La Calcio Académie raconte la 10e et 11e Journée de Série A

Salut à toi l’Italien,

On va pas épiloguer pendant cent ans sur le racisme, parce qu’on y revient plus en détails un peu plus bas. On en a gros, clairement. Non, on va parler de football. C’est ce que vous venez chercher je crois. Saupoudré de cul, c’est le plat signature de la maison. Alors voilà, une journée surprise qu’on a aimé la regarder. La Dea à la peine chez elle, Cagliari qui n’en finit plus de pisser sur tout ce que le calendrier a à lui offrir de victimes, Udine qui gagne à nouveau… Reste le triste Milan. Sur courant analternatif, il a offert sa vertu à une Lazio qui n’en demandait pas tant. Les semaines passent et ne se ressemblent pas à Milan. Enfin, il y a tout de même une constante : le manque de talent pèse irrémédiablement sur les résultats. Les victoires sont étriquées, les nuls poussifs et les défaites rageantes. Si j’étais pour le Milan, je pourrais dire que j’ai mal à mon Milan. En attendant, je me marre en regardant derrière. Enfin, je me marre pas trop non plus. Je sens le souffle houblonné de Kiki l’Interiste dans ma nuque. Cette Inter qui n’est pas décidée à lâcher, et qui plus que jamais se positionne en sérieux prétendant à la couronne.

La 10e Journée :

Une journée en semaine c’est chiant pour tout le monde. Pour nous faciliter le travail, tous les gros ont gagné, la Lazio, l’Inter, la Roma et la Juve évidemment. Naples et l’Atalanta se laissent sur un nul qui n’arrange personne et le Milan (qui est tout sauf un gros) a lui aussi gagné. Champagne. Une journée pour rien donc, sauf pour Naples et Bergame qui perdent du terrain sur le duo infernal juventino-interiste.
A eux de rattraper ça quelques jours plus tard, à Milan de valoriser enfin une victoire et au duo des enfers de consolider leurs bons résultats habituels.


La 11e Journée :

Fiorentina-Parme (1-1) : 

Acte I

La scène se déroule dans les studios d’Italia 1. Silvio Berlusconi anime, pour passer le temps, un show quotidien. Le concept ? Tout simplement un plagiat de Question pour un Champion. Vincenzo et Roberto s’affronte en finale.

Domanda per un (quasi) campione

  • Silvio : Attention, une question Sport. Il s’agit de deviner un club de football. C’est la dernière question du jeu. Vincenzo, vous pouvez gagner la grande finale. Ce n’est pas rien de remporter une finale ou un titre. Ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre. Vincenzo, l’heure est grave. Prenez-vous la main ?
  • Vincenzo : Je prends la main Silvio.
  • Silvio : Pas trop déçu Roberto de devoir laisser la main ?
  • Roberto : Franchement, c’est un coup de bol, j’y connais que dalle en sport.
  • Silvio : Alors, commençons messieurs. Chez vous un indice s’affiche en bas de votre écran («Arthaud, Aubenas et Foresti »).

Silence assourdissant, petite musique de suspens

  • Silvio : « Pressé par les Fascistes, qui redoutent par-dessus tous les divisions et le désordre, de créer une seule équipe dans une seule ville, je suis fondé en 1926. Je change de nom plusieurs fois avant d’adopter ma dénomination officielle. Le 17 Septembre 1926, je dispute et je perds mon premier match amical. Et ça ne sera pas la dernière défaite. Croyez-moi.

Bzzzzzzzzzz Vincenzo écrase le Buzzeur.

  • Vincenzo : l’AS Roma ?
  • Silvio : Et non !!! Roberto reprend la main
  • Silvio : Plus je m’installe dans l’Elite du football Italien, plus je peine à gagner des grands titres. Je remporte malgré tout quelques titres comme deux championnats d’Italie et une Coupe des Coupes. Je vis par période faste dans les années 50. Je perds de justesse contre le Real Madrid en finale de la Coupe des Champions de 1957. Un match volé par les Merengue, parait-il. Je suis par conséquent la première équipe italienne à disputer une finale de coupe d’Europe et à la perdre par la même occasion.

