La Calcio Académie vous raconte la 13e journée de Serie A

Ciao ragazzi,

La Calcio Académie est de retour après une trêve internationale qui a permis de vous livrer un superbe antipasti sur Pietro Vierchowod, comme quoi chez HorsJeu on n’a pas de pétrole mais on a des idées. C’est peut-être bien le seul point commun que l’on a avec Giscard.

De retour pour la 13e journée de Serie A qui, nous l’espérons ne va pas nous donner son lot hebdomadaire de racisme, qui voit le Milan affronter Naples dans le « choc » entre le 8e et le 14e… qui voit surtout la Juve et l’Inter se déplacer tous deux sur les terrains de l’Atalanta et du Torino, autant vous dire que c’est le moment pour les poursuivants de ne pas rater le coche et de profiter d’un potentiel faux pas des leaders déjà loin dans l’échappée.

Chez les autres tifosi, on préfère imaginer une chute dans l’échappée … et forcément ça nous rappelle Mengin qui tombe à Nancy en 2005

Hellas Verone-Fiorentina (1-0) :

La Fio continue de dégringoler malgré le retour de Ribery, orphelin de son pote Chiesa laissé sur le banc par Cenzo Montella. L’Hellas marque un beau but, pas folichon mais pas mal, bref allez voir par vous-même et noter le « goal » comme disent les Belges en commentaire.
Rien à déclarer d’autre si ce n’est que la Fiorentina doit se reprendre rapidement au risque de se retrouver derrière le Milan au classement … et ça c’est vraiment pas beau à espérer.

Le buteur : Di Carmine (66e).

Milan-Naples (1-1) :

Le Milan justement, qui accueille Naples à domicile pour le match des empotés … Naples n’a plus gagné en Serie A depuis un mois et le Milan reste sur trois défaites en quatre matchs. Une belle purge qui s’annonce et deux équipes qui doivent prendre des points. Ce sera chose faite puisqu’on a effectivement assisté à une purge et que les deux équipes prennent chacune un point. Une belle frappe d’Insigne sur la barre a pu profiter à Lozano en bon renard pour ouvrir le score avant que Bonaventura d’une magnifique frappe (le but du weekend ?) finisse dans la lucarne de Meret. Côté Napoli c’est toujours aussi brouillon, sans plan de jeu, ça tâtonne … côté Milan toujours aucun plan de jeu, c’est brouillon, bref ça tâtonne quoi. Tout ça pour dire que les deux équipes ne sont pas guéries, et qu’on voit difficilement comment pour l’une ou pour l’autre les choses peuvent se régler à court terme. Naples est 8e et Milan 12e, et on a déjà joué un tiers des matchs en Serie A.

Buteurs : Lozano (23e), Bonaventura (28e).

Sassuolo-Lazio (1-2) :

Ça devient une vilaine habitude. Les Neroverdi sont devenus les spécialistes du « On va les faire chier mais, à la fin, on perd quand même comme des cons ». La Lazio avait bien mieux commencé le match que ces andouilles de Sasôl. Immobile enchaîne un contrôle et une frappe plutôt anodine. Consigli réalise une Arconada de toute beauté. Le but est peut-être moche, n’empêche Ciro devient tout de même le troisième buteur historique de la Lazio en Serie A, la classe quand même. Mais dans le fond, on se contrefiche de ce genre de statistique. L’essentiel est ailleurs. La Lazio passe devant, comme d’habitude (enfin surtout contre « les petites équipes »).
I Biancocelesti essaient de gérer le score et de temporiser. A chaque fois qu’ils se tentent dans ce genre de démarche, il se passe toujours un truc. Et une nouvelle fois, devinez quoi, il se passe un truc. Caputo, le Serial Buteur de Serie B, est à la réception d’un centre loupé. C’est un véritable festival de buts moches et d’opportunisme opportun.
Sassuolo croit enfin tenir son point du match nul contre une grosse équipe du Championnat. Boga, par deux fois, est même tout prêt de tromper Strakosha. La Lazio essaie d’évoluer en contre mais sans enthousiasme. Pourtant à la dernière seconde, Luis Alberto (dont on ne cesse de louer son intelligence de jeu) combine merveilleusement bien avec Caicedo. L’Equatorien ne rate pas l’offrande. I Laziale l’emporte au bout du bout du temps règlementaire.

