La Calcio Académie vous raconte la 22e journée de Serie A

Ciao ragazzi,

On vous avait laissé la semaine dernière avec un 7-0 phénoménal de l’Atalanta, un Milan qui continue de gagner et des gros qui patinent (la Juve et l’Inter). Nous revoilà, certains sont revanchards, d’autres ont pris le melon, d’autres encore n’en finissent pas de perdre, enfin il y a Balotelli qui profite de son emploi fictif en Italie. Bref, tout roule et on aime toujours autant notre Serie A, j’espère que vous aussi.

Lazio – SPAL (5-1) :

Punching-ball de service en Serie A, la SPAL n’avait probablement guère d’espoir en se déplaçant à l’Olimpico de Rome pour cette 22e journée. C’est peu dire qu’elle a eu le nez creux. Trois petites minutes suffisent à Immobile, plus que jamais en route versson troisième titre de capocannoniere, pour anéantir les espoirs de résultat des spallini. Parce que si vous encaissez un but dès le début contre l’équipe qui joue le mieux au ballon du championnat (avec la Dea) ça sent quand-même le sapin. Et quand vous perdez 4-0 à la mi-temps et ben ça veut dire que le sapin a été coupé, taillé et poli à une taille raisonnablement impressionnante puis enfoncé jusqu’à la garde dans un fondement blanc et bleu à rayures. Adekanye parachève la saillie, Missiroli sauve ce qui peut encore l’être (rien donc). La Lazio continue à voler, la SPAL est au fond du fait-out.

Les buteurs : Immobile (3e et 29e), Caidedo (16e et 38e) et Adekanye (58e) pour la Lazio. Missiroli (65e) pour la SPAL.

Lecce-Torino (4-0) :

Y’a des jours comme ça où il ne peut rien vous arriver. Lecce a écrasé un Torino, insipide et résigné. La première occasion lombarde survient quand même à la 84e. Le score était alors acquis depuis longtemps en faveur des locaux. Faut dire que les Sudistes de la botte ont utilisé les grands moyens. L’artillerie lourde était de sortie. Nous vous invitions à regarder le résumé du jour. Vous y verrez trois exocet que Sirigu préfère regarder passer sagement. Les hommes de Liverani s’offrent un peu d’oxygène. Si les missiles sont de sorties à chaque match, l’opération maintien est jouable.
Buteurs : Deiola (11’), Barak (19’), Falco (64’) et Lapadula (78’)

Missiles de croisière en perspective…

Bologne-Brescia (2-1) :

Superbe retournement de situation à Bologne où les locaux sont vite menés à force de rater des occases faciles (oui Palacio c’est à toi et ta couette ridicule que l’on parle)… Brescia croit tenir un succès, chose inconnue depuis mi-décembre. Et oui Bologne pousse, égalise d’un magnifique but en pivot comme on les aime en Italie (ça nous fait penser à Gilardino, Luca Toni et autres noms qui nous rappellent qu’on a tous pris 10 ans dans les dents) par Orsolini. La 2e mi-temps est une succession d’occasions ratées par les rossoblù avant d’enfoncer Brescia au classement par un but de dernière minute. Ça va mal pour Brescia, Balotelli n’était pas la solution et le club semble le payer cher, ce n’est pas le premier ni peut être le dernier à se faire enfler de cette façon…Tristesse pour ce beau club.

Buteurs : Orsolini (43’), Bani (89’) ; Torregrossa (36’)

Juventus-Fiorentina (3-0) :

La magnifique bianconera académie du non moins magnifique Roberto Bettegras.

Cagliari-Parme (2-2) :

Il était une fois l’histoire d’une course entre un lièvre sarde et une tortue parmesane. Le lièvre était beau, musclé, svelte, rapide comme l’éclair et vaillant comme un chevalier. La tortue se déplaçait doucement mais surement, calculant avec précision et exactitude son chemin. En cas de danger, et sans un poil de courage, elle se carapatait dans sa carapace. Vous imaginez donc à quel point le lièvre se croyait invincible sur la ligne de départ. Il commence la course tambour battant. Après quelques virages et quelques dribbles bien sentis, Joao Pedro s’en va battre le pauvre Colombi, bien malheureux sans ses deux églises. Cagliari domine de la tête et des épaules. Mais la tortue ne s’est pas annoncée vaincue. Après une malencontreuse roulade, le Kucka ne coula pas, il inscrit, au contraire, un but précieux. 1-1 à la mi-course.
Logiquement averti par la fable de La Fontaine, ce con de lièvre aurait dû se méfier. Mais autant les lièvres sont rapides et vifs, autant ils ne brillent guère par leur modestie et leur lucidité. Le lièvre continua de faire le cake. Il obtient un pénalty assez généreux qu’il se permet de louper. Simeone trouve finalement l’ouverture sur l’action suivante, s’empalant sur le poteau par la même occasion. Cagliari mène à nouveau au score. Il s’en suit une domination sans partage. Tour à tour, Joao Pedro, Simeone et le Ninja essaient de conclure. La tortue n’oublie pas d’avancer malgré la difficulté et la promesse d’une défaite.
Finalement, et contre toute attente, juste avant la ligne d’arrivée, le ballon arrive sur la tête de Cornelius. Parme égalise. La tortue a bien niqué le lièvre, une nouvelle fois.

