La Calcio Académie vous présente la 7e journée de Serie A

Ciao bambini,

On pourrait s’étendre sur le cas des laziale. Bien emmenés par l’immense boule de merdasse humaine qu’est Lotito, et dans la plus pure tradition calciesque, ils se basent sur des résultats « maison » de tests PCR pour essayer de qualifier leurs joueurs . Et alors que ceux de la Lega et de l’UEFA reviennent positifs, les leurs reviennent miraculeusement négatifs. Oui mais voilà, ça se voit.

Les biancocelesti risquent gros. Bon pas gros comme Gonzalo Higuain un jour de reprise, mais suffisamment. Affaire à suivre. En attendant, il y a eu du sport. Mais nous on reste tranquilles. 18 petits buts, histoire d’amener de l’eau au moulin des pitres qui font office de têtes de gondole du journalisme sportif français. Daniel Rigolo, Bertrand de La Tourette, Vincent Ducul et consorts se reconnaîtront, et on n’oublie pas Pascal Prout et Fred « Franco » Airbel les crypto-fascistes de merde. Mais sans plus de bile (si toutefois vous en manquez, la Chardon à Cran a perdu contre Dupraz) voici votre dose hebdomadaire de Calcio.

Lazio – Juve (1-1) :

Caicedo a recommencé. Le supersub préféré de ton supersub préféré (sauf si c’est Solskjaer) a encore marqué dans les arrêts de jeu. Contre un club de Turin. Sauf que cette fois ça me fait plus du tout marrer. Je vous vois arriver vos gros sabots me parler de karma pour m’être moqué des granata mais je crois pas au karma. Je crois en rien. Enfin presque, je crois que sans Cristiano on serait dans la crotte. Mais il suffit d’ouvrir les yeux pour s’en rendre compte.

Je crois aussi que le plan de jeu de Pirlo n’est pas aussi clair que sa thèse « my football » le laisse entendre. La théorie c’est bieng, mais la mise en pratique avec des joueurs ne correspondant pas forcément à l’idée qu’il se faisait du candidat idéal pour l’incarner, c’est pas la même. Mais malgré les doutes, j’y crois encore. Putain… moi qui m’était juré de plus croire en rien, comme je vous le disais il y a pas dix lignes, me voilà de nouveau tombé dans le piège sournois de l’espoir. Et c’est pas ce léger contretemps qui me fera changer d’avis.

Les buteurs : Caidedo (90e+5 l’enfoiré) pour la Lazio, Cricri (15e) pour la Juve

Sassuolo – Udinese (0-0) :

On va pas se mentir, ce n’était pas le match du siècle. Sassuolo avait l’opportunité de prendre la tête de la Serie A, mais n’en a pas éprouvé le besoin. Udine avait l’opportunité de sortir de la zone rouge, mais n’a pas fait mieux. Un bon match de flemme comme on en voit que rarement en Italie, et c’est tant mieux.

Bologne – Napoli (0-1) :

Nous ne reconnaissons plus le Napoli. En mettant de côté le match perdu sur tappeto verde contre la Juventus, les Gli Azzuri ne perdent plus à l’extérieur. Ils restent même sur quatre victoires sur leur cinq dernières sorties toutes compétitions confondues. Contre Bologne, les Napolitains ont maîtrisé leur sujet. En toute logique, ils ouvrent le score. Insigne retrouve ses jambes de gamin. Il profite de sa nouvelle fraîcheur pour déborder et adresser un amour de ballon sur la tête de Victor Osimhen.
Si le Napoli a retrouvé son allant et une once de sérénité, tous les problèmes ne sont pas définitivement réglés. Gattuso n’a pas du tout apprécié la performance de Marco Rui et Faouzi Ghoulam en Europa League. La victoire n’a pas calmé la colère de Ringhio Star (la star du grognement). Fâché, Gattuso a vérifié les bornes GPS et la bande vidéo. Les deux fainéants sont pris la main dans le pot à confiture. La conséquence ne s’est pas fait attendre bien longtemps. Les tirs au flanc resteront en tribune. Ca ne rigole pas au Napoli.

Gattuso devient la cible préférée des Florian Gazan locaux pour le pire et pour le pire

Bologne se réveillera en fin de match. Mais il est déjà trop tard. Malgré des grosses occasions ratées tour à tour par Orsolini et Palacio, Bologne s’incline à domicile. La situation reste bien compliquée en Emilie Romagne. Coté Napolitain, la méthode militaire semble marcher. La défaite contre Sassuolo est déjà oubliée.

