La Calcio Académie vous présente la Serie A 20-21 (4/4) :

Ciao ragazzi,

On achève la présentation de notre Serie A chérie avec les meilleures équipes de la saison précédente, l’Atalanta, l’Inter et la Juve.

Atalanta Bergame

Tant à dire sur cette si belle équipe … Séduisant toute l’Europe la saison dernière avec ses 98 buts marqués (et son +50 de goal average), ses 7-0, ses buts de 30m en lucarne, ses relances propres impliquant tout l’effectif, l’Atalanta Bergame a tout fait de bien.

3e de Serie A, sans nom ronflant, sans budget pharaonique, Gasperini et son équipe ont travaillé pour réaliser cet exploit, cette qualité de jeu et réflechir à un mercato cohérent en gardant Pasalic (déjà prêté par Chelsea).
Alors, sans grande surprise, l’Atalanta mise sur la continuité pour cette saison à venir.

Un effectif similaire, assez jeune et encadré par des briscards qui connaissent bien le championnat (Gomez, Illicic, Gasperini), une volonté de perpétuer un jeu désormais connu de tous, l’Atalanta va devoir confirmer ces deux magnifiques saisons passées et c’est sans doute le plus gros effort à fournir tant les poursuivants se sont renforcés (Milan, Inter et Naples notamment).

La seule équipe nerazzurra que vous pouvez supporter sans honte, l’Atalanta Bergame restera la coqueluche de la Serie A 2020-2021, espérons à titre personnel qu’elle évite de battre le Milan 5-0 comme l’an dernier… mais qu’elle nous réjouisse encore et qu’elle soit une publicité magnifique pour ce championnat qu’on aime tant.

Gasperini qui mesure son érection quand l’Atalanta en met 7


Inter Milan

Une fois n’est pas coutume, nous ne nous attarderons pas sur nos rivaux milanais. En plus on ne fait pas spécialement les malins, ils ont une belle petite équipe pour gagner le championnat Vétéran cette année. Le grand rival sera encore dans le Piémont cette saison et ce n’est pas le Toro hein. Petit tour d’horizon autour du plus beau club lombard (c’est factuel).

Le bon Conte fait les bons amis

Antonio Conte a commencé à faire son caca nerveux à la fin du championnat. Il clamait ses envies de départ. Selon lui, le club avait prouvé ses limites l’été dernier. L’Inter devait se montrer plus ambitieuse. Et cela devait se traduire sur le chéquier. Le technicien Italien était à deux doigts de se la jouer à la Gainsbourg, une clope dans une main et un briquet dans l’autre prêt à bruler un énorme billet de cinq Euros. Que voulez-vous, sans vous raconter des histoires, on ne gâche pas chez les Conte. Antonio, fier comme un coq blessé, clamait à qui voulait l’entendre « Je suis venu te dire que je m’en vais, et tes larmes n’y pourront rien changer, comme dit si bien Verlaine au vent mauvais ». Le président a dû retenir ses larmes. Une fois calmé le Antonio est beaucoup plus docile. Steven Zhang lui a promis Vidal (pas le bouquin hein) et le retour du Ninja. Et ça lui a suffi. Conte attend de ses dirigeants un soutien sans faille. Ses critiques dépassaient les transferts. Il souhaite une concorde générale autour du club. Si ses demandes sont légitimes, on peut malgré tout s’interroger sur la méthode et la forme.

Le gang des clopeurs

Cette saison, le milieu de terrain sera composé de Bad Boys, des clopeurs invétérés qui se rajoutent un tatouage à chaque coma éthylique. Ils doivent bien en avoir vingt-cinq chacun les loulous. Le Ninja, Vidal et Brozo, ça va secouer sec à l’entrainement, mais ne vous inquiétez pas, ils sont toujours là pour te dépanner d’une clope quand ton paquet est vide ou mettre un gros billet dans le chapeau au moment d’aller au bar. C’est ça l’esprit d’équipe !!!

Le gangs des clopeurs ambitieux cette saison.

L’esprit d’Equipe

On plaisante sur le collectif mais la cohésion d’équipe sera incontestablement la grande force de cette équipe. Le groupe se connait très bien. Les révélations de l’année dernière sont toujours là. Le sarde Barella sera le véritable leader dans l’entrejeu. Il a pris une dimension incroyable cette année. Sensi revient de blessure. S’il parvient à retrouver son niveau de début de saison, l’Inter peut nourrir de grands espoirs. En défense, De Vrij reste le patron absolu. Il saura garder un œil attentif à Bastoni. Le gamin confirme semaine après semaine son immense potentiel. Il est devenu le gamin de Conte, un de ses premiers choix défensifs. Comme quoi, c’est bien de ne pas toujours sortir la planche à billet. Nous n’insistons pas sur l’attaque nerazzurri. Le duo Martinez/Lukaku joue parfaitement ensemble. Alexis vient en rotation. Le chilien a parfaitement réussi ses derniers mois.

