La Klakette-Moustache Académie bafouille son entrée

Perdre le premier plutôt que le dernier permet d’être champion

 

Le contexte

Un match d’ouverture est un match d’ouverture. Entendons-nous dès ces premières lignes : je ne connais aucun champion du monde du match d’ouverture. Vos simagrées, vos moqueries, vos bouffonneries pour tenter de mettre à genoux l’équipe allemande sont vaines, ineptes et la preuve d’un amateurisme qui fleure bon la nation sans étoile.

Alors en effet, loin de moi l’idée de nier la défaite, elle a le mérite d’exister autant que les 6 matchs restants pour nous et une autre équipe qui ne sera certainement pas le Mexique. Faisons honneur à notre objectivité footballistique et sachons analyser ce qui n’a pas fonctionné. Une défaite traduit le fait que rien n’a fonctionné. Nous gagnons sans être parfait donc nous ne pouvons perdre qu’en étant catastrophique, indigne de notre palmarès mais même davantage, indigne de l’histoire multimillénaire de notre nation.

Il est toujours possible de prendre un but, être parfait ne veut pas dire être infaillible, au contraire, cette petite propension au défaut peut faire d’un être supérieur, un être supérieurement aimé. Être porté par la foule, être adoré, admiré vaut mieux que d’être craint. Nous avons perdu, la foule nous portera bientôt, on s’incline forcément devant le génie.

Cela dit, il faut quand même retenir qu’il y a eu des putains de « Olé » à la 64e lorsque les Mexicains faisaient tourner le ballon devant nous. Il faut retenir que la notion de bloc équipe ne se définit pas sur l’ensemble d’un terrain, il faudra apprendre à serrer les lignes bande de sous-merdes millionnaires.

 

Le match

Sans jamais vraiment rentrer dedans, on reste à l’extérieur. Voilà. On a eu des actions et c’est bien étant donné le niveau de jeu. L’équipe ne méritait pas davantage. Il y a eu des phases de domination notamment au retour du vestiaire où à un moment donné, on a même vu les 10 joueurs de champs dans le camp mexicain en phase de jeu. Mais il a y eu tellement d’envie, de liberté, de force collective chez les Mexicains que notre milieu a été souillé de toute part. Beaucoup de contres auraient pu être payants si la maladresse des attaquants ou un placement intelligent du dernier défenseur n’avaient pas joué en notre faveur.

Des problèmes de portage du ballon, des problèmes de replacement et d’agressivité au milieu de terrain ont empêché un développement homogène du jeu. Clairement assis sur ses lauriers, les 8 champions du monde sur la pelouse n’ont pas tiré l’équipe vers le haut et ont attendu un geste divin pour que la balle entre d’elle-même dans le but. C’est donc avant tout avec une certaine tristesse que mes yeux se sont résigné le temps avançant à une possible puis probable puis certaine et enfin avérée défaite.

 

L’équipe

Le vestiaire vit bien dans la médiocrité. Insulter le drapeau de la sorte est un scandale. J’espère que les joueurs se laveront les parties innervées, à commencer par le fondement,  avec des litres de tabasco. Et qu’on donne à Joachim Löw de quoi s’acheter une chemise. D’où vient ce sens assez poussé du ridicule généralisé, d’habitude, on laisse cela aux Munichois.

Il faudra sans doute revoir l’équipe de départ et faire monter en responsabilité ceux qui veulent vraiment ce titre. Reus, plus que Neuer ou Muller ou d’autres leaders historiques, apparaît comme l’incarnation de l’ambition autant que de la force de cette équipe.

 

 

Les joueurs

Neuer (2/5) : le sosie de Captain America a poussé le mimétisme jusqu’à plagier le début de son réveil : à la masse.

Plattenhardt (2/5) : peu de déchet en attaque et pour cause, il a pensé que la ligne médiane était le bout du terrain

Hummels (2/5) : il aurait pu avoir trois pour l’encourager après l’abandon du milieu de terrain. 5/5 si la note concernait la caravane qu’il a au cul. Bravo pour le carton jaune champion, ce n’est pas comme si on avait du banc en défense.

