LA CALCIO ACADÉMIE VOUS PRÉSENTE LA 10E JOURNÉE DE SERIE A (20-21)

Ciao ragazzi,

On se la régale. On va pas bouder notre plaisir de voir les cartes un peu redistribuées en ce début de milieu de saison. La Juve n’est pas bien loin certes, mais même pour un bianconeroacadémiste, la vision du classement n’est pas désagréable. Les deux clubs de Milan à la bagarre devant, le Napoli à égalité et Sassuolo juste derrière, suivi des clubs de la capitale. Cette bagarre fait du bien. Bon, faudra quand-même pas trop tarder à reprendre les rennes pour ramener le dixième scudetto à la maison (ça n’arrivera pas). Pas trop riche en buts, la journée ne restera pas dans les annales. Enfin, le but d’Insigne peut-être. En résumé la tête gagne, le cul perd, et le milieu fait un peu des deux.


Hellas Verone – Cagliari (1-1) :

Le Georgesabitbolico (politiquement en tout cas) aurait pu être un match véritablement dantesque avec un peu plus de précision dans le dernier geste. 31 tirs, seulement six cadrés, ça pose le décor. Le Hellas marque sur un coup de snooker et quarante bandes, mais la VAR refuse le but pour un hors-jeu fort net cette fois. Pas découragés pour autant, les Veronesi marquent pour de vrai dans la foulée ou presque. Marin se charge d’égaliser en s’arrachant au milieu des cinq défenseurs de Vérone. Match nul mérité entre deux équipes de milieu de tableau qui ne change pas grand-chose à ce stade de la saison.

Buteurs : Zaccagni (21e) pour l’Hellas, Marin (48e) pour Cagliari.


Juve – Torino (2-1) :

La Mole restera une nouvelle fois bianconera. Et c’est très bien comme ça. Bon, faut avouer que la saucisse prématurée de Nkoulou nous a fait transpirer. McKennie pour son premier but sous les couleurs de la Juve et Bonucci dans les arrêts de jeu (qui nous a ressorti sa célébration d’enculé de sa race) donneront les tre punti à la Vieille Dame qui ne laisse pas s’échapper les Milanais. Plusieurs problèmes subsistent toutefois : la précarité du football pirloesque, particulièrement au niveau de l’animation au milieu, et Dybala et son niveau abyssanal. Le mec pleure pour avoir un contrat à 15 myions par an (non mais sans déconner) alors qu’il enchaîne des prestations entre la fosse septique et la pissotière de stade. Rêve, collègue.

Buteurs : McKennie (77e) et Judas l’Iscariote (89e) pour la Juve, Nkoulo (9e) pour le Toro.


Parma – Benevento (0-0) :

De l'huile d'olive ? Oui mais italienne ! | Carrefour
On s’était pas autant emmerdé depuis un plat de linguine cuisinées sans huile d’olive

Crotone – Napoli (0-4) :

Vous connaissez la canzone. Déjà qu’à onze c’est compliqué, si en plus on enlève une crotte du terrain… Le match avait déjà mal commencé pour les locaux, la faute à un Lorenzo Insigne en furie qui nous a offert l’un des buts du week-end d’une frapasse fort sexy à l’entrée de la surface de vérité. Petricionne a tenté de chatouiller les malléoles napolitaines, et a du coup pris sa douche seul (on sait pas ce qu’il a fait de ses petits doigts coquins tout seul dans les vestiaires) et ses coéquipiers ont logiquement pris l’eau lors des quarante minutes restantes par l’intermédiaire de Lozano, Demme et Petagna. Naples ne lâche rien, Crotone ne flotte plus comme un caca graisseux de fast-food. Il coule.

Buteurs : Insigne (31e), Lozano (58e), Demme (76e) et Petagna (90e+1) pour le Napoli.