La recrue

Hakimi est vraiment le gros coup réussi par l’Inter lors de cette intersaison. Le marocain n’aura jamais eu sa chance au Real. Après une très belle saison dans la Ruhr, Hakimi est vite apparu aux yeux de Conte comme son joueur de piston idéal. Dans un marché des transferts atone, le Real a accepté l’offre précoce interiste. On attend beaucoup du jeune homme. Aura-t-il les épaules pour relever le défi qui l’attend ?

Coté « autres recrues », Kolarov arrive de la Roma avec son expérience et ses crampons vissés et Vidal vient pour renflouer le commerce des concessionnaires de luxe (Sa passion pour Paul Belmondo et l’écurie Pacific l’entraine à envoyer ses bolides contre les murs et dans les graviers…)

La composition

Handanovic (Radu) – Bastoni (Kolarov), De Vrij, Skriniar (D’Ambrosio) – Perisic (Dalbert), Vidal (Ninja), Barella (Brozo), Hakimi (Young), Sensi (Eriksen) – Martinez (Sanchez) Lukaku (Pinamonti)

L’objectif

Tutoyer le titre et se frotter au 8e de la Ligue des Champions

Cette année c’est la bonne

Juventus Turin

Quelle saison mes amis. Quelle saison ! Par où commencer ? Et si on commençait par la SEULE PUTAIN DE CHOSE qui en vaille la peine ? Et bien soit.

Le Scudetto, donc. Neuvième de rang. L’exploit est là. Pour la manière on repassera. Sarri est arrivé avec l’étiquette d’un mister pratiquant un jeu offensif. Mouais, il est surtout arrivé avec une étiquette marquée Napoli dessus. Comme s’il était venu telle une petite saloperie en sous-marin pour couler la Juve. Il a tout essayé Maurice : faire fumer les joueurs, sacrifier des chiots, manger ses morts… Non, en vérité il a voulu laisser les joueurs prendre ses responsabilités. Et personne ne lui a dit qu’il entraînait quand-même des joueurs parmi les plus grosses melonites du monde du foot – et ce gros sac à merde de Bonucci. Pire, alors qu’il devait faire de Pjanic sa pièce-maîtresse, le Bosnien s’est éteint à mesure que la saison avançait, finissant même en simple monnaie d’échange contre Arthur (que je connais plus pour son fracassage de Ferrari en étant ivre que pour son talent de footballeur).

On ne parlera pas de la Tchampionsse et de l’élimination face à Lyon, bien qu’elle ait eu comme heureuse conséquence la justification du licenciement de Maurice. Allez bon vent, ou pas je m’en branle.

Et maintenant ? Et bien maintenant on a Pirlo en coach et on boit des Barolo en slip sur nos canapés en attendant fébrilement le début du championnat. Vous voyez, on est pas si différents vous et moi. Enfin, vous n’avez pas la classe de l’homme gras en slip mais c’est pas grave vous êtes belles et beaux.

Le ? Le recrutement ? Ah oui purée. Alors Higuain (normalement), Matuidi, Khedira (normalement aussi on croise tout ce qu’on a à croiser) et Pjanic sont partis, et Winston McKennie et Arthur sont arrivés. McKennie va amener ce côté Gattusesque si cher à Andrea et indispensable dans le football qu’il souhaite pratiquer. Kulusevski lui aussi est enfin arrivé et je dois vous dire qu’on se languit beaucoup de le voir jouer en bianconero. Vous qui lisez la Calcio assidûment, vous savez qu’on l’a aimé d’amour la saison dernière à Parme. La marche ne sera pas trop haute, soyez-en sûrs.

Reste le dossier de l’attaquant. Alors qui de Dzeko, Suarez, Milik (non) ou Giroud (ok s’il vient sans Jésus, donc non) viendra occuper le front de l’attaque ? Réponse avant le 5 octobre.

Oui on a hâte de le voir sur le banc dans quelques jours …

Voilà, maintenant on recommence notre routine, après toute cette actualité, cette interruption, ce confinement, ce déconfinement, cette reprise forcée par l’argent, d’abord parce qu’on aime ça écrire sur le championnat italien, ensuite parce qu’on reçoit beaucoup de compliments sur ce type d’académie, et enfin parce que ça nous permet de vanner l’Inter plutôt deux fois qu’une .

On se retrouve donc ce week-end pour enfin revoir le meilleur championnat du monde dans le monde, n’en déplaise aux copains qui rotent en se tapant fort sur leur ventre de chauve, vous savez ces mecs d’Outre-Manche qui font la PL Academy ? Oui. Voilà.

Bacci anali.

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

4 commentaires

  1. Maintenant que vous avez bien soigné les préliminaires (c’était doux et agréable) on peut passer à l’acte.

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