Arsenal – Leicester (3-1) : La Gunners Academy déroule beaucoup trop facilement

Camarades, citoyens du monde, amis de la galaxie Horsjeuienne, bonjour.

Voilà que nous retrouvons le football. La trêve internationale, cette foutue période d’emmerdement maximum, s’est achevée. Pour le plus grand bonheur des fans de ballon rond, donc pas ceux de Manchester United. N’ayez crainte chers amis, dans un mois on reprend les mêmes et on recommence. Misère.

Bref. C’est un match contre Leicester qui nous intéresse aujourd’hui. Claude Puel fait un taf remarquable chez les Foxes. C’est une équipe qui donne du fil à retordre à ses adversaires. De bons jeunes, une base solide, un recrutement plutôt intelligent… Non, non, c’est vraiment pas mal.

De là à dire qu’on « panique » avant le match… N’exagérons rien. On marche tellement sur la flotte que rien ne peut nous résister (sauf Liverpool le 3 novembre évidemment). Pour l’occasion, Emery continue de nous surprendre avec ses compositions d’équipe. Monreal et Kolasinac sont portés disparus, c’est donc l’arrière droit remplaçant qui récupère le rôle : Lichtsteiner. Sokratis aussi est sur le flanc, ce sont donc les énergumènes Mustafi et Holding qui débutent ensemble en charnière. Iwobi est conforté, Mkhitaryan de retour, Özil derrière Lacazette. Aubameyang et Ramsey débutent sur le banc.

Prêt ?

Allons-y !

L’oeuvre…

En réalité la première période n’est vraiment pas géniale. Leicester entame fort le match, presse bien, bloque les transitions d’Arsenal. Ils pressent haut les bougres, nos liaisons sont coupées et on n’arrive pas toujours à sortir proprement le ballon. Les trente voire quarante minutes inaugurales sont très très compliquées, ne nous mentons pas. Quelques séquences de beau jeu sont ternies par beaucoup trop d’imprécision dans les transmissions. Et nos adversaires vont être récompensés de leurs efforts sur un but contre son camp de Bellerin (1-0, 31e). Il faut le reconnaître, il est assez malheureux sur le coup. Rien de surprenant finalement. Leno en sort quelques-unes, dont une tête de Maguire qui l’oblige à faire une parade assez incroyable. Il y a deux trois situations tendancieuses dans la surface aussi, et un penalty aurait très bien pu être sifflé contre Arsenal. Bref, à ce moment-là, le score est on ne peut plus logique.

Ce but va quelque peu bouger le cul de nos artistes. On sent la volonté d’arrêter de se faire marcher sur les pieds. Et sur une des rares situations où Arsenal va tout réussir, de la récupération de balle jusqu’à se retrouver lancé face au jeu, avec une transition rapide et des joueurs opérationnels, ça va faire mouche. Xhaka, dans son camp, trouve Özil parti dans le dos de la ligne des milieux de terrain de Leicester, il combine avec Bellerin qui lui remet à merveille. Hop, la finition est parfaite (1-1, 45e). Un mouvement d’école. Le football est parfois si facile… Et nous ne sommes qu’au début.

On le sait, il y a quinze mondes entre les premières et les secondes périodes avec Arsenal et Emery. D’une performance un petit peu attentiste, sous pression, fébrile on passe à un bulldozer. Comme contre Fulham, Arsenal va dérouler. Dès la reprise, on sent de meilleures intentions : gros pressing dès la première relance des défenseurs, un positionnement plus haut, des joueurs agressifs et du mouvement, beaucoup de mouvement.

Plus question de subir, on change la façon d’aborder les événements : on devient acteur. Mais Leicester tient et vient alors le tournant du match. Sur un corner, Ndidi trouve la barre transversale sur une sortie cata de Leno et une défense apathique (58e). C’est la fin pour Leicester. Le cul bordé de nouilles peut-être. Pas mon problème.

La machine s’enclenche. Il va se passer un phénomène paranormal à la suite de deux changements effectués par Emery. Il sort Lichtsteiner et Mkhitaryan. Guendouzi et Aubameyang entrent en jeu. Rien ne vous choque ? Bah si, y a plus d’arrière gauche merde ! Hein quoi ? Et bah oui, c’est Xhaka qui va s’y positionner. Guendouzi se met aux côtés de Torreira.

