Tchéquie – Danemark (1-2) La Troldespor Akademi sort les checks aux Slovaques

Tjing tjang lu !


LE PROGRÈS

Nous ne savions pas comment aborder cette académie, tant nous nous retrouvons face à un choc des cultures, que dis-je, face à un choc des civilisations.

D’abord, regardons comment ont évolué les transports dans ces deux pays. À l’époque où le Danemark, avec 50 ans d’avance sur le reste du monde, développait déjà son réseau cyclable urbain, afin de combattre les problèmes à venir dus au trafic automobile, la Tchécoslovaquie roulait encore en Lada. Eux, ils ne savaient même pas encore qu’un jour ils auraient des vraies voitures, et en grand nombre, qui viendraient boucher les artères des plus grandes de leurs villes.

Ensuite, regardons quelques détails économiques. Les tchèques ont cette particularité de réussir à vendre leurs bières à un prix inférieur à celui de l’eau minérale. C’est un modèle ahurissant de bêtise. Personne ne veut boire de l’eau, or la règle de base d’un marché est de répondre à une forte demande par une augmentation des prix. C’est insensé. Jamais au Danemark on ne ferait de la charité aux ivrognes. Tu veux boire ? Tu paies. Ou alors tu vas te saouler à la flotte. Je vous laisse deviner lequel des deux pays a l’économie la plus prospère.

D’un côté, un peuple qui s’est soulevé pour conquérir son indépendance il y a des siècles, quand les phratries Vikings devinrent sédentaires et s’approprièrent des territoires. De l’autre, des types sous le joug de l’URSS, qui dès leur libération par le monde libre, se sont mis à se taper sur la gueule parce que les gens avec des noms en « -ek » ne voulaient pas vivre avec des gens qui avaient des noms en « -ak » ou en « -ik ».

Avant cette confrontation, il me semble évident que les Danois sont supérieurs aux Tchèques à tous les niveaux.


LE DÉVELOPPEMENT

Reste que, après quelques décennies de liberté et de vivre ensemble entre eux, ils ont fini par se mettre en marche avant, et petit à petit, ont réussi à devenir performants dans le sport.

Ainsi, ils se retrouvent en quarts de finale d’une grande compétition internationale. Contre le Danemark, déjà vainqueur de cette compétition en 1992, quand que les Tchèques se lançaient encore des cailloux dessus avec les Slovaques. Un temps que les pays de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître.

La Béhèeme, la Béhèeme, ce n’est pas une Lada, qui pourra la sortir

Alors certes, cette équipe qui a éliminé la Néerlandie, n’a pas les meilleurs joueurs d’Europe, loin de là, mais ils ont su créer une cohésion collective. Ils savent jouer au football sous sa forme la plus simple et la plus propre. Cependant, c’est aussi ce qui fait la force des Danois ! L’union qui fait la force, mais pas seulement. Les Danois ont aussi la qualité technique. Ce à quoi les Tchèques ne s’attendent pas forcément. Ils reculeront en attendant que nous commettions des erreurs, comme de simples oranges attendant d’être pressées, mais que nenni ! On ne presse pas des Vikings madame, on les subit de bout en bout, et ce n’est pas leur (orange) sang(uine) qui coulera !

Normalement, nous aurions utilisé notre logiciel ©Troldespor pour espionner l’équipe ennemie. Mais comme ces gens là n’ont encore ni smartphones ni ordinateurs, nous avons dû nous contenter de consulter la presse locale. Le calcul est simple : bières moins chères que l’eau + voitures communistes bas de gamme + peuple dont la principale ressource financière est l’acte sexuel filmé ou tarifé = drame. Paix à ton âme, Poupée Tchéquie.

Boire ou choisir, il faut conduire !

LA COMPO

Sus au bavardage, badauds ! Voici notre compo :


LA BAGUÊRRE

Comme attendu, ce serait un match difficile à jouer, les deux équipes se sont montrées jusqu’ici comme des os durs à ronger, et il ne faut que deux minutes pour que les Tchèques assomment Maehle. Ce match allait beaucoup se jouer sur le physique.

À force de se concentrer sur le jeu dur et la tentative de contrôle, ils en ont oublié la tactique. On ouvre le score sur corner dès la 5e minute, par un Delaney totalement abandonné au second poteau.

Puis le match s’équilibre, les uns et les autres ont leur moment de possession et d’attaque, mais les défenses sont en place et rien ne les bouge.

Puis, juste avant la mi-temps, on leur met la claque, le superbe centre de Maehle repris de volée par Dolberg, on rentre au vestiaire avec deux buts et un mental d’acier.

Au retour, bizarrement on perd le contrôle du match. Cette claque ne les a pas affaiblis, mais réveillés. Heureusement, Kasper Schmeichel est dans un grand jour et reste concentré. Malgré un but inévitable, le mur rouge tiendra bon jusqu’au bout, et notre route continue vers la demi-finale.


LES NOTES

Schmeichel 5/5 – Héroïque, mais a fini par céder sur les coups de boutoir des Tchèques. Nous sauve malgré tout d’une déconvenue, avec une RAIE digne des RAIEs du tournoi.

Vestergaard 3/5 – Le grand dadais ne bouge pas, il fait son job.

Kjaer 4/5 – La tête de cette défense, il n’a cessé de montrer tout le long du match que dans les balles aériennes, il ne connaît pas des Tchèques.

Christensen 4/5 – Bien en défense, bien quand il monte pour apporter le surnombre, belle régularité depuis le début du tournoi.

Maehle 5/5 – Il a souffert ; les Tchèques savaient qu’il fallait le museler et ils lui sont rentrés dedans. Mais il a tenu, et a magnifiquement servi Dolberg.

Stryger 4/5 – Devant, t’es bien, derrière, il faudrait être moins émotif quand tu passes à la télé.

Delaney 4/5 – Pas le profil type du milieux défensif, on ne comprend pas toujours quel rôle il joue au sein de l’équipe, mais il est efficace, et c’est ce qui compte.

Hojbjerg 1/5 – On ne l’a pas vu du match, on dirait un joueur de Tottenham.

Damsgaard 2/5 – Le gamin a été correct mais s’est un peu englué, manque d’expérience. En face ça jouait physique ; avec moins de liberté, son talent n’a pas pu s’exprimer.

Dolberg 5/5 – S’est montré dangereux et marque d’une perle rarement vue dans cet Euro. Sort à la 60e, probablement un changement programmé au vestiaire.

Braithwaite 3/5 – Le grand 9 de Barcelone n’a pas eu beaucoup de chances de montrer ses qualités de buteur mais s’est montré vaillant, comme d’habitude.

Les suppléants :

Poulsen 5/5 – Nous a permis de rebooster la dernière ½ heure en apportant du punch et en obligeant les Tchèques à reculer. Le génie de Hjulmand.

Jensen, Andersen, Norgaard, Wass 4/5 – De la fraîcheur, toujours. Il fallait maintenir un rythme élevé.


TJING TJANG LU, TJING TJANG LU, TJING TJANG TJING NUTTILEJ !

Jesper Daetrukobsen

2 commentaires

  1. Dans un dernier souffle, Poupée Tchéquie m’a demandé :
    « Félicite de ma part ces magnifiques enc..sshhh ».
    Je crois qu’elle a apprécié votre côté tueur.
    Et moi aussi.
    Et belle académie !

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