Rennes-Nantes (1-3), la Breizhou Académie tourne la page

Roazh Takouer ne passera pas ses vacances à Nantes

En intro, que dire d’autres que « pute borgne, ça fait bien chier la bite » ?

1001 raisons de détester le FC Nantes

Je situerai plutôt le chiffre exacte autour de 9 300 raisons de détester, ou simplement de mépriser, cette ignominie. Donc j’aurais pu arrondir à 10 001, mais je ne voudrais pas être accusé de marseillisme. Et j’ai du coup préféré tronquer à 1001 par pure coquetterie titresque (ce qui n’est pas sale).

Plutôt que de vous proposer une liste fastidieuse et peu compréhensible, un top 10 méga prix d’originalité débile, ou encore un « tu sais que tu ne devrais pas exister quand… tu supportes le FC Nantes » un peu léger-jeune homme, je, soussigné Roazh Takouer, druide footballistique, préfère nous concentrer sur la première raison, celle de sa création. Et croyez-moi concentrer était un verbe très bien choisi.

Le FC Haine représente tout ce qu’il y a de plus détestable dès sa naissance, puisque le club naît en 1943, sombre période de notre histoire, et de celles d’autres peuples aussi. Comme vous le savez sûrement, en 1943, la France et la Bretagne sont sous occupation allemande, la zone libre (mais pas trop) n’existe plus, la guerre fait rage en Afrique du Nord entre les Alliés et les Forces de l’Axe (rien à voir avec le déodorant), c’est Stalingrad (pas le métro à Paris, même s’il y a un lien, qui n’est pas le crack) sur le front de l’Est, et Albert Hofmann découvre les vertus du LSD.

En revanche, ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que la cité des Ducs a été coupée de la Bretagne, que le championnat de France de football est séparé en deux zones (Nord et Sud, l’originalité n’ayant jamais été la principale qualité des nazis), et qu’une poignée d’allemands première langue, voyant que les jours de Pierre Laval sont comptés, se décident à préparer ceux du FC Nantes.

Qui donc ? Mais deux personnalités célèbres dans l’histoire du club, plus même que Jean-Michel Ferri, puisqu’il s’agit tout de même de Jean Le Guillou et Marcel Saupin, dont le nom ne peut vous être inconnu si vous avez un minimum de connaissance en stades. Deux personnalités également célèbres dans des soirées secrètes avec des Allemands, des tenues militaires, et des bottes en cuir. Jean Le Guillou est d’ailleurs loin de rester insensible au charme de la cravache, puisque ces principales passions, outre le football, sont les affaires avec l’occupant et l’équitation. Marcel Saupin, « pas prezsé de ‘z’ faire soper « (comme dirait Adil Rami) tente de se montrer un peu plus discret et n’est que simple membre du groupe judicieusement appelé « Collaboration » (originalité et nazisme, acte 2)

A l’époque, Nantes n’a encore aucun représentant footballistique au plus haut niveau national. Fortement inspirés par la politique économique hitlérienne, Saupin et Le Guillou vont activement procéder pour unifier tous les clubs de la ville, voire carrément les anschlusser. Et c’est ainsi que naquit le FC Nantes, sa politique de formation directement inspirée des jeunesses hitlériennes, et ses couleurs immondes, choisies parce qu’elles correspondent à celles du Jockey préféré du Guillou, qui tout collabo qu’il était et malgré cette tendance au culte de la personnalité, n’en demeurait pas moins un beauf superstitieux comme les autres.

charleLa première campagne européenne du FC Nantes s’est arrêtée à Berlin. Grégory Coupet n’y était pourtant pas.

A ceux qui me rétorqueront que ce n’est pas si honteux d’avoir un passé de collabo, je préciserai quand même qu’il s’agit plus que d’une simple erreur de jeunesse, un soir, bourré, mais bien de la naissance du projet. En d’autres termes, cette honte nationale s’inscrit dans l’ADN du club, et ce n’est pas les nazis, qui ne sont pourtant pas mes amis, qui me contrediront sur ce point.

Et j’ajouterai également que derrière cette vérité déjà fort peu reluisante, certains détails de l’histoire du FC Nantes montrent que l’entente avec les forces du Mal est au moins triple, comme la Leffe.

– entente avec les nazis, donc, c’est déjà vu
– entente avec le mauvais goût, c’est incontestable vu leur maillot.
– entente avec le Diable en personne, c’est fort probable lorsque l’on met en lumière certains événements :

1) Marcel Saupin, membre donc du groupe Collaboration et président du club après la Libération jusqu’au retour de Suisse de Jean Le Guillou (il avait dû partir précipitamment en 1945), ne verra jamais son club en première division. En effet, il décède tout juste l’année de la montée pour le FC Nantes, qui choisit de lui rendre hommage en appelant son stade ainsi, alors que le Vichy FC avait rapidement abandonné leur projet de Pétain Arena.