Fiorentina – Genoa (1-1) :

Match au scenario invraisemblable entre deux équipes en mauvaise forme.
La Fio d’abord pensait ouvrir le score par l’ancien rossonero Bonaventura, avant de se faire ramoner le conduit par la VAR qui annulait le but.
Dans les cas-là, comme une série française de bas niveau, on anticipe ce qui va se produire et effectivement, vous l’avez compris, c’est le Genoa qui profite de la lenteur incroyable de la défense florentine (sans manquer de rappeler la vivacité de Joël Sami à quelques centaines de kilomètres au nord de Florence) et ouvre le score à la 89e. Le plus dur est fait mais l’arbitre, qui avait peut-être parié sur une égalisation de la Fiorentina, ne siffle pas la fin du match. 95e, rien, 96e, rien, 97e… énième action de la Viola et évidemment, Milenkovic égalise dans un cafouillage incroyable. Envahissement de terrain (sans public), fin du match dans la cohue, bref un lundi soir avec beaucoup de rebondissements à Florence.

Buteurs : Milenkovic (98e) ; Pjaca (89e)


Inter – Bologne (3-1) :

Mihajlovic est en mission. Il cherche sa taupe et il se donne les moyens de réussir. Le Serbe a un plan sans faille, il donne de fausses informations à ses joueurs pour démasquer le petit malin : “Si je vais changer de schéma de jeu demain contre l’Inter ? Non, c’était juste une feinte hier pour voir qui parlait aux journalistes. Si je trouve le joueur, je le colle au mur et il ne jouera plus au foot”. On ne sait pas si Mihajlovic a finalement trouvé le coupable mais on se doute que sa petite sortie médiatique va freiner temporairement les ardeurs des bavards.

Sur le rectangle vert, l’effet escompté n’a pas été immédiat. Bologne a subi tout le match et s’est incliné en toute logique. Ils sont tombés sur un Inter appliqué et motivé. Revigorés par leur victoire en Allemagne, les Nerazzurri ont probablement signé une de leur plus belle sortie collective. Skriniar signe un retour presque inattendu. Le Slovaque a payé cher son retour en Slovaquie. Touché par la Covid, Milan a été écarté des terrains de longues semaines. Son retour à un tel niveau est une formidable nouvelle pour l’Inter. Brozovic signe également une performance XXL. Il donne notamment un amour de ballon à Hakimi sur le deuxième but interiste. Il a dominé de la tête et des épaules Svanberg et Schouten. Piqué par Conte, Hakimi est le troisième homme fort de ce match. Le Marocain inscrit un doublé mais au delà de son efficacité devant le but, il faut souligner son activité incessante sur son coté. C’était du grand Hakimi.

Pour les buts d’Hakimi et une défense dans la sauce

L’Inter l’emporte sans trembler. Il faut maintenant espérer un petit miracle pour continuer sa route dans les compétitions européennes.

Buteurs : Lukaku (16e), Hakimi (45e et 70e) / Vignato (67e)


Sampdoria – Milan (1-2) : 

Encore une victoire pour le Milan qui reste bien en tête de la Serie A.
Malgré des absents notables (Kjaer, Bennacer, Leao, Ibrahimovic), les Rossoneri s’en sortent sans trembler contre une Samp étouffée quasi tout le match par le pressing adverse.
Kessie et Castillejo sont les buteurs du jour, sur penalty et suite à un magnifique mouvement de Hernandez et Hauge (très bonne entrée à la mi-temps).
La Samp a déçu, Candreva et Quagliarella n’ont pas pesé cette fois-ci et malgré la réduction du score sur corner, les hommes de Ranieri n’ont jamais trouvé la solution pour contrer un Milan qui joue bien, a de la chance et s’en sort toujours.
Pourvu que ça dure.

Buteurs : Kessie (45′), Castillejo (77′) ; Ekdal (82′)

 

Udine – Atalanta : annulé

Comme l’écrivait l’immense Gabriele D’Annunzio (deux mètres douze sur la pointe des pieds), la pluie automnale a une particularité, elle revient chaque année, consciencieuse et appliquée. Elle mouille et rafraîchit nos idées et elle annule aussi nos matchs de foot. A défaut de pouvoir lire un résumé de match en bon uniforme, vous allez pouvoir profiter de quelques lignes de poésie d’un optimisme tout relatif :

« il pleut sur nos visages sylvains
il pleut sur nos mains nues
sur nos vêtements légers,
sur les fraîches pensées
que l’âme nouvelle laisse entrevoir,
sur la belle histoire
qui hier t’illusionnait
qui aujourd’hui me berce de promesses. »

La Spezia – Lazio (1-2) :

La Lazio s’impose à l’extérieur sans forcer son talent et avec un brin de réussite. Longtemps acculé sur son propre but, les Biancocelesti ont profité des errements de la défense ligure pour planter des pions. Immobile conclut un contre expéditif avec son sang froid habituel. Milinkovic-Savic claque un coup-franc de toute beauté quelques instants plus tard. La Lazio n’a pas brillé mais l’essentiel est ailleurs. Les trois points sont dans la poche.