Deux minutes plus tard à peine, ça paie. Le show Özil peut débuter. Et dans la vie, il y a parfois des choses inexplicables. La passe d’Özil pour Bellerin en fait partie. Aubameyang qui vient d’entrer en jeu marque le deuxième but (2-1, 63e). Trois minutes plus tard, Özil est au départ de l’action pour passer la balle à Guendouzi en aile de pigeon, puis en place pour réussir une feinte de corps sortie de nulle part et enfin à la passe décisive pour Aubameyang (3-1, 66e). Quel but absolument esseptionnel. Entre celui-ci et le but de Ramsey contre Fulham, le but du mois d’octobre va être difficile à choisir.

Arsenal aurait pu coller d’autres pions, mais faute de maladresse ou de malchance, on va en rester là. La fin de match est rythmée par pléthore de séquences fabuleuses, de jeu rapide, de combinaisons entre les joueurs. Tout ce qu’Emery souhaite voir. C’est beau. Très beau.

Les artistes…

Leno – 4/5 :

Il a réalisé plusieurs parades de grande classe et il me paraissait sévère de lui enlever un point pour sa sortie de merde sur la barre de Leicester (ne t’avise plus jamais de le refaire).

Lichtsteiner – 3/5 :

Il avait déjà dépanné à gauche en début de saison. Et bien c’est rassurant que ce ne soit que du dépannage hein.

Holding et Mustafi – 4/5 :

C’est toujours un peu compliqué pour eux sur certaines actions mais il y a du mieux. J’ai préféré les dissocier pour éviter de coller un « 0 » arbitraire à Mustafi. Et puis si je suis honnête Holding a été le moins bon des deux. Donc bon.

Bellerin – 4/5 :

Deux passes décisives, des montées incessantes et un apport offensif extrêmement bénéfique. Défensivement, il a également été bon, et malchanceux sur le but contre son camp. De réels progrès à noter !

Xhaka – 4/5 :

Drôle de match pour Granit. Averti comme à son habitude, il a quand même continué de gueuler sur l’arbitre pendant toute la partie. Un peu dépassé dans l’axe, il a été replacé comme arrière gauche à l’heure de jeu. Ce serait cool que l’opération ne se répète pas tous les jours. Après, vous me direz, éventuellement, s’il faut, si on pousse bien à gauche encore, il va se retrouver sur le banc…

Torreira – 5/5 :

Quel joueur. 30 millions d’euros par les temps qui courent ? Mais quelle affaire ! Il bosse, il bosse le bougre. Si un jour tu dois aller à la guerre, fous-le dans ton sac à dos.

Iwobi – 5/5 :

Le mec revit. C’est assez admirable de la part d’Emery d’ailleurs. Il a épuré son jeu, arrêté les fioritures, s’applique dans ses passes…

Özil – 10/5 :

Merci [insérer superlatif]

Mkhitaryan – 3/5 :

Le moins bon des joueurs offensifs, voire de tous les joueurs d’Arsenal. Il va retourner un peu sur le banc je pense, avec un passage d’Iwobi à droite et Aubameyang qui rentre à gauche.

Lacazette – 4/5 :

Pour le récompenser de tous ses efforts, c’est vraiment dommage qu’il n’ait pas réussi à marquer. Il aurait vraiment dû en réalité. Mais quel boulot abattu, et son apport dos au jeu et comme relais est précieux pour l’équipe.

Les intermittents du spectacle…

Guendouzi – 4/5 :

T’as vu la gueule du banc qu’on a cette année ? C’est bien bien bien.

Aubameyang – 5/5 :

Rentre à la 61e, à la 66e il a collé un doublé. Bon. Soit. Si on arrive à ne pas avoir besoin de lui dans le jeu et qu’on le trouve comme ça à la conclusion… Je signe. Que demande le peuple ?

Ramsey – non noté :

Quand Özil joue comme ça… Bref. J’aimerais bien qu’il reste parce que… Mais… Enfin je ne vais pas me lancer là-dessus. On y reviendra.

Le temps additionnel…

Et bien ça fait 10, dix victoires consécutives toutes compétitions confondues, une première depuis août-octobre 2007. Je ne vous mentionne pas les autres records, peur de porter la poisse…

7 victoires de suite en PL : une première depuis 2015.

L’équipe commence vraiment à avoir une certaine gueule… Merci Unai. C’est positif.

Prochaine étape, la Ligue Europa, jeudi, contre le Sporting (19h) et Crystal Palace dimanche (14h30).

See you soon.

Ray Parloir.

Ray Parloir

Franco-australien au cerveau complètement azimuté par tant d'années de dépression

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