2) L’année suivante, Pascal Praud naît sur les bords de l’Erdre.

3) En revanche aucun site web ne m’a permis de confirmer la mort de Jean Le Guillou qui pourrait donc être encore en vie. En tous cas, je n’ai pas été invité à ses obsèques et certaines légendes druidiques racontent même qu’il rôderait encore en Tribune Loire pendant les matches.

Tout semble ainsi indiquer l’existence d’un pacte avec le Diable signé par Marcel Saupin, celui qui n’aura pas vu la réussite de son entreprise, et Jean Le Guillou, celui que l’histoire aurait dû oublier ; pacte expliquant en grande partie le palmarès du FCN. Ces signes ne trompent pas l’oeil averti, qui reconnaîtra donc que l’appellation « Canaris Démoniaques » est totalement adéquate. (De même que Waldemar Kita ne peut être que le résultat d’une malédiction adressée par une sorcière polonaise visant tous les collabos qui pensaient s’en sortir incognito. Mais il s’agit d’une autre histoire.)

Pour le match retour, nous reviendrons sur la forte présence de bénéfices générés par le commerce triangulaire dans le budget du FC Nantes, et l’année prochaine, sur la façon dont les massacres de contre-révolutionnaires par noyade ont empêché la construction d’un grand club en Vendée. *

 

Retour au matc’h : l’enjeu

Derby ? Pas derby? Derby t’ rend culé ? Le professeur Roazh nous répond.

L’énoncé est bien gentil mais il se fout un peu de ma gueule, c’est une question à laquelle j’ai répondu dans mes nombreux travaux de doyen des Académiciens.

Le sens strict du mot derby, c’est entre deux clubs de la même ville. Par exemple Manchester truc contre Manchester chose, Liverpool contre Horrorton, Celtic Glasgow contre les mecs en jupes, l’AS Roma contre les cousins du FC Nantes etc. etc. etc.
Le principal derby que Rennes connaît serait dès lors AS Vitré contre La Vitréenne, à quelques kilomètres à l’Est. Le Stade Rennais n’est donc pas concerné.

Les rencontres entre le Sporting et le CA étant encore très rares à Bastia, la France a jugé bon de donner une dimension régionale au derby. Appliqué au niveau de la Bretagne, on pourrait donc considérer que ce type de derby concernerait plutôt les Guingamp-Stade Briochin (RIP).

Considérant effectivement que les affrontements entre les meilleurs clubs bretons méritent une certaine médiatisation, j’ai déjà proposé l’appellation « derbreizh » qui concernerait donc les enflammés Guingamp-Brest, les sympathiques Rennes-Brest, les chambreurs Rennes-Guingamp, et les moins intéressants avec Lorient dedans.

Reste donc le cas de Nantes (en attendant que Chateaubriant ou Saint-Nazaire se mettent à avoir une équipe de foot digne de ce nom) dont on ne remettra pas en cause ici la bretonitude, mais dont on ne peut aussi contester le statut de préfecture des Pays de la Loire, région française. Dès lors, Nantes joue logiquement ses derbys contre Angers, Laval, et peut-être même un jour, qui sait, Le Mans FC.

Ajoutons à cela que quelques Nantais prétentieux, même pour des Nantais, pensent que le vrai derby du club, c’est « le derby de l’Atlantique » contre Bordeaux. Appellation aussi vaniteuse qu’inexacte, quand on sait que les deux villes ne sont même pas vraiment en bord de mer, et qu’un New-York-Miami pourrait tout autant mériter cette appellation.

Ajoutons également que l’hymne breton a été sifflé pendant l’avant-match par des mecs en jaune, ce qui aurait provoqué immédiatement le départ de Roazh Takouer du stade s’il n’était pas en train de finir sa dernière bière à l’entrée de l’enceinte.

Et nous concluerons que nous ne voyons aucune raison valable de désigner un Nantes-Rennes par le terme de derbreizh.

Toutefois.

Rappelant que la rivalité entre les deux villes est ancestrale.

Que la rivalité entre les deux clubs l’est beaucoup moins (les Nantais sont devenus insupportables après leurs premières victoires seulement, et encore, c’est peut-être leurs deuxièmes, voire leurs troisièmes ou leurs quatrièmes qui leur ont fait péter les plombs) mais qu’elle l’est tout de même plus que celle opposant le PSG à l’OM.

