Toulouse FC-AC Ajaccio (2-2) : enfin de retour dans les parcages visiteurs

Après des matchs amicaux encourageants au quatre coins du pays, direction Toulouse pour la première journée de Ligue 2. Et tout s’est passé comme prévu : bien.

Le départ se fait la veille du match, le vendredi, pour me laisser le temps de travailler le samedi matin. Sept heures de route, des beaux paysages et une arrivée à l’hôtel aux environs de 19h. C’est pendant ce trajet que je me suis rendu compte que la trentaine arrivait bientôt pour moi. Comment ? Parce que j’ai dû m’arrêter pisser deux fois sur la route. La prostate les amis, la prostate.

Je prends mes quartiers au Dios Hôtel de Bruguières, coincé entre un péage d’autoroute et une zone industrielle à vingt minutes de Toulouse. Pas de répit et dans la foulée c’est direction Le Gué des Moines, une brasserie artisanale sympathique non loin de là. J’y retrouve deux amis groundhoppers Zalka BJ et L’Expat’ Rémois. L’occasion de se raconter quelques souvenirs de stades, de s’envoyer deux ou trois demis, un paquet de chips, puis une planche de charcuterie et de fromage dans un restaurant du centre de Bruguières. Le Gué des Moines est bien sympathique mais attention : ne comptez pas vous mettre une mine là-bas, le bar ferme à 20h30. Ou alors il faut commencer tôt.

La nuit est paisible, la matinée de travail studieuse. J’en profite pour aller goûter des spécialités locales dans le McDonald’s du coin avec un McCassoulet que je vous recommande si vous passez dans le coin : ce mélange de haricots blancs et du pain à burger de Mcdo est un délice. Tout ceci est bien évidemment faux. Mais j’espère avoir des lecteurs pas si naïfs que ça et qui auront compris le second degré rapidement. Ce qui est vrai, c’est qu’à Toulouse, les jeunes disent « Merci le sang » à leur meuf. Et que les meufs disent à leur mec « Je m’en bats les couilles, frère ». J’ai pu le remarquer avec le couple qui mangeait à côté de moi dans le fast-food.

Je résume vite mon déplacement mais j’écris ces lignes dix jours plus tard, donc mon récit perd forcément en intérêt, mais vous ne m’en voudrez pas. Tout est résumé dans la vidéo que j’ai pu sortir il y a quelques jours déjà, à retrouver ci-dessous.

Vient le moment de stress tant attendu : le départ pour le stade et la peur de ne pas trouver le parcage visiteurs du Stadium, l’un des plus compliqués à trouver, caché sous un pont, derrière un pilier. Pour ceux qui y vont dans les semaines à venir, c’est simple : suivez la direction du vaccinodrome et plutôt que de rentrer dans le parking du vaccinodrome, suivez la route à gauche puis tourner à gauche. L’entrée du parcage est à votre gauche au niveau des pylônes. L’inconvénient d’avoir le plus grand vaccinodrome d’Europe à côté du stade fait que vous rencontrerez des embouteillages, alors prévoyez large niveau horaire. Un premier stadier me prévient qu’il faut un pass sanitaire pour entrer dans le stade. Non ?!! Sans déconner ?! Je n’étais pas au courant. (Bien sûr, j’ai mon pass sanitaire). Un second me fait entrer en voiture en me demandant : « Ajaccio, c’est à côté de Lille ? ». Bon, pas tout à fait, mais c’est sur une « île », c’est presque pareil. Un autre m’accompagne jusqu’au parking.

Le billet du match est à cinq euros, un autre stadier contrôle le pass sanitaire mais pas la pièce d’identité et enfin a lieu la fouille du sac et le dépliage de la bâche, le chef de la sécu voulant savoir « s’il n’y a pas de message politique ou d’insulte contre les arbitres dessus ». Il me « fait confiance » mais s’il y a un problème il n’hésitera pas à « venir me sortir ». Ça tombe bien, sur la bâche se trouve seulement le nom de notre groupe de supporters : I Sanguinari. J’en profite pour faire part de quelque chose que je n’ai jamais compris au Stadium. Pourquoi les supporters visiteurs doivent-ils passer au milieu des supporters toulousains pour arriver jusqu’au parcage ? Genre il n’y a pas de barrières, et presque aucune protection. Pas qu’il y en ait vraiment besoin, c’est juste que cette configuration est unique parmi tous les stades que j’ai pu faire.

