Besiktas Porto (1-1) La Dragão académie livre ses notes

L’enfer et le paradis sont des notions philosophiques, théologiques mais surtout de point de vue. Par exemple, le Vodafone Park. Fumigènes, volume sonore à faire un arrêt maladie à Werner, une ambiance avec un public chauffé à blanc.

C’est l’enfer pour des dirigeants disons français ou européens, mais un vrai kiff pour qui aime le football. Si l’enfer est pavé de personnes qui veulent faire la fête en chantant, cramant des fumigènes et assister à un match de foot, alors je vends mon âme.

Bom Dia,
Bref c’est la Ligue des Champions et c’est simple.
Si on gagne, on est qualifiés, voire on peut finir premiers avec résultat favorable à la dernière journée.
Nul ou défaite, on est dépendants du résultat de Monaco contre Leipzig avec notre destin entre les mains car une victoire sur Monaco nous propulse en huitième.

O Equipe :

Pour ce faire nous sommes toujours sans Marega et Soares.

besikats porto compo

O Jogo :

Ambiance de feu, l’Enfer promis est là. Les deux équipes ne font pas dans le round d’observation. C’est direct, pressing contre pressing, verticalité contre verticalité. On est les premiers à se mettre en évidence avec Ricardo qui cherche Aboubakar, mais le Camerounais est trop court. Le match n’a pas de réelle stratégie autre que créer un déséquilibre en cassant les lignes. C’est prenant, dans une ambiance survoltée.
Les occasions passent d’un camps à l’autre, avec José Sá qui sort le gros match face à Quaresma ou Babel, claquant les balles comme Bud Spencer distribuant des gifles. Les équipes semblent vraiment similaires avec des latéraux offensifs, un meneur qui se ballade (Brahimi / Talisca) et des joueurs intelligents qui bloquent les espaces et les relances courtes.

On ouvre le score sur une superbe combinaison. Suite à une faute sur Brahimi, Ricardo et Telles combinent. Telles feinte le centre et donne à Ricardo qui glisse pour Felipe qui une nouvelle fois fait montre de ses talents de finisseur.
Mais le plus simple c’est de voir ça avec un spécialiste de la tactique :

Le lien ici

Le Besiktas ne désarme pas mais ne semble plus en capacité de se mettre en position de frappe, enfin ça, c’est ce que je me dis avec le fait qu’on est en train de refaire le coup de Monaco.
Et bien évidemment, à la 37e, je me mets à jouer au fameux test du sphincter. Quaresma, bien décalé, enrhume Telles et tente la mine premier poteau mais Sá sort encore une grosse parade. Serein, je ne vois pas venir l’accident. Sûr de moi comme le capitaine du Costa Concordia, la perte de balle en touche ne me laisse pas entrevoir le beau numéro de Tosun qui fixe la défense et décale un Talisca seul pour conclure. 41e minute, 1-1.

La mi-temps arrive sur ce score de parité logique. On aurait pu prendre l’avantage sur nos contres, mais il faut bien reconnaître que les Turcs peuvent nourrir autant de regrets avec les trois superbes parades de José Sá, qui répond parfaitement aux attentes du coach.

On reprend mais pas moyen de poser le pied sur la balle. Si un déboulé de Ricardo manque de peu de trouver Aboubakar, on ne voit plus le cuir pendant presque un quart d’heure. On est en apnée, mais à ce moment-là, je nous vois plus comme des matelots du Koursk que héros du Grand Bleu.
Cette pression ne se termine pas en occasion de but mais en enchaînement de corners, jusqu’à ce que Babel fasse faire un tour à Maxí et décroche une frappe qui m’a fait bégayer dans toutes les langues. Heureusement ça finit sur la transversale de Sá.
Comme il est de bon ton de le dire, José a la réussite des grands gardiens et la chatte à la voisine. Dans la foulée, Quaresma fait danser la défense et cherche la lucarne de Sá qui une nouvelle fois dévie en corner.
Comme j’ai les fesses qui ne s’arrêtent plus de faire bravo façon clapping islandais, je ne réalise même pas que, sur le corner dégueulasse joué par les Turcs, Brahimi lance Aboubakar, qui entre dans la surface avant d’être repris par Medel… qui glisse à Ricardo. Le jeune international panique et tente un extérieur du pied qui part à cinq mètres de la cage alors qu’il était seul face à Fabrizzio.
Cependant, ce presque coup de poignard fait redescendre la pression des joueurs et du public, et nous remet en selle pour maitriser et nous procurer les dernières occasions du match, notamment à la 86e minute sur un coup de franc de Telles que Marcano reprend de la tête sans trouver le cadre.

O Dragoes :

Sá : 4/5
On ne va pas se mentir, il a fini de gagner sa place. Tout claquer sauf une frappe à six mètres, la réussite sur la barre de Babel, et une sérénité dans le jeu aérien.

Besikatas porto Sa

Quand tu montres ton talent.

Maxí : 3/5
Oui il s’est fait enrhumer deux fois mais il a géré et su faire preuve de vice pour sortir Tosun de son match après sa passe dé’. Toujours eu un faible pour les salopes.

Felipe : 4/5
Meilleur finisseur que la plupart des avant-centres, Felipe est aussi un monstre physique dans l’engagement. Comme on les aime.

Besikats porto Felipe

Savoir sortir ses atouts.

Marcano : 3+/5
Aucun duel perdu, il essai de contrer la passe et manque de réussite. Mais il a géré les vagues turques comme la muraille de Chine les hordes mongoles.

Telles : 3/5
Très présent offensivement, il ne prend pas le marquage sur Talisca, cependant gros match face à Quaresma ce qui n’est pas aisé.

Danilo : 4/5
Il fallait un mât, un repère au milieu de cette tempête qui a tenté de s’abattre. Il était là, récupérant tout ce qui est passé par l’axe.

Oliveira : 3/5
Il a étouffé Talisca, sauf sur le but, sa seule inattention. Sobre, récupérateur, il a fait le boulot de l’ombre si précieux, surtout avec sa qualité de relance.

Herrera : 3/5
Inépuisable, au pressing, en contre-attaque, il lui a manqué la justesse dans la dernière passe ou la frappe.

Brahimi : 3/5
Si bon dans ce rôle d’électron libre qui descend et lance les autres vers les chevauchés des Walkyries.

Ricardo : 4/5
Une passe dé’ et l’occasion de tuer la match. Ricardo c’est juste le bonheur de jouer, tu le mets n’importe où, il fait le taf.
Besikats porto Ricardo

Quand tu es prêt à tout donner.


Aboubakar : 3/5

Pas en réussite mais ô combien important pour toujours garder la pression sur la défense adverse et initier les contres.

O Banco :

Corona : 3/5
A tenté mais n’a rien trouvé.

Reyes  : Não Bigode
Pas eu le temps.

Remarques à la con :

L’ambiance et le niveau de Besiktas peuvent en faire un prétendant pour les quarts selon le tirage. L’équipe est solide, cohérente et ses gloires, bien que sur la fin, son parfaitement adaptées à ce système vertical où les plus jeunes compensent.

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Homerc

Né un soir de mai 1987 devant une talonnade devenu mythique. Tranchant comme Couto, précis comme une trivela de Quaresma, Dingue comme Futre #Troll #Sexe #RockNRoll

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