Et que si le FC Nantes n’a pas besoin de nous pour se faire des ennemis, il ne serait pas totalement idiot que nous nous en trouvions un nous aussi…

Nous pensons que cette confrontation peut être baptisée « Ar Klasikou ».

 

Krampouzisition.

Vu le résultat du matc’h, nous ne voyons pas l’intérêt de tenter d’expliquer le pourquoi de la composition suivante :

J7-compo

En face, toute équipe de L2 qu’elle soit, on ne s’en fout pas, mais nous ne sommes pas sûrs d’avoir bien compris leurs noms :

J7-compo-fcn

Plus d’infos chez Raynald Dunoeud, un Nantais qu’il est bien de le lire.

Ar Matc’h

Même à Rennes, les maillots pas beaux sont partout. Roazh Takouer se précipite dans la bière pour voir un jaune moins agressif pour les yeux. Globalement l’ambiance de cet avant-matc’h est plutôt bonne, et les vendeurs de galettes-saucisses acceptent même de servir les Nantais. Plutôt encouragé par ces affiches, le service comm’ continue à militer en faveur de la dépénalisation des drogues douces en montrant un show opposant Erminig à un Canari voleur de ballons. C’est donc ça « pouvoir amener ses enfants au stade » ? Pas sûr que ça donne envie d’en faire d’autres à beaucoup…

Le Roazhon Celtic Kop est un peu moins amical, et une trentaine d’entre eux parviennent à aller sur la pelouse, la traverser et faire coucou aux Nantais, rendant hommage à une vieille tradition ligérienne, bien qu’elle s’effectue plus généralement à la 80ème minute de la réception de Toulouse. Le service de sécurité ramène les Rennais jusqu’à leur tribune sans incidents graves à signaler.

En réalité, les ultra rennais accusent violemment le coup, leurs tifos a été détruit en partie dans la nuit par des envahisseurs alors que la sécurité du stade était censée veiller… En conséquence, cette dernière déserte la tribune Mordelles bas, mais est présente en nombre, juste en face, à l’entrée du terrain. L’ambiance est globalement délétère, d’autant plus qu’on entend les Panaris fanfaronner.

Le coup d’envoi est donné, et Romain Danzé gagne le toss. Ce sera le seul duel remporté par un Rennais pendant les 45 premières minutes.
La suite est en effet canaristrophique et on s’en prend plein l’oignon rose. La domination est constatée, l’ouverture du score est logique, le score doublé en fin de première déjà moins, mais il faut bien reconnaître que les Rennais n’ont pas pour autant réussi à hausser leur niveau de jeu, et que le slip de Rémi Riou doit être totalement propre.

Mi-temps donc 2/0. Dépit, résignation, colère sourde… L’ambiance est quand même méchamment dégueulasse.

La deuxième mi-temps sera tout de suite beaucoup plus positive. Conscients d’être à côté de leurs pompes Puma, les Rennais repartent du bon pied et dominent outrageusement le premier quart d’heure, ponctué d’un poteau et d’un but. La révolte est aussi dans les gradins, où on se remet à chanter et à encourager malgré l’entrée en jeu à la mi-temps d’Alessandrini. Il y a même un assez long moment où tous crurent au 3-2 pour Rennes. Roazh Takouer, par exemple, à la mi-temps n’avait pas manqué de rappeler que depuis le début de saison, Nantes commençait beaucoup mieux ses matches qu’il ne les terminait.

Hélas. Trois fois hélas. Ce qui nous fait quatre hélas. Il n’en sera rien. Les Nantais ont terminé leur digestion de galettes-saucisses de mi-temps, n’hésitent pas à faire des fautes pour regagner les duels, ou à simuler le coma lorsqu’il s’agit de gagner quelques précieuses secondes à l’abri de l’orage.

Côté rennais, on a reperdu le fil, et on est même plutôt soulagé d’être encore en course pour l’égalisation vu que les Nantais réussissent à autant gâcher leurs occasions de contres qu’un Mevlüt Erding des petits soirs.

On veut encore y croire, mais on y croit quand même de moins en moins, les minutes défilant, les fautes nantaises étant de moins en moins signalés, et les occasions restant encore bien timides. Une dernière tête d’Hunou sans puissance terminera dans les gants de Riou. Et un troisième but, presque aussi anecdotique qu’incompréhensible est marqué à la dernière seconde, mettant fin à tout espoir.

guettaAristide Guetta précisant qu’il n’allait vers le ballon que pour s’aérer les dessous de bras, Tony a choisi de laisser jouer;

Mais pas encore au cauchemar. Parce que le club a décidé de porter plainte contre ses propres supporters qui « ont donné une mauvaise image », et que le RCK a répondu par une « mise-en-sommeil », dont on ne sait trop encore à quoi elle correspond, mais qui devrait permettre aux supporters des autres tribunes de continuer à dormir tranquillement.

