Arsenal – Newcastle (4-0) : La Gunners Academy livre ses notes

Ça faisait combien de temps qu’on avait plus giflé une équipe qui le méritait ? J’arrive même pas à chiffrer. Je devais encore être régulier sur les académies à l’époque, c’est dire. Dimanche soir, Arsenal a accueilli Newcastle. 4-0, tarif qui fut un temps habituel quand les Gunners accueillaient une équipe de rang inférieur. Le risque à l’époque, c’était de gâcher 70% de possession en se faisant punir sur un contre merdique et de perdre un zéro contre une équipe de bourrins. Aaaaah, c’était le bon temps. Mais après un hiver long et douloureux hiver, le gars Mikel, tel l’hirondelle proverbiale, est peut-être en train de ramener le printemps.

Alors, restons mesurés, hein. Parce que ce 4-0, c’est aussi celui d’une première période épineuse, durant laquelle des Londoniens sans imagination n’ont pas su par quel bout prendre cette équipe de Newcastle bien campée sur sa surface. C’est celui d’un adversaire flingué, qui s’est effondré en fin de partie. Arsenal n’est pas sauvé et on pourrait tout aussi bien prendre une pile dès le prochain match. Mais on entrevoit de plus en plus régulièrement les fruits du travail de reconstruction d’Arteta. Ce dimanche, la charnière Luiz-Mustafi, dite charnière de l’Angoisse (et vous aurez noté la taille du A), n’a pas pris de but. Zéro, peanuts. C’est pas passé loin, c’est vrai. Mais au global, c’était d’une sérénité inenvisageable il y a encore quelques semaines.

Une certaine stabilité donc, une possession assez écrasante aussi et surtout, du jeu. Qui a toussoté, qui a eu du mal à se mettre en place face à un bloc bien regroupé, mais qui, une fois les réglages de la mi-temps effectués, a commencé à mettre l’équipe de Steve Bruce en pièces. Retour en grâce d’un Ceballos tranchant, performance enfin à la hauteur de Pépé, et même but d’Özil ET Lacazette en toute fin de match. Non vraiment, demain n’est pas garanti, mais dimanche, j’avais enfin retrouvé le sourire.

LENO : 3/5
Comme souvent impeccable sur ce qu’il a à faire. Un réflexe salvateur en première période sur un ballon dévié dans la surface, puis plus grand-chose jusqu’au poteau de Saint-Maximin en deuxième, sur lequel il n’aurait rien pu faire quoi qu’il en soit. Je me rendais compte hier à quel point ce garçon était devenu une vraie clé de voûte pour l’équipe. 

LUIZ : 3/5
Des interventions plutôt justes, des relances propres et puis des ouvertures claquées. Il a dû se faire raboter les oreilles par Arteta à la mi-temps, du coup il a arrêté de lever son ballon en deuxième, c’était ‘achement mieux. 

MUSTAFI : 3/5
Qu’on vienne pas me dire qu’Arteta n’a rien changé à Arsenal en quelques semaines. Le mec a aligné Mustafi, et cette espèce de planche pourrie interstellaire a produit un match propre, engagé et efficace. Doux Jésus, si on m’avait dit que j’écrirais ça en 2020, j’aurais ri à m’en faire péter le gosier. Bon, dès qu’il enchaîne trois bons mouvements, il peut pas s’empêcher de se prendre pour un Boateng de la grande époque et d’envoyer des ogives en tribunes, mais à part ça, bah, j’ai rien à dire. 

BELLERIN : 3/5
Toujours pas convaincu par son intégration au système d’Arteta. Rien d’alarmant, mais il paraît moins naturel que Maitland-Niles, il y a un flou autour de son placement et puis toujours ses passes-parpaings, ces touches de balles lourdes. Du nettement mieux en deuxième cependant, il a beaucoup combiné avec Pépé, ajusté ses réactions et sa distribution. 

SAKA : 5/5
Kolasinac n’était pas blessé dimanche. Kolasinac était banquette. Posé sur la touche par un minot de 18 ans, haut comme trois pommes, reconverti arrière gauche par un Arteta mastermind qui a transformé son système pour lui permettre d’exploiter ses qualités. Et le petit Bukayo a encore éclaboussé tout le monde de son talent. Surtout le gars Lazaro, dégaine de Sean Paul de Prisunic en bandoulière, qui n’avait sûrement pas prévu de se faire salir sa fierté par un môme. Quel gamin. 

