Les Vikings Blagult sont de retour !!!

« On avance plus vite la main dans la main » voilà un chouette proverbe cul cul la praline qui sert parfaitement notre académie du jour.

La Suède se présente unie et solidaire avant cet Euro « presque » 2020. L’objectif est de conserver la dynamique née de la Coupe du Monde en Russie et par le truchement du hasard, ou des circonstances favorables, sur un malentendu… Bref, revoilà la Suède et on est bien content de vous les présenter.

La Suède en quelques infos (souvent inutiles)

La meilleure blague du monde est officiellement suédoise. Non, amis girondins, pas la peine de faire les marioles, il ne s’agit pas d’une allusion cachée à Kiese Thelin. Pourtant il s’y connaît le bougre en contrepèterie avec ses pieds (ne cherchez pas, y’en pas). Laissons le comique de service de coté. Oui, la meilleure blague du monde est suédoise. Lors d’un concours mondial, regroupant donc par définition le monde entier, chaque pays présentait sa blague. Attention, c’est une enquête absolument sérieuse et organisée par le Reader’s digest. Soumis à un vote du type « Eurovision », les résultats sont éloquents. La blague suédoise est la meilleure et de loin. Nous vous la soumettons à votre sagacité légendaire :

C’est l’histoire d’un urbain qui décide de partir chasser à la campagne. L’homme, en costard-cravate, arme son fusil, vise et tue un faisan. La bestiole tombe dans la cour d’une ferme. Le type s’approche de la ferme avec l’intention de récupérer son trophée et tombe nez à nez avec un paysan teigneux : « Ce gibier est tombé dans MA ferme! Il est à moi ! », hurle le fermier.

Mais le chasseur n’en démord pas. « C’est moi qui l’ai tué ! Rendez-le- moi ! » répond-il

« Très bien, mon gars. Si tu veux récupérer ton faisan, on va se le jouer à la campagnarde », continue le paysan.

« C’est-à-dire ? », hurle le chasseur.

« Eh bien, je vais te donner un bon coup de pied là où je pense, puis ce sera ton tour. Celui qui criera le moins fort emportera le gibier » déclare donc le fermier

Le chasseur accepte et se met en position, jambes écartées. Le paysan prend son élan et… vlan ! dans le mille. Le chasseur s’écroule et se tord de douleur. Vingt minutes plus tard, il réussit tant bien que mal à se relever pour prendre sa revanche, mais le paysan l’arrête et dit : « C’est bon maintenant, tu as gagné. J’abandonne. Tu peux récupérer ton faisan ».

L’humour par Mug existe aussi dans le grand nord

Autre bonne blague Suédoise, le royaume, car c’en est un, a accordé le droit de vote aux femmes (mariées) en 1862. Quand on connaît l’histoire des suffragettes en France, cette précocité peut surprendre. Il aura fallu un siècle de plus pour que les femmes françaises puissent disposer d’un compte bancaire sans demander l’autorisation préalable à leur mari…

Le Palais Royal est le plus grand palais royal du Monde. Ahhhh ça envoie du pâté là.

La Suède compte un ordinateur pour deux habitants. Cette statistique passionnante vous est offerte par le Mensuel Micro Hebdo, ne manquez pas le mois prochain, la grande enquête sur les anti virus. Pourquoi peuvent ils être gratuits ? Peut on leur faire confiance ? Est ce une invention chinoise ? Le grand reset c’est pour demain ou après demain ?

Abba, The Cardigans, Ace Of Base, Europe, Army of loves, Haggkvist, The Wannadies, Refused, Imperiet, The HellaCopeters, de 3 kaféerna i gormand, la Suède compte plus de groupe musicaux à l’aura internationale que d’heures d’ensoleillement dans l’année.

La lentille astronomique est une invention suédoise, les lentilles au petit salé une invention auvergnate (ce qui reste à prouver soit dit en passant).

C’est le pays le plus nucléaire du monde. Avec 10 réacteurs pour 9 millions d’habitants. Vivement la petite centrale produite en kit par Ikea (une académie sur la Suède sans la petite mention Ikeesque est absolument impossible. C’est un pré-requis indispensable et contrôlé par notre direction).