Les locaux se réconforteront avec une bonne assiette de mesciùa (du blé, des haricots et des pois chiches). Un plat préparé par les femmes des marins qui mélangeaient tous les restes possibles. Une recette qui ressemble un peu à cette équipe composée essentiellement des reliquats des autres équipes.

Buteurs : Nzola (64e) / Immobile (15e), Milinkovic-Savic (45e)


Roma – Sassuolo (0-0) :

Un rouge en début de match, deux buts annulés par la VAR, un poteau…, écrit ainsi on pourrait croire que le match fut épique et émaillé d’événements haletants. Il n’en fut rien. Il ne sait rien passé de significatif dans ce match. Sassuolo n’a jamais profité de sa supériorité numérique. De son coté, la Roma a tenté de jouer quelques coups mais elle n’avait ni la force ni la réussite de ces dernières semaines. Le nul est somme toute logique.

Nous allons donc profiter de votre attention pour vous raconter une autre histoire que vous connaissez certainement. Totti n’est pas seulement une légende de Giallorossi. Il est également réputé pour sa bêtise presque légendaire. Un bon repas de famille qui se respecte ne peut pas se terminer autrement que sur une boutade mettant en scène l’ancien numéro 10 de la Louve. En 2003, Francesco, un peu honteux d’être l’objet de moquerioes récurrentes, décide de prendre le taureau par les cornes et d’écrire un livre « Tutte le barzellette di Totti (raccolte da me) » (Toutes les blagues sur Totti -réunies par moi- ) regroupant toutes les meilleures blagues. Comme tout livre du genre, celui-ci est rempli de plaisanteries ringardes. Mais l’initiative est chouette, Totti reverse l’intégralité de son cachet et les bénéfices des ventes à des associations caritatives. Il soigne également son image. L’autodérision est une marque d’intelligence.

Nous ne résistons pas à l’idée de vous glisser ici trois blagounettes de haut vol, attention au décollage, les zygomatiques vont travailler, ça va être la grande déconnade (non) :

– Un matin, Totti arrive à l’entraînement. Un de ses coéquipiers lui fait remarquer : « Retourne chez toi : tu as mis deux chaussures différentes : une Nike et une Adidas ! ». Et Totti de répondre: « A quoi bon ? L’autre paire, c’est aussi une Adidas et une Nike… ». »
– Un ventriloque fait son spectacle avec sa marionnette où il se moque copieusement de Francesco Totti. Soudain, dans le public, se lève… le joueur lui-même, ulcéré : « Maintenant ça suffit ! J’en ai assez des blagues sur mon compte… Comment peux-tu dire de telles choses sur moi alors que tu ne me connais même pas ? Pourquoi me fais-tu passer pour un imbécile alors que je fais si souvent gagner ton équipe ? ». Embarrassé, le ventriloque se lève et commence à s’excuser. Mais Totti l’interrompt : « Toi, reste en dehors de ca, s’il te plait. Je m’adresse au petit bonhomme sur tes genoux ! »
– « – Eh Totti ! C’est vrai que t’as vendu un million d’exemplaires de ton livre? ». « – Non, ce n’est pas possible. J’en ai écrit qu’un seul ! »

C’est pas très drôle mais c’est mieux écrit qu’un livre de Guillaume Musso


Note Artistique de la journée : 3/5 :

Un match annulé, deux 0-0 et encore quelques buts annulés par la VAR. On est pas sur du 5/5 mais on kiffe quand même notre weekend italien avec le Milan, Naples, l’Inter et la Juve qui gagnent et confortent leur tête au classement. 

En bas, Crotone cherche sa première victoire de la saison et semble déjà larguée dans la course au maintien. Force à eux ! 

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

Un commentaire

  1. Eh bien moi, elles m’ont au moins fait sourire, ces barzellette. Et c’est déjà bien.

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