Roberto toussote

  • Silvio : Une idée Roberto, peut-être ?
  • Roberto : Non, c’est juste un petit rhume.
  • Silvio : Non mais vous avez la main, je vous le rappelle.
  • Roberto : Je le sais bien Silvio. Mais je vous avais prévenu, Silvio, j’y connais que dalle. Je n’ai aucune idée.
  • Silvio : Quel dommage d’avoir lâché la main si tôt, Vincenzo…
  • Vincenzo : …
  • Silvio : bon, reprenons, Roberto, n’hésitez pas à répondre, c’est le moment. Un célèbre attaquant argentin, au physique d’acteur porno, me fera à nouveau rêver. Dans les années 90, je joue le haut de tableau chaque saison mais je ne parviens jamais à gagner le Scudetto. Mon attaquant vedette se tire à la Roma en 2000, où il gagnera le titre aussitôt arrivé. Depuis, c’est toujours la même sérénade. Même quand je suis ambitieux, je parviens toujours à faire tout capoter. Je perds régulièrement des points « à la con », je ne suis pas un gestionnaire de talent. Ma propension à tout foutre en l’air est presque légendaire. Je joue en Violet. Je suis, je suis… Bordel Roberto, je suis…
  • Roberto : Aucune idée Silvio.
  • Silvio : Je suis, je suis la Fiorentina, putain ! Je suis la Fiorentina bordel. Ce n’était pas bien compliqué bande de cons. On enchaîne s’il vous plait. Alessandra, envoie-moi les adolescentes en bikini, j’ai besoin d’un remontant.

Acte II

Stade Artemio-Franchi, le 03 Novembre 2019

Roberto et Vincenzo se retrouvent pour la deuxième manche. La Fiorentina ne voudra tellement pas gagner qu’elle laissera Gervinho ouvrir le score. Castrovilli égalisera. Les Toscans (du Plantier ou d’ailleurs) laissent encore échapper des points. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Ah merde, c’en est déjà une.

« Eh les gars regardez, j’imite trop bien le vieux Le Pen »

Buteurs : Castrovilli (67e) / Gervinho (40e)

AS Roma- SSC Napoli (2-1) :

Le choc de cette journée de Serie A qui voit affronter une Roma en forme et un Napoli la tête dans le cul qui reste sur trois nuls en quatre matchs. Et rien ne s’arrange pour le SSC qui concède rapidement un but de ce magnifique espoir Zaniolo (né en 1999) qui marque donc successivement contre Milan et Naples, rien que ça. Une main sévèrement sifflée par la VAR et un penalty arrêté par Meret (ou raté par Kolarov selon le point de vue) plus tard empêche la Roma de prendre le large et permet au Napoli de ne pas sombrer même si la barre transversale de Milik et le poteau qui suit sauvent le portier romain qui devra changer de slip à la pause. Au retour, Naples en veut plus et le montre, mais c’est la Roma qui double la mise grâce à Veretout, avec encore un penalty sur une main, cette fois logiquement sifflée puisque Mario Rui, dont le cerveau a du disparaître l’espace de quelques minutes, lève le bras et contre un centre de Pastore. Milik réduira le score mais Naples perd et Naples souffre depuis le début de l’automne… avec un Ancelotti critiqué et critique envers son président dernièrement. Affaire à suivre.

Les buteurs : Zaniolo (19’), Veretout (55’) ; Milik (72’)

Genoa-Udinese (1-3) :

Deuxième match de T. Motta sur le banc du Genoa, qui doit confirmer son bon premier match. Et c’est très bien parti puisque Pandev (son ancien coéquipier à l’Inter époque Mourinho) clôt un magnifique double une-deux et ouvre le score pour le Genoa.
Le soufflé retombe vite puisque De Paul inscrit le but du weekend pour Udine, d’une lourde de 25m dans la lucarne. En deuxième mi-temps malgré quelques occases timides des rossoblù c’est Udine qui prend le large en fin de match, en doublant puis triplant le score grâce à un Lasagna qui ne bouffe pas la feuille et cuit les espoirs de T.Motta. A noter la belle performance du trio Okaka (une passe dé), De Paul (un but) et Nesterovski (une passe dé) qui ravira on le sait notre ami Friûl Connection qui voit, pour la première fois de la saison plus d’un but pour son équipe dans un seul match.