La Suède n’a manqué aucun Euro de Football. C’est la classe, hein. On n’a pas vérifié mais on l’a lu quelques part. Alors, on va faire comme si on avait vérifié. Merci de votre indulgence.

Le sélectionneur qui sélectionne

Si vous avez suivi les derniers épisodes de nos Blagult à la coupe du monde 2018, vous connaissez déjà un peu Janne Andersson. On va tout de suite mettre les choses au point, le bon Janne n’est pas précisément le sélectionneur le plus glamour du plateau. Ça tombe bien, on s’en fout. Le bonhomme est sélectionneur depuis 2016 et son CV parle pour lui. Après avoir gagné sa réputation à l’échelle nationale (dont un superbe passage à Norrköping), Andersson hérite d’une sélection vieillissante éreintée par des résultats pour le moins insuffisants à la coupe du monde 2014 et à l’euro 2016. Pour couronner le coup, Zlatan annonce sa retraite internationale.

Alors Janne, vous le sentez comment cet Euro ?

Le chantier est énorme. Janne Andersson relèvera le défi. Il se qualifie à la Coupe du Monde 2018 en éliminant l’Italie en barrage. Il atteint les quarts de finale, battu par des Anglais réalistes. Les Blagult enchaînent et se qualifient sans encombre pour l’Euro 2020. Le boulot est propre. Difficile de lui demander beaucoup plus non ? Si les genoux cagneux de Zlatan avaient résisté, Benzema n’aurait pas été le seul à faire un retour tonitruant en sélection. L’enfant terrible suédois aurait aimé offrir aux supporters une belle épopée internationale. Il lui encore reste la Coupe du Monde 2022, une ultime chance de faire briller les couleurs de son pays et d’asseoir un peu plus sa légende.

Les joueurs à suivre

Isak, l’héritier

C’est au tour d’Alexandre Isak de prendre son envol et de devenir enfin le successeur de Zlatan. Les similitudes entre les deux joueurs sont légions. Tous deux sont des enfants issus de l’immigration et des quartiers populaires, tous deux ont démarré leur carrière très jeune, tous deux ont été supervisés et recrutés par des clubs étrangers avant la fin de leur formation. Isak est une grande perche d’une mètre quatre-vingt-dix. Pour sa taille, il est très habile de ses deux panards. Solide sur ses appuis, le précoce attaquant commence à faire parler de lui. Il débute à l’AIK Solna. Rapidement, il s’impose comme titulaire. Il devient le plus jeune buteur de l’histoire du club. Ce n’est pas rien. Quelques semaines plus tard, le jeune joueur bat un nouveau record de précocité en sélection en devenant le joueur le plus jeune de l’histoire des Blagult. Il marque son premier but international trois jours plus tard contre la Slovaquie. Le garçon n’a même pas dix-huit ans.

On a presque tapé Isak dans la barre de recherche, je sais pas si c’est un super bon signe pour la Suède. En tout cas, pas sur que le gamin se doute de sa mauvaise situation à ce moment de l’ascension…

Ciblé par les plus grands clubs européens, Isak choisit le BvB. C’est le premier couac de sa carrière. Il passe du statut de star à celui de jeune espoir. Ce changement lui fait mal. Il ne joue pas et rumine sur le banc. Tuchel décide de le prêter à Willem II au Pays Bas. En quelques semaines, le Suédois retrouve la forme. Il claque but sur but et amène son équipe en finale de la Coupe. Les statistiques s’affolent et on recommence à le comparer au plus grand. La Real Sociedad va flairer la bonne affaire. Prêté, puis recruté définitivement l’année suivante, Isak marque et convainc les derniers sceptiques. Il remporte la coupe du Roi et se place parmi les révélations de la saison.

Cet Euro doit être le sien, celui de la confirmation et des espoirs. Il a déjà surpassé son modèle Goitom, son aîné, et lui aussi fils d’immigrés Erythréens. Il lui faut désormais tutoyer les sommets et exploser au grand jour. Toute la Suède en rêve.