Buteurs : Caputo (45e) / Immobile (35e) et Caicido (91e)

Torino-Inter (0-3) :

Sur un terrain à la limite du praticable, l’Inter a fait le travail contre un Torino bien trop faible pour exister véritablement. Belotti se blesse dans les premières minutes du match. La défense est complètement dépassée par la vitesse de Martinez qui vient fusiller Sirigu à la 12e minute. Quelques minutes plus tard, le pauvre portier sera une nouvelle fois laissé à son triste sort. Meité oublie de marquer De Vrij. Il arrête complètement de courir. Dans sa tête, il doit se passer un truc dans le genre : « Pourquoi je me ferai chier aussi ? C’est vrai ça. Il pleut, ça caille. Pis elle ne passera jamais cette passe de merde au second poteau. Tiens, il est là lui. Ah merde. » 0-2, merci l’artiste.
La blessure de Barella vient ternir sérieusement cette première période. Le milieu de terrain souffre d’une torsion au genou nécessitant une arthroscopie. Bon, on n’a pas besoin de consulter doctissimo pour savoir que ça craint du boudin. Sensi ne devrait pas tarder à revenir. Au vu du calendrier, ça devient limite urgent. Valero remplace le blessé. L’Inter continuera de régner sans partage sur la rencontre. Lukaku vient terminer le travail. Mais les Interistes ne peuvent pas complètement savourer cette victoire. Un soldat à Conte est tombé ce soir.

Buteurs : Martinez (12e), De Vrij (32e), Lukaku (55e)

Ca joue !!!!

Bologne – Parme (2-2) :

C’était écrit. Après trois défaites de rang en Serie A, l’hémorragie devait être stoppée. Et comme celle d’une hémorroïde externe qui pète en pleine Horsjeuïades, elle l’a été. Pas de la manière qui fait rêver (quoique dans le cas bien précis de l’hémorroïde je sais pas vraiment ce qui fait rêver), mais avec un final dantesque. Le derby Émilie-Romagne offrait un contexte rêvé aux bolognesi. Évidemment, ce sont les parmesans qui ouvrent le score par l’intermédiaire de Kulusevski d’une fort belle frappe enroulée des vingt mètres. Mais Rodrigo Palacio ne l’entend pas de cette oreille. Le Parrucchiere d’Oro des dix dernières années (sorte de Bidone d’Oro capillaire que je viens d’inventer) égalise d’une jolie tête sur corner. Les rossoblù commencent à chier mou, et les visiteurs en profitent. Si le poteau met Kulusevski en échec, Iacoponi lui trouve la faille et redonne l’avantage à Parme à vingt minutes du terme. Pour Bologne, la lumière viendra d’une ex de Mauricio Vincello, habitué de la Saputosphère. Dzemaili donc, arrachera le point du nul au bout du temps additionnel en catapultant une mine de volley au fond des filets. La série anale s’arrête pour Bologne, et Parme reste en embuscade derrière le Napoli.

Les Buteurs : Palacio (42e) et Dzemaili (90e+5) pour Bologne, (Kulusevski (17e) et Iacoponi (71e) pour Parme.

Atalanta-Juve (1-3) :

Vous retrouverez ici une plus longue académie, écrite par notre cher ami et éminent contributeur de la Calcio Académie, Roberto Bettégras.

Buteurs : Gosens (56′) ; Higuain (74′, 82′), Dybala (92′)

Sampdoria-Udinese (2-1) :

Nous sommes encore bien loin de l’affluence des grands jours dans le Luigi-Ferraris mais la Sampdoria va mieux, nettement mieux. Après avoir glané courageusement un point contre l’Atalanta et écrasé 1-0 la SPAL dans le temps additionnel, les génois sont sortis de la zone rouge. Ranieri est en passe de réussir son pari. Il a déjà convaincu les tifosi, et ce n’était pas gagné d’avance. La Sampdoria commence tambour battant. Janko centre pour la tête de Murru qui vient s’écraser contre le poteau. Quelques instants plus tard, Nestoroski vient crucifier Audero, complétement abandonné par ses partenaires sur cette action. L’Udine ouvre le score plutôt contre le court du jeu. I Doria semble un peu perdu. On craint même une rechute. Mais Gabbiadini délivre les siens sur un amour de coup franc juste avant la mi-temps.