Buteurs : Joao Pedro (19’), Simeone (53’) / Kucka (42’), Cornelius (94’)

Forcément, le lièvre fait moins le malin d’un coup.

Sampdoria-Napoli (2-4) :

Le Napoli va mieux ! Après sa victoire contre la Juve, c’est un déplacement à Gênes qui doit confirmer la santé des hommes de Gattuso. Et ils ne perdent pas de temps puisque Milik ouvre le score rapidement (un fumigène traîne encore sur le terrain après le craquage massif de la curva), suivi de Elmas sur corner. Déjà 2-0 à la 15e. Garder un score n’est pas chose facile et Naples le sait aussi. C’est alors que le vieux Quagliarella, habitué des beaux buts nous délivre un bijou comme lui seul sait offrir, vous verrez ça plus bas dans la conclusion.
Sur penalty (également concédé par Quagliarella), Gabbiadini égalise à la 75e et plonge le Napoli dans ses démons récents… mais le Napoli nouveau est arrivé et a l’air meilleur que son alter ego beaujolais. Insigne tout juste entré en jeu a un impact rapide et permet à Demme de marquer son premier but sous ses couleurs. Mertens finira le boulot dans les arrêts de jeu et clôt le match avec les trois points pour Gattuso, sa bande et ses tifosi.

Buteurs : Milik (2e), Elmas (14e), Demme (83e), Mertens (98e !) ; Quagliarella (26e), Gabbiadini (73e)

Sassuolo-Roma (4-2) :

Sassuolo ne nous surprend pas. Nous connaissons leurs qualités et leurs défauts. Ils disposent d’une cellule de recrutement hyper performante, d’un jeu agréable et d’un staff sérieux. En revanche, ils sont incapables de tenir un match et la défense n’est pas leur priorité prioritaire. Samedi, ils ont (presque) confirmé tout ça. Caputo claque son doublé avant que Djuricic (mon petit chouchou pour tout vous avouer) ne vienne assommer définitivement les romains.
Mais les Neroverdi ne font jamais les choses simplement. Petit à petit, ils laissent le ballon à la Roma qui n’en demandait pas tant. Dzeko puis Veretout redonnent de l’espoir à la louve. Mais il était dit que les hommes de Paulo Fonseca ne reviendraient pas. Boga se joue, avec une facilité déconcertante, de la défense romaine avant de placer un missile dans la lucarne opposée. 4-2. Sassuolo écrase des Romains manquant d’idée et de fraîcheur.

Buteurs : Caputo (7’, 16’), Djuricic (26’), Boga (74’) / Dzeko (55’), Veretout (73’)

Pas encore morte, la Roma s’en remet à la chance et perd le fil au classement …

AC Milan-Hellas Verone (1-1) :

Grand chamboulement cette semaine à Milan qui perd à la fois Suso et Piatek à la fin du mercato. On remercie l’un et l’autre pour leurs bons et loyaux services. Milan va devoir trouver un nouveau bourreau de son rival interiste, Suso ayant fait le job ces dernières années, passation de pouvoir à Ibrahimovic qui a su marquer des pions à Julio Cesar au début de la décennie.
Concernant le match, le onze du Milan est remanié faute de blessés (et de ces départs donc), Rebic-Leao doivent convaincre et Bonaventura remplace un Bennacer important ces dernières semaines. Son absence se fait bien ressentir puisque Milan prend le bouillon et concède un but tôt dans le match. Calabria, débordé (comme d’hab) par son vis-à-vis, laisse centrer et Faraoni coupe devant un Théo Hernandez plus habile aux 20m adverses que dans sa surface.
Calhanoglu, répond rapidement par un coup-franc mal tiré mais dévié par le mur. La chance sourit enfin… et c’est peu de le dire car Verone n’est pas bien payé : les deux poteaux de Donnarumma sauvent le Milan qui remporte un petit point à domicile. Sept matchs consécutifs sans défaite, la dernière datant de l’humiliation face à l’Atalanta en décembre, tout va mieux chez les rossoneri.