Buteur : Osimhen (23e)

Torino – Crotone (0-0) :

On va pas se mentir, ce n’était pas le match du s… ouais bon, vous avez compris la rengaine. C’est la thématique de la journée. Les crotonesi ont toutefois été les meilleurs, et le Toro peut remercier Sirigu sans qui le résultat aurait été bien différent. Le nul n’arrange personne. Les crottes ne flottent plus, et le Toro est en grande détresse.

Atalanta – Inter (1-1) :

Après un très bon début de saison, l’Atalanta semble fléchir très sérieusement. Mardi soir Liverpool est venu leur administrer une véritable correction. De son côté l’Inter ne parvient plus à gagner un seul match. Malgré une bonne prestation à Madrid, les hommes de Conte ont fini par céder, comme à chaque fois. La qualification pour les huitièmes devient de plus en plus compromise.

La première période fut insipide, tantôt navrante, tantôt grotesque. On commençait sérieusement à piquer du nez quand Ashley Young trouva magnifiquement Lautaro Martinez. L’argentin fit taire les critiques l’espace d’un instant. Sa tête est imparable. Le derby lombard est enfin lancé. Les nerazzurri ont eu l’occasion de creuser l’écart. Vidal loupe son face à face. Il ne manquera pas Gomez quelques instants plus tard. Il le découpe en deux. En direct sur Bein, Daniel Bravo trouve qu’il n’y a pas faute, que Gomez simule un peu quand même. En effet, Gomez est encore entier, c’est qui ces chochottes pour tomber au moindre tacle à hauteur de nombril ?

Ragaillardis, les bergamasques repartent à l’assaut. Ils savent que l’Inter ne sait pas conserver un résultat. Tout le monde le sait, les défenseurs interistes également. A force de reculer, l’Inter s’est fait, euhhhh, avoir. Miranchuk enchaîne et claque une belle frappe. Handa est battu. Il n’y peut pas grand-chose mais c’est un peu le même problème à chaque fois. Le Slovène n’est plus le gars qui allait chercher ces ballons impossibles. Il est devenu un gardien lambda. C’est moche de voir vieillir ses héros. L Atalanta égalise et c’est plutôt mérité dans l’ensemble.

Le score en restera là. Dans le fond, il arrange à la fois Gasperini et Conte. On attend un peu plus de ces deux équipes.

Buteurs : Miranchuk (79e) ; Lautaro (58e)

Parme-Fiorentina (0-0) :

Samedi soir de confinement, la saison de Fort Boyard passée et les beuveries entre amis interdites, ce Parma-Fio est un passage obligé pour nous autres amateurs du Calcio.

Et grand mal nous a pris de suivre notre instinct à la lettre. On aurait pu se mettre un épisode de The Wire, ou deux ; zapper inlassablement sur les horreurs que la tv hertzienne nous offre, et tomber sur les épisodes du Horror Show des Simpsons ; faire plaisir à notre conjointe en s’infligeant le premier film de Noël netflix de la saison ; finir ce roman inachevé dont les 20 dernières pages ne demandent qu’à être cornées …
Tant d’autres choses à faire que s’infliger ce Parma-Fio. Rien à se mettre sous la dent donc, pendant ce match vous l’avez compris. Surtout après avoir digéré le Dortmund-Bayern en apéro. Rien à retenir donc, si ce n’est une déception supplémentaire de la Fiorentina qui doit faire mieux avec cette équipe.

Genoa – Roma (1-3) :

La louve s’occupe bien de ses petits. Mkhitaryan est dans une forme olympique. L’Arménien remporte le match à lui tout seul, terrassant une équipe génoise d’une fébrilité confondante. La Roma est vraiment surprenante en ce début de saison. Paulo Fonseca a réussi à transformer ses individualités en un collectif rodé et ambitieux, un mélange de jeunes et de vieux, des exubérants et des discrets.

La plus grosse valeur marchande chez les Rossoblu

Les Génois n’ont pas su mettre à profit le bon nul arraché la semaine dernière dans le Derby Della Lanterna. La situation devient de plus en plus incohérente. On ne veut pas être négatif mais ça sent le sapin. I Grifone semble bien inoffensif et Rolando Maran ne l’est pu vraiment.