Les buteurs : Pandev (22’) ; De Paul (32’), Sema (87’), Lasagna (94’).

Bologne-Inter (1-2) : 

L’histoire est un éternel recommencement. Cette phrase, bien que parfaitement stupide et contestable en tout point, résume à merveille le match du jour. Nous sommes un dimanche après-midi de 1910. D’après nos informations, il faisait un peu trop chaud pour pouvoir jouer au ballon mais les occasions de se distraire n’étaient pas légions. Walker, Texas Ranger n’était pas encore diffusé sur la Rai. Et franchement, entre nous, « la Scopa » c’est bien gentil mais se taper les mêmes papys tous les dimanches se disputer pour contester le décompte final a un petit côté déprimant à la longue. Alors, vous pensez bien qu’on ne crache pas sur une occasion de mettre un peu d’arrabiata dans la sauce.
L’Inter, auréolé d’un titre de champion, vient faire le gala et montrer à ces pauvres andouilles d’Emilie Romagne comment on joue au football. Vous pouvez ranger vos cartes, les vieillards. Ici, c’est l’Inter et ça va faire mal. Contre tout attente, Bologne réussit à tenir tête au Champion. En toute fin de match, ils cèdent. Mais le pari est réussi. Bologne a conquis son monde. Ils gagnent leur accession dans le championnat national.
Alors, forcément, Bologne en doit une à l’Inter. Par tradition, Bologne perd à chaque fois à domicile. Les bonnes années, ils arrachent un nul presque en s’excusant. Ils n’auront pas à s’excuser cette année. Ils ont rempli leur mission avec application. Après avoir ouvert le score sur une frappe de Soriano, Bologne perd son football et sa défense. Lukaku égalise en renard des surfaces avant qu’Orsolini ne vienne sécher bêtement Martinez. Lukaku se charge du pénalty et inscrit son neuvième but de la saison, pas mal pour un tout droit finalement.
Avec tout ça, on aurait presque oublié de vous parler du maillot de l’Inter qui ressemblait de loin à celui de la Lazio. On aimerait se passer de ces conneries là, alors, arrêtez d’acheter ces maillots-là. Faites un effort.

 Buteurs : Soriano (59e) / Lukaku (75e, 90e+2)

Non Monsieur Maladroit ne supporte pas Verone (faut reconnaître que ça semble assez évident vu comme ça) mais il entraîne probablement Bologne.

AC Milan-Lazio (1-2) :

La VAR c’est de la merde, on ne siffle pas les mains des défenseurs de la Juve, Milan perd encore. Bref, rien ne change à part les saisons en Serie A. Milan 12e, n’a pas le droit à l’erreur contre la Lazio, avant d’affronter successivement la Juve et Naples. Le problème c’est que Milan joue mal, que les joueurs sont nuls et que l’envie n’y est pas. C’est donc exactement pourquoi Milan perd ce soir, et perdra surement les prochains matchs avant de virer un énième entraîneur qui masquera les lacunes globales et structurelles d’un club en totale chute libre. Les tifosi de Milan n’ont jamais vu ça de leur histoire récente, et personne ne voit comment ça peut changer à court terme. Les amis de Calcio e pepe nous ont sorti une belle statistique, effrayante : Milan n’a marqué que 5 buts dans le jeu cette saison (sur 11 buts en tout), en 11 matchs. Moins d’un but tous les deux matchs est marqué dans le jeu pour Milan. Tout est dit.