On savait qu’on était en phase de reconstruction. Mais on n’était pas encore au courant que la phase de démolition n’était pas terminée.

 

Les buts Montparnasse

Djordjevic -17e : Bessat se surprend à tenter de remonter et préfère rendre la balle à Lucas Deaux, parti dans le dos de Danzé, suivi par personne. Il peut centrer tranquillement pour Djordjevic, marqué par personne, qui trouve le poteau mais reprend à quelques mètres de la ligne, puisque rattrapé par personne. Pour fêter ça, un gars de la tribune Mordelles tente de lui offrir un fumigène mais rate le visage du Serbe de plusieurs mètres, et la bouteille d’oxygène d’un handicapé assis au zérotième rang de la tribune Super U (juste devant le premier, donc) de quelques centimètres.

Gapké – 42e: Après avoir plus ou moins réussi à passer entre les jambes d’Hountondji, le Togolais résiste sans grand mal au retour poli de Danzé, et frappe dans le ballon en glissant avant que Makoun ne le balance d’un air-dégagement. Se demandant quelques instants s’il avait bien pensé à débrancher l’aspirateur avant de partir, Costil trouve tout de même le temps de plonger pour la photo, mais trop tard quand même.

Oliveira – 55e : Récupération involontaire de M’Bengue qui arrive dans les pieds d’Oliveira, qui donne à Féret, qui veut le lui rendre. Le contrôle involontaire d’Oliveira est un peu long mais en mode panique, Djilobodji dégage sur la cuisse de son compère de défense centrale. L’attaquant portugais peut ainsi se présenter seul au duel et ajuster le gardien nantais.

Deaux – 90e+2 : Passe de Deaux à Aristide Guetta (le cousin de David probablement), signalé en position de hors-jeu et qui va vers le ballon, ne le touche pas, puis lève les mains comme un défenseur italien qui fait faute. Impressionné par la prestation, Tony Chapron refuse de siffler et laisse Lucas Deaux, seul joueur encore en mouvement sur la pelouse devancer la sortie de Costil. Incompréhension dans les gradins. Mais pas d’envahissement de pelouse pour autant.

 

Les Losers du Stade

Costil 2 saucisses : On va saluer ses efforts pour avoir retardé le plus possible le 3e but nantais et le départ du stade des supporters rennais. Mais outre que la frappe de Gapké était sûrement sortable, son jeu au pied commence à nous sortir par les trous de nez.

Danzé 2 saucisses : A perdu son froc sur une accélération de Gapké, est trop gentil quand il essaye d’intervenir sur le 2e but nantais. Mais c’est justement parce qu’il est trop gentil que Tony Chapron avait bien compris que sa main ne pouvait être volontaire et donc n’avait aucune raison d’être sifflée. A sinon réalisé quelques bons centres, étant même à l’origine de la dernière occasion du match pour Rennes.

Houtoundji 3 saucisses: Plutôt propre dans l’ensemble, mais justement trop sur le but de Gapké. Pour le reste rien à redire, il gagne en présence et en sérénité à chaque match. Au moins aussi prometteur que Guillaume Borne et Saliou Lassissi à leurs débuts, une grande carrière s’annonce sûrement.

Armand 2 saucisses et une bolée : On pourrait presque le sacrer meilleur rennais du match histoire que l’humiliation soit totale, et ce malgré son air-marquage sur l’ouverture du score. On saluera aussi son coup de pied sur Touré, qui montre qu’il avait bien compris qu’il s’agissait d’un klasikou.

M’Bengue 1 saucisse: Nul. Mais vraiment. Sur le premier but, il a le temps de réaction d’un rasta défoncé en train de se faire un gros trou de boulette sur son sweat, et reste planté comme un piquet sur le troisième but. Apport offensif également dégueulasse qu’on devrait ponctuer d’un prix du centre Bacary Sagna.

Makoun 1 saucisse: Mérite un point pour son chat-bite, principal geste réussi de la soirée le concernant. Deux trois belles ouvertures sinon quand même, mais trop peu de récupérations de balle pour être mis au poste de sentinelle dans un match à engagement. Si encore on avait deux marathoniens de qualité devant lui, ça pourrait peut-être aller, mais entre les placements approximatifs de Pajot et les pactes de non-agression signés par Juju Féret, c’est pas évident.

makoun

Pajot 1 saucisse : S’il y a un bien un match où le carton jaune s’impose, c’est celui-ci, Vincent. Au final, ce sont les jaunes qui nous ont cartonné notre mère. Du mieux quand même en 2e mi-temps quand il a joué plus bas et que l’équipe s’est mise à gagner des duels.

