Sochaux-AC Ajaccio (0-2) : déplacement de prestige à Bonal

Embarquement direction Sochaux, un mardi soir de février, pour notre plus grand bonheur.

Les semaines se suivent et se ressemblent. Après un déplacement en Coupe de France un mardi soir à Châteauroux, soldé par une victoire acéiste, c’est reparti pour un tour. Cette fois-ci, le match est un peu plus loin puisqu’il se déroule au stade Bonal de Sochaux. C’est la huitième fois que je me rends dans ce stade pour suivre l’AC Ajaccio. Un record pour moi. Les 5 heures de route se font relativement tranquillement : cela faisait un mois et demi que je n’avais pas fait autant de route pour l’ACA, j’étais clairement en manque. L’arrivée au stade se fait aux alentours de 18h, afin d’être en règle avec le couvre-feu. Enfin, presque.

Pourquoi ? Parce que je me suis tout simplement égaré aux abords du stade. Et oui, à Sochaux, j’ai l’habitude de trouver le chemin du parcage visiteurs les yeux fermés, mais aujourd’hui, c’est à huis-clos que se déroule le match. Il a donc fallu trouver l’entrée pour les accréditations. Et c’était plus compliqué que prévu. Je suis finalement entré dans le stade sur les coups de 19h. Les stadiers m’ont fouillé sommairement, m’ont donné mon accréditation de journaliste et m’ont indiqué le chemin pour la tribune de presse. Sauf qu’ils n’avaient pas l’air de très bien le connaître. J’ai suivi tant bien que mal leurs indications et… je me suis perdu. J’ai pu trouver l’accès grâce à l’intervention d’un tiers et me voici devant ce grand et beau stade, avec une belle vue, dans l’espace presse. Contrairement à d’autres stades que j’ai pu faire, l’espace presse de Bonal est plutôt resserré, en forme de carré, alors qu’ailleurs il est plutôt en longueur. Les tables et les sièges sont plutôt rustiques et vieillots, mais je ne peux clairement pas me plaindre. Quel bonheur d’être là. Surtout que la météo est (pour le moment) agréable. C’est la première fois que je viens à Sochaux et qu’il ne fait pas froid. Bon, ça changera plus tard dans la soirée, avec une fine mais intense pluie qui fera son apparition.

Autre détail important : un panier repas attend chaque journaliste présent. Dedans, il y a de quoi nourrir trois étudiants français en difficulté. Je vous en dis plus à ce sujet plus tard.

Pour cette rencontre, Olivier Pantaloni a décidé de faire souffler quelques cadres. Il faut dire qu’entre la Coupe de France, les journées de championnat tous les trois jours, le rythme des matchs est effréné. Mais cette saison, l’ACA peut compter sur une profondeur de banc et d’effectif quasiment jamais vu. Avec des remplaçants aussi forts que les titulaires. Ainsi, Sainati prend la place de Kalulu dans l’axe, Huard est titularisé à gauche et Moussiti-Oko souffle, au profit de Courtet. Dans les buts, Benjamin Leroy est toujours suspendu : François-Joseph Sollacaro est chargé de garder la cage. Malgré ces changements, les cinq premières minutes seront acéistes, avant un coup de moins bien. Le reste de la mi-temps sera géré par les locaux. Enfin presque.

Alors qu’Olivier Pantaloni s’énervait sur le banc à base de « Oh les gars, on se réveille » ou de « Vous jouez à deux à l’heure », le premier tournant du match intervient à la 31e minute quand Sollacaro sort un arrêt réflexe à bout portant sur une tête sochalienne. Puis, le deuxième tournant du match, à la 45e minute : après une action bien menée, Nouri se retrouve face à Prévot, qui est à deux doigts de récupérer le ballon. Mais Diedhiou joue au kamikaze et découpe le milieu ajaccien par derrière. Pénalty et… carton rouge. La double peine est sévère, mais franchement, ça nous arrange. On peut également noter la polémique sur un soit-disant hors-jeu en début d’action, mais les images montrent que c’est à la limite. Le pénalty est transformé par Gaëtan Courtet.