Bref, le temps est idéal, il fait chaud mais pas trop, la pelouse est magnifique, le Stadium me plait bien avec ses couleurs et l’inclinaison des tribunes moins importantes qu’ailleurs. On bâche tant bien que mal sur un muret en pente qui n’est pas fait pour ça. Attention, si vous allez en parcage visiteurs au Stadium de Toulouse, vous risquez de finir à l’hôpital si vous montez debout sur les strapontins : l’équilibre y est difficile à trouver et vous vous ferez des frayeurs. Plusieurs supporters ont été à deux doigts de la chute. Pour ce match de reprise, environ 15 supporters de l’ACA étaient présents en parcage, dont certains venus d’Ajaccio. Et merci au speaker qui m’a fait une dédicace au micro, en parlant de ma 106 notamment (RIP).

Vous avez tous vu le match ou le résumé (vu que j’écris ces lignes 10 jours après, je répète) donc je vais seulement dire : QAZIM LACI ON T’AIME ! Score final : 2-2, avec un doublé de l’Albanais, très en forme. L’ACA a fait preuve d’une énorme force de caractère, d’une solidarité à toute épreuve, d’une hargne sur tous les ballons, sans renier le jeu, avec quelques séquences intéressantes, même s’il était forcément plus compliqué de tenir le ballon à 10 contre 11 dès la 35e minute (après l’expulsion de Vidal, l’arbitre ayant le carton un peu trop facile). Faire un match nul à l’extérieur, face à un club qui vise la montée et en infériorité numérique, ce n’est pas rien. Le début de saison est prometteur (ce qui est confirmé par la victoire 3-1 en J2 face à Amiens). On remercie Qazim Laçi d’être venu célébrer son deuxième but avec le parcage et on remercie également les joueurs d’être venus nous saluer à la fin du match. Cela faisait 512 jours qu’I Sanguinari n’avaient pas pu bâcher en match officiel et pouvoir le refaire lors d’un tel match QUEL PLAISIR !

Avant de vous laisser, on passe bien évidemment au casse-croûte.

Les + :

  • La dame de la buvette était sympathique.
  • Il paraît que la seule buvette du stade était celle du parcage visiteurs. Je ne sais pas si c’est vrai mais des Toulousains nous ont demandé de leur prendre à manger dans notre buvette parce que la leur était fermée.
  • Mine de rien, il y avait du choix en terme de sandwichs froids, de friandises et de boissons, avec des trucs que l’on n’a pas l’habitude de voir ailleurs.
  • Mon choix s’est porté sur une Powerade (c’est dégueu mais je m’en devais d’en prendre une pour la première fois dans un stade) et sur le classique jambon-fromage. La boisson était bien fraîche et le sandwich comportait deux sortes différentes de salades, de la mâche et de la frisée, et ça, c’est très rare.

Les – :

  • Le pain industriel a fait que j’ai failli m’étouffer en croquant dedans.
  • Le fromage présentait des tâches noires suspectes. Mais je l’ai mangé quand même.
  • Ils auraient pu être un peu plus généreux avec plus de jambon, de fromage et de salade.
  • Le prix : 7 euros 50 pour ces deux choses.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 2,75/5. L’accueil est souriant, le choix des victuailles est multiple, le sandwich n’était pas si dégueulasse que ça… La qualité manque sans doute un peu, mais le principal y est quand même. Pour ce retour dans les parcages de Ligue 2, on ne va pas être trop relous. 2,75 donc.

Maintenant, direction les chiottes. Premier bon point : elles sont aux couleurs du club. Elles sont globalement propres (encore heureux qu’ils les aient nettoyées après presque deux ans sans s’en servir). Elles sont grandes, avec des pissotières et plusieurs cabines fermées, dont une pour handicapés. Les chasses d’eau fonctionnent, il y a du PQ, de l’eau coule des robinets (ne vous moquez pas, ça n’arrive pas tout le temps) mais il n’y a pas de savon et le sèche-mains ne fonctionne pas. Là encore, on ne va pas être trop intransigeant. 4/5.

Voilà, le périple du mois de juillet est terminé. On aura parcouru la bagatelle de 4886 km et roulé 53h30 pour cinq matchs avec comme bilan sportif deux matchs nuls, deux victoires et une défaite. On prend un peu de repos et on se revoit à Auxerre dès ce 7 août. À L’OURS !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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