Féret 2 saucisses: Pas aidé par son placement bas et les initiatives de Pitroipa ou d’Oliveira, il soudainement été retrouvé quand on l’a fait jouer à son poste : 10 ! Puis sorti prématurément par Montanier, en mode Gilbert ou Guy sur ce coup, on ne sait pas.

Pitroipa 1 saucisse: Ne s’est même pas pitroipaté tout seul, on aurait juste dit un ailier mauvais, aveugle, et démotivé. Mérite tout de même un point parce qu’il a été sifflé par des gros nazes qui devraient aussi apprendre ce qu’est un « derby », et parce que certains commencent à mener une campagne contre lui.

Kadir 1 saucisse : A dit après le match qu’ « on savait maintenant comment gagner un derby ». On lui pardonnera aisément l’erreur de langage, puisqu’il ne pouvait pas savoir et qu’il semble tout de même de bonne volonté. Il en a en plus sûrement profité pour observer, et accessoirement prendre quelques notes.

Oliveira 2 saucisses : Affligeant en première mi-temps, entre simulations et volonté de jouer tout seul. Mieux en 2e, avec un but qui a permis de prendre au moins 2 minutes de plaisir. Il a du caractère et aurait sans doute pu faire définitivement péter les plombs au chevelu dégueu du FC Haine dont on préfère oublier le nom. D’ailleurs, on préférerait oublier tout ce qui s’est passé ce dimanche en fait.

 

Les entrées en jeu

Alessandrini – 46e pour Pitroipa – 2/5 : Nous a fait hésiter 10 minutes entre encouragements et sifflets. Après, c’était réglé, on ne l’a plus vu si ce n’est pour foutre des coups-francs en 6M.

Hunou – 70e pour Féret – 3/5 : Bonne entrée, mais remplace le joueur qu’il fallait justement garder. Utile sinon pour obtenir des coups-francs, quand Tony Chapron voulait encore les siffler, ce qui sera sûrement utile quand Alessandrini réapprendra à les tirer, ou quand on ne sortira pas Julien Féret avant.

Bakayoko – 79e pour Makoun – Non noté : Pouvait difficilement faire pire que Makoun. Pas sûr qu’il ait fait mieux pour autant.

Les autres apparitions

La galettes-saucisse d’avant match 5/5 : Meilleur moment de la journée.

Tony Chapron 1/5 : Tout était bien parti avec cette main de Danzé qui n’avait aucune raison valable d’être signalée, puis a arbitré bizarrement dans le dernier quart d’heure, si ce n’est plus. Peut-être les galettes de saucisse qui passaient mal. N’influence pas non plus dramatiquement le sort du match.

Chris Mavinga 4/5 : Merci d’être passé. L’idée était belle. Le RCK en sera sûrement très touché quand il y repensera, s’il se réveille de son coma.

Les non-apparitions

Le tifo du RCK 0/5 : C’était quoi déjà la banderole qu’ont sortie les Nantais vers le milieu de la première mi-temps ? « La TV tue les stades, les ultras les animent » ? Prix Gérard Houllier « faites ce que je dis, pas ce que j’ai fait ».

Ismael Bangoura 4/5 : Comme Raynald l’a souligné, la journée était partie pour qu’il nous colle le 3e, ou ptet même le 4e tiens. Heureusement donc qu’on ne l’a pas vu non plus.

Damien Le Tallec Non noté : Non, rien, ça fait juste du bien de relire son nom.

 

Roazh Takouer

 

*Pour plus d’informations sur le passé honteux du FC Nantes vous pouvez consulter :

http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=4865
http://memoirescanaris.free.fr/?p=23
http://wodka.over-blog.com/article-1655523.html

Ainsi que les ouvrages suivants

« Un bon Nantais est un Nantais à terre », de Patrice Carteron
« Résistance ou collaboration, j’ai choisi » de Jean Le Guillou
« Druidisme, vaudou et magie noire en Loire Inférieure » de Roazh Takouer
« J’étais promis à un grand avenir » d’Hassan Ahamada
« Faut-il pactiser avec l’ennemi ? » de Cyril Jeunechamp

26 thoughts on “Rennes-Nantes (1-3), la Breizhou Académie tourne la page

  1. Bien.

    Dans un premier temps, je comprends ton désespoir, c’est vrai que de se faire violer en réunion dans un derby ça la fout mal.