Les buteurs : Immobile (24’), Correa (83’) ; Bastos csc (28’)

Lecce-Sassuolo (2-2) : 

On ne va pas se raconter d’histoire. Si vous nous lisez de temps en temps, c’est juste pour espérer choper une idée de recette à la con, pis découvrir l’Italie d’une manière ou d’une autre. Certes, nous ne sommes pas le guide du routard, mais laissez nous vous décrire la région. Nous sommes au bout du bout de la botte. Évoquer « Lecce », ce n’est pas uniquement une proposition déguisée à bouffer une bonne gelati ou d’autres choses de forme plus ou moins phallique. Lecce ne résume pas seulement à ce nom rigolo pour ces crétins de francophones. Il ne s’agit pas de vous, on parle des autres bien sûr. Nous tenons à conserver notre public. Lecce est une petite merveille du style baroque (entre les Grateful Dead et ZZ Top pour les experts).  On la surnomme « la Florence du Sud ». Vous savez pourquoi ? Ben, ça ressemble un peu à Florence et diantre, ça se trouve au Sud. Ce n’est pas gagné, le prix Nobel, les gars.

Lecce est donc la capitale du Salento, ce bout de terre isolé, ce talon si précieux. Enfin, quand on vous parle des Pouilles, vous n’imaginez pas tout de suite l’or et l’opulence. Vous avez raison. Ici on cultive le soleil, on l’élève, on le chérit. Non ? Alors expliquez-moi, comment des gens peuvent y vivre. L’été, il fait une chaleur inouïe. Les villes sont envahies de poussière. Il faut bien compter sur la vaillance de quelques oliviers pour obtenir une maigre récolte. Les villages sont serrés, repliés sur eux-mêmes, recherchant une ombre sans être sûr de vouloir la mériter. Nous vous parlons de cette Italie du sud, fière et généreuse. Nous vous parlons d’une terre ingrate où seuls les cailloux semblent vouloir pousser.  Les paysans ont dû mourir de faim pour continuer à y vivre. Car, ici, on ne quitte pas sa famille. Le reste de l’Italie est parfois insensible à la rudesse de ce Sud. On les trouve au mieux « drôles » ou « pittoresques » (« ils sont tellement authentiques ces Africains du Sud »). Le mépris forge le caractère.

Les vieux sont tellement pauvres qu’ils finissent bien souvent à poil.

Et du caractère, ils n’en manquent pas. Les Apuliens (le gentilé des habitants des Pouilles, on précise car ça ne se devine pas tout de suite [surtout sans la majuscule NDcorrecteur] ) sont les rois de la débrouille, les virtuoses du trafic et quitte à se taper une réputation de merde, autant jouer le jeu à fond. L’Albanie n’est qu’à quelques kilomètres. La capitale la plus proche, Tirana, n’a pas de louve pour la protéger mais des aigles pour la surveiller.

Lecce n’est donc pas un club comme les autres. Les Giallorossi remplissent le Stade Via del Mare (on vous épargne l’étymologie ?) et ses 36 000 places. Mais la fierté d’un peuple n’a jamais fait gagner de match. L’Unione Sportiva peine depuis le début de saison. Ils s’accrochent juste au-dessus de la ligne de flottaison avec les moyens du bord. Chaque point pris est une petite victoire. Fabio Liverani a préparé son match. Ses hommes sont remontés comme des coucous. En face, Sassuolo est en plein doute.

Lapadula ouvre le score sur un amour de contrôle orienté. Mais les Neroverdi égalisent avec un brin de chance. Les locaux repartent à l’assaut avec ambition. Sassuolo recule. Filippo Falco vient les punir d’un coup franc imparable. Lecce va gagner, les chants de ses tifosi résonnent dans toute la ville. On se préparait à se goinfrer, dans la joie et la bonne humeur, de Puccia dans un resto de la Piazza Sant’Oronzo.

« Il messi del Salento »

Mais l’inévitable Berardi en décida autrement. En véritable technicien des surfaces, le calabrais vient crucifier l’ange Gabriel. 2-2 score final. Allez, on va quand même aller se manger cette Puccia. C’est notre tournée.

Fils de Puccia !!!