Interview de Christophe Diedhiou dans la presse locale le matin du match. On a pu le vérifier.
Alors, hors jeu ou pas ?

C’est la mi-temps : 0-1 pour l’ACA, avec un peu de chance, mais ce n’est pas un hold-up non plus. La deuxième période commencera sur des chapeaux de roues. Pratiquement sur le coup d’envoi, Diallo lance une grande transversale vers Courtet, qui s’arrache pour la détourner de la tête. Le ballon atterrit sur Bayala, qui décale intelligemment sur Barreto, parti dans le dos. Seul, Barreto s’avance et trompe tranquillement le gardien adverse. 0-2. Du grand art. Les deux buts de l’ACA sont consécutifs à deux belles actions, rondement menées, dans des styles différents. La suite de la deuxième période sera placée sous le signe d’un ACA qui gère tranquillement. Jusqu’au pénalty de compensation sifflé par l’arbitre de la rencontre. Heureusement, Niane vient le frapper sur le poteau. Ces dernières semaines, Sollacaro a fait face à deux pénaltys, sans encaisser le moindre but sur ceux-ci. Le jeune gardien ajaccien fera de nouveau parler de lui quelques minutes plus tard lors d’un face-à-face avec Bryan Soumaré. Le portier attendra le dernier moment pour se coucher et détournera en deux temps la tentative sochalienne. François-Joseph Sollacaro fait mieux que de l’intérim pendant la suspension de Leroy. Quel plaisir !

Score final : 2-0 pour l’ACA. Une victoire maîtrisée, méritée, qui nous permet de remonter au classement. Toujours un plaisir de venir (gagner) à Bonal. Il est l’heure de partir…

Mais avant, il faut faire un détour par les chiottes, bien évidemment. Direction les premières que je trouve : celles situées dans l’espace Prestige, une sorte d’immense loge sans doute habituellement réservée aux riches entreprises et invités. La porte était ouverte, j’y ai fait un tour et le contraste est bien sûr saisissant avec les vieilles chiottes dégueulasses qui puent la pisse du parcage visiteurs. Ici, c’est grand, brillant, ça sent bon, c’est propre. Bon, pour des toilettes prestiges, c’est aussi bien, voire moins, que les chiottes ‘normales’ de certaines tribunes d’honneur de Ligue 2. Mais c’est agréable tout de même : il y fait bon, il y a du PQ, du savon, de l’eau, des toilettes qui se ferment et qui ne sont pas à la turque… Ça vaut sans doute un 4/5.

C’est seulement une fois dans ma voiture que je déballe le panier repas offert par le club. Dedans, c’est le sac de Mary Poppins : plus tu sors des choses, plus il y en a. C’est la première fois que je vois autant de nourriture dans un stade.

Les + :

  • La quantité mais aussi la qualité, tous les produits étaient bons et visiblement frais.
  • Il y avait des spécialités du coin, dont pas mal de fromages et de la charcuterie. Tout avait du goût.
  • La petite salade de pomme de terre avec des œufs, c’est une très bonne idée. En plus, c’était frais.
  • Tout était prévu : serviette, couverts en bois écolos, des petites boîtes pratiques.
  • Une petite farandole de desserts bien sucrés, ça fait toujours plaisir.

Les – :

  • Il manquait quand même une petite boisson dans tout ça.
  • Du pain, du pain et encore du pain. Trop de pain ?
  • Le petit sandwich fromage frais/tomate, il y avait du fromage et de la tomate juste sur le bord, pour faire croire qu’il est bien garni. Mais en fait non.
  • Le petit hot-dog était bien trop étouffant.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,75/5. C’est copieux, bon. Il y a de la quantité, de la qualité. C’est tellement bien qu’il ne faudra pas s’étonner si les supporters n’aiment pas les journalistes : ils ont de la meilleure nourritures qu’eux.

Bon allez, tchao, on se retrouve très bientôt, je l’espère, pour de nouvelles aventures.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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