    D’autre part, attaquer le FC Nantes sur son passé, pas du tout glorieux il est vrai, c’est une rengaine que l’on connaît bien, ici, à Nantes. Le FCN n’est plus nazi, ni collabo, etc. Que tu ailles en Loire, en Erdre, en Océane ou en Jules Verne, même limonade : aucun nazillon à l’horizon. Je t’assure, viens vérifier. Bon, sans ton écharpe ou maillot de Rennes par contre.

    Comme je disais, on connaît bien ces attaques, la collaboration, la traite négrière, etc. Elles sont le plus souvent proférées par les Rennais, pauvres erres de la Ligue 1 dont la seule gloire est, comme la banderole nantaise à la route de Lorient l’a joliment dit, nos années noires.

    Voici quelques raisons d’ignorer l’existence du SRFC (j’ai pas dit détester, juste ignorer, à la base on s’en branle de ce club ici) :

    – Palmarès (quasi) inexistant.
    – Public muet qui se prend une branlée en tribune par les Nantais.
    – Stade qui sonne creux (même pas la moitié des places vendues contre Ajaccio), et qui ne se remplit qu’à la réception des FCN, PSG, OM et autres OL (27 000 personnes à la Beaujoire contre Sochaux, trois fois guichet fermé en Ligue 2 l’année dernière, on en parle ?)
    – Couleurs rouge et noir avec les logos blancs, ça rappelle les nazis, attention !!!
    – Alou Diarra.
    – Troubles de l’érection chroniques dès lors que le SRFC se retrouve en finale (coupe de France 2009, merci Guingamp ; coupe de la Ligue 2013 contre Sainté).

    Voilà, Nantes t’embrasse. 8 fois. On se comprend.

  2. Tu dois surement le savoir mais j’ai bien apprécié ta (nouvelle) mise au point de début d’académie d’un point de vue géographique.

  3. Merci Roazh pour cette académie, j’ai bien ri. Surtout les compos. Surtout tout en fait. Vivement le match retour, que vous nous écrasiez 0-1, sur un csc de Bangoura.

  4. Tant de mots pour cacher la misère. Un tifo pour cacher ce désespoir.

    Il parait qu’une tribune du stade serait désormais renommée : « Ville de Rennes ».

    Félicitations à la trentaine de rennais, venant à la rencontre des 2 000 Nantais, qui viennent du coup d’inventer le concept de la triple sodomie.

    + les plaintes du club et la mise en sommeil du rck, on reste petit joueur avec nos affaires judiciaires :D

  5. Ah mais aucun problème à ce que vous nous ignoriez. Sauf que dans les faits, ça se passe pas du tout comme ça puisque comme tu l’as dit, vaut mieux éviter que j’aille n’importe où à la Beaujoire avec mon maillot et mon écharpe. Alors qu’à RDL aujourd’hui, tu peux même aller en Mordelles avec un maillot jaune. Tant que t’as pas un truc « Brigade Loire », ça passe. Une raison supplémentaire donc pour ne pas hésiter entre le Stade Rennais et le FC Vantardise.

    Je répondrais que tes 6 raisons m’ont en donné 8 pour continuer à chérir ce club :
    – grâce à notre petit palmarès, on a appris à se contenter de choses simples et à apprécier chaque match plutôt que le seul résultat final. Par exemple, la relégation du FC Nantes, pas du tout une gloire, juste un petit bonheur qui donne une forte érection matinale, rien à voir.
    – stade confortable où l’on peut tranquillement digérer sa galette-saucisse. Surtout quand meurtri par un vol de tifos, le RCK n’éprouve plus l’envie de chanter. Le reste du stade se réserve pour les grandes occases (un match tous les 5 ans environ)
    – stade très accueillant pour les visiteurs. Peu de risques de mauvaises rencontres, mais possibilité de verre de l’amitié au Valy, à la Planque ou autre bar qui se site en face du Stade.
    – Rouge et Noir, parce que communiste et anarcho-syndicalisme. Petite référence historique nécessaire, je sais qu’à Nantes, on y retient que les victoires, et ce depuis 1943.
    – Un des rares clubs où Alou Diarra est passé sans faire illusion puisqu’on ne l’a pas acheté, très peu aligné, et qu’à part quelques plaisantins, personne n’a acheté son maillot.
    – Club sympa qui accepte sans problème de jouer un rôle de figurant pour laisser de vrais moments de bonheur à des clubs aussi respectables que l’EAG et l’ASSE. Les deux en avaient quand même bien besoin aussi.
    – Malgré le fait que le RCK a quelques inimitiés, notamment pour des raisons politiques, t’es plutôt bien reçu et gentiment chambré partout où tu vas, à part donc à Nantes. Les déplacements sont du coup sympatoches.
    – Les galettes-saucisses ne sont jamais aussi bonnes que dans le pays Gallo, dont Rennes reste le seul représentant.