Berg, le retour au Pays

Après avoir bourlingué dans toute l’Europe, Marcus Berg revient enfin au pays. Son retour agite le marigot médiatique et on se met à rêver au début de la rédemption de l’IFK Goteborg. Faut dire que Marcus a marqué le club, il est probablement un des derniers joueurs marquants formé par l’IFK. Marcus arrive comme Junior au club. Il se trimballe comme pas possible en équipe de jeune. Il claque doublé sur doublé. On ne voit que lui. A dix-huit ans, Berg fait ses idées en équipe première. Il y restera. On le surnomme Svarte Marcus (le Marcus Noir) en hommage à une ancienne gloire des années 20, Filip « Svart » Johansson qui avait la particularité d’avoir des cheveux d’une noirceur légendaire. Svarte Marcus ne fait pas très attention à ces considérations capillaires. Il accepte son surnom comme une marque de respect. Il continue son petit bonhomme de chemin. Il quitte sa suède pour Hambourg, juste le temps de remporter son premier titre avec l’IFK. Les supporters Blåvitt ne le savent mais le pire les attend. De cette équipe triomphante, il ne restera bientôt plus que les souvenirs. Du titre, il n’en est plus question. Des ambitions, on se limite aux joies du maintien facilement acquis. De l’espoir, il n’en reste guère que pour les plus optimistes.

Marcus Berg vivra de loin les affres de l’IFK. Il débarque à Groningen. Il n’est pas parasité par toutes les distractions qui ne sont pas légions sauf si tu es particulièrement fan des constructions néogothiques. Dans le Nord des Pays Bas, Marcus empile les buts, il en inscrit la bagatelle de quarante-quatre en soixante-neuf matchs. Vous imaginez bien que ses performances n’allaient pas passer longtemps inaperçues. Hambourg est une des équipes ambitieuses de Bundesliga à cette époque là (comme quoi, tout va très vite dans le foot). Ils le supervisent en voisin, une fois, deux fois, trois fois. Ils le veulent. Son transfert à Hambourg sera un échec retentissant. L’euro Espoir 2009 lui permettra tout de même de relever la tête et de refaire parler de lui. Il pousse la Suède en demi-finale en terminant meilleur joueur et buteur de la compétition. Après un prêt salvateur au PSV et un joli coup de projecteur, Svart Marcus va découvrir le deuxième club important de sa carrière. L’avant-centre signe au Panathinaikos. Il remporte le titre de meilleur buteur et trois fois le titre honorifique de meilleur étranger du championnat. Malgré sa réussite et son efficacité, Berg ne sera jamais approché pour évoluer dans un grand championnat.

Il a pourtant des qualités unanimement reconnues. Il sait dribbler, il frappe des deux pieds (rarement en même temps). On pourrait même le qualifier de frappeur compulsif. La réputation du championnat grec n’a pas du arranger sa cause. Marcus aura vécu une chouette carrière, disputant la finale de la coupe du Monde des clubs en 2018 avec Al Ain, jouant la ligue des Champions avec Krasnodar (où il est buteur contre Rennes) et devenant une légende en Grèce. On ne s’empêchera pas d’être tout de même un peu déçu de ne jamais l’avoir vu à l’œuvre dans un grand championnat. Svart Marcus a un dernier Euro pour mettre les pendules à l’heure. Il sera alors temps de parler d’évoquer son retour à Göteborg, de sa passion pour l’IFK et de son respect pour Pontus Farnerud.