Buteurs : Calhanoglu (29’) ; Faraoni (13’)

Udinese-Inter (0-2) :

Ooooooooh que notre cher ami @FriulConnection doit être déçu. Son Udine a fait peur à l’Inter. Le duo Seko Fofana et De Paul ont une nouvelle fois prouvé leurs qualités. Le duo devra s’activer car il ne faudra pas trop compter sur Okaka qui porte tellement bien son nom quand il se trouve en situation de marquer. « Le Lukaku du pauvre » (merci Friul) n’est pourtant pas si dégueulasse que ça dans le jeu. Mais il est incapable de marquer un but. C’est plutôt gênant pour un attaquant.
Bouffé par son adversaire, inexistante dans le jeu, l’Inter va finir par l’emporter sur un coup de patte de son serial killer belge. Lukaku enchaîne  tout d’abord un contrôle et une frappe croisée puissante. Il a juste le temps de se reposer cinq minutes qu’il s’élance pour inscrire un pénalty qui fera la différence définitivement. L’Inter reste en vie mais ce n’est pas très joli.
Eriksen ? Son premier match est plutôt anonyme. Sa sortie conjuguée à l’entrée de Brozovic aura changé la face du match. Pour autant, il serait vraiment prématuré de tirer des conclusions sur son intégration.

Buteur : Lukaku (64’ ; 71’)

Lukaku face aux critiques subies à son arrivée

Atalanta-Genoa (2-2) :

Gian Piero Gasperini remporte le titre de coach de l’année 2019 en Italie. Le bonhomme fait des miracles avec l’Atalanta. Après s’être qualifié pour la coupe aux grandes oreilles en écartant la Lazio et la Roma, les bergamasques se sont même offert un huitième de finale à leur portée. En championnat, l’Atalanta fait parler son attaque de feu. La Dea a inscrit la bagatelle de cinquante-neuf buts, sept de plus que la Lazio et seize de plus que la Juventus. Nous jouons seulement la vingt-deuxième journée. En supplément, ils ont joué presque trois mois sans leur star offensive, Zapata. Pas grave, Gasperini a un clone sur le banc. Le Colombien Luis Muriel assure bien plus qu’un simple intérim. Le gaillard inscrit douze buts et les statistiques ont leurs limites : son impact sur l’équipe va bien au-delà. On ne vous parle que des attaquants, faudrait consacrer une académie entière à Ilicic par exemple ou à la paire Castagne/Gosens.
Forcément, le Genoa ne se déplaçait avec la sérénité des grands jours. Et pourtant, dans un match à sens unique, les Génois parviennent à arracher un point. Installé au poste de numéro 1, Mattia Perin sort le match de sa saison. L’Atalanta pilonne les buts du Genoa mais le portier résiste. L’expulsion de Behrami ne changera rien. Les Rossoblu ne sont plus qu’à trois points de Lecce. Le maintien ne se gagnera pas en comptant uniquement sur des miracles improbables.

Buteurs : Toloi (12’), Ilicic (35’) / Criscito (19’), Sanabria (33’)

Note artistique de la journée 40/5 :

Quarante buts pour cette journée, bordel de merde ça fait du bien !

– on a aimé :

– L’entrée en jeu de Daniel Maldini, troisième du nom. Dynastie incroyable.

– on a adoré :

– la reprise de volley de Quagliarella contre le Napoli. Mamma mia !

– on a détesté :

La sortie misogyne de Zeman, ce Bernard Lacombe de pacotille (qui n’est jamais qu’un Guy Lacombe de droite). Les femmes à la cuisine blablabla. On espère que sa femme lui fera manger une tarte à la merde pour la peine.

– Les chants racistes descendus des tribunes de la Samp’. Niquez-vous. Votre club va descendre en B à ce rythme-là de toute façon.

Le Classement :

Le lien youtube de la Serie A  pour voir de beaux buts et les résumés de tous les matchs


N’oubliez pas les deux boutons en dessous, pour que vive l’alterfoot et que s’abreuvent les académiciens.

Bacci anali

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

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