    Non, franchement, mon club me va très bien. Tu peux commencer à vraiment l’ignorer, ça me dérangera pas.
    Mais bravo à toi pour avoir été allé un peu plus loin que l’unique « palmarès » que répondent habituellement les Nantais.

  6. Et bises anales aux trois confrères.

    On se consolera quand même, en se rappelant qu’avec les 3 points que perd le FC Nantes, on repasse devant au classement.

  7. Je relis, je re-rigole tout en re-pleurant, c’est beau.

    C’est bieng d’avoir des Nantais comme Raynald. En revanche, je me demande si Voldemort n’est pas le vrai Voldemort…

  8. Roazh, j’aime ton intro. C’est sale, c’est plein de mauvaise foi, ça nous rappelle les heures sombres de notre Histoire. Ah, dire que si les Ricains n’étaient pas là…

  9. Merci.

    On savait tous un peu ce qui se cachait derrière la belle école à la nantaise, mais c’est bien de mettre tout ça au clair.

    Voilà, je voulais dire que j’admire ce druide qui invoque un Djhinn Mahamot en défense centrale, 5/6 vol pour seulement 4 incolores et deux bleus.
    Joli.

    Du coup je viens de tilter que payet a le déphasage et Alou Diarra « ne peut pas bloquer ».

  10. Non mais cette académie est une des meilleure que j’ai lu depuis quelques temps. Mort de rire le contexte historique, j’étais pas du tout au courant du passé « acceuillant » du FCN.

  11. – Rouge et Noir, parce que communiste et anarcho-syndicalisme. Petite référence historique nécessaire, je sais qu’à Nantes, on y retient que les victoires, et ce depuis 1943.

    Anarcho-syndicalisme? t’en parleras à Pinault…

  12. Une des meilleurs académies qu’il m’ait été donné de lire.

    L’intro troue le cul !

    Vivement samedi !

  13. Si je peux me permettre, l’appellation « Ar Klasikou » n’est pas la plus adaptée. ‘ou’ étant une marque du pluriel, et l’article appellant une mutation, je préconiserai « ar c’hlasig », qui chatouille la langue et fait vibrer les tympans.
    De rien.

  14. c’est François Bayrou pour M’Bengue? Parce qu’il dézone tellement entre centre, droite et gauche qu’on ne sait plus où il est?

  15. @Marco Grossi

    Mon propos est intentionnellement ironique, exagéré et caustique.

    Une réaction n’est jamais aussi extrême que lorsque ce qui l’a produit est également extrême. Autrement dit ma publication grossit exagérément le trait parce que ce dernier est également grossi au début de l’académie de Roazh Takouer. Autrement dit action/réaction. Autrement dit on s’en fout. Tout ça pour dire que j’ai un profond respect pour le travail d’écriture de Roazh Takouer, qui est très bon. Que j’aime le FCN sans irrespecter les autres, même pas le SRFC.

    Que j’en fais exprès quoi.

    Que je ne suis pas le vrai Voldemort, désolé de vous décevoir. Le football c’est pour les Moldus.

    Mes amitiés, mes 8 bisous.

  16. Hey Voldemort, c’est sympa ton style rédactionnel, très So Foot.

    Par contre, niveau affluence je te conseille faire un tour sur le site de la LFP pour vérifier tes inepties, après t’es Nantais et de mauvaise foi ça va de soi. « L’arrogance et l’Ignorance ne font pas que rimer, ils vont souvent de pair »

    Et puis la certification de la bonne conduite politique de tous les Nantais présents au Stade c’est vraiment très rigolo, et très bisounours comme tentative d’auto-rassurance, le « Service Urban Nantes » et ses résidus très bien légué à une partie de la Brigade Loire c’est quoi ?? Un petit dessin ??
    D’ailleurs vos Ultras ils sont marrants, ça limite plus que la CNT pour s’affirmer Breton, avec des messages en Brezhoneg à toutes les sauces (souvent pour rien d’ailleurs), et après ça siffle le Bro Gozh Ma Zadou le jour où pour la première fois dans leur vie ils auraient eu l’occaze de le chanter (enfin de le yogourter, parce que les paroles ils les ont surement apprise à 5% dimanche).