Jordan Larsson, au nom du père

Il a beau être jeune, il en a vu des trucs, il a connu des galères et pas des petites. Formé à Helsinborg, Jordan a l’honneur d’être entraîné par son père. Le bon Henrick est une légende d’Helsinborg. Le club est dans la merde et Larsson senior est appelé comme pompier de service, l’ultime chance avant le chaos. Il sauve le club la première année avant de subir la saison suivante les affres de la descente, dans les dernières secondes du dernier match de l’année. Les supporters descendent sur la pelouse, ils s’en prennent à la légende du club et à son fils. Le premier est sifflé, plus exactement conspué. Le second est bousculé, on lui reproche de trop jouer, d’être le fils à papa, le pistonné. Jordan Larsson quitte donc Helsinborg avec pertes et fracas. Il arrive au NEC Nimègue sur la pointe des pieds. Le gamin est traumatisé. Petit à petit, il se reconstruit. Il joue, devient un peu plus polyvalent, il augmente son volume de jeu et sa capacité à faire des efforts. Cette année, loin du pays et loin des polémiques avec son paternel, lui permettra de reprendre son souffle et de donner un nouvel allant à sa carrière.

Norrköping flaire la bonne affaire. Les Snoka ont pour habitude de relancer les anciennes gloires des autres, les espoirs déchus. Le froid les revigore. Ca fait circuler le sang parait-il, ça rafraîchit les idées. Jordan retrouve sa place. Deux belles saisons suffiront à lui offrir un beau contrat au Spartak Moscow. Habitué à la fraîcheur, Jordan n’est pas dépaysé. Il s’impose en attaque, dispute la Ligue des champions et redevient un prétendant légitime au Blagult. Si fiston veut rattraper le temps perdu, ça commence maintenant.

Les Vikings en piste

On surveillera également de près l’animation sur les ailes avec Kulusevski, plutôt en demi-teinte cette saison à la Juventus, et avec Forsberg, excellent avec le RBL. Ils seront les baromètres de cette équipe.

Le Trio Magique, la clef de la réussite

En défense, l’attention sera naturellement dirigée vers Lindelof. Helander, quant à lui, sort d’une très belle saison aux Rangers. Il peut être un des facteurs X de cette sélection. L’ensemble est homogène, pertinent et complémentaire. Il manque peut-être un joueur de talent pour prétendre à jouer les troubles fêtes. Mais l’aquavit peut faire des miracles.

Gardiens :

Jonsson (FC Copenhague, DAN)

Nordfeldt (Gençlerbirligi, TUR)

Olsen (Everton, ANG)


Défenseurs :

Augustinsson (Werder Brême, ALL)

Bengtsson (Vejle Boldklub, DAN)

Danielson (Dalian Pro, CHN)

Granqvist (Helsingborgs)

Helander (Glasgow Rangers, ECO)

Jansson (Brentford, D2 ANG)

Krafth (Newcastle, ANG)

Lindelöf (Manchester United, ANG)

Lustig (AIK Solna)


Milieux :

Cajuste (Midtjylland, DAN)

Claesson,

K. Olsson (FC Krasnodar, RUS)

Ekdal (Sampdoria, ITA)

Forsberg (RB Leipzig, ALL)

S. Larsson (AIK Solna)

Sema (Watford, D2 ANG)

Svanberg (Bologne, ITA)

 Svensson (Guangzhou R & F, CHN)


Attaquants :

Berg (FC Krasnodar, RUS)

Isak (Real Sociedad, ESP)

Kulusevski (Juventus, ITA)

J. Larsson (Spartak Moscou, RUS)

Quaison (Mayence, ALL).

Les Adversaires

Les Espagnols sont en pleine tourmente. Le Covid pourrait leur jouer un sacré tour. Malgré une équipe diminuée, l’équipe préférée de Manuel Valls semble avoir une marge d’avance. La qualification se jouera plus avec la Pologne et la Slovaquie. Le Groupe est homogène mais il est assez aussi bien plus complexe qu’il n’y parait. La Slovaquie est une habituée des compétitions internationales et la Pologne espère encore que sa génération dorée parviendra à réaliser un authentique exploit.

Eric Sonkisson

Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains le dissimulent mieux que d'autres. Envoyé Spécial chez les Vikings, voisin de Tomas Brolin et de Stefan Edberg

2 commentaires

  1. Je pense que je vais suivre les pérégrinations du trio magique. L’équipe de foot, je m’en fiche. Mais je leur souhaite néanmoins d’aller le plus loin possible histoire de continuer à mat… voir les supportrices suédoises.

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