Buteurs : Pjaca (50e) ; Mkhitaryan (45e, 65e, 88e)

Pour faire plaisir à nos amis de la British Académie, on a choisi de vous montrer un triplé de Mkhitaryan

Cagliari – Sampdoria (2-0) :

La Sampdoria de Gênes signait plutôt un bon début de saison. Le match nul concédé face au rival, la semaine passée dans le derby della lanterna, a quelques peu terni le bilan. Le match contre les Sardes va malheureusement confirmer notre impression peu encourageante. Les Ligures se sont sabordés dans les grandes largeurs. Cagliari en a profité.
Les hommes de Di Francesco n’ont pas eu à se forcer, les adversaires ont fait le travail pour eux. Alors quand le sarde peut laisser le continental se salir les mains, il ne va pas se priver. Augello nous fait un grand chelem. Il rate son intervention défensive. Il n’appuie pas assez sa passe et il commet l’irréparable alors que Simeone aurait probablement raté son face à face. Finalement la Doria se retrouve à dix. Cagliari finit par l’emporter en toute logique. L’artilleur brésilien Joao Pedro obtient et conclue un péno généreux. Nandez viendra tuer tout suspens en slalomant au milieu des defenseurs.

Buteurs : Joao Pedro (48e), Nandez (68e)

Benevento-Spezia (0-3) :

Les sorciers ont affronté un concurrent au maintien ce weekend et après les dernières prestations encourageantes, les jaunes et rouges attendaient tout autre chose que le résultat affiché …
Malgré de bons échanges offensifs, un poteau de Lapadula et quelques arrêts du gardien adverse, les joueurs d’Inzaghi n’ont pas montré grand-chose et pire ont totalement coulé défensivement … comme d’habitude.
Trois pions dans la musette, une belle Spezia qui se reprend et qui gravit une 13e place qui lui va bien. Pour les sorciers de Campanie c’est la zone rouge qui s’approche après ces 4 défaites d’affilée. La trêve est bienvenue et Pippo va devoir faire bosser les défenseurs parce que là c’est open bar avec Kamil Glik en habitué qui paye tournée sur tournée.

Buteurs : Pobega (29e), Nzola (65e, 70e)

Milan-Hellas (2-2) :

On a tout vu dans ce match. En vrac : des csc, un pénalty loupé, un but refusé par la VAR, un suspense jusqu’au bout du bout, un Ibrahimovic aux deux visages, un gardien sur une autre galaxie …
Le Hellas mène vite 2-0 sur deux coups de pieds arrêtés, le point faible du Milan depuis le début de saison. Une tête et une frappe contrée permettent donc à Verone de mener dès la 20e à San Siro. Milan au pied du mur, tombe sur un gardien en état de grâce qui arrête tout ce qu’il a devant lui … sauf un csc surprenant de son défenseur.
33 tirs, une barre transversale et un but refusé par la VAR plus tard, le Hellas mène toujours 2-1 avant qu’Ibrahimovic (qui accuse le coup et montre un visage plus fermé malgré ses 8 buts en 5 matchs) ne tue les espoirs du Hellas de glaner plus d’un point.
Attention à Milan qui sort d’une semaine compliquée avec trois matchs de mauvaise qualité. Notons tout de même la force mentale de ce groupe qui a cumulé une victoire, une défaite, un nul pendant ces matchs compliqués. Milan reste premier du championnat et invaincu en Serie A.
On reviendra très vite sur le début de saison stratosphérique que nous fait Ismaël Bennacer, le meilleur milanais du soir, et peut être le plus régulier de la saison.

Le petit prince de San Siro

Buteurs : Magnani csc (27e), Ibrahimovic (92e) ; Barak (6e), Calabria (19e)

Note Artistique de la journée 3/5 :

18 petits buts à se mettre sous la dent, c’est une vingtaine de moins que les précédentes journées. Pas rien, mais rien d’alarmant non plus. On sent tout de même les effectifs qui tirent la langue, des blessés partout, et des équipes en bout de course et qui attendent cette trêve de 11 jours avec impatience.
Les chocs Atalanta-Inter et Lazio-Juve ont accouché d’une souris et nous ont un peu déplus.

Heureusement nos buteurs sont toujours là. C.Ronaldo et Ibrahimovic, 75 ans à eux deux, trônent en tête du classement des artilleurs, et c’est tout à fait mérité. Profitez-en, profitons-en, ils vont bientôt partir et nous les regretterons.

Pour le reste, n’oubliez pas que la VAR c’est de la merde, que les huis clos c’est de la merde, qu’on compte autant de pois chiches dans un bol de harira que dans le cerveau de Lotito.

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

7 commentaires

  1. Attendez, Naples n’a pas pris trois buts à Turin ? Je croyais que c’était la plus belle performance de la Juve de Pirlo

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