CEBALLOS : 4/5
Il est requinqué, il joue à son poste, surprise épatante : il est bon. Bah oui. Pas de mystère hein. Timide et un peu hésitant en première, l’équilibre avec Xhaka ayant du mal à se trouver (en même temps, je suis pas fan de l’idée de les aligner tous les deux). Mais après la mi-temps, il a dégoupillé. C’est lui notamment qui a transformé le match, qui a appuyé sur le champignon en trouvant des angles de passes incisifs, en mettant dans ballons dans le dos de la défense de Castle. Bref, il a fini par chercher le danger et ça a changé les choses. Grosse coupe de merde par contre. 

XHAKA : 3/5
Discipliné à défaut d’être brillant – en tout cas, après avoir pris son jaune de gros con au bout de huit minutes de jeu. A partir d’un moment, il s’est contenté de filer le ballon à Ceballos pour le laisser trouver la verticale, chose pour laquelle il est moyennement qualifié. 

ÖZIL : 3/5
Le type marche tellement à la confiance, ça en devient presque épuisant. Il commence sur un tout petit rythme et puis, à un moment, il te cale un grand pont et une ouverture de l’extérieur, et là c’est parti, il s’allume. Il joue son match, se montre et après des siècles, revient même dans la colonne des buteurs. Mikel, putain de nécromancien. 

PEPE : 5/5
Sa première n’était pas mauvaise, mais son implication défensive – on sent qu’Arteta a insisté pour lui et pour Aubam’ dans le but de rééquilibrer l’équipe – l’a empêché de lâcher les chevaux. Et pour lui aussi, la mi-temps a été un déclencheur. Beaucoup plus incisif, beaucoup plus de courses vers l’avant et puis, les espaces aidant, il a commencé à devenir vraiment dangereux. Une passé dé’, un but. Les machines reprennent vie. 

AUBAMEYANG : 3/5
Il fait un match tout à fait passable et c’est donc en toute logique qu’il ouvre le score et fait basculer le match. C’est toujours la même putain d’énigme : il est au bon endroit, au bon moment. A côté de ça, rien de bien folichon, il est impliqué défensivement, il fait les replis et c’est vraiment chouette. Mais devant, c’est assez pauvre au final. Et pourtant, il pèse un poids inexplicable sur la perf’ de ses copains. 

NKETIAH : 2/5
Match compliqué pour le gamin, qui pourtant ressort de là en me laissant une bonne impression. Il a manqué de cartouches en début de match, il a donc cherché à sortir pour toucher le ballon. Ses collègues ont fini par le trouver et il a soit raté de peu, soit tergiversé. Mais il ne manque vraiment pas grand-chose. Avec un poil d’ajustement, lui aussi aura des choses à montrer. 



TORREIRA (à la 82e minute pour Ceballos) : Histoire de filer son ovation au gars Dani et puis de pas laisser les portes du saloon ouvertes trop longtemps. 82e minute, c’était tard quand même. 

LACAZETTE (à la 85e minute pour Nketiah) : On a vu qu’il voulait participer à la fête, il a senti que c’était l’occasion de se relancer. Ca a pas loupé. Une frappe baragouinée plus tard, Laca met fin à sa disette et inch’Allah, il se remet la tête à l’endroit. Belle réaction des copaings en tout cas sur son but.

WILLOCK (pour Özil à la 91e minute) : C’est lui qui lance Pépé sur le but de Lacazette. Newcastle s’était ouvert tel la mer Rouge, mais en quatre minutes de jeu, c’est déjà bien. 

Le Père Fidalbion

J'ai décidé de supporter Arsenal grâce à FIFA 99 : y avait Dennis Bergkamp sur la jaquette et c'était la première équipe disponible dans l'ordre alphabétique. Ce jour-là, j'aurais mieux fait de me péter une jambe.

2 commentaires

  1. Qu’est ce que ça fait plaisir nom de nom !
    Mais je ne sais pas qui Arteta va mettre dans son onze titulaire, et qui va être mis à la rotation.
    Des nouvelles d’Holding ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.