Boateng (2/5) : de bonnes interventions, très tranchantes qui auraient pu valoir des avertissements. 5/5 sur le relationnel et la diplomatie avec le corps arbitral.

Kimmich (3/5) : pas facile de défendre et d’attaquer en ayant comme appui le plus solide le panneau publicitaire du bord du terrain. 5/5 sur la bicyclette aléatoire à la Bale.

Khedira (1/5) : je ne mets pas 0 pour ne pas avoir à me justifier

Kroos (3/5) : il a tiré plusieurs fois, a mis Ochoa en évidence sur coup-franc. Il aurait dû tirer davantage encore plus plutôt que d’essayer de servir de la confiture à ses cochons de coéquipiers qui auraient la lui mettre plus souvent aux 25 mètres pour frapper.

Özil (1/5) : « ah tiens Arsenal n’a rien gagné cette année ??!! », j’ai compris.

Draxler (2/5) : sur la lancée de sa saison inoubliable au PSG, il a joué dans sa zone de confort sans prendre de risque et donc sans trop se fouler. Je déteste les joueurs qui se cachent.

Müller (1/5) : n’a pas paru concerné outre mesure, ni même par sa course au titre de meilleur buteur de la Coupe du monde. Il doit se croire encore à la Coupe des confédérations. Bravo pour le carton jaune champion.

Werner  (1/5) : a été très vif tout au long du match, pas mal de mouvements à la manière d’une poule sans tête. Hâte de lire dans L’Equipe : « Je suis super Werner ».

Sont entrés en cours de jeu :

60eReus (4/5) : a réveillé l’équipe, a apporté un peu de poids mental mais devra rester dans un rôle bien défini car il ne pourra pas combler les lacunes observées si elles doivent se répéter. En même temps, le fait simplement de remplacer Khedira, c’est une bonne chose à moindre frais. Devrait être titulaire au prochain match.

79eGomez (3/5) : du poids apporté aussi mais physique. Clairement un syndrome Giroud, un rôle de pivot qui pourrait être intéressant mais plus tôt dans le match.  Entré à la place de Plattenhardt.

84eBrandt (2/5) : une note pour le fun, a mis une lourde. A eu l’avantage de rentrer à la place de Werner. A l’inconvénient de faire oublier la non-sélection de Sané.

 

F-F VD

Frantz-Frédéric Van Dustgroski

Je suis cette présence menaçante dont on ne se défait jamais tellement. Ce sombre sentiment que ton destin ne tient qu'à ma volonté de gagner ou de vous laisser les miettes. Parfois les deux. Savoir que je suis là constitue ta pire crainte. Je peux être sans éclat, je peux être sans beauté, mais je suis souvent là plus longtemps que toi. Je suis l'Allemagne. Ma devise est : La chouette de Minerve prend son envol au crépuscule.

4 Comments

  1. Ce manque de motivation et ce sentiment que les joueurs ont attendu que les Mexicains les laissent jouer …
    Reus doit montrer la voie, mais surtout, Löw doit bouger le cul des dit-cadres qui doivent montrer l’exemple. La seule explication à ce manque d’implication en défense serait d’avoir voulu offrir à Neuer un entraînement en condition réelle.

  2. Ca fait combien de temps que Mûller n’est plus bon en sélection ? Bon après, j’dis ça, il va certainement marquer les buts décisifs en huitièmes, en quarts et en demi, mais bon.

    • C’est aussi la réflexion que se font beaucoup d’Allemands. Depuis la CdM 2014, ben, c’est pas top niveau. À croire qu’il a mal pris de ne pas être choisi pour la coupe des confédérations.

  3. ET si l’Allemagne tombait avant les 1/8e???? Le séisme dont on pourra parler toute notre vie plutôt qu’une énième demi.

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