Magnifique Nausée. Tu as réussi à rendre une académie rigolote avec la purge qui t’était offerte. C’est un perf’ à ne pas sous estimer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.