Comme à son habitude, l’Udine va se saborder magnifiquement. Jajalo se fait expulser logiquement. Toutefois, les Génois ne parviennent pas à en profiter. Mieux, l’Udine sans vraiment convaincre se procure les meilleures situations. Mais Monsieur Ranieri n’a pas  dit son dernier mot. Il modifie sa tactique dans un 4-3-1-2 plus offensif et plus audacieux. L’Udine souffre mais ne rompt pas. Heureusement, William Troost-Ekong vient commettre l’irréparable en effectuant un « ceci-tacle » absolument pas maitrisé. Pénalty pour la Samp’. Ramirez conclut le score d’une frappe imparable. La Sampdoria est encore en vie, et c’est certainement un peu grâce à Ranieri.

Buteurs : Gabbiadini(45+6e), Ramirez (75e) ; Nestorovski (29e)

The Tinkerman de la Samp’

AS Roma – Brescia (3-0) :

Les Lombards n’ont pas existé. Ils sont faits poutrer dans les grandes largeurs par une Roma qui ne se laisse pas distancer par le voisin honni du Latium, et qui commence à tourner à plein régime. Les giallorossi restent donc quatrième. Mais une redistribution des cartes pourrait bien avoir lieu lors de la quinzième journée. La Roma accueillera l’Inter, tandis que la Lazio ira au Juventus Stadium. Les quatre premières équipes s’affronteront et personne n’en sortira indemne (sauf la Juventus).

Les buteurs : Smalling (49e), Mancini (57e) et Dzeko (66e) pour la Louve.

Lecce-Cagliari (2-2) :

Affiche du lundi … après midi … qui ne payait pas de mine mais qui ravira les quelques téléspectateurs et quelques tifosi qui se sont infligés ce match et qui ont posé une demi-journée de congé. Cagliari mène rapidement 2-0 grâce notamment à l’inévitable Naingollan (on reviendra dessus très vite dans un antipasti, il le mérite), mais le spectacle commence réellement à partir de la 80e minute lorsque Cacciatore se prend pour Suarez façon Ghana ou pour un défenseur de district qui, perdu pour perdu, met la main et écarte le ballon volontairement d’un but inévitable. Carton rouge, et penalty transformé, le garçon aura tout gagné. Dans la foulée le gardien sarde et Lapadula l’attaquant de Lecce prendront rouge également pour gain de temps, poussette, mots doux, à vous de choisir.
On peut déjà imaginer la fin de match avec Lecce qui pousse, Cagliari qui recule (à 9 contre 10) et qui prend le pion de l’égalisation à la 91e, lui aussi inévitable.

Les buteurs : Lapadula (83e), Calderoni (91e) ; Galvao (30e), Naingollan (67e) 

SPAL – Genoa (1-1) :

C’est moins pénible de s’imposer ça. Par contre, c’est plus drôle de regarder la SPAL et ses attaquants fossilisés contre le Genoa de Motta l’offensif.

Les buteurs : Petagna (55e) ; Sturaro (57e)

NOTE ARTISTIQUE DE LA JOURNEE (0/5) :

Oh, encore un zéro ? Et bien oui. J’avais commencé ma note artistique en disant :  » tiens, c’est bien on n’a pas eu de relents racistes ce weekend, la digestion s’est mieux passée « . Puis le président de Brescia a donné une conférence de presse pendant laquelle il a enfoncé Mario Balotelli, l’invitant en gros à se blanchir la peau pour ne plus avoir de problèmes, sous couvert d’une trop grande présence sur les rézosocio. Le club s’est empressé de pondre un communiqué disant que la sortie avait mal été interprétée gneu gneu gneu mords-moi le cul.

Bravo à Massimo Cellino qui fait son entrée au panthéon des gros cons, où la place commence à manquer tant ils sont nombreux à jouer des coudes pour y entrer.

De Cagliari à Brescia, de Vérone à Rome, ALLEZ TOUS VOUS FAIRE METTRE.

Le classement :

Le lien youtube de la Serie A  pour voir de beaux buts et les résumés de tous les matchs


N’oubliez pas les deux boutons en dessous, pour que vive l’alterfoot et que s’abreuvent les académiciens.

Bacci anali

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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