    Sinon proche du zéro (farenheit) ton rapprochement couleurs rouge & noir, logo blanc avec la croix g*****. Quand on sait pas quoi dire…

    Allez bonne fin de journée poussin, on reparlera de tout ça au mois de Mai

  17. Oue c’est pas juste je joue avec le décalage horaire américain et des commentaires ont été supprimés visiblement, Modération du site ou problème d’assomption ?

  18. Encore plus nul j’avais pas vu qu’on pouvait changer de page :p

    Un véritable Cheickh M’Bengue ce Ben

  19. Mon bon Roazh Takouer,

    Je me félicite de ton billet. (je pourrais TE féliciter, mais je préfère me féliciter en bon nantais que je suis)

    Il était temps que la vérité soit faite et je te remercie de lever le niquab sur la réalité de mon cher FCN.

    Oui, nous sommes tous profondément extrémiste… mais pas depuis 1943… Depuis 1983 !

    En effet, année noire où nous n’avions d’yeux (dieu) que pour l’homme qui a traversé les frontières de l’est pour conquérir la cité des Ducs de BRETAGNE, celui que l’on surnommait religieusement le « fourreur », j’ai nommé Vahid Her-lilhodzic.

    A l’instar d’Hercule et ses 12 travaux (ah mythologie quand tu nous tiens), le « fourreur » terminera la saison avec 27 victimes au compteurs.

    Mais où veux t-il en venir me direz-vous ?
    (En bon nantais, je présume que votre ignorance latente et votre manque de sagacité native nécessite un complément d’information).

    En 1986, le « fourreur » nous quitte laissant le peuple jaune irrémédiablement inconsolable.

    Et là tous s’enchaîne…

    Le FCN laisse le championnat aux mains des infâmes girondins (les montagnards apprécieront.

    Dans le même temps,

    Une émissaire du SRFC(aux pouvoirs druidiques héréditaires selon les anciens), une dénommé Jeanne Mas, tente d’envouter la France avec son incantation diabolique « En rouge et noir ».

    Ce que Gérard Dimier & Co n’avait pas prévu, c’est que la sorcière de Mordelles (quand elle rentre sur la piste…) a jeté un sort de pétrification à toute la bande à Pierrick Hiard…

    Avec le résultat que l’on connait… Une relégation en D2 (remember salé) avec (au passage) une défaite 1-3 face au FC Nantes Atlantique un soir de décembre(remenber dimanche).

    Et comme dirait le T-1000, je reviendrais…

    Kenavo Roazh Takouer.

    Que San Severino Lucas te garde.

  20. Très bonne acad, la meilleure que j’ai lue depuis un moment, très drôle
    La frustration te donne du talent Roazh

    J’espère sincèrement que le tifo rennais n’a pas été détruit, et qu’il sera sorti lors du retour à La Beaujoire

    J’espère aussi sincèrement que le sommeil du RCK n’est que provisoire, et qu’ils reviendront ou qu’un autre groupe émergera. Car un stade sans ultras, quand bien même soient-ils rennais, quand bien même soient-ils relativement silencieux, ben c’est nul.

    Cela dit, je te rejoint sur le côté prétentieux de certains de mes confrères, quand je vois certains connards parler de top 5 sur les interwebs, ça me rend fou. A croire qu’ils ont oublié que l’année dernière on perdait contre le Gazelec, qu’il y a 3 ans on était au bord du natianal et de jouer nos derbys contre Carquefou ou Le Poirée-sur-Vie

  21. Super papier plein de bon fiel historique à l’intérieur. C’est ce qu’on appelle botter en touche ou faire diversion…
    Car l’essence du match c’est le match honteux des joueurs Rennais et des supporters ! Très large domination des Nantais dans ces deux domaines, Montanier et Salma Hayek ont choisit le mauvais club !

    J’ai bien aimé le passage : « Le coup d’envoi est donné, et Romain Danzé gagne le toss » En ce moment vu votre niveau de jeu, il y a que ça que vous pouvez gagner… Rennais réveillez-vous ?

    Je rappelle au passage que l’un des hymnes du Stade Rennais est signé par les Nantais d’EV, très bon titre nommé « Keltia ». Vous devriez demander à Bikini Machine, IMG, Plantec ou Popopopopopopopos to make a fuckin’ good cover of this great hymn.

    Montanier chantait à la fin du match avec Salma et Jeanne Mas :
    « En rouge et noir, je me suis fait peur
    Et j’ai monté des montagnes de douleurs »

  22. rouge et noir parce que communiste et anarcho-syndicaliste……putain mais votre boss c’est Pinault , nous on a un gros con comme président faut admettre mais vous , vous avez la pire des saloperie immaginable ….alors de la mauvaise fois oui mais une couverture politique non ; en revanche bravo pour ton humour

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