Buteurs : Lapadula (10e), Falco (42e) / Toljan(35e), Berardi (85e)

Atalanta – Cagliari (0-2) :

Un choc du haut de tableau ce match, vraiment ? Et ben oui mon p’tit père, faut suivre le Calcio un peu merde ! Vous pourrez dire ça à la machine à café à José qui ne bite rien au ballon mais qui s’évertue à en parler jour après jour en postillonnant dans ton ristretto, et même lui dire que c’est Roberto qui lui dit. On a tout de même eu droit à une joli partita, avec Simeone (fils de) vraiment en jambes et un jeu de transition supersonique. Ajoutez à ça un manque cruel de réussite chez les Bergamasques, et vous avez les ingrédients de la première période. Évidemment, c’est un coup du sort qui ouvrira le chemin de la saucisse vers l’anus de la Dea. Un autogoal plus précisément comme on dit par ici, avec Pasalic dans le rôle de la victime ou du bourreau selon qu’on aime mieux l’Atalanta ou les Sardes. Puis une fuite à la cérébro-durite d’Ilicic juste avant la mi-temps qui laisse les copains à 10 et menés au score. Papu essaiera bien de niquer le destin, mais Bébé Diego offrira le but du KO à Oliva à la 58e. Cagliari ne surprend plus personne (sauf l’Atalanta ce soir, et José à la machine à café demain), l’Atalanta ne gagne plus. Depuis deux matches certes, mais ça fait une bonne conclusion.

Les buteurs : Pasalic (32e autogoal, Oliva 58e) pour Cagliari.

Torino-Juve (0-1) :

Une académie vaut mieux qu’un mini-résumé. L’ami Roberto Bettagras s’y est collé, et comme d’habitude, c’est bieng.

Spal-Sampdoria (0-1) : 

La Sampdoria a gagné, la SPAL s’enfonce au classement au point de toucher le fond. Ranieri a réussi la première étape dans son opération maintien. Mais le chemin vers la rédemption sera encore bien long. On vous épargne, cette fois ci, un long récit pour ce match. C’est aussi bien pour tout le monde.

Résumé en une image du match

Buteur : Caprari (90e+1)

Hellas Vérone – Brescia (2-1) :

Le match de la honte de la semaine. Avec à chaque fois dans le rôle de la honte, l’Hellas. Nous sommes à Vérone, la belle Vérone. La ville où tout le monde te déteste, surtout si tu n’es pas blanc et que tu ne portes pas le maillot de l’Hellas. Bon ça rimait mieux dans la comédie musicale, mais je crois qu’on s’en bat les couilles. Vous avez tous vu les images, Balotelli qui pète les plombs à force de se faire conspuer par les racistes en tribune et leur dégage le ballon dessus de rage. Invectivé par les Veronesi, rappelé à l’ordre par le corps arbitral, pas ou peu défendu par ses coéquipiers… Mario a dû trouver le temps long sur la pelouse du Bentegodi. Malheureusement ça ne s’est pas arrêté là. Le président du club qui encore une fois après le match est monté au créneau pour dire que c’est pas raciste mais culturel, que c’est pour déconcentrer les joueurs, mes couilles ouais. Comme après le match contre le Milan et le même traitement offert à Kessie. Comme le capo des ultras qui dit que Balotelli ne sera jamais vraiment Italien parce qu’il est noir, et qui balance dans la même phrase qu’ils ne sont pas racistes parce qu’à Vérone aussi ils ont un négro dans l’équipe (ça me file la gerbe rien que d’écrire un truc pareil bordel), comme les ultra de Brescia qui insultent Pjanic, ou ceux de la Juve qui insultent les Napolitains, comme le président de Cagliari avant lui, comme Bonucci ce sac à merde, comme une partie des journalistes qui défendent ce point de vue, comme la Lega qui ne condamne que mollement de pareilles ignominies mais qui s’empresse de suspendre un joueur pour blasphème… La crasse moyenâgeuse des bénito ouioui a semble-t-il de beaux jours devant elle.

Et le foot ? Porco Dio, Porco Calcio. On n’en a rien à foutre du foot dans ces moments-là.

Les perdants : tout le monde.

La page youtube officielle de la Serie A si vous voulez voir de beaux buts.

N’oubliez pas les deux boutons en dessous, pour que vive l’alterfoot et que s’abreuvent les académiciens.

